Vendredi 31
Voilà voilà, elle se termine cette année 2004.
Elle se termine avec la construction d'une armoire : ah quel bonheur
d'avoir un mari bricoleur. De mon côté je bouffe moins
de copeaux avec un retour sur les sites d'emploi et quelques extraits
mis en ligne sur le site de l'orchestre...
   
Voilà voilà, elle se termine, cette année
2004, avec un gros goinfrage en règle : gougères et
mini feuilletés de saucisse faits par Fabienne et une pizza
faite par F... Ah quel bonheur d'avoir un mari cuisinier. Enfin,
nous allons au Tango où nous retrouvons Gros Poulet avant l'ouverture.
F et lui nous montreront ce que c'est que savoir danser, mais
j'oserai quelques pas (un tango, deux chacha...) en pensant que c'est
également le bonheur d'avoir un mari danseur. Minuit, bisous,
bounané... Benoist et Pablo arrivent ensuite accompagnés
d'une poignée de compagnons de soirée : on papote, on
planifie les festivités à venir (bal interlope...) et
l'on ose même se trémousser sur une insupportable version
zouk de L'hymne à la joie. Ce réveillon était
définitivement une très bonne idée.
Au revoir 2004... une année pleine de changements,
de péripéties, de carton de déménagements,
d'éloignements, de départs, de rencontres, de déceptions,
de joies, de peines causées, de peines ressenties, de soucis,
d'insouciance, d'amitié, de bonheurs, de découvertes,
de chômage, de SMS, de mises à jour, d'antibiotiques,
d'aspirine, d'huile d'olive, de sciure, de sueur... une année
pleine de vie, quoi, avec tout ce qu'elle a de plus merveilleux comme
de plus terrible. Voilà, c'est fini, alors je finis mon blabla
par un grand merci tous ceux qui m'ont aidé, soutenu, hébergé
et offert leur sympathie et leur amitié au cours de cette année.
Jeudi 30
L'agrandissement de la porte du dressing avait un but indirect mais
précis : l'installation d'une armoire dans la chambre, autour
de la dite porte. Mais voilà : l'armoire ne se fera pas toute
seule... Direction donc la Seine-et-Marne, département certes
rural mais qui est plutôt pour nous synonyme de bricolage. Achat
tout d'abord, chez Leroy-Merloche, d'une scie circulaire et de quelques
éléments complémentaires et supplémentaires.
Direction ensuite la maison de la CaraGinou pour un déjeuner
et un après-midi découpage de planches.
Quand on sait que la future armoire fera 2m50 de haut, on laisse imaginer
aux lecteurs bricoleurs de ce journal le nombre de planches qu'il
faudra couper et la place que cela prendra dans la Cinquecento...
...Resteront en mémoire les frissons d'extase traversant l'échine
du Carabrico lors de l'utilisation de sa nouvelle scie, et reste le
montage de l'armoire demain...
Mercredi 29
Journée remplie de petits riens quotidiens. Pressing, bus,
mairie, marché, banque, bus, boulangerie, pasta, vaisselle,
boulangerie, pâte à pizza, métro, rayons bricolage,
métro, poste, défonçage de mur,
pizza, Uno, mesures. Le défonçage du mur pour un agrandissement
de la porte du dressing ne fut tout de même pas un petit rien,
ce fut plutôt la source d'une belle quantitié de poussière
et d'un peu de boum boum ayant (on l'espère)
juste un peu agacé la voisine du dessus. Pour une fois que
l'on parvenait à couvrir le bruit de ses pas...
... Bon, avec tout ça, si mes amis me lisent : désolé
si j'appelle pas, je suis un peu occupé.
