Vendredi 22

Départ un peu plus tard que prévu, c'est toujours la même chose, ces foutus foirages de timing lors des départs en vacances. Mais bon, à part les bouchons en région parisienne, le reste de la route sera sans encombres...

Arrivée à Royan vers 14h30. L'appartement se trouve à quelques mètres de la plage de Pontaillac... Il fait beau, alors on ne traîne pas à l'appartement, et on fonce sur le sable. La plage déserte est à nous deux. Tiens, ça me rappelle la chanson "trousse-chemise" d'Aznavour.

Nous décidons d'aller dîner à Saintes. Un tour dans les rues piétonnes, on improvise dans le choix du resto, et cela s'avère une catastrophe. "Les jardins du Rempart" sont à éviter. S'en suit une visite nocturne...

De retour de la capitale saintongeaise, un tour sur la plage de Pontaillac, illuminée. Amusante, cette variation de couleurs...

Samedi 23

Une longue promenade sur le bord de mer en matinée.

Après déjeuner, nous osons la plage. Nous osons surtout une baignade dans l'eau très froide. Sortis de l'eau, au soleil, nous nous réchauffons bien vite, et paressons langoureusement sur notre serviette.

Direction ensuite Talmont. Une halte, d'abord, à la cathédrale de Royan... Ce bâtiment que je trouvais horrible quand j'étais jeune, m'apparait dorénavant un peu plus regardable. Pour la première fois, je m'en approche vraiment, et surtout j'y entre. Et finalement, c'est très impressionant... Pour ceux qui lisent ce récit et qui ne le savent pas, Royan a été presque entièrement rasée lors d'un bombardement en août 1944, d'où une architecture moderne et quelques vieilles villas ayant subsisté, de-ci de-là...

Et enfin Talmont. Ce village est toujours un plaisir, et l'église qui vient d'être restaurée est un petit bijou surplombant l'estuaire.

Après dîner, nous tentons une escapade dans le centre de Royan. Très très très peu de peuple dans les rues et les restos, c'est assez effrayant. Et en tout cas pas un tabac pour les clopes de F... On nous conseille d'aller au casino de Pontaillac ; retour à la case départ...

Le casino est un endroit toujours impressionant. L'ambiance, le bruit des machines à sous et des pièces qui tombent, ce bruit de ferraille, de clochettes, de murmures,... la fébrilité de certains joueurs, la concentration d'autres, l'avidité dans les regards... sans parler des plus pauvres qui côtoient les plus riches, chacun cherchant sa part de rêve, assouvissant son besoin d'adrénaline. On n'ose imaginer l'ambiance tout aussi étrange qui doit régner dans la salle de jeux, où il faut verser 10 euros pour entrer... Bref, ce genre d'endroit est insupportable... T'as tes clopes ? OK, on part. Les lumières extérieures sont un spectacle bien plus agréable...

Dimanche 24

Déjeuner chez mez parents, où l'on déjeune forcément très bien, comme d'habitude. Un tour dans les bois et un bonjour aux vaches.

... Et un arrêt dans une animalerie. F finit par craquer et s'achète deux oiseaux. Des "becs de corail" ou "Astrild cendrés", mais "becs de corail" c'est plus facile à prononcer.

La soirée se veut ensuite calme, scrabbleuse... et se finit par un tour sur la plage...

Lundi 25

L'un des deux oiseaux n'aura pas fait long feu : on le retrouve mort au matin. Il aura droit un peu plus tard à une cérémonie digne de ce nom, retrouvant l'océan dans un dernier élan.

Il ne fait pas très beau, mais on ose tout de même un tour sur le bord de mer. De nombreux surfeurs ont eux aussi tenté l'aventure, mais la leur est encore plus fraîche... Il y a un championnat de France de surf, ou quelque chose dans le genre... Pas de bol, on n'avait pas prévu nos planches, on ne pourra pas y participer.

Notre balade est assez courte, il y a du vent et un petit peu de pluie peut-être. Et de l'autre côté de l'estuaire apparaît alors un étonnant spectacle : deux tornades !

Nous partons ensuite pour Angoulême, via la campagne charentaise. Nous sommes en retard sur nos horaires prévus, et ne restons pas très longtemps chez Karelle et Régis. Philippe nous attend pour aller dîner au resto indien.

