Vendredi 31

Voilà voilà, elle se termine cette année 2004. Elle se termine avec la construction d'une armoire : ah quel bonheur d'avoir un mari bricoleur. De mon côté je bouffe moins de copeaux avec un retour sur les sites d'emploi et quelques extraits mis en ligne sur le site de l'orchestre...

Voilà voilà, elle se termine, cette année 2004, avec un gros goinfrage en règle : gougères et mini feuilletés de saucisse faits par Fabienne et une pizza faite par F... Ah quel bonheur d'avoir un mari cuisinier. Enfin, nous allons au Tango où nous retrouvons Gros Poulet avant l'ouverture. F et lui nous montreront ce que c'est que savoir danser, mais j'oserai quelques pas (un tango, deux chacha...) en pensant que c'est également le bonheur d'avoir un mari danseur. Minuit, bisous, bounané... Benoist et Pablo arrivent ensuite accompagnés d'une poignée de compagnons de soirée : on papote, on planifie les festivités à venir (bal interlope...) et l'on ose même se trémousser sur une insupportable version zouk de L'hymne à la joie. Ce réveillon était définitivement une très bonne idée.

Au revoir 2004... une année pleine de changements, de péripéties, de carton de déménagements, d'éloignements, de départs, de rencontres, de déceptions, de joies, de peines causées, de peines ressenties, de soucis, d'insouciance, d'amitié, de bonheurs, de découvertes, de chômage, de SMS, de mises à jour, d'antibiotiques, d'aspirine, d'huile d'olive, de sciure, de sueur... une année pleine de vie, quoi, avec tout ce qu'elle a de plus merveilleux comme de plus terrible. Voilà, c'est fini, alors je finis mon blabla par un grand merci tous ceux qui m'ont aidé, soutenu, hébergé et offert leur sympathie et leur amitié au cours de cette année.

Jeudi 30

L'agrandissement de la porte du dressing avait un but indirect mais précis : l'installation d'une armoire dans la chambre, autour de la dite porte. Mais voilà : l'armoire ne se fera pas toute seule... Direction donc la Seine-et-Marne, département certes rural mais qui est plutôt pour nous synonyme de bricolage. Achat tout d'abord, chez Leroy-Merloche, d'une scie circulaire et de quelques éléments complémentaires et supplémentaires. Direction ensuite la maison de la CaraGinou pour un déjeuner et un après-midi découpage de planches. Quand on sait que la future armoire fera 2m50 de haut, on laisse imaginer aux lecteurs bricoleurs de ce journal le nombre de planches qu'il faudra couper et la place que cela prendra dans la Cinquecento...

...Resteront en mémoire les frissons d'extase traversant l'échine du Carabrico lors de l'utilisation de sa nouvelle scie, et reste le montage de l'armoire demain...

Mercredi 29

Journée remplie de petits riens quotidiens. Pressing, bus, mairie, marché, banque, bus, boulangerie, pasta, vaisselle, boulangerie, pâte à pizza, métro, rayons bricolage, métro, poste, défonçage de mur, pizza, Uno, mesures. Le défonçage du mur pour un agrandissement de la porte du dressing ne fut tout de même pas un petit rien, ce fut plutôt la source d'une belle quantitié de poussière et d'un peu de boum boum ayant (on l'espère) juste un peu agacé la voisine du dessus. Pour une fois que l'on parvenait à couvrir le bruit de ses pas...

... Bon, avec tout ça, si mes amis me lisent : désolé si j'appelle pas, je suis un peu occupé.

Mardi 28

Finies les parties de belote et les cours de patois saintongeais pour F : retour à Paris. Rock'n'folk faisant le bilan de l'année, une mémé un peu bavarde, des sur-réservations, un sourire de connivence avec une jeune fille masculine, un croque-monsieur au wagon-bar, un taxi causant portugais et nous revoilà at home. Fabienne arrive peu après avec un tout nouveau gaufrier.... mmmmmmmmmmmmm... petit bonheur gustatif de trois parisiens qui n'efface évidemment pas l'horreur vécue de l'autre côté de la planète.

Lundi 27

Un peu de gelée ce matin, ça rafraîchit les esprits, ça rafraîchit surtout les pieds pendant la balade du matin. Nous retournons aux carrières pour fair plaisir à F et découvrons (sans grande surprise pour un tel lieu) que quelques chauves souris s'y cachent.

