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Nous
partons de bon matin au temple de Karnak. Construit sur deux dynasties,
chaque pharaon a mis sa patte dans la construction, pour au final laisser
un temple immense, malheureusement détruit par un tremblement de
terre.

L'entrée est jalonnée de deux rangées de criosphinx
(corps de lion, tête de bélier), qui jadis faisaient 500m.
Le
lieu est donc un ensemble de salles, de murs, d'obélisques, de
statues, de colonnes, de quelques plafonds encore intacts ayant préservé
leurs couleurs...

  
Le plus impressionant est sans doute l'hypostyle constituée de
134 énormes colonnes. C'est à couper le souffle ! On a une
impression d'écrasement dans cette sorte de dédale.
N'oublions pas le lac sacré, où se purifiaient les prêtres
de la tête aux pieds, sans pourtant y nager la brasse. A côté
: un scarabée géant autour duquels tournent les touristes
en faisant des voeux.
Bien
sûr on ne verra pas tout de cet endroit... Mais nous avons le droit
de franchir les limites réservées aux archéologues,
grâce à un bakchich donné à un surveillant
et un policier.
Nous y gagnons cette photo, qui montre bien la grandeur du temple...
mais qui ne montre pas tout.
L'après-midi, nous traversons le Nil, pour aller dans la vallée
des rois. Un bâteau à moteur nous y aide, puis c'est
un car qui prend le relais pour la visite.
Le
premier arrêt se fait pour voir les deux colosses de Memnon, qui
dominent seuls l'horizon depuis que le temple qu'ils gardaient a été
détruit.
Nous
découvrons alors de près toutes les montagnes percées
d'anciennes tombes. Ces tombes ont entraîné au fil du temps
la construction de villages colorés, dont les habitants pillaient
vases, statues et bijoux, s'enrichissant... au grand damn des égypologues
! Au milieu, la maison de Carter, celui qui a découvert le tombeau
de Touthankamon en 1922.

La deuxième étape est le Temple d'Hatshepsout (ou de Deir
El Bahari).
 Si
son nom est difficilement prononçable, nous restons bouche bée
devant les falaises ocres sur lequel est adossé le temple construit
sur trois terrasses.
En plus d'être bée, notre bouche est sèche : il fait
une chaleur torride, et nos écharpes nous servent de couvre-chefs.
Bref, l'histoire de ce roi n'est pas très simple, puisque c'était
une reine.
Par chance, certains recoins ont conservé leurs couleurs, et on
peut y voir entre autre un vautour et un faucon peints, les mieux conservés
du pays. Le rouge des visages des statues est lui aussi souvent bien visible.
 

Nous allons ensuite dans la vallée des rois (de l'autre côté
des falaises) où 62 pharaons reposèrent. Après la
descente du car, il faut faire un long détour via... une rangée
de magasins et de marchands de statuettes. Et c'est ensuite un petit train
qui nous monte jusqu'aux tombeaux. Nous visitons trois tombeaux : ceux
de Ramsès IX, Ramsès III et Ramsès IV.
Historiquement
c'est très intéressant (constructions, pillages, découvertes
par les égyptologues...), mais surtout les tombes sont fascinantes
pour les couleurs qu'elles ont conservées.
Nous ne payons pas le droit pour pouvoir prendre des photos, donc aucune
prise de vue n'illustre ces visites... pas même une entrée
de tombeau bétonnée.
Au retour, nous nous arrêtons dans une boutique de statues. Après
des explications brèves et peu convaincantes sur la fabrication
des objets et sur la qualité des produits qu'on trouve ici, on
nous offre un thé brûlant mais très agréable
après cette chaude journée. Nous nous offrons une coupe
en albâtre vert, et comme on peut payer par carte bleue, nous en
profitons pour acheter quelques cadeaux. Et pour 4 cailloux dont 2 en
savon (c'est à dire la matière constituant les fausses statutes),
je donne 2 euros aux types dehors.
Nous retournons ensuite au bâteau, mais le trajet se fait en car,
en passant par le pont de Louxor. Nous traversons alors des zones que
le touriste foule apparemment peu des pieds. On y voit donc les riverains
du Nil vivant naturellement, les canaux d'irrigation pleins de l'eau du
Nil en cette fin de journée, des charriots chargés de canne
à sucre... Et le soleil orange vif se couche derrière l'ombre
des arbres.
Pas trop le temps de se reposer, et nous allons voir le son et lumières
de Karnak. Un peu de son, en effet. Un peu de lumière aussi, mais
vraiment pas de quoi faire péter une ampoule ! Si la "ballade"
au milieu du temple éclairé vaut le coup grâce à
la simple beauté du lieu, une bonne partie du spectacle (spectacle
?) se fait assis devant le lac, et... c'est pas une réussite. 24
€ un truc pareil, c'est du foutage de gueule à la mode pharaonique
!
Lors du dîner, nous remettons au personnel ainsi qu'au guide les
pourboires qu'ils attendaient. Oui c'est ça souriez...
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