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Vite
! Il faut prendre une photo au lever du soleil ! Le soleil est déjà
bien là quand je sors, mais le résultat n'est pas si décevant
que ça...

Après le petit-déjeuner, nous n'avons donc qu'à
sortir du bâteau et à traverser la rue pour entrer dans l'enceinte
du temple de Louxor (ou Louqsor, c'est comme on veut).
Nous
rencontrons d'abord une allée bordée de Sphinx qui jadis
mesurait 3 km de long et reliait ce lieu à Karnak.
A l'entrée, surtout, l'obélisque jumelle de
celle qui trône place de la Concorde.  
Et puis, au fil des salles... des statues de Ramsès II
  
...des colonnes prêtes à s'effondrer à cause de l'infiltration
de la nappe phréatique (ce qui fera trouver... la cachette !!)

... des colonnes ayant survécu aux tremblements de terre
  
... des restes du passage des Romains et de leur culte impérial

... ou encore des hiéroglyphes (dont le celui d'Alexandre que
nous n'arriverons pas à déchiffer au point d'énerver
le guide). Et l'on retrouve aussi Min et son sexe en érection qui
bien sûr nous a fait tant rire dans divers temples.
Le
lieu étant autrefois enfoui sous le sable, une mosquée a
été construite, et l'on voit que ces merveilles pharaoniques
étaient bien cachées sans que personne ne s'en soucie. La
mosquée est toujours en activité, mais la porte d'entrée
est de l'autre côté.

C'est dans la dernière salle que le guide nous quitte. Allez,
au r'voir monsieur l'almanach Vermot ! Nous restons un peu dans le temple
après son départ.
Nous profitons du reste de la journée pour nous promener dans
Louxor.
Le matin, d'abord, de 10h30 à 12h, rien que Fabio et moi. Allant
un peu au hasard, mais dans la direction que nous avait indiqué
le guide, notre première "trouvaille" est une galerie
marchande alignant les souvenirs classiques et leurs incontournables commerçants.
Nous allons ensuite dans une autre direction, nous guidant grâce
au soleil pour ne pas trop nous éloigner du bâteau. Nous
risquons encore notre vie face à la conduite dangereuse des égyptiens,
ceux-ci focntionnant au klaxon et à l'appel de phares. Je suis
alors épaté : une boutique de slips Jil ! Il m'en faut peu,
je sais, mais après une semaine ici, on a l'impression que ce genre
de boutique n'existe pas. Idem pour une boutique de vêtements pour
hommes. On avait bien remarqué que de nombreuses personnes s'habillaient
en jean/chemise... mais où achetaient-ils leurs vêtements
? Oui j'exagère un peu...
Et
puis, une fois arrivés au souk, les hommes et les femmes qui nous
entourent ne se préoccupent pas de notre présence : ils
viennent simplement au souk pour acheter des poules, des fruits et légumes,
des vêtements de la viande ou du poisson (aussi bien conservé
qu'à Assouan... parfois à 2 mètres d'une décharge).
Les queues des animaux morts pendent des étals à côté
des tripes, les mouches se promènent sur les écailles. Et
au hasard des ruelles on peut faire réparer ces chaussures, acheter
des pots en terre cuite, manger des sortes de falafels à la fève,
humer l'odeur des fruits ou des épices...
On trouve même un restaurant se vantant d'être dans le guide
du routard...
Nous nous éloignons ensuite du souk pour errer un peu dans des
rues nettement moins vivantes, où les murs, de briques, nus ou
peints de couleurs parfois très vives nous entourent. Certains
recoins ne donnent pas envie de s'assoir par terre et feraient passer
notre ancienne cage d'escalier pour un palace.

Nous retournons nous promener à 15h avec Jean-Pierre, Françoise,
Bruno et Aurore. Au départ, nous servons un peu de guide, et nous
leur évitons la traversée de la galerie marchande... mais
ensuite nous nous promenons tranquillement, allant plus loin dans le souk,
marchant sur une épaisse couche de crasse sans vraiment s'en rendre
compte. Nous passons devant une boulangerie où le four très
près du trottoir crache des pains appétissants, dans une
rue où se succèdent les garages et les Peugeot 504 garées,
à côté d'enfants jouant au foot et nous appelant "Zidane",
ou de petites filles nous prenant par la main, espérant peut-être
un bonbon que nous n'avons pas... Nous remarquons d'ailleurs qu'en dehors
d'un ballon, nous n'avons pas vu de jouets aux mains des enfants... Nous
nous décidons aussi à acheter deux autres "tapis châles",
en guide de cadeaux, et moi j'achète enfin un tambourin, car j'en
piaillais un depuis 6 jours. C'est là qu'Aurore commence à
ne pas se sentir bien... et c'est rapidement qu'un commerçant ira
chercher une calèche pour qu'elle puisse retourner au bâteau
en hâte. Fabio et moi sautons aussi dans la calèche, lâchant
honteusement Jean-Pierre et Françoise, mais fatigués et
désireux de voir le dernier coucher de soleil sur le Nil. ... Et
nous le verrons, ce coucher de soleil, sans doute le plus beau de la semaine
grâce aux strates de nuages reflétant la lumière.
Et arrivèrent les deux dernières photos de notre périple,
peu lumineuses malheureusement, gravant dans nos mémoires la rive
du Nil opposée à Louxor.


Allez... il fait nuit, on va faire les valises...
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