St Sauvant La chapelle des potsL'après-midi, petit tour en voiture dans le coin. D'abord Saint Sauvant, son église St Sylvain et son joli bourg où je n'avais jamais mis les pieds. C'est pourtant si près... Puis La Chapelle des Pots, sa poterie (d'où nous repartirons bredouilles) et son bourg. Ce petit village, proche de chez mes parents, et où reposent mes grands-parents maternels, c'est un peu chez moi, même si je le connais peu. C'est un peu chez moi, surtout sa fontaine ronde construite par mon arrière-arrière-grand-père, et recouverte en cette période de fête par d'abominables décorations ; je n'ose pas la photographier. La fontaine et son lavoir ont été le lieu de nombreux moments de jeu lorsque mémé venait à la boucherie qui la jouxte. Ces quelques mètres carrés de pierre de taille et d'eau sont sûrement plus importants dans mon livre de souvenirs que bon nombre d'autres endroits saintongeais.

Dimanche 26

La journée commence bien : F fait deux crostates. Deux belles crostates qui vont faire des ravages sur les papilles des parents !!

Après le déjeuner et la sieste, un tour dans les carrières. F se prend pour Indiana Jones... Mais il fera moins le malin après toutes les parties de belote que nous avons perdues ! Nous jouons aussi tous les deux à la scuba. Je commence à saisir quelques réflexes : qui va piano...

Samedi 25

Ca y est, c'est Noël. Commes tous les ans, c'est l'euphorie puérile, l'arrachage de papier cadeau trop soigneusement plié et scotché, les sourires enthousiastes ou forcés... bref, c'est Noël.

Ici, avant les cadeaux, il y a d'abord eu les toasts à toaster, l'arrivée de F à la gare, l'arrivée des soeurs et de leur famille, et trop de toasts à manger. Et puis les voilà. Je suis fort satisfait, mais suis surtout heureux de voir que mes cadeaux ont plu, en particulier mes petites trouvailles sur e-bay. De mon côté, je vais pouvoir boire du champagne, manger des chocolats, écouter l'album d'autour de Lucie, lire le roman de Virginie Despentes et m'inspirer du "Web Desing index n°4".

Viennent ensuite les agapes (foie gras, poisson, magret, cèpes, gâteau, champ'), suivies de parties de belote... et puis la fin de la journée qui pointe son nez, voilà... merci ciao merci bisou merci... à bientôt les soeurettes.

Vendredi 24

Un lever pas trop tardif (10h45 ?), un déjeuner, et l'écoute du CD offert avec le hors-série des Inrocks et des White Stripes (leur rouge et blanc est de saison). Une petite dose de rock qui m'empêche de faire une petite sieste, et la découverte de Cocorosie... Pas mal Cocorosie...

Puis les préparatifs pour le repas de ce soir et de demain. Eplucher, tailler, émincer, couper, décongeler, blanchir, chauffer, fondre, précuire, réduire, cuire, saler, poivrer, parsemer, mélanger, surveiller, réchauffer, laver, éponger, essuyer... pour obtenir au final une julienne de légumes, des choux au comté, une tarte poire-chocolat, du poisson, une sauce...

... et dîner de foie gras, d'une queue de langouste et d'un filet de dorade accompagnés d'une fondue d'endive, et d'une part de bûche au café.

Jeudi 23

Enregistrement à Clichy ce matin, pour F, les chanteurs et un quatuor... La carrière du carachef prend un virage aujourd'hui. Je les rejoins là-bas avec Fabienne et Maria après une matinée à fignoler mes bagages.

... Et puis il faut partir. Je prends le métro à Clichy et zou, Montparnasse. Avant le train, incontournable achat de magazines : Technikart, Images et le hors-série de fin d'année des Inrocks sur les 50 albums de l'année. Franz Ferdinand grand vainqueur cette année... et le sommeil grand vainqueur de Paris à Ruffec : je dors une grande partie du trajet.

Voilà... bonsoir papa, bonsoir maman... ça fait plaisir d'être ici...

