| Mardi 30
Nettoyer
des vitres est déjà une épreuve en soi, mais
quand les vitres sont constituées de 36 carreaux
d'environ 20x30 cm, cela est proche
du défi. Aujourd'hui, j'ai fait celles du séjour. Le
résultat n'est pas parfait, mais c'est un entraînement
pour celles du salon, constellées à l'extérieur
d'éclaboussures de terre provenant des jardinières,
et à l'intérieur... à l'intérieur, je
vous le donne en mille, de chiures d'oiseaux. Los piafos ont leur
cage à 30 cm de la fenêtre, et alors je ne sais pas comment
ils font (problèmes intestinaux ou petit jeu
malin pour enquiquiner leur propriétaire ?) mais ils arrivent
à coller leurs mini-déjections sur les vitres. Et soudain
l'angoisse : en toute logique et selon les lois statistiques en vigueur,
il doit y en avoir partout autour de la cage.
Lundi 29
C'est vraiment Noël avant l'heure grâce à e-bay.
Aujourd'hui c'est Morrissey qui arrive par la Poste avec Your
Arsenal, le seul album du Moz qui n'était pas
en ma possession et que j'ai eu pour une bouchée de pain. Il
est torse-nu sur la pochette, et on peut lire au verso, au milieu
des histoires de copyright : "stomach scar courtesy Davyhulme
Hospital". Je sais pas vous, mais moi ça m'a fait sourire...
Dimanche 28
 Ca
y est, la barrière est finie. Trop fort le Carabrico !
Dans l'après-midi, direction Clichy pour voir l'OSC jouer
trois morceaux de Rita. Un morceau par chanteur,
à l'occasion de la Sainte Cécile célébrée
par la municipalité. Que mes lecteurs n'oublient pas : pour
voir Rita c'est dimanche prochain !

Un peu de répétition après ; les musiciens,
puis les chanteurs, suivent les directives des directeurs musicaux
et artistiques. Franchement, je crois que je vais passer un excellent
moment dimanche prochain.
Et la journée se termine dans un resto thaï avec Benoist
et Fabienne... et avec, à la table d'à-côté,
une bécasse jacassant au téléphone.
Samedi 27
De bon matin, direction le Musée de la vie Romantique pour
l'expo consacrée à George Sand. L'expo
se termine demain, alors on y court, on y vole... et on en repart
sans grand enthousiasme. A voir : des tableaux, en relation avec la
vie de la Georgette, qui n'était pas la dernière pour
lever la gambette. Certes, on nous a filé un papelard au début
pour pouvoir lire des commentaires pas inutiles, mais bon, je sais
pas, bof quoi... A noter cependant l'agréable découverte
du talent de peintre de l'écrivain, ainsi que (faut pas pousser
mémé George dans les orties) de jolies toiles...
Et puis ça m'a rempli un bout d'inculture, c'est toujours ça
de pris.
Pas le temps, de toute façon, de mater des heures le double-menton
de George, on a une barrière à monter. Oui, une barrière,
pour le spétaccc... Allez, amène ta scie, on va à
Claye-Souilly...
Ah oui, j'allais oublié : They go to the woods, 1er
album d'Herman Düne a enfin traversé l'Atlantique grâce
à ebay. So coooool....
Vendredi 26
A l'heure où j'écris ces lignes, une question me taraude
: que s'est-il passé hier ? Mmmmm... ah oui, Benoist est venu
déjeuner avec un poulet rôti sous le bras. Et puis, et
puis... Ben rien, j'sais pas... Ah si, F a fait un poudinn.
Un pudding, oui oui. Il se moque de moi parce que je préfère
les crostates, et que je fais un peu la fine bouche sur son poudinn,
mais il n'est n'est pas si mauvais que ça son etouffe-chrét'
heu, son gâteau, pardon.
Jeudi 25
Ca
arrive, ça approche, c'est même carrément dans
un mois et je n'ai toujours pas rédigé l'immuable lettre
au Père Noël qui
hante mes rêves chaque année à cette période.
Mais un cadeau est déjà arrivé : mon nouveau
téléphone portable. Un autre cadeau a fait son apparition
dans mon existence : l'installation de Prince of Persia sur
le PC. Depuis, j'ai su être raisonnable, le jeu n'empiètant
pas à outrance sur le reste de mes activités. Mais honnêtement,
franchement, sincèrement, c'est nettement plus drôle
que de s'enfiler des dizaines d'offres sur ces fichus sites web d'emploi
de m**** qui ne me proposent que des postes à la c**. C'est
le désert, l'offre de mes rêves n'est toujours pas apparu.