Mardi 28
Finies les parties de belote et les cours de patois saintongeais
pour F : retour à Paris. Rock'n'folk
faisant le bilan de l'année, une mémé un peu
bavarde, des sur-réservations, un sourire de connivence avec
une jeune fille masculine, un croque-monsieur au wagon-bar, un taxi
causant portugais et nous revoilà at home. Fabienne arrive
peu après avec un tout nouveau gaufrier.... mmmmmmmmmmmmm...
petit bonheur gustatif de trois parisiens qui n'efface évidemment
pas l'horreur vécue de l'autre côté de la planète.
Lundi 27


Un
peu de gelée ce matin, ça rafraîchit les esprits,
ça rafraîchit surtout les pieds pendant la balade du
matin. Nous retournons aux carrières pour fair plaisir à
F et découvrons (sans grande surprise pour un tel lieu)
que quelques chauves souris s'y cachent.
L'après-midi,
petit tour en voiture dans le coin. D'abord Saint Sauvant, son église
St Sylvain et son joli bourg où je n'avais jamais mis les pieds.
C'est pourtant si près... Puis La Chapelle des Pots,
sa poterie (d'où nous repartirons bredouilles) et son bourg.
Ce petit village, proche de chez mes parents, et où reposent
mes grands-parents maternels, c'est un peu chez moi, même si
je le connais peu. C'est un peu chez moi, surtout sa fontaine ronde
construite par mon arrière-arrière-grand-père,
et recouverte en cette période de fête par d'abominables
décorations ; je n'ose pas la photographier. La fontaine et
son lavoir ont été le lieu de nombreux moments de jeu
lorsque mémé venait à la boucherie qui la jouxte.
Ces quelques mètres carrés de pierre de taille et d'eau
sont sûrement plus importants dans mon livre de souvenirs que
bon nombre d'autres endroits saintongeais.
Dimanche 26

 La
journée commence bien : F fait deux crostates. Deux belles
crostates qui vont faire des ravages sur
les papilles des parents !!
Après le déjeuner et la sieste, un tour dans les carrières.
F se prend pour Indiana Jones... Mais il fera moins le malin
après toutes les parties de belote que nous avons perdues !
Nous jouons aussi tous les deux à la scuba. Je commence à
saisir quelques réflexes : qui va piano...
Samedi 25
Ca y est, c'est Noël.
Commes tous les ans, c'est l'euphorie puérile, l'arrachage
de papier cadeau trop soigneusement plié et scotché,
les sourires enthousiastes ou forcés... bref, c'est Noël.
Ici,
avant les cadeaux, il y a d'abord eu les toasts à toaster,
l'arrivée de F à la gare, l'arrivée des
soeurs et de leur famille, et trop de toasts à manger. Et puis
les voilà. Je suis fort satisfait, mais suis surtout heureux
de voir que mes cadeaux ont plu, en particulier mes petites trouvailles
sur e-bay. De mon côté, je vais pouvoir boire du champagne,
manger des chocolats, écouter l'album d'autour de Lucie, lire
le roman de Virginie Despentes et m'inspirer du "Web Desing index
n°4".
 Viennent
ensuite les agapes (foie gras, poisson, magret, cèpes, gâteau,
champ'), suivies de parties de belote... et puis la fin de la journée
qui pointe son nez, voilà... merci ciao merci bisou merci...
à bientôt les soeurettes.
Vendredi 24
Un lever pas trop tardif (10h45 ?), un déjeuner, et l'écoute
du CD offert avec le hors-série des Inrocks et des White
Stripes (leur rouge et blanc est de saison). Une petite
dose de rock qui m'empêche de faire une petite sieste, et la
découverte de Cocorosie... Pas mal Cocorosie...
Puis les préparatifs pour le repas de ce
soir et de demain. Eplucher, tailler, émincer, couper, décongeler,
blanchir, chauffer, fondre, précuire, réduire, cuire,
saler, poivrer, parsemer, mélanger, surveiller, réchauffer,
laver, éponger, essuyer... pour obtenir au final une julienne
de légumes, des choux au comté, une tarte poire-chocolat,
du poisson, une sauce...
