Lever à 3h15. Une douche, un café, et on prend la route pour Abou Simbel., en car, au milieu d'un convoi qui va faire la course. Cest à qui arriera le premire semble-t-il, mais on ne comprend pas très bien l'intérêt... Le bus roule donc à vive allure, et cela rend le trajet un peu chaotique. Vues les secousses, pas facile de dormir, mais on en prifte pour regarder la nuit étoilée. Et puis la lumière arrive, éclaire doucement le désert pour lui offrir des couleurs pastels avant que le soleil ne pointe.

Le désert se dévoile alors, nous montrant les petites montagnes foncées qui le parsèment. On apprendra plus tard qu'elles sont créées par l'érosion due aux tourbillons de vent. Le petit déjeuner se fait dans le car avant l'arrivée sur le site, grâce à une boîte en carton contenant... un p'tit déj' un peu sec, voire limite étouffe-chrétien.

Et finalement, nous arrivons à Abou Simbel. Inévitablement, la police est là pour vérifier la bienveillance des visiteurs, et après avoir contourné deux grands blocs rocailleux, nous découvrons enfin les deux temples.

 

Ramsès II, apparemment plus mégalo et misogyne que les autres, s'était fait jadis construire un temple immense pour devenir un Dieu, et un temple plus petit pour sa femme préférée, Néfertari.

Les mots peuvent difficilement décrire ce lieu... Les photos parlent donc d'elles-mêmes.

Le temple de Néfertari, moins imposant, est aussi moins attractif pour l'oeil de Fabio, qui le prend une seule fois en photo :

 

 

 

 

 

 

Nous passons près de 2 heures et demi sur place, ce qui nous permet vraiment de garder en mémoire la beauté du lieu.

On garde aussi à l'esprit les années qu'il a fallu pour construire les temples... puis pour les déplacer. De tous les temples risquant de disparaître sous les eaux du Lac, celui-ci a demandé de conserver la même orientation. Tous les ans, un rayon de soleil doit frapper le fond...

 

Très bien conservés, surtout très imposants, ces deux temples cachent à l'intérieur fresques et hiéroglyphes colorés. Interdiction de prendre des photos avec le flash. On se débrouille pour choper la lumière naturelle :

Allez... une petite citation du guide : "Vous regarderez à gauche puis à droite... pourquoi à gauche puis à droite ? Parce qu'on ne peut pas regarder des deux côtés en même temps !"

Et face aux temples, le Lac Nasser...

Le retour nous offre à nouveau le Sahara, son sable, les rares pancartes qui bordent la route, les villages aux toits voutés, ou le marché à dromadaires.

Après le déjeuner, nous partons en félouque pour le jardin botanique.

Il est situé sur l'île Kitchener. Les autochtones les plus nombreux sont, après les touristes français, les chats. On n'est pas surpris : le jardin est riche en plantes. Elles viennent de là où Kitchener a ramené des plants ou des graines.. Bougainvilliers, palmiers royaux à troncs blancs, fromagers, caoutchouc... L'endroit est très agréable, on aimerait y rester bien plus longtemps...

 

Nous achetons sur place deux instruments de musique typiques, mal décorés pour les touristes... et nous repartons sur une des nombreuses félouques qui attendent.

Nous profitons de cette balade flottante pour admirer une derière fois le soleil se coucher sur le mausolée d'Aga Khan, sur le marabout qui surplombe la montagne, sur les vols d'oiseaux...

Reposés, nous nous aventurons dans le souk d'Assouan avec Nelly et Nathalie. La démarche commerçante du lieu est la même que partout, et on commence à savoir dire "La Choukran" à peu près correctement. Le souk s'étire sur 3 kilomètres, mais on n'en verra pas la totalité. On se satisfera cependant de ce qu'on y verra, entre boutiques classiques et "vraies" échoppes : pharmacies, boucheries ou poissonneries à l'hygiène douteuse, primeurs multicolores, coiffeurs, merceries...