Je commence à remettre le nez sur le offres en CDD... Pas glop
!
Mercredi 24
J'ai eu une journée bien remplie, c'est le moins qu'on
puisse dire. Alors qu'en dire ?
Que j'ai enfin une ordonnance pour aller faire radiographier ma paire
de genoux, pauvres genoux qui souffrent au moindre effort.
Que je suis un crétin qui avait oublié toute pièce
d'identité pour récupérer son nouveau téléphone
à la poste.
Que le lexique des règle typographiques en usage à
l'imprimerie nationale se lit comme un roman.
Que mon cholestérol s'est léché les babines en
voyant toutes ses chips grasses dans mon assiette.
Que je ne veux pas tout raconter.
Mardi 23
Retour
à l'adolescence. En 1990 sort "Prince of Persia",
jeu cultissime qui envahira pas mal d'heures de mes années
de lycée, y jouant et y rejouant sans me lasser...
Le prince de Perse a refait son apparition cette année pour
de nouvelles aventures, et mon inscription récente sur ebay
m'a permis de l'acquérir à peu de frais. Peu de frais,
mais aucun boîtier ni livret d'accompagnement (la notice semble
apparemment dans le CD), le vendeur étant un peu du genre menteur
par omission. Ne m'étant jamais acheté le moindre
jeu vidéo, je comptais me faire un mini plaisir, je suis donc
un peu déçu mais ce n'est pas très grave. Le
mini plaisir sera là quand j'y jouerai.
XX ! Ce sera une natofette.
D'ailleurs à l'heure où j'écris ces lignes on
devrait déjà être partis pour dîner chez
les Natof.
Et puis, y a pas à dire : je
préfère Pessin à Plantu.
Lundi 22
Enfin ! J'ai enfin retrouvé
mon CD de "You Are The Quarry", album de Morrissey
ayant subrepticement disparu quelques jours après son achat.
Je peux donc enfin l'écouter vraiment... et vraiment c'est
pas mal du tout. C'est, par exemple, plus agréable à
écouter dans le métro que le dernier album de Cure que
j'ai trouvé lourd à digérer. C'est
bête, écouter "You Are The Quarry" avant aujourd'hui
m'aurait peut-être poussé vers les portes du Zénith
où Moz est en concert... ce soir justement. Bah, son passage
à l'Olympia m'avait presque ennuyé, alors un deuxième
pélerinage serait peut-être de trop.
Enfin bon, j'ai aussi enfin
un nouveau pass navigo. Le moment passé à l'agence commerciale
de la Ratépé m'a permis d'écouter
les niaiseries d'une des employées ("vous voulez un bonbon...
c'est joli votre quartier... ah quand je travaillais le dimanche matin
à Bagnolet... les gens faisaient encore la queue à la
boucherie à 13h mais à quelle heure ils mangent ? ...
non je ne sais pas si vous avez droit à une réduction
je ne m'occupe que de la carte intégrale... ah la la ces intermittents
du spectacle ils veulent des réductions sur les transports
alors que tu parles ils ont pas le SMIC au chômage non mais
vraiment même Catherine Deneuve elle avait le statut d'intermittent...
gna gna gna..."). Pendant ce temps là, sa collègue
essayaient de ne pas se laisser embourber l'esprit par de telles interférences
afin de pouvoir traiter mon dossier.
Pour me remettre d'une telle dose de crétinerie, je suis allé
à Beaubourg.
Je voulais m'acheter un bouquin précis, mais j'en avais oublié
les références... J'ai alors jeté mon dévolu
sur le dernier numéro d'"etapes"
et sur deux bouquins : "maquettes et mise en page"
et "lexique des règle typographiques en usage
à l'imprimerie nationale". Si le premier
est intéressant, le dernier est carrément passionant...
Je crois que ça va changer ma vie, ce petit truc de 196 pages.
Je fais ensuite un saut à l'expo sur le travail de Bernd
et Hilla Becher, deux allemands photographiant en noir-et-blanc
des bâtiments industriels. Intéressant mais pas glamour,
j'en fais vite le tour.