Mercredi 22

Ratiboisage en règle puis un dernier tour de boutiques pour remplir ma valise de cadeaux... Pour me simplifier la tâche, je décide d'aller au BHV dans l'après-midi, même si j'imagine qu'il sera noir de monde. Et en effet, il est noir de monde. Je trouve mon bonheur... à une exception près : pas de Lapinot en rayon. Je me rabats alors sur un autre type de bestiole tout aussi amusante...

Et puis le feuilleton colocation se termine. Il est dommage que je n'ai pas fait un blog sur ce thème car le mois de décembre a été épique : si un remplaçant a été trouvé pour ma chambre, et bien il est déjà reparti. Entre les deux : du grand n'importe quoi absolument impossible à résumer ici. C'est du passé, oublions tout cela... et jetons-nous sur la pizza.

Mardi 21

Tiens, il neige...

Félicitations à Fabienne qui passe sa thèse aujourd'hui... et surtout qui l'obtient avec félicitations du jury à l'unanimité... Dites-donc Nathalie et Oumou, ça ne vous donne pas du coeur à l'ouvrage ?

Un tour à mon ancien chez-moi pour récupérer un peu d'argent et deux-trois bricoles laissées sur place... Ca tourne au vinaigre... Ciao.

Une dizaine de convives pour l'occasion et toute l'Italie dans la bouche grâce à tata Maria pour la pita de patata et la pizza, et grâce à F per gli due crostate. Pis grâce à moi un peu aussi... j'ai fait les courses !! Mmmmouais, pas très glorieux, d'accord, d'accord.

Lundi 20

Quelques larmes sur ce site pour dire au-revoir à Alain, comme nous l'avons fait ce matin au Père Lachaise.

Mais comme on dit toujours dans ces cas-là, la vie continue. Alors... continuons...

Tata Maria vient passer quelques jours à l'appartement, et est témoin de la finalisation de la nouvelle étagère. Ca papote un max en italien, ça va, ça va, j'arrive à suivre... et j'arrive à loger tous mes disques dans la déjà fameuse nouvelle étagère. J'crois bien qu'elle va faire la Une de Libé demain.

Tentative d'apprentissage, en fin de journée, du jeu de la scuba (heu... scuba, c'est ça ??). Fouyaya, ça va trop vite...

Dimanche 19

Un déjeuner à Claye-Souilly suivi d'un découpage de planches en extérieur - détail capital quand on sait la température extérieure, et nous voici, le soir-même avec un début de nouvelle étagère.

Samedi 18

Un tour à Ikékéa, un autre tour à Bricoramoche et me voici le soir-même avec un nouveau bureau.

Vendredi 17

C'est incroyable ce qu'un dessous d'évier peut cacher comme nombre de bouteilles d'huile d'olive.12. Doooouuuuze ! Mais ce qu'il faut préciser, c'est qu'elles sont vides. Sans compter les autres spécimens de contenants : huille de tournesol, champagne, pinard, eau-de-vie, eau de source, jus de fruit... un joli total de 28 bouteilles vides. Qu'importe le falcon... pourvu que ça prenne de la place !

... C'est donc journée ménage. Il faut continuer à organiser notre nouvel espace commun, mais ça va, pas de problème de constitution ni d'adhésion de la Turquie... Petit à petit ça part à la poubelle, à la cave, chez Ginou... ou ça se range de manière à prendre moins de place.

En soirée, premier téléchargement d'un film. On est dorénavant en 2048 (c'est le débit de l'ADSL, pas l'année), et dotés d'un 19 pouces (l'écran du Caraordi, pas un monstre... ouah, j'suis en drôle ce matin) alors on profite du service ciné en ligne de chez Ouanadou. 3,99 euros le film, c'est honnête et puis pas besoin d'aller se peler les fesses en allant à la boutique de vidéos.
Bref, le film c'est Sur mes lèvres, de Jacques Audiard, film que bizarrement je n'avais jamais vu malgré l'envie qui me taraudait. Taraudage à juste titre : ce film est vraiment une réussite. Car derrière un polar distillant efficacement l'angoisse, se cachent les creux de l'âme humaine. Terrible portrait de la solitude et de la vengeance sur l'existence, de la sournoiserie et de la vengeance sur autrui.

