Nous dormons encore quand le bâteau quitte Assouan.

Nous passons la journée à naviguer. Nous allons contre le vent, et celui-ci rafraichit l'air... Heureusement, car il fait très chaud, et la crème solaire profite elle aussi du pont. Il est dommage que l'eau de la piscine soit si froide : nous ne pouvons décemment y tremper que les pieds. Un courageux s'y plongera entièrement, avant de faire un séance de mouvements à quatre pattes sur le pont (yoga ? stretching ? élongations karmiques ?...).

Le seul événement de la journée sera la rencontre ave le fond du Nil. La veille, le guide nous avait expliqué que les pilotes des bâteaux se transmettaient leur savoir de génération en génération. Les mouvements de bancs de sédiments n'avaient aucun secrets pour eux, et le radar n'était fait que pour les "faux" pilote... Notre pilote aurait mieux fait de ravaler sa fierté, non ? Car au final, on passe presque une heure à faire du surplace et des tours sur nous-mêmes...

 

Nous arrivons en milieu d'après-midi à l'écluse d'Esna, où c'est encore un ballet de vendeurs de tapis... On peut donc les entendre nous appeler "Bernadette" ou "Zidane"... Elle est belle l'image de la culture française, non ?

 

Et certains, comme Nelly et Nathalie, prennent le thé...

 

A 17h30, rendez-vous au salon pour un petit cours d'histoire. Le guide nous parle de l'Egypte contemporaine. Il est peu objectif, carrément borné, et sa vision démago et mensongère de la politique locale nous énerve... Fait-il cela par conviction ou par peur d'éventuelles représailles ? L'état égyptien empêche les manifestations, met en prison n'importe qui pour n'importe quoi... pourquoi pas les guides qui critique le pouvoir... Cela dure quand même deux heures... un long discours duquel personne ne sort convaincu.

L'arrivée nocturne à Louxor nous permet de voir les lumières de la ville, mais surtout les noms des grands hôtels bordant le Nil. Il est l'heure de la prière, et tous les muezins chantent leur litanie.