Dimanche 21
C'était
finalement le week-end national de la machine à laver et du
rangement : des draps et des housses de couettes à laver, un
tour à mon futur-ex-chez-moi, pour remplir la cinquecento et
la vider dans mon nouveau-chez-moi.
Pour se donner du courage et se faire plaisir, un saut à la
boucherie où il faut faire la queue pour acheter un poulet.
Un poulet fermier, un vrai, avec du bon gras jaune sous la peau bien
grillée par la rôtissoire du boucher.... du volailler,
pour les puristes. Mais qu'avaient-ils tous, d'ailleurs, devant moi,
à faire la queue pour acheter un poulet rôti. C'est dingue,
ça ! Aurais-je des habitudes culinaires extrêmement communes
? Pas si sûr : pas sûr qu'en accompagnement, les acheteurs
sus-cités de poulet aient cuisiné des pâtes à
l'huile d'olive, à l'aïl et à l'origan pour le
déjeuner... puis pour le dîner, des patates et des artichauts
de la Tata Maria du Cara. Pas sûr non plus qu'ils aient rousigué
les os avec autant de ferveur que nous.
Ca ne me nourrira pas autant qu'un poulet, mais j'ai aussi commandé
un nouveau téléphone portable. Pour
29 euros seulement, je vais avoir le Siemens CXT65 : appareil photo
intégré (option carrément cheap maintenant),
bel écran couleur (option carrément cheap maintenant),
très bonne autonomie (parfois pourrie encore maintenant)...
Je crois que ça va changer ma vie, ce petit truc de 80g.
Samedi 20
« Mais
qu'est-ce que t'as avec Françoise Hardy en
ce moment ? », me demanda F à l'arrivée
de ma commande Alapach', constituée de "La maison où
j'ai grandi", "Ma jeunesse fout le camp" et "If
you listen". Je n'ai rien avec Françoise Hardy en ce moment,
je remplace juste mes vieux enregistrements sur cassettes (ou mes
copies de CD comme c'est le cas pour "If you listen"). Ces
trois-là, datant des années 60, restent très
agréables, et j'aime vraiment beaucoup un nombre notable de
chansons... Certes, certaines paroles sont un peu nian-nian sur d'autres
titres, mais bon, on va pas en faire un fromage de chèvre.
Sinon, je suis vraiment déçu par son nouvel album, dont
j'ai écouté quelques titres à la Fnach ou sur
le web. Ca m'a l'air mollasson... Le problème, c'est que j'attends
d'elle un nouveau "Le Danger", superbe album paru en 1996,
et que déjà avec "Clair Obscur", j'avais dit
"bof"...
Mais pas eu le
temps de dire "bof", ni "ouf" aujourd'hui. C'était
la journée nationale du rangement et de la machine à
laver...
Vendredi 19
L'achat du CD de Herman Düne sur ebay (auprès d'un new-yorkais)
me pousse jusqu'à la Poste pour envoyer les dollars par Western
Union. Horreur : on me demande 10,50 euros de frais une fois
le dossier mis en place. Moi qui croyais faire une affaire... Tel
est pris qui croyait prendre ! Pour être ponctionné d'environ
20 euros de plus, j'y officialise
mon suivi de courrier. Histoire de me réconcilier avec le monde
griffu qui m'entoure, j'achète de jolis timbres... qui ne s'avèrent
pas réellement jolis.
Je marche plutôt que d'attendre 10 minutes le bus 26 qui vient
de me passer sous le nez puis je joue à l'animateur multimédia
avec Pierre-Marie. Je marche encore, plutôt que d'attendre 10
minutes le bus 76 qui vient lui aussi de me passer sous le nez, mais
je me casse le même nez sur la porte du CGL
qui bizarrement n'est pas ouvert.
Je vais alors à l'agence RATP de Bastoche.
Ah oui, la société Ellios qui gère mon abonnement
a un petit conflit financier avec la RATP (à qui ça
apprendra de sous-traiter ! Na !), et donc... et donc mon pass est
en opposition. Ouais, il ne fonctionne plus depuis avant-hier. Trop
drôle. Trop gentille, mais surtout trop embarassée, la
RATP s'occupe de tout et m'octroie même 10 euros de remise pour
décembre. Quand même gonflée, l'employée,
de me dire qu'on me fait "un geste commercial". Mais je
réalise soudain que j'ai oublié un RIB. Je suis venu
pour rien.