  
... et dîner de foie gras, d'une queue de langouste et d'un
filet de dorade accompagnés d'une fondue d'endive, et d'une
part de bûche au café.
  
Jeudi 23
Enregistrement
à Clichy ce matin, pour F, les chanteurs et un quatuor...
La carrière du carachef prend un virage aujourd'hui. Je les
rejoins là-bas avec Fabienne et Maria après une matinée
à fignoler mes bagages.
... Et puis il faut partir. Je prends le métro à Clichy
et zou, Montparnasse. Avant le train, incontournable achat de magazines
: Technikart, Images et le hors-série de fin d'année
des Inrocks sur les 50 albums de l'année. Franz Ferdinand grand
vainqueur cette année... et le sommeil grand vainqueur de Paris
à Ruffec : je dors une grande partie du trajet.
Voilà... bonsoir papa, bonsoir maman... ça fait plaisir
d'être ici...
Mercredi 22
Ratiboisage en règle puis un dernier tour de boutiques pour
remplir ma valise de cadeaux... Pour me simplifier la tâche,
je décide d'aller au BHV dans l'après-midi, même
si j'imagine qu'il sera noir de monde. Et en effet, il est noir de
monde. Je trouve mon bonheur... à une exception près
: pas de Lapinot en rayon. Je me rabats alors sur un autre type de
bestiole tout aussi amusante...
Et puis le feuilleton colocation se termine. Il est dommage que je
n'ai pas fait un blog sur ce thème car le mois de décembre
a été épique : si un remplaçant a été
trouvé pour ma chambre, et bien il est déjà reparti.
Entre les deux : du grand n'importe quoi absolument impossible à
résumer ici. C'est du passé, oublions tout cela... et
jetons-nous sur la pizza.
Mardi 21
Tiens, il neige...

Félicitations à Fabienne qui passe sa thèse
aujourd'hui... et surtout qui l'obtient avec félicitations
du jury à l'unanimité... Dites-donc Nathalie et Oumou,
ça ne vous donne pas du coeur à l'ouvrage ?
Un tour à mon ancien chez-moi pour récupérer
un peu d'argent et deux-trois bricoles laissées sur place...
Ca tourne au vinaigre... Ciao.
Une dizaine de convives pour l'occasion et toute l'Italie dans la
bouche grâce à tata Maria pour la pita de patata et la
pizza, et grâce à F per gli due crostate. Pis grâce
à moi un peu aussi... j'ai fait les courses !! Mmmmouais, pas
très glorieux, d'accord, d'accord.
  
Lundi 20
Quelques larmes sur ce site pour dire au-revoir à Alain, comme
nous l'avons fait ce matin au Père Lachaise.
Mais comme on dit toujours dans ces cas-là, la vie continue.
Alors... continuons...
Tata Maria vient passer quelques jours à l'appartement, et
est témoin de la finalisation de la nouvelle étagère.
Ca papote un max en italien, ça va, ça va, j'arrive
à suivre... et j'arrive à loger tous mes disques dans
la déjà fameuse nouvelle étagère. J'crois
bien qu'elle va faire la Une de Libé demain.
Tentative d'apprentissage, en fin de journée, du jeu de la
scuba (heu... scuba, c'est ça ??). Fouyaya, ça va trop
vite...
Dimanche 19
Un déjeuner à Claye-Souilly suivi d'un découpage
de planches en extérieur - détail capital quand on sait
la température extérieure, et nous voici, le soir-même
avec un début de nouvelle étagère.
Samedi 18
Un tour à Ikékéa, un autre tour à Bricoramoche
et me voici le soir-même avec un nouveau bureau.
Vendredi 17
C'est
incroyable ce qu'un dessous d'évier peut cacher comme nombre
de bouteilles d'huile d'olive.12. Doooouuuuze ! Mais
ce qu'il faut préciser, c'est qu'elles sont vides. Sans compter
les autres spécimens de contenants : huille de tournesol, champagne,
pinard, eau-de-vie, eau de source, jus de fruit... un joli total de
28 bouteilles vides. Qu'importe le falcon... pourvu que ça
prenne de la place !