Jeudi 16

Dix ans déjà. 1994 a été marqué musicalement par Live Through This, album de Hole, mais oui mais oui souvenons-nous : le groupe de Courtney Love. Le réécouter aujourd'hui ne me rassure pas vraiment : ça n'a pas vieilli. Moi si. Il n'a pas vieilli mais tout a changé. Moi, pas trop. Ouf... Bref. Le mouvement grunge auquel il appartenait est passé du phénomène de mode au monument historique, le coffret Nirvanien qui paraît ce mois-ci passant un peu pour la nouvelle Bible du Rock. On va donc bientôt se rappeler que cette diablesse de Love n'avait pas seulement signé un pacte avec Dieu Cobain pour offrir aux fans, aux tabloïds et à PPDA un peu de ce qui fait la légende du rock : sexe, drugs, etc. On va bientôt se rappeler que cette diablesse a écrit un des albums de rock les plus aboutis des années 1990. Enfin, moi, en tout cas, je vous le rappelle.

C'est donc en écoutant Live Through This que je surfe sur anpe.fr... Y a pas à dire : ça défrise Borloo !

Le soir c'est l'A.G. de l'orchestre. Blabla bilan 2004 blabla projets 2005... Allez... Ben et Fab, v'nez donc goûter les pâtes de pommes...

Mercredi 15

Les pommes continuent leur transformation : confiture de pommes à l'orange, confiture de pommes à la mandarine...

Réception du CD des Inrocks CQFD 2005 (21 lauréats pour devenir la nouvelle star indé...). Ca sent parfois trop les influences (qui Dominique A, qui Jeff Buckley... c'est même le but du jeu de retrouver qui est fan de qui) mais certains morceaux ne sont pas déplaisants (ah , la litote, merveilleuse figure de style de faux-cul). Non non, sérieux, il y a quelques trucs bien... mais aussi des horreurs, oui je le dis : des hoooorreeeuuuurrrs. On notera également, grâce à la piste 13, que le succès de Cali cette année a ouvert la brèche à tous ceux qui, jusqu'à présent, gratouillaient dans leur cuisine en chantant des paroles qui parlent de la vraie vie et qui sortent du coeur (hi hi hi), et qui donnaient l'impression de chercher à articuler malgré leurs aphtes ou le coton qu'ils ont dans les joues. Au secours... Un petit saut ensuite sur le site de Madeleine Peyroux, pour écouter celle dont tout le monde parle actuellement, parce que bon, forcément, c'est diiingue cette jazzwoman qui reprend Dylan, vraiment c'est diiiingue. En plus elle reprend "J'ai deux amours", ça caresse le Thierry Roland dans le sens du poil. Bon, promis, pour le concours CQFD de l'an prochain, je fais une reprise de Sylvie Vartan.

Mardi 14

Ce qui m'a cloué au lit pendant deux jours ressemble aujourd'hui à un gros rhume mais l'évolution des symptomes n'est pas forcément satisfaisante : l'utilisation à outrance de mouchoirs n'est pas mon passe-temps préféré.

Je crois que j'ai également eu un rhume de cerveau la semaine dernière. J'ai omis de parler (information sans intérêt donc absolument capitale) de mes deux dernières acquisitions sur ebay : un livre sur le travail de Ralf König et un CD promo hors-commerce de Françoise Hardy. Si le premier objet va m'obliger à bosser énormément mon Deustch pour mettre un peu à jour ralfkonig.free.fr, le deuxième m'a permis de faire face à un e-vendeur d'une mauvaise foi crasse qui a attendu 10 jours après mon paiement pour poster le CD et qui n'avait pas eu l'idée de décrire correctement l'état de l'objet. Ca m'agace, ça m'agace.

Ce qui ne m'agace pas le moins du monde, en revanche, c'est la réussite de la pâte de fruit. Deuxième tournée ce matin, faite par le Cara tandis que je tousse sous la couette. Je finis tout de même par donner un coup de main et surtout quelques coups de cuiller en bois pendant les fatidiques dernières minutes de cuisson.

Quelques standards sixties pour retrouver Miss Sinatra à son époque bottée mais l'état de ma gorge me permet de massacrer tout ça avec enthousiasme... Aïe ouaze faïve and ihouaze sixxx, oui rodonne haursiz mèdauv stiks... bang bang... tousse tousse...

Et pour clore cette journée, quelques douceurs... les pâtes de fruits, celles-là même qui ce matin me faisait tourner le coude, ce soir me font tourner la tête.