Mais l'honneur est sauf, je parviens (tout de même !) à
afficher, aux Mots à la Bouche, une annonce
pour la colocation. Je n'aurai pas complètement perdu ma journée...
Jeudi 18
Ca y est, je
le dis, je l'avoue, je l'écris, je le diffuse, je le clame
: je déménage. Bientôt. Je ne
sais pas précisément quand, tout dépend de la
date à laquelle ma chambre trouvera repreneur. Date limite
officielle : 1er janvier. Mais considérons dès aujourd'hui
l'Arno comme Bellevillois ; j'ai grimpé la rue des Pyrénées
suffisamment haut, presque au bout, pour pouvoir dire : j'habite Belleville.
Métro Jourdain ou Pyrénées, c'est choix... Ceux
qui suivent ce journal régulièrement aurons deviné
où je m'installe : là où j'ai déjà
rapatrié mes vêtements, des disques, des livres... là
où je passe le plus clair de mon temps depuis des semaines,
des mois... là où je me sens si bien... Mon journal
n'étant pas affublé de l'adjectif "intime",
je n'en dirai pas plus.
Et puis il y a ebay, et soudain me revoilà plongé dans
le péché : l'envie. Tous ces objets qui nous tentent,
c'est assez terrible : oh le joli chromo, oh la belle boîte
Art Nouveau, oh elle n'est pas chère cette guitare basse. Ma
foi, je suis tout de même bien content d'avoir acheté
un album d'Herman Düne introuvable en France sauf assez cher
en import. Bon, allez, ça suffit, je retourne jouer avec php
et mysql... c'est pas ebay qui me trouvera un boulot.
Mercredi
17
A voir la nouvelle
édition du Petit Larousse, on pouvait s'attendre à ce
que le cédérom qui l'accompagne ait une jolie interface,
avec de jolies couleurs, quelques arrondis... Mais c'est une sorte
d'ersatz de minitel qui squatte l'écran. On se fiche du monde
!!
Bref... Tout
ça n'est rien à côté de ce qui est arrivé
à ces pauvres carmélites de Compiègne, guillotinées
sous la Révolution, et qui se sont époumonnées
hier à l'Opéra Bastille pour arriver
à couvrir le bruit de l'orchestre : on leur coupe le sifflet
avant de leur trancher la tête : pas sympa ! Et puis pas évident
pour suivre les dialogues, surtout, de surcroît, quand les surtitres
ne suivent plus et quand Blanche et son accent d'outre-on-ne-sait-pas-où
nous dit qu'elle « ne miprise pas le meunde ». Côté
mise-en-scène, ça va, c'est sobre, mais tellement sobre
qu'à un moment donné on ne sait plus où se passe
l'action. Voilà... Pour le reste (orchestration, chant...)
demandez au carachef, il vous dira ce qu'il en pense (globalement
: du mal. Très très déçu, lui qui adore
cet opéra). Ah
oui, au fait, c'était : "Dialogues des Carmélites",
de Poulenc, très belle histoire au demeurant,
et puis il me faut avouer que ce Salve Regina c'est très
beau, même entrecoupé de grands SCHLLAAKK.
Mardi 16
Y
a dînette avec les Natof ce soir. La sauce
olives-noix du 6 novembre mérite bien une deuxième tentative.
Il y a aussi du lapin qui a eu le droit de mijoter dans une bonne
sauce avec plein de trucs dedans (ail, oignon, lardon, poivron, courgette,
tomate). Et puis enfin les mini gâteaux au yaourt se font tremper
dans la compote pomme-vanille faite récemment... tout ça
avec un très bon Châteauneuf-du-Pape qu'on n'a pas laissé
vieillir. Promis, promis, j'vais faire une rubrique recettes...
Lundi 15
D'une matinée
plutôt grasse et se terminant par un brunch au goût de
soja, de chou blanc et de thé à la bergamote, il ne
restera pas grand chose à dire. Mais de l'après-midi,
mon journal se fera les choux gras...
- Une commande
sur Alapach' pour profiter d'un bon cadeau offert par Ouanadou et
pour acheter trois albums sixties de Françoise Hardy.
- Un tour à DingFring, où les prix me vont comme un
gant, et aujourd'hui comme les
deux paires de gants
(rires !) que je m'achète. L'une en cuir noir, l'autre en peau
de je-ne-sais-pas-quoi-peut-être-du-synthétique, dans
les tons de vert.
