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Nous
partons à 7h pour visiter le Temple d'Edfou. Pour s'y rendre,
il faut prendre une calèche, afin d'éviter de marcher 15-20
minutes et... de faire vivre son propriétaire. Nous formons un
groupe de quatre avec Nelly et Nathalie pour monter dans la calèche
dont les soubresauts approchent le niveau 3 sur l'échelle de Richter.
Première
vraie plongée dans une ville égyptienne. Les portraits de
Moubarak accrochés aux réverbères nous semblent assez
surprenants pour un pays qui se dit démocratique.

  
Le
temple est le mieux conservé de tous ceux que l'on visitera, et
c'est aussi le plus récent.
Protégé à l'entrée
par les faucons, il est constitué d'une succession de salles où
Horus et sa femme Thor font les malins sur les murs.
Pour cette première visite guidée,
nous découvrons le "talent" du guide pour sortir des
proverbes et son obsession sur le sourire. Obsession égyptienne
?
Plus positivement, celui-ci nous parle du déambulatoire, du Nilomètre,
de la barque sacrée, de Thor qui se transforme en lionne quand
elle est en colère, des chrétiens qui ont martelé
les représentations des dieux, et de mille autres choses que l'on
oubliera vite, l'esprit plus pris par ce que nos yeux voient que par ce
que nos oreilles devraient écouter. Pour notre première
vision réelle d'un tel lieu, nous sommes forcément surpris
par tout ce qui nous entoure...
    
Au
retour du temple, nous traversons une succession de boutiques où
l'on veut nous vendre... toujours la même chose. Nous trouvons cela
encore un peu pénible, et nous n'achetons rien. Le retour se fait
encore en calèche... l'embouteillage et la cohue sont assez hallucinants.
On plaint surtout les pauvres bêtes, certaines si maigres, qui tirent
les deux roues. Notre pourboire leur permettra-t'il de mieux manger ?
On en doute.
 
Nous reprenons ensuite le bâteau. Navigation
vers Kom Ombo. Il fait très chaud, le soleil cogne un peu trop
pour certains qui finiront rouges. Nous passons encore notre temps à
admirer les bords du Nil. Certains immeubles sont assez colorés
: pastels tendance glace napolitaine, ocres, roses, verts,...


Les autochtones, jeunes enfants, adultes, sur leurs barques ou sur la
berge, nous saluent ou nous ignorent... à juste titre : ils doivent
en voir passer, des bâteaux, toute la journée !
Des hommes dans leur barque lancent un grand bout
de bois dans l'eau, ce que l'on suppose être une méthode
pour attraper du poisson. Certaines embarcations à moteur, charrient
des grandes herbes, sans doute de la canne à sucre, voire des voitures.
La
faune est elle aussi assez présente, oiseaux petits ou grands,
vaches, moutons, chèvres, ânes... Certains zones où
ces bêtes rodent, légèrement inondées, donnent
l'impression que celles-ci paissent au milieu du Nil.
Sur
l'eau des felouques passent, leur grande voile blanche triangulaire gonflée
par le vent.
Nous
profitons aussi de ce moment de navigation pour visiter la salle des machines.
Si l'enfer existe, il pourrait bien ressembler à ça : l'endroit
est terriblement bruyant, et il y règne une chaleur étouffante
et une odeur de graisse à faire pâlir une confrérie
de garagistes.
De l'autre côté du bâteau,
petit tour dans la cabine du pilote, petit bonhomme nubien au visage un
peu frippé et très souriant... C'est donc lui qui m'a réveillé
dimanche matin ! La cabine contient, entre autre, un radar qu'il n'utilise
pas et trois couchages... mais n'ayant pas écouté les explications,
je ne suis pas sûr que le pilote y dorme.
Et puis nous voilà à Kom Ombo...

 Si
le bord du fleuve pue, on oublie vite ce désagrément en
arrivant au temple.
Parmi les pierres et les merveilles antiques que
l'on découvre, nous pouvons voir le calendrier égyptien
et son 13ème mois, ainsi que des représentations d'outils
de chirurgie... deux preuves du savoir de l'époque. Il y a aussi
une statue romaine, autre signe historique.
   
Le
temple est dédié à Sobek, dieu à tête
de crocodile, et d'ailleurs... la visite se clôt avec la vision
de trois crocodiles momifiés. 
Et le soleil se couche...
Entre le temple et le bâteau, les commerçants
nous sautent moins dessus... ce qui nous pousse plus facilement à
regarder quels souvenirs nous pourrions ramener. Notre choix va pour ce
que certains hommes portent comme étole, et que nous utiliserons...
comme tapis ! Autre petit souvenir : une écharpe pour moi. Fabio
en a déjà acheté une à la boutique du Sindbad.
De
retour sur le bâteau, nous rédigeons nos cartes postales
achetées précédemment à la boutique du bâteau,
puis nous nous habillons "couleur locale" pour le dîner
costumé... par une location dans la même boutique. A peu
près tout le monde a fait l'effort de se déguiser, certains
avec enthousiasme, d'autres avec résignation.
Mais la soirée organisée après
le repas ne nous verra pas. On préfère
aller se coucher, alors que le bâteau vient d'atteindre Assouan.
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