... C'est donc journée ménage. Il faut continuer à
organiser notre nouvel espace commun, mais ça va, pas de problème
de constitution ni d'adhésion de la Turquie... Petit à
petit ça part à la poubelle, à la cave, chez
Ginou... ou ça se range de manière à prendre
moins de place.
En soirée, premier téléchargement d'un film.
On est dorénavant en 2048 (c'est le débit de l'ADSL,
pas l'année), et dotés d'un 19 pouces (l'écran
du Caraordi, pas un monstre... ouah, j'suis en drôle ce matin)
alors on profite du service ciné en ligne de chez Ouanadou.
3,99 euros le film, c'est honnête et puis pas besoin d'aller
se peler les fesses en allant à la boutique de vidéos.
Bref, le film c'est Sur mes lèvres,
de Jacques Audiard, film que bizarrement je n'avais jamais vu malgré
l'envie qui me taraudait. Taraudage à juste titre : ce film
est vraiment une réussite. Car derrière un polar distillant
efficacement l'angoisse, se cachent les creux de l'âme humaine.
Terrible portrait de la solitude et de la vengeance sur l'existence,
de la sournoiserie et de la vengeance sur autrui.
Jeudi 16
Dix ans déjà. 1994 a été marqué
musicalement par Live Through This, album
de Hole, mais oui mais oui souvenons-nous : le groupe de Courtney
Love. Le réécouter aujourd'hui ne me rassure pas vraiment
: ça n'a pas vieilli. Moi si. Il n'a pas vieilli mais tout
a changé. Moi, pas trop. Ouf... Bref. Le mouvement grunge auquel
il appartenait est passé du phénomène de mode
au monument historique, le coffret Nirvanien qui paraît ce mois-ci
passant un peu pour la nouvelle Bible du Rock. On va donc bientôt
se rappeler que cette diablesse de Love n'avait pas seulement signé
un pacte avec Dieu Cobain pour offrir aux fans, aux tabloïds
et à PPDA un peu de ce qui fait la légende du rock :
sexe, drugs, etc. On va bientôt se rappeler que cette diablesse
a écrit un des albums de rock les plus aboutis des années
1990. Enfin, moi, en tout cas, je vous le rappelle.
C'est donc en écoutant Live Through This
que je surfe sur anpe.fr... Y a pas à dire : ça défrise
Borloo !
Le soir c'est l'A.G. de l'orchestre. Blabla bilan 2004 blabla projets
2005... Allez... Ben et Fab, v'nez donc goûter les pâtes
de pommes...
Mercredi 15
Les
pommes continuent leur transformation : confiture de pommes à
l'orange, confiture de pommes à la mandarine...
Réception du CD des Inrocks CQFD 2005 (21
lauréats pour devenir la nouvelle star indé...). Ca
sent parfois trop les influences (qui Dominique A, qui Jeff Buckley...
c'est même le but du jeu de retrouver qui est fan de qui) mais
certains morceaux ne sont pas déplaisants (ah , la litote,
merveilleuse figure de style de faux-cul). Non non, sérieux,
il y a quelques trucs bien... mais aussi des horreurs, oui je le dis
: des hoooorreeeuuuurrrs. On notera également, grâce
à la piste 13, que le succès de Cali cette année
a ouvert la brèche à tous ceux qui, jusqu'à présent,
gratouillaient dans leur cuisine en chantant des paroles qui parlent
de la vraie vie et qui sortent du coeur (hi hi hi), et qui donnaient
l'impression de chercher à articuler malgré leurs aphtes
ou le coton qu'ils ont dans les joues. Au secours...
Un petit saut ensuite sur le site de Madeleine Peyroux, pour écouter
celle dont tout le monde parle actuellement, parce que bon, forcément,
c'est diiingue cette jazzwoman qui reprend Dylan, vraiment c'est diiiingue.
