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Dimanche 31

20h30 : après moultes péripéties, après des problèmes de pneus, un zoo, un bain de mer, des oiseaux, des églises, et après avoir squatté la Charente Maritime 3 jours de plus que prévu : retour à Paris...

Vendredi 22

Départ pour la côte charentaise... A jeudi prochain !

Jeudi 21

Qu'il est joli, le Père Lachaise, à cette saison, sous le ciel bleu... Allez, une petite fournée de photos, une fois n'est pas coutume. Je dirais même plus : de la part de l'Arno, une foi n'est pas coutume !

... Le jardin naturel est lui aussi très joli, mais on en fait vite le tour. Je n'ai pas su quel était le nom de ces plantes à fleurs jaunes à l'odeur citronnée, et j'ai oublié celui de ces escargots qui faisaient des bulles dans l'eau de la mare. C'est assez agréable d'habiter Paris et d'avoir seulement quelques mètres à faire depuis chez soi pour se croire un peu (mais juste un peu) à la campagne...

Un pull, deux pulls ? Un imper ? Un manteau ? Une veste ? Des chaussures pour la pluie ? Un slip par jour ou plus ? Ouais, on part demain... Des bonbons, des CD, du chocolat, des revues, des gâteaux... pour ce genre de choses le remplissage de bagages est moins cornélien.

Mercredi 20

Un passage au 101 quai Branly et... et le reste de la journée passé au lit avec une bonne migraine. Super...

Mardi 19

Le petit CD offert avec Magic me donne la nausée : la chanson de Paul Weller ressemble à du Lionel Ritchie. Je préfère bien évidemment écouter de la meilleure soupe, et préparer quelques compils à glisser dans l'auto-radio pour le trajet Paris-Royan, en profiter pour m'amuser à conceptualiser quelques jaquettes, et mettre petit à petit au point ma compil 2004. Mine de rien, la fin de l'année approche.

Lundi 18

Soirée à l'opéra Bastoche : "Ariane à Naxos" de Richard Strauss. Bon alors la mise en scène m'a parfois ennuyé, les costumes et les décors laissent un peu perplexes, mais bon, faut pas pousser Ariane dans les orties : j'ai beaucoup aimé.

Il y a en tout cas intérêt d'aller à Bastille avant que celui-ci ne s'écroule. La présence de filets sous les escaliers rendent... mmm... pantois.

Dimanche 17

Un café dans une jolie tasse, une orange pressée au café de la gare et le train de 11h22 en 1ère classe qui s'avérait moins chère que la 2nde : je vais pouvoir écarter les coudes. Le canard, deux petits sandwitches, puis la lecture d'"En l'absence des hommes". Les passages où Vincent retrouve Marcel sont presque ennuyeux à lire. Parfois je saute des pages lors des monologues de Marcel : ce personnage qui s'écoute parler est à l'image du style de l'écriture. Chiant. Heureusement, le reste du roman baigne dans la sensualité ou dans l'ombre terrible de la première guerre mondiale.

Arrivé chez F, sa mère est là ; c'était son anniversaire cette semaine. Thé, gâteau et souvenirs culinaires... Et ce doux dimanche s'éclipse petit à petit, terminant sa course dans la préparation des prochaines vacances. Elles arriveront vite : c'est jeudi soir.

Samedi 16

Des gouttes, encore et toujours, et un certain ravissement de voir le ciel bleu. Un certain ravissement également de retrouver Philippe M. à Angoul M. Merci de rire.

Je fais la connaissance d'une cousine de Philippe, Françoise, et le dîner chez Paul est aussi agréable que d'habitude. Le contenu de l'assiette était un peu léger, le tiramisu correct, et tout se serait bien passé si mon pull n'avait pas été arrosé par l'eau des huître à cause de la serveuse plus godiche que maladroite.