Lundi 13

J'crois pas que ce soit normal d'avoir 39,1° de fièvre. Je suis proche de l'anéantissement, abandonnant même au bout de 5 minutes la rédaction de ce journal pour rejoindre mon lit.

Et à 16h, dans le cabinet d'un médecin barbu, le verdict tombe : la grippe. Tant qu'elle n'est pas aviaire...

Dimanche 12

Oh, je crois que j'ai de la fièvre. Et puis j'ai pas la pêche... Je passe une grande partie de la journée au lit, c'est pas normal c't'affaire. Heureusement, pour me sortir de mon état décati, je pèle et coupe des pommes : on va faire de la pâte de fruit.

L'aspirine fait un peu effet, je décide de me secouer et d'aller chez Laurent, comme prévu, pour un drinner en compagnie de Benoist & Pablo. Un drinner, oui oui, à cheval entre un drink et un dinner (version anglaise de rigueur). On blablate, on mate l'enregistrement de Rita et malgré tout on est aussi là pour parler boulot mais moi je suis complètement hors-service...

Samedi 11

Crémaillère ? Définition du petit Larousse : Pendre la crémaillère : offrir un repas, une réception pour fêter son installation dans un nouveau logement. Mmm... Ca ne m'aide pas pour savoir ce que nous devons acheter à nos hôtes de ce soir. Plutôt quelque chose d'utile, un objet ménager pourquoi pas... pas envie de sombrer dans la facilité avec un livre ou un objet d'art... une cafetière italienne ?

Allez. Soit. Direction le BHV où je tourne cinq minutes de plus pour m'acheter l'album de Nancy Sinatra. Déterrée par la BO de Kill Bill puis, sur mon PC, par quelques téléchargements aux relans sixties, Nancy Sinatra revient en cette fin d'année avec un nouvel album qui ressemble un peu à une compil indé : Calexico, Thurston Moore, Morrissey, Jarvis Cocker... chacun donne du meilleur de lui-même pour lifter mamie Nancy.

Nancy Sinatra a donc de la chance, elle verra son nom sur ma compil 2004, enfin terminée. Je me prends donc la tête sur la jaquette : il faut que ce soit prêt pour ce soir.

Allez, c'est le soir, on part à Asnières... Quelques bouchons, mais on n'est pas trop en retard. Aaargh, j'ai oublié mon appareil photo. Tant pis... Ca n'empêchera pas de passer une bonne soirée. Même si je tousse vraiment beaucoup.

Vendredi 10

Guilleret, à l'idée d'aller au Châtelet pour un petit concert suivi d'un petit bal. Guilleret de mettre les pieds dans le théâtre du Châtelet, d'écouter un peu de musique, d'avoir des inepties pseudo-mondaines à narrer ici, de regarder des gens danser et à l'occasion d'esquisser un ou deux pas... si j'ose. J'arrive le premier, puis voici Marie-Hélène qui me présente à quelques têtes dont certaines me sont déjà connues par le biais du Tango. F arrive enfin du fin fond du XVIIème, puis Béatrice. J'ai mis mon pantalon à carreaux et un pull noir, choix assez juste semble-t-il (ni trop fade ni trop prout-prout), étant donné l'apparat de certains (tenues "années folles" principalement). J'hésite entre avoir l'oeil amusé ou avoir l'oeil desespéré par les strass, les frous-frous et le renard... Ma foi, concentrons-nous sur la musique... Alors on résume : 5 musiciens (piano, violon, violoncelle, contrebasse et clarinette), inspiré à la fois par les orchestres de brasserie, les chansonniers et l'opéra. Mais voilà : nous ne sommes pas à table et point de chant. Résultat : c'est bien gentil mais on s'ennuie un poil. Un gros poil, comme ceux qu'a failli laissé apparaître la glousseuse déguenillée située à la droite de F. La mini-jupe est à utiliser avec des pincettes, Madame... J'ai dit "guilleret" ? Que nenni...

Pause. Sandwitch, banane. Et un SMS. Un terrible SMS. Le décès d'un copain dont la sympathie avait adouci la trouble fin de mon hiver dernier. Dame Tristesse vient de me faire un sale croche-pied avant le bal... Je pense à Philippe ; je l'appellerai demain. Et je pense que la gentillesse qu'il sème mérite mieux que trois phrases noyées au milieu de la superficialité (voulue) de mon journal.