En plus elle reprend "J'ai deux amours", ça caresse
le Thierry Roland dans le sens du poil. Bon, promis, pour le concours
CQFD de l'an prochain, je fais une reprise de Sylvie Vartan.
Mardi 14
Ce qui m'a cloué au lit pendant deux jours ressemble aujourd'hui
à un gros rhume mais l'évolution des symptomes n'est
pas forcément satisfaisante : l'utilisation à outrance
de mouchoirs n'est pas mon passe-temps préféré.
Je
crois que j'ai également eu un rhume de cerveau la semaine
dernière. J'ai omis de parler (information sans intérêt
donc absolument capitale) de mes deux dernières acquisitions
sur ebay : un livre sur le travail de Ralf König et un CD promo
hors-commerce de Françoise Hardy. Si le premier objet va m'obliger
à bosser énormément mon Deustch pour mettre un
peu à jour ralfkonig.free.fr,
le deuxième m'a permis de faire face à un e-vendeur
d'une mauvaise foi crasse qui a attendu 10 jours après mon
paiement pour poster le CD et qui n'avait pas eu l'idée de
décrire correctement l'état de l'objet. Ca m'agace,
ça m'agace.
Ce
qui ne m'agace pas le moins du monde, en revanche, c'est la réussite
de la pâte de fruit. Deuxième tournée ce matin,
faite par le Cara tandis que je tousse sous la couette. Je finis tout
de même par donner un coup de main et surtout quelques coups
de cuiller en bois pendant les fatidiques dernières minutes
de cuisson.
Quelques standards sixties pour retrouver Miss Sinatra à son
époque bottée mais l'état de ma gorge me permet
de massacrer tout ça avec enthousiasme... Aïe ouaze faïve
and ihouaze sixxx, oui rodonne haursiz mèdauv stiks... bang
bang... tousse tousse...
Et
pour clore cette journée, quelques douceurs... les pâtes
de fruits, celles-là même qui ce matin me faisait tourner
le coude, ce soir me font tourner la tête.
Lundi 13
J'crois
pas que ce soit normal d'avoir 39,1° de fièvre. Je suis
proche de l'anéantissement, abandonnant même au bout
de 5 minutes la rédaction de ce journal pour rejoindre mon
lit.
Et à 16h, dans le cabinet d'un médecin barbu, le verdict
tombe : la grippe. Tant qu'elle n'est pas aviaire...
|
| Dimanche 12
Oh, je crois que j'ai de la fièvre. Et puis
j'ai pas la pêche... Je passe une grande partie de la journée
au lit, c'est pas normal c't'affaire. Heureusement, pour me sortir
de mon état décati, je pèle et coupe des pommes
: on va faire de la pâte de fruit.
L'aspirine fait un peu effet, je décide de me secouer et d'aller
chez Laurent, comme prévu, pour un drinner en compagnie de
Benoist & Pablo. Un drinner, oui oui, à cheval entre un
drink et un dinner (version anglaise de rigueur). On blablate, on
mate l'enregistrement de Rita et malgré tout on est aussi là
pour parler boulot mais moi je suis complètement hors-service...
  
Samedi 11
Crémaillère ? Définition du petit Larousse :
Pendre la crémaillère : offrir un repas, une réception
pour fêter son installation dans un nouveau logement. Mmm...
Ca ne m'aide pas pour savoir ce que nous devons acheter à nos
hôtes de ce soir. Plutôt quelque chose d'utile, un objet
ménager pourquoi pas... pas envie de sombrer dans la facilité
avec un livre ou un objet d'art... une cafetière italienne
?
Allez.