- Une petite visite de la Galerie Jérôme de Noirmont
où va bientôt se terminer l'expo de Pierre
& Gilles. Pas aussi belle que l'expo "Arrache
mon coeur" de 2001, alors je suis déçu, même
s'il est toujours bon de se pencher un peu sur leur travail.
- Une bouffée d'air "indé" chez Gibert où
j'achète "Riot on an empty street", le nouvel album
de Kings of Convenience et "Spiritchaser",
ultime album (datant de 1996) à ambiance africano-vaudou de
Dead Can Dance. Le petit problème chez Gibert,
c'est qu'aujourd'hui comme la dernière fois, j'ai subi, au
rayon français, rayon trop proche du rayon "world music",
le dernier album produit par Manu Chao. Manu Chao fait du Manu Chao
une fois, ça va. Deux fois, ça passe. Mais cette fois-ci
il a produit Amadou et Mariam (mais oui, vous savez, ces chanteurs
maliens aveugles, ceux qui ont chanté "Je pense à
toi mon amour ma bien aimée ne m'abandonne pas mon amour ma
chérie..."), et il s'est pas trop foulé le
bougre, il a recollé ses petites ritournelles et ses petits
"poët-pouët" et "gling-gling" à
deux balles sur leur musique. Petites ritournelles qui, avouons-le
d'une manière directe et totalement subjective, m'exaspère
au bout de cinq minutes. Voilà.
- Un arrêt à La chaumière à musique
because le Cara il cherchait un opéra de Lalo et que finalement
il a trouvé autre chose moitié moins cher que chez Gibert.
- Un coup de gel chez Picacard pour remplir le congélo
et tester la résistance des gants achetés précédemment.
- Des mini gâteaux au yaourt
Et voilà
!
Dimanche
14
Mon colocataire
teste des vinyls pour vérifier l'absence de rayures... J'ai
donc droit à un album de Frédéric François.
Merci !
Et
puis ce pauvre F a failli avoir le choléra... au scrabbb...
bien sûr.
Samedi
13
Ce n'est qu'en
fin de journée qu'est enfin prêt le programme
pour Rita.
Image trop verte (due à un oubli de conversion en CMJN),
achat de cartouches couleur chez Dartoche, ordi qui plante,
couverture trop chargée (qui finira simplement par ne revêtir
que le strict minimum), gestion caractérielle des marges par
le traitement de texte, prise de tête sur du texte écrit
verticalement... Mais bon, ces petites problèmes ne sont rien
à côté des yeux explosés de F qui
doit bosser un max sur l'ordinateur pour être prêt demain.
Vendredi
12
Ce vendredi permet
de jouer au chat et à la souris avec les bactéries.
F est atteint d'une conjonctivite, et le pauvre
en plus de souffrir et d'avoir des yeux rouges et gonflés,
se retrouve craint par chacun : la conjonctivite est en effet extrêmement
contagieuse. Par chance, à l'heure où j'écris
ces lignes, je n'ai toujours rien attrapé. Ce vendredi est
en plus jour de répétition, il y a donc du monde qui
passe : les chanteurs, Benoist, Fabienne, Marie-Hélène...
En plus de l'état de crise sanitaire, on frise même la
crise diplomatique, faute de tasses en nombre suffisant pour le thé.
Où va le monde ?
Jeudi 11
Dans le feuilleton
de l'automne "L'Arno cherche un boulot", l'épisode
du jour permet à l'Arno de se lancer sérieusement dans
l'apprentissage du php, notion devenue incontournable
pour tout webmaster digne de ce nom. Et cela grâce à
un site très bien fait : www.siteduzero.com.
Mes années de lycée et d'études ont vu pas mal
de lignes de programmation (turbo pascal, C++), alors en grattant
un peu dans les souvenirs le php s'avère très simple.
J'ai même commencé à faire du basic au collège,
et je me souviens de ce petit dessin animé que j'avais réalisé
en basic : deux extra-terrestres descendaient de leur soucoupe volante
et mouraient dans un déluge de couleurs. Hi hi... Pac Man
et Space Invaders reviennent d'ailleurs à la mode,
alors moi j'dis que mes extras-terrestres ils sont hyper vintage !