Et puis ça commence, ça tourne, ça vire, c'est trop raide, c'est pas en rythme... Mais tout cela n'a pas beaucoup d'importance.

Jeudi 9

Un mythe s'effondre : mon taux de cholestérol est absolument parfait. J'émettrai l'hypothèse que cela vient du régime alimentaire à tendance italienne que je suis depuis 7 mois. J'sais pas vous, mais j'ai une de ces envies de pâté, soudain... et de mayonnaise aussi... et de frites, de chips, de croissant, de peau de poulet, de saucisson, de steack haché, de gras.... Oh oui, j'veux du graaaaaaaaaaaaas !!!

Mercredi 8

Un peu de bricolo-sport dès le matin : ayant fermé la cave en laissant la clé du cadenas à l'intérieur, me voilà bien obligé de scier la chose... Je pars ensuite en direction du quai Branly et je retrouve à 12h les Vapana au restaurant la Licorne. Le service est un peu long... et à 13h nous ne sommes toujours pas servis, ce qui oblige Valérie à quitter les lieux sans avoir déjeuné... Après le départ de Patrick, c'est Oumou qui nous rejoint pour un simple café.

Nathalie et moi partons ensuite en direction de la Galerie Anatome, rue Sedaine. S'y termine samedi une exposition sur Michal Batory, le formidable graphiste connu pour ses affiches pour l'IRCAM ou les théâtres de Chaillot et de la Colline ; ce type est vraiment une référence, quoi, genre "Moi, quand j's'rai grand, j's'rai Michal Batory"...
Si nous admirions déjà son travail et le découvrons donc seulement en partie, nous faisons plutôt connaissance avec cette galerie, la seule consacrée au graphisme, avec de surcroît un fonds d'ouvrages intéressant.

Mais bon, malheureusement pas trop le temps de tenir compagnie à Nathalie, le devoir m'appelle, et surtout le rangement de mes affaires qui traînent depuis hier soir dans le couloir...

S'en suit un tour à la Fnach' St Germain, puis à la Fnach' Montparnasse. Ca y est : le Cara a un écran plat 19". Belle bête bien utile pour son travail de carachef... quant à moi, je réinstalle enfin le système de mon PC, après la mise en place d'un bureau à tendance systèmeD... On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.

Mais bon, à l'heure où j'écris ces lignes, le PC va mieux et le bureau ne s'est pas écroulé. Ouf !

Mardi 7

Ca y est, j'ai vidé mon ancien appartement. Et j'étais bien content de partir quand j'ai entendu le dialogue entre mon colocataire et mon remplaçant :
« - La voisine qui est feuj...
- Ah elle est feuj ?
- Oui mais c'est pas grave elle est sympa.»
... Doit-on hurler, pleurer ou vomir en entendant cela ? Ce rejet sourd et ordinaire m'a en tout cas laissé sans voix.

Lundi 6

Il y a des poules sur le piano. Non, je ne souffre d'aucune hallucination.

Dimanche 5

Je n'aime pas me lever tôt, sauf pour partir en vacances. Je n'aime pas me lever tôt mais, ma foi, quand c'est pour la bonne cause, mon extraction du lit se fait sous le joug de la fatalité. La bonne cause aujourd'hui s'appelle Maria. Si si si, la zia Maria, la tante de F qui est partie hier matin de Corregliano, arrive ce matin à 8h41 à la gare de Bercy – c'est d'ailleurs l'occasion de découvrir l'existence de cette dernière. Avant d'arriver à la gare, nous frisons la panne d'essence puis la crise de nerfs à cause d'un nombre extravagants de sens interdits nous barrant la route. Mais finalement, nous arrivons à peine en retard pour charger dans la voiture les trois lourds bagages de Maria.

Arrivés à la maison, les bagages en question laissent échapper la raison de leur masse : des kakis, des citrons et des oranges du jardin, du miel, du café, des figues sèches, du fromage, du "saucisson de vache" (les guillemets s'imposent), une cafetière... Bref : les rois mages avant l'heure. La matinée se passe à discuter, mais moi j'écoute, tentant à une ou deux reprises trois mots d'italien. J'aurais dû réviser... Puis arrive la leçon de cuisine de tata Maria et un minestrone (qui accompagnera du riz quand on rentrera ce soir) se met à mijoter...