Vendredi 15

Je tente une petite excursion dehors, pour deux ou trois prises de vues ou de feuilles colorées tandis que le ciel bleu se fait le malin plaisir d'apparaître. Etant donnée la gadoue qui règne dans les vignes, je ramène aussi de la boue sous mes chaussures. Mais le ciel gris fait un rapide retour sur la scène... et je fais demi-tour fissa.

Un verre au PC et un billard avec Gérard, voilà qui plonge l'après-midi dans une jolie ambiance d'amitié, de retrouvailles. Un peu comme si de rien n'était, et pourtant on ne s'était pas revus depuis bien longtemps... Peut-être deux ans ?? Il me dit que mes traits ont un peu endurci, que je fais moins "branleur". Il a sans doute raison : les lunettes, le temps qui passe, la trentaine... Gérard, je l'ai connu il y a six ans ; lui aussi doit se rappeler que c'était un 20 novembre. A l'époque je vivais à La Rochelle, et en le revoyant me reviennent en mémoires les souvenirs d'un bout de vie, les peaux mortes de mon passé, mes exuvies.

Ouf, j'ai réussi à placer le joli mot "exuvie", appris aujourd'hui...

Jeudi 14

Etre chez mes parents me permet de balayer un peu mes principes et d'aller dénicher la culture dans les supermarchés. Carrefour d'abord, puis Leclerc, et au final trois disques très gentiment offerts par papa.
- "Disintegration", de The Cure. Cet album de 1989, cotonneux et frissonant, traînait en version cassette dans mes étagères. Le voilà donc en format galette, c'est bien plus simple pour écouter Robert sussurer "the spiderman is having me for dinner tonight".
- "Comment te dire adieu ?" de Françoise Hardy. Album de 1968 qui contient beaucoup de reprises (l'anamour, il n'y a pas d'amour heureux) ou d'hexagonisations (suzanne...). Je découvre ainsi que la chanson-titre n'a eu que les paroles françaises d'écrites par Gainsbourg.
- "Nouvelle Vague". Je disais ici le 7 août que cet album était agréablement culotté, et depuis j'avais sacrément envie de l'avoir. C'est fait. Des reprises là aussi, rien que ça, de chanson new-wave en version bossa-nova. J'avais d'ailleurs appris hier que "bossa nova" voulait dire "nouvelle vague" en brésilien... tout comme "new wave" en anglais. Alors n'oublions pas qu'un titre de The Cure s'y trouve. La boucle est bouclée.

Etre chez mes parents me permet de balayer un peu mes habitudes urbaines et d'aller dénicher champignons et feuilles mortes dans les bois.

Mercredi 13

Un miracle se produit avant mon départ pour la campagne charentaise : je n'emmène qu'un simple sac à dos pour un séjour de 4 jours.

Et puis je pars. Le métro où j'ai trop chaud, le TGV où je crois que je sens un peu trop la sueur et où ma voisine de banquette laisse un colis pas piégé sur la plate-forme, Angoulême où je retrouve mon coiffeur d'antan et ma banque, le TER où je lis des articles plutôt intéressants dans la magazine Création Numérique... (Mais pourquoi ne suis-je pas directeur artisitque ? Hein ??) Et enfin mes parents. La pluie aussi, qui avait déjà arrosé le TER, laissant ses gouttes y former de drôles de serpentins sur les vitres. La pluie qui tombe à grosses gouttes, alors je reste au sec, devant Windows XP qui fait des siennes ici aussi...

Mardi 12

Et j'apprends la naissance hier du petit Titouan, fils d'un Arnaud et d'une Ninie. Le genre de nouvelle qui devient presque banale : tout le monde pond, c'est dingue ! Moi j'ai bien dû pondre une ou deux blagues en ce jour de fête nationale espagnole. En tout cas, peu d'inspiration...

Lundi 11

J'entame dans le bus le roman de Philippe Besson, "En l'absence des hommes". Dans le bus, on se retrouve plutôt en l'absence de déodorant ou d'amabilité.

