Souvenir d'un petit séjour en compagnie de Nath, Luc, Nathalie, Gus, Mathilde, Yves, Rosemarie, Pierre-Charles, Rémi, Patrick et Gregory.

Samedi, 6h15. Je ne suis pas réellement habitué à me lever à de telles heures, mais comme c'est pour la bonne cause, je saute du lit comme un cabri. Un cabri fatigué, certes. La douche m'aide à me réveiller, le café en rajoute une couche, et à 7h je prends la route vers le métro. Gare de Nord, 7h55, tout le monde est là et le train part...

Les sièges rouges du Thalys sont merveilleusement bien assortis aux vêtements colorés de Nath, qui clâme à qui veut l'entendre que c'est du William Morris. Nous apprenons grâce aux R roulés par le contrôleur qu'il y a un bal en voiture 4. On s'amuse comme on peut... Le trajet est l'occasion pour certains de papoter, blablater et pschipschiter, et pour d'autres comme moi de somnoler, ronflouiller ou roupiller.

9h20. Nous arrivons à la gare de Bruxelles-Midi. Pause consigne pour ceux qui ont amené un sac volumineux, et ensuite premiers pas dans Bruxelles. Tandis que certains posent les yeux sur le plan, je lève les miens pour faire connaissance avec la ville. Le jeu linguistique des panneaux et enseignes en deux langues est toujours un plaisir, de même que la découverte de choses aussi bêtes que la forme des boîtes-à-lettres. Un coin de rues nous rappellent que nous sommes aussi au Pays de la BD. J'en ai tellement vus d'autres à Angoulême... mais cette fresque de Quick & Flupke, finalement, me plonge dans mes souvenirs d'enfance.

10h. Arrivée aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, pour l'exposition sur :

Fernand Khnopff

Inconnu pour moi avant l'organisation de cette visite, je n'irai pas par quatre chemins : bof. Khnopff (1858-1921), chef de file du symbolisme belge, a d'abord une facheuse tendance à trop peindre sa soeur au visage chevalin, fermé, raide... visage qui me gêne énormément, et qui agace même carrément mon esprit obtu. Je trouve de plus, trop souvent, les couleurs trop fades. Malgré cela, quelques toiles mettent de l'eau dans mon vin d'opinion, telle Le silence... que je cite car c'est la seule dont je me rappelle le titre. De manière plus pragmatique, l'exposition ne fournissait strictement aucune explication sur le travail de l'artisite. Pas le moindre texte d'accompagnement, pas même la technique employée pour chaque tableau, information toujours donnée, que je sache... Non ? Grosse déception, donc, car je n'aurai rien appris...

Déjeuner à la cafétéria du musée : gratin de chicons pas mauvais. Mais café dégueulasse.

Un tour à la boutique, c'est une très bonne idée non pas pour acheter, mais pour apercevoir un superbe escalier, dominé par une belle verrière dont on aperçoit ici à droite le potif central...

A deux pas se trouve le Palais des Beaux Arts. Deux pas qui suffisent pour s'aérer un peu, subir quelques gouttes, et admirer une jolie façade... Après avoir subi le léger courroux de deux rombières au vestiaire, nous voyons deux expositions :

Autour du symbolisme.

Ne nous fions pas au titre, mais au sous-titre de l'expo : photographie et peinture au XIXème siècle, qui résume parfaitement ce qu'on veut nous montrer. Rien de bien novateur, pas d'extase au menu... Finalement, on a préféré raconté des âââneries...

Rimbaud : une saison en enfer.

Bruxelles a été le lieu de publication d'une saison en enfer, et surtout le théâtre de la fin de la relation entre Verlaine et Rimbaud, quand Paul tira sur Arthur (incident appelé "le dossier de Bruxelles"). De nombreux documents (gribouillis de Verlaine, lettres d'amour, rapports de police ou de médecins...) bien mis en valeur offre la partie la plus intéressante et décortiquée. La suite de la vie de Rimbaud, que je connaissais déjà grâce au spectacle de Pierrette Dupoyer l'an dernier, est mise en scène de manière très originale, mais manque peut-être d'un peu de profondeur.

Nous nous rendons ensuite à l'auberge de jeunesse. Nous en profitons pour passer par un parc où un pauvre canard s'ébat tout seul dans la fontaine, et où sont plantées d'horribles statues.

Petit repos, rédaction de trois cartes postales pour la famille... Certains osent même jouer au ping-pong...