Soit. Direction le BHV où je tourne cinq minutes de plus pour
m'acheter l'album de Nancy Sinatra. Déterrée par la
BO de Kill Bill puis, sur mon PC, par quelques téléchargements
aux relans sixties, Nancy Sinatra revient en cette fin d'année
avec un nouvel album qui ressemble un peu à une compil indé
: Calexico, Thurston Moore, Morrissey, Jarvis Cocker... chacun donne
du meilleur de lui-même pour lifter mamie Nancy.
Nancy Sinatra a donc de la chance, elle verra son nom sur ma compil
2004, enfin terminée. Je me prends donc la tête sur la
jaquette : il faut que ce soit prêt pour ce soir.
Allez, c'est le soir, on part à Asnières... Quelques
bouchons, mais on n'est pas trop en retard. Aaargh, j'ai oublié
mon appareil photo. Tant pis... Ca n'empêchera pas de passer
une bonne soirée. Même si je tousse vraiment beaucoup.
Vendredi 10
Guilleret, à l'idée d'aller au Châtelet
pour un petit concert suivi d'un petit bal. Guilleret de mettre les
pieds dans le théâtre du Châtelet, d'écouter
un peu de musique, d'avoir des inepties pseudo-mondaines à
narrer ici, de regarder des gens danser et à l'occasion d'esquisser
un ou deux pas... si j'ose. J'arrive le premier, puis voici Marie-Hélène
qui me présente à quelques têtes dont certaines
me sont déjà connues par le biais du Tango. F
arrive enfin du fin fond du XVIIème, puis Béatrice.
J'ai mis mon pantalon à carreaux et un pull noir, choix assez
juste semble-t-il (ni trop fade ni trop prout-prout), étant
donné l'apparat de certains (tenues "années folles"
principalement). J'hésite entre avoir l'oeil amusé ou
avoir l'oeil desespéré par les strass, les frous-frous
et le renard... Ma foi, concentrons-nous sur la musique... Alors on
résume : 5 musiciens (piano, violon, violoncelle, contrebasse
et clarinette), inspiré à la fois par les orchestres
de brasserie, les chansonniers et l'opéra. Mais voilà
: nous ne sommes pas à table et point de chant. Résultat
: c'est bien gentil mais on s'ennuie un poil. Un gros poil, comme
ceux qu'a failli laissé apparaître la glousseuse déguenillée
située à la droite de F. La mini-jupe est à
utiliser avec des pincettes, Madame... J'ai dit "guilleret"
? Que nenni...
Pause. Sandwitch, banane. Et un SMS. Un terrible SMS. Le décès
d'un copain dont la sympathie avait adouci la trouble fin de mon hiver
dernier. Dame Tristesse vient de me faire un sale croche-pied avant
le bal... Je pense à Philippe ; je l'appellerai demain. Et
je pense que la gentillesse qu'il sème mérite mieux
que trois phrases noyées au milieu de la superficialité
(voulue) de mon journal.
Et puis ça commence, ça tourne, ça vire, c'est
trop raide, c'est pas en rythme... Mais tout cela n'a pas beaucoup
d'importance.
Jeudi 9
Un mythe s'effondre : mon taux de cholestérol est absolument
parfait. J'émettrai l'hypothèse que cela vient du régime
alimentaire à tendance italienne que je suis depuis 7 mois.
J'sais pas vous, mais j'ai une de ces envies de pâté,
soudain... et de mayonnaise aussi... et de frites, de chips, de croissant,
de peau de poulet, de saucisson, de steack haché, de gras....
Oh oui, j'veux du graaaaaaaaaaaaas !!!
Mercredi 8
Un peu de bricolo-sport dès le matin : ayant fermé
la cave en laissant la clé du cadenas à l'intérieur,
me voilà bien obligé de scier la chose... Je pars ensuite
en direction du quai Branly et je retrouve à 12h les Vapana
au restaurant la Licorne. Le service est un peu long... et à
13h nous ne sommes toujours pas servis, ce qui oblige Valérie
à quitter les lieux sans avoir déjeuné... Après
le départ de Patrick, c'est Oumou qui