Et je mets en fin de journée la main à la pâte, la pâte de la crostata, celle qui colle à la main droite avant de finir au four. D'ailleurs ça y est : v'là la recette...

Dimanche 10

Je confirme ce que m'a dit la libraire. "L'analphabète" est un petit bijou. Un petit bijou d'une cinquantaine de pages, dévoré. Simple, émouvant et dévoré. De ces ouvrages qu'on a envie d'offrir et de faire découvrir. Pas le temps de dire ouf, je pense déjà à l'offrir à...

Et je le prête à Nat, qui vient avec Tof tester la cheminée et surtout le feu qui s'y trouve. Douillet, oui, c'est douillet ce petit coin de chambre, et idéal pour jouer au Triomino...

Samedi 9

Il pleut. De cette pluie fine qui nous fait dire un 9 octobre : "C'est l'automne". Il pleut et le BHV nous permet de refermer nos parapluies le temps d'errer un peu dans les rayons. Errer un peu, mais juste un peu, la venue dans ce grand magasin ayant un but précis : trouver des décors muraux, ces posters géants d'environ 4x3 représentant des paysages, pour une utilisation putative le 5 décembre... Errer un peu mais juste un peu : il y a sincèrement trop de monde. Et puis on a envie de rentrer chez F pour faire un feu dans la cheminée...

Mais de décor mural il ne sera plus question chez les Natof. On y notera que Candy avait un raton-laveur. Un candy-raton, donc, jeu de mot parmi tous les jeux de mots égrainés lors de cette soirée...

Vendredi 8

Après la lecture hier, dans les Inrockuptibles, d'un article sur "L'analphabète", récit autobiographique d'Agota Kristof, je m'arrête à la librairie pour l'y trouver. "C'est un petit bijou", me dit la libraire.

J'ai aussi acheté le roman "En l'absence des hommes" de Philippe Besson, puis des rillettes de saumon. Le roman, à la librairie. Les rillettes, à la supérette.

Jeudi 7

Quelques clics sur le web et me voici face à trop de projets d'Art Postal à mettre en oeuvre. Parmi les sites en question :
- le plus complet n'est pas mis à jour, mais le forum y fonctionne toujours.
- le plus joli me rend jaloux
- le plus amusant m'inspire
... et le mien est pour bientôt, peut-être.
D'ailleurs je n'ai toujours pas acheté de la super-glu...

Un joli vitrail au Père Lachaise qui risque d'être copié sur une enveloppe. Puis la brutalité urbaine d'un écran de téléviseur qui semble avoir implosé et qu'on a abandonné sur un trottoir.

Quelques heures de papotage avec la Nat qui prend définitivement de l'envergure. Bientôt plus large que haute ?

Et finalement, Daniel Darc, c'est pas si mal que ça. C'est même plutôt bien.

Mercredi 6

Bonne fête aux Bruno et merci à Jacky pour son courrier. Et voilà qui suffira.

Mardi 5

Dernières retouches à l'affiche pour le concert. Plusieurs retouches car plusieurs affiches, et alors la mise à jour de la rubrique "Créations diverses" de ce site. Une journée terriblement normale, ma foi, avec néanmoins son lot de pluie tandis que nous errâmes de pharmacie en pharmacie pour acheter des ferments lactiques. Que nous trouvâmes : 6,23 €. Et puisque nous errâmes, il faudrait être fou pour dépenser plus.

Lundi 4

Un coucou à Mme Assedic pour lui confirmer en ce début de mois que je suis toujours demandeur d'emploi. Une avant-dernière retouche à l'affiche du prochain concert de l'Orchestre Symphonique de Clichy. Une enveloppe à poster. Des feuilles mortes récoltées au Père Lachaise, tandis que certains visiteurs doivent me prendre pour un simple d'esprit à me voir ramasser des graines d'érable...