Mercredi
10
 
L'opéra
Garnier nous accueille cette fois-ci pour de la danse, avec le chorégraphe
Angelin Preljocaj. Deux spectacles pour une soirée, en fait.
D'abord le Songe de Médée,
plutôt joli mais avec beaucoup de seaux sur scène. Médée
qui tue ses enfants pour sauver son amour avec Jason, leur met au
final la tête dans un seau. Le seau, de plastique comme de métal,
ayant tout de même un lourd passé de rôle comique,
difficile ici de s'émouvoir, malgré la violence gestuelle...
Et puis cette fichue musique stridente : pffffff....
Et puis MC 14/22 « ceci est mon corps »..
Douze danseurs pour 55 minutes belles, violentes, fortes, très
fortes. Vraiment émouvant. Rien à dire de plus.
Mardi 9
Ah ! Ca y est,
j'ai fini de raconter notre petit séjour charentais du mois
dernier... 
Pour le reste,
rien de neuf : après avoir appris que ma dernière candidature
a fini aux oubliettes, je commence à mettre la tête dans
les candidatures spontanées...
Lundi 8
Va chez Bricorama
Découper du boua...
Va chez Gibertt'
faire des emplett'...
C'est l'anniversaire
d'Alain Delon, alors pour fêter ça on monte de nouvelles
étagères dans la caracuisine et on rajoute de nouveaux
CD dans l'Arnothèque...
. "Ya ya", de David-Ivar et Herman Düne.
Ca venait d'arriver en import ! Ca alors, si je m'y attendais ! Une
écoute rapide, et je suis définitif : c'est bel et bien
du DIHD, et c'est bien bien.
. "Frag den Abendwind", de Françoise Hardy.
En attendant son nouvel album qui paraît dans une poignée
de jours, v'là un best of en allemand et français paru
en Allemagne en 2001. Bizarrement, on n'y trouve pas la chanson "Traüme"...
mais il s'y cache une version hardyenne (auf französisch) des
Feuilles Mortes : quelle surprise !
. "Am I not your girll ?" et I do not want what I haven't
got", de Sinead O'Connor. A environ 5 euros
le CD, ça vaut vraiment le coup de compléter ma collection...
. "Feast of Wire", de Calexico. A environ
7 euros le CD, ça vaut vraiment le coup de compléter
ma collection avec cet album paru l'an dernier...
. "Goodbye and Hello", de Tim Buckley.
Celui-là, c'est pour parfaire un peu ma culture musicale.
Ben oui, à environ 6 euros... Hum... Mmmm... Je me demande
si le comique de répétition n'est pas à utiliser
avec parcimonie. Et puis cet argument est dangereux car j'aurais pu
dévaliser les rayons.
Dimanche
7
En ce premier
dimanche du mois, c'est Gustave qui rince. Direction donc le musée
Gustave Moreau, où je retrouve les Natof.
Ce petit musée cache en son sein de jolis appartements XIXème,
un escalier beau à pleurer et les oeuvres du peintre. Surtout
les oeuvres du peintre, en quantité impressionante, de la simple
ébauche à la toile immense. Le système de rangement
des dessins est vraiment très original, et je me demande soudain
s'il est d'origine... Un passage aux toilettes du musée fait
également partie de la visite. Si si ! Mais quelque chose m'inquiète
: on n'a pas sorti un seul jeu de mots pendant la visite. Et pourtant...
Moreau, vache.
   
Puis
un chocolat derrière une bâche en plastique, histoire
de se réchauffer, et aussi un détour via NatofLand pour
baver devant le bel écran plat du Tof et taxer l'album de Kioure.
Ben voilà, c'était dimanche.
Samedi
6
Ce soir, c'est
dîner avec les Nathuc. Y a des carottes
à tremper
dans diverses sauces (dont une création Caracholienne aux olives
et aux noix), des lasagnes presque végétariennes, et
des mini crostates en forme de pasticciotti. Tout cela, accompagné
d'un divin vin italien, nous a bouleversé les papilles. Ca
va finir par se savoir que Caraccio' est le roi des fourneaux.
Vendredi
5
Rien à
se mettre sous la dent chez DingFring, ni sur anpe.fr, ni sur apec.fr,
ni sur talents.fr, ni sur alapage.com. Reste un vinaigrier au BHV...
au sous-sol, rayon "cave", évidemment. Alors, au
passage, un petit conseil aux acheteurs de vinaigrier : faites bouillir
le bouchon et le robinet avant installation. Moi j'dis : sur mon site,
c'est comme au BHV.