Enfin bon, c'est pas tout ça, mais Rita nous attend. Après déjeuner, repassage, satsifaction de pouvoir enfin mettre le pantalon rayé acheté il y a quelques mois, et départ pour Clichy. 15h : ouverture des portes. Je joue 2 minutes à la caissière, puis une fois relayé, discute avec les Panathuc qui sont déjà là. Mais le monde arrive, une bise à Machin, une bise à Machine, blabla mais le monde se fait de plus en plus nombreux, et après l'arrivée des Ouvalhub je reprends du service... Je ne me rendais pas compte que ça n'avançait pas assez vite : j'aurais p'têt dû me secouer les puces un peu plus tôt...

16h10. Enfin, ça commence. La salle est très très bien remplie. Je filme... De mon auberge ainsi l'apparence est coquette...

17h15. C'est fini. Ca applaudit. Tout le monde est ravi... Euh... sauf mes voisins de gauche, ceux-là même qui avaient fait tombé la caméra dont j'avais la charge.

Je retrouve ensuite l'équipe du spectacle (enthousiasthe) et les Panathucouvalhub (moins unanime). Mais pas trop le temps de causer, il faut tout ranger, et tout loger dans les voitures. La fiat est pleine : retour en métro avec Benoist & Pablo...

...et dîner avec les mêmes et Fabienne. Le minestrone cuisiné ce matin est divin, la crostate aussi, le nouveau service à thé aux motifs japonais est étrenné. Tout va bien, on rigole, on réfléchit à l'avenir de Rita et on traîne à table... Oups, j'avais une prise de sang demain matin pour tester mon gras : ça va pas être possible !

Enfin voilà... c'était un dimanche plus mouvementé que d'autres !

Samedi 4

Mais qu'est-ce-que j'ai avec le ménage en ce moment ? Je ne sais pas : je range, je lave et j'essuie, mais à l'occasion je ne pique pas à la machine (ça, c'est pour faire genre je mets un extrait de chanson pour montrer que j'ai l'esprit d'à-propos et une culture musicale très développée...). Oui, je range (un peu), mais surtout je lave, j'aspire, je gratte, je frotte, je guette les traces, j'espionne la poussière. Pas autant qu'il le faudrait pour avoir un appartement nickel-chrome-il-y-a-mon-reflet-dans-le-parquet, mais tellement plus qu'à l'habitude. Excès de zèle suite à mon installation ici ? Maturité ménagère ? Trop de temps libre à cause de mon chômage ? Il y a trois jours, j'ai même acheté trois produits de nettoyage en même temps... Bonjour, mon nom est Propre, Monsieur Propre.

Vendredi 3

C'est l'extrêmité de la dernière ligne droite aujourd'hui : c'est la représentation pour les scolaires. 259 enfants + 22 accompagnateurs. Je connais bien les chiffres, j'ai joué à la caissière pour accueillir les groupes...

Après ça, une pizza. Régina pour moi, il y a du jambon. C'est bon le jambon. Puis la partie masculine de l'équipe se retrouve dans la FIAT 500 à déblatérer d'indécrottables âneries. Il faut bien cela pour se détendre. Le déblatérage se poursuit d'ailleurs à la maison, puis chez Ding Fring...

Le soir, rupture culturelle : on loue un DVD et on s'écrase sur le canapé en regardant Scary Movie. Un monceau de crétinerie absolument indétronable.

Jeudi 2

C'est la dernière ligne droite pour le concert, et ce soir c'est la générale. Pas de stress aujourd'hui, c'est toujours ça de gagné.

Mercredi 1er

C'est la dernière ligne droite pour le concert, et ce soir c'est la mise en place des décors, après un petit coup de stress dans l'après-midi dû à un malentendu.

Mais bon, on est sûrement moins stressés que Hobius et Fallande, les pince-mi et pince-moi du PS, qui vont nous faire croire qu'à l'issue de leur référendum ils vont donner une image rassemblée et rassembleuse du PS. Et puis on aura quand même passé une soirée bien amusante à faire du bricolage... Il aime ça le bricolage, François Hollande ?