Et pour finir un ciné. Comme une image, d'Agnès Jaoui. L'idée même d'aller au cinéma était un ravissement, depuis le temps que je n'y avais pas mis les pieds. Et puis le film en question me tentait, imaginant une amusante galerie de portraits et de répliques...
Au final, j'ai plutôt aimé le film. Mais j'ai trouvé les personnages trop caricaturaux, bourrés de qualités et de défauts trop facilement visibles. Et surtout ça tourne un peu en rond : une fois qu'on a cerné les personnages, rien n'est vraiment bouleversant. J'ai donc en fait plutôt aimé la première moitié du film. Enfin bon, c'est un peu comme de la peinture hyper-réaliste : c'est trop ressemblant mais c'est voulu... Finalement il faut toujours que je fasse des comparaisons. En sortant du film, j'avais dit que c'était comme une aquarelle d'un grand peintre : bien fait mais chiant. Ou alors c'est comme une galerie pleine d'aquarelles et de photos en noir et blanc. Ou alors aussi... Bon allez, je me tais.

Dimanche 3

Un dimanche paisible qui se serait avéré bien plus agréable s'il n'avait fallu plier des chemises. J'ai une sainte horreur de plier des chemises. Vraiment. Mais malgré la douce invention que fut celle du cintre, l'exiguité d'une penderie oblige parfois à s'affairer à des tâches ménagères sources d'exaspération sourde. Bon sinon, j'me suis aéré le poil en allant frotter mes semelles aux Buttes. Chaumont bien sûr. Pas grand monde en fin d'après-midi : c'est l'heure de Stade2. Mais il y subsiste quelques coureurs essouflés qui semblent plus apprécier la souffrance que les commentaires de Lionel Chamoulaud, deux corneilles, et toujours des visiteurs aux commentaires à deux balles. Un peu comme les miens d'ailleurs (mes commentaires, pas mes visiteurs).

Faudrait qu'j'arrête les phrases trop longues.

Samedi 2

Un moine dans une boutique de vêtements anciens, un imper pour 16 euros seulement, une casquette à carreaux pour 2 euros, du potiron dans la casserole et la nuit blanche.

3ème édition de la nuit blanche. Pas blanche pour moi : je n'attends pas une soirée d'automne pour m'abreuver d'art contemporain.

Nous essayons d'abord de nous préparer un petit parcours avec le site web spécial Nuit Blanche. Absolument pas intuitif, ce site vient à bout de ma patience très rapidement. Le summum de la médiocrité étant caché dans la version html du site, constituée simplement de la liste des événements.

Nous décidons alors d'y aller au pif, et récupérons un guide papier à l'Hôtel de Ville. Très vite exaspérés par la foule, nous faisons un petit tour jusqu'au Châtelet, via Beaubourg et les Halles.

Voilà, on n'a presque rien vu, mais ça nous a suffi. D'après le programme, il y avait des choses intéressantes à voir... mais ailleurs. Tant pis. Au fait : pourquoi de la mousse au bal public des Halles ? La simplicité est-elle devenue synonyme de mauvais goût ?

Vendredi 1er

Une journée comme une autre qui se termine néanmoins par un évènement de grande ampleur : la vision d'un film sur petit écran. Le petit écran en question est celui d'un ordinateur, pous y regarder Dune. J'avais dû apercevoir ce film dans ma tendre jeunesse, car je me suis toujours souvenu de deux choses à son sujet : on y voyait des gros vers et je n'y avais rien compris.
L'éclairage de F m'a permis de comprendre l'intrigue (sans ça je n'aurais RIEN compris) et donc de ne pas m'ennuyer pendant 135 minutes. Mais certaines séquences trop courtes, inutiles ou incompréhensibles, laissent à penser que le banc de montage était lui-même envahi par des vers. Les scènes de bataille sont quant à elles dignes de Chapeau Melon et Bottes de cuir (et hop, on te tord le bras et tu t'envoles), voire carrément indignes... Bref, de gros défauts. Dommage.