Jeudi 4
Coups
de fourchettes à La Petite Vertu, avec une
brochette de CSIards (Anne, Isabelle, Jérôme, Stéphanie),
Philippe, et la rapide apparition pré-dînatoire de David.
Plus de boeuf, j'opte alors pour de la langue à la bordelaise,
plat à ne pas confondre avec la langue de bois à
la bordelaise, spécialité d'Alain Juppé
devant la cour. Bref, ça cause opéra et clavecin, boulot
et chômage, anges et parlanjhe de la Saintonge...
Et ça se termine, une fois le Carachef arrivé, par une
tripotée de blagues.
..."Comme à la maison", dirait Anne.
  
Mercredi
3
Bush ? Dégoût !
Encore de l'opéra
ce soir. Mais un peu plus classique qu'hier : c'est "Katia
Kabanova", de Janacek. Il a d'abord fallu se concentrer
sur la musique, dérangé par les gens en retard et surtout
par un couple qui mangeait des sandwitchs au pâté de
foie très odorant, juste à ma droite. Après l'opéra,
je me permis de leur signaler qu'ils auraient pu s'abstenir, mais
d'après eux c'était tout à fait normal... Bref,
pas la peine de s'apesantir sur la connerie des gens.
La
musique donc, était assez jolie, mais la mise en scène
n'aidait pas non plus à se concentrer dessus, celle-ci étant
définitivement crétine à certains moments. "Trop
de couleurs distrait le spectateur", disait Tati. Ici, le spectateur
était distrait par trop de couleurs, peut-être, mais
surtout par trop de grossièreté, de pas de danses, d'absurdité,
de détails stupides... La pauvre Katia, censée se noyer
dans la Volga, termina même sa vie dans... la fontaine placée
au milieu de la scène. On croit rêver.
Heureusement,
reste l'opéra Garnier, superbe monument ; je n 'y avais jamais
mis les pieds.
Y a pas à dire.
Ca déchire.
PS. Bon anniversaire
Bruno
Mardi 2
Teuf à Tof
En ce jour des
morts je vais tout d'abord jouer au revenant en allant à la
Cité des Métiers pour rappeler à mes anciens
collègues que j'existe. Accessoirement, je ne fais pas qu'y
papoter et j'y consulte un livre sur les CV et lettres de motivation.
Mais ces fichus bouquins ne sont pas vraiment adaptés à
mon fichu profil...
C'est
aussi le jour où l'on fête l'anniversaire de Tof, alors
on se retrouve cours de Vincennes pour déjeuner. Il y a aussi
la Manue toujours en forme pour raconter n'importe quoi.
Mais
c'est dès 17h30 que commence "Saint François
d'Assise" à l'Opéra Bastille. Et c'est
à 23h30 qu'on en ressortira, après 2x45 minutes d'entracte
et le reste de... de... d'ennui. Malgré l'intérêt
que peut revêtir la musique d'Olivier Messiaen (transcription
de chants d'oiseaux, représentation de la foi, travail sur
le rythme, des dizaines de musiciens entassés dans la fosse,
trois instruments bizarres squattant les balcons...), il n'y a pas
de quoi en faire 4h30 soporifiques, redondantes, maladives et gonflées
comme un lépreux sous cortisone (Oui, je dis ce que je veux,
même si ça n'a aucun sens). Pour les éléments
visuels, on repassera aussi, là encore à quelques exceptions
près (i.e. les deux scènes avec l'ange)... Ok, je suis
un novice en matière d'opéra, mais bon... même
le Carachef a failli avoir une pousée d'urticaire. Ca me rassure.
... Heureusement
qu'une soupe de pot-au-feu nous attendait au retour : c'est bien beau
la culture mais ça nourrit pas son homme.
Lundi 1er
Pomme pomme pomme pomme
Pluie. Triste
pluie. Le soleil des vacances charentaises est bien loin. Déjà
loin. Mais ne nous plaignons pas, nous allons déjeuner chez
Ginou, et en profitons pour récolter plusieurs kilos de pommes
rouges sous le ciel gris. La compote est de retour...

Un arrêt
également chez Truffal pour acheter un petit oisal. Le pilou-pilou
se sentira moins seul...
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