Notre première journée égyptienne commence réellement à 11h30, heure du lever. La nuit, assez courte, aura été agitée par l'envie de voir le Nil et par les klaxons du bâteau. On apprendra plus tard que le pilote klaxonne dès qu'il croise un confrère.

Pour compenser le retard du vol, le planning prévu est décalé, et nous avons déjà quitté Louxor quand nous nous levons.

 

Et donc, enfin, nous découvrons les rives du Nil. Paisiblement installés sur le pont, dans un fauteuil ou sur un transat, nous admirons la vue, paradisiaque... et contrastant tellement avec l'horizon gris de la veille.

 

 

Sur une grande partie du trajet, des palmiers bordent le fleuve, tandis que des montagnes désertiques entrecoupent l'horizon. Et si parfois la végétation est presque inexistante, elle laisse souvent glisser ses reflets verts dans l'eau bleue. De nombreux systèmes d'irrigation (photo de gauche) bordent le fleuve, ainsi que ça et là des "floating pump stations"

Et le Sindbad avance, nous laissant découvrir ça et là minarets, murs semblants à l'abandon, maisons au dernier étage fantôme, barques de pêcheurs, oiseaux blancs ou noirs, immeubles perdus au milieu de nulle part, une ligne à haute tension, un train...

Les petits villages sont assez nombreux. Certains aux couleurs de sable se fondent dans le Sahara.

 

 

 

 

Vers 15h, arrivent de jeunes hommes entourant le bâteau de leurs embarcations légères, pour nous vendre djellabas et tissus qu'ils jètent sur le pont. Cette espèce de sketche dure un bon moment (peut-être le temps d'attendre que l'écluse puisse nous accueillir ?), et si certains achètent quelque chose, nous nous abstenons. Nous trouvons d'ailleurs cette scène assez embarassante : premier piège à touriste d'une longue série ?

Arrive donc l'écluse d'Esna, et arrive en même temps les explications du guide. Celles-ci se passent dans le salon, nous sommes donc enfermés a lieu de profiter du beau temps qui nous a tant manqué ces derniers temps. Le guide, Ramèz, nous parle donc eau potable, clim, pourboires, future soirée déguisée, visites... et nous annonce que notre groupe s'appellera "Les Sportifs". On est au Club Med' ?? Il insistera également sur le fait qu'il faut sourire... ce qui sera son leitmotiv durant toute la semaine.

Au sortir du blabla du guide, la fraîcheur est arrivée, le soleil se couche, et le thé nous est servi tandis que le ciel prend des couleurs superbes. D'or, le ciel devient rosé, indigo ; le Nil se fait argenté, pétrole. Et l'air trop frais finalement nous chasse du pont une fois la nuit tombée.

Après le dîner, pendant lequel nous avons accosté à Edfou, nous marchons un peu sur la berge et nous faisons un peu connaissance avec Nelly et Nathalie. Le bord du Nil est une succession de bâtiments (qui, comme ceux vus sur le bord du Nil toute la journée, nous font nous demander s'ils sont en ruines ou en construction), et de boutiques se ressemblant toutes plus ou moins. Devant chaque boutique, des jeunes nous accostent pour vendre cigarettes, tee-shirts, djelabas... Fatigués au propre comme au figuré, nous rentrons nous coucher.