Mardi 26

Un tour sur la plage, bien sûr, bien sûr, même si le temps est incertain ce matin-là. La plage qui d'ailleurs est presque déserte, ce n'est pas désagréable. Et puis... nous découvrons que les pneus avant sont complètement ravagés. Le danger est proche, mais nous ne pouvons pas faire grand chose : avoir une voiture de sport implique une commande de pneus. Nous nous rendrons chez un garagiste de Rochefort demain. En attendant, pour nous remonter le moral, nous allons visiter le zoo de La Palmyre. Il fait très beau en cet après-midi, et nous y passons trois heures extrêmement agréables... dont quelques souvenirs photographiques se trouvent sur la page suivante :

Le plus surprenant est peut-être le lieu aménagé pour voir les chauves-souris... Mais face aux petits singes, aux chèvres pourtant communes, aux couleurs des perroquets, ou à la diarrhée de l'hippopotame, nous sommes comme de grands enfants.

Mercredi 27

On se lève très tôt, mais en récompense Dame Nature nous offre un joli lever de soleil tout rose. Direction donc Rochefort, ville la plus proche où se cache un garagiste de la même enseigne que celui qui avait changé les pneus il y a une semaine. Les pneus qui sont donc complètements bouffés à l'intérieur, et qui font peur au garagiste... Bref, on ne pourra pas récupérer la voiture avant demain, mais fort heureusement on nous prête une 405 : c'est moins sportif mais la plaque d'immatriculation fait plus "couleur locale". Bref, tout ça nous a un peu mis les nerfs en pelote : bonjour le stress et l'angoisse en réalisant qu'on aurait pu avoir un grave accident. Retrospectivement sera donc l'adverbe du jour.

Après une mini balade dans Rochefort pour respirer un peu avant de reprendre la route, on va voir chez ma soeur ce qui se passe, puisque l'on y est invités... On annulera par contre le dîner prévu avec Jean-Louis ; on a besoin de calme... et lui-même est un peu bloqué donc cela arrange tout le monde. Un arrêt à la Cathédrale Saint Pierre (non pas pour remercier Dieu de nous avoir sauvé la vie, mais simplement pour la visiter) et l'on découvre que le garagiste de ce matin est un très bon ami de ma soeur. Le monde est petit, oui oui, c'est exactement ça.

Jeudi 28

Nous retournons à Rochefort pour récupérer la Cinque', et nous nous pressons vers La Rochelle afin que F ait son TGV. Remonter en voiture sur Paris était trop risqué niveau timing (fichu timing, oui...). Et puis moi je retourne chez mes parents, j'ai une candidature à envoyer avant demain... heureusement que j'avais jeté un oeil à mes e-mails hier.

Vendredi 29

Je retrouve F à La Rochelle. Je comptais l'emmener chez Mirko, mais c'est chiuso, alors on va juste à côté. J'ai oublié le nom du resto mais on a très bien déjeuné pour seulement 12 euros. C'est beau la vie d'un guide gastronomique...

Balade dans la cité rochelaise, ponctué par des "Tiens, c'est là que Nat habitait", "Oh c'est nouveau ça" ou encore "C'est joli, hein ?". C'est beau la vie d'un guide touristique... J'ai quand même vécu quatre ans ici, alors j'ai plein de souvenirs qui rôdent sous les arcades. On retrouve d'ailleurs les Natof qui s'offrent eux-aussi une journée rochelaise et qui nous offrent un verre parce qu'on n' est pas dégourdis sans un sou. Un verre chez Lapébie, c'est un peu comme autrefois, non ?

Au retour, la nautre nous offre un nouveau spectacle étonnant : une tempête, au loin, jaunit le ciel. Arrivés sur Royan, on en goûtera d'ailleurs quelques gouttes accompagnées de fortes rafales...

Mais tout cela se sera calmé lors de notre balade nocturne sur le sable.

Samedi 30

Dernier jour, dernière balade le long de la côte.

Longue balade avec en prime une dernière trouvaille sur le sable : un soldat en plastique. Tentative de reconstitution du débarquement réussie...

L'appartement est ensuite rendu à son état initial, et nous allons passé la soirée et la nuit chez mes parents. Ce n'était pas prévu mais l'idée fut bonne ; ainsi nous retrouvons Olivia pour le dîner.

Dimanche 31

... bon ben voilà, c'est fini les vacances : de retour sur Paris on a même droit à des bouchons. C'ets finin, mais alors c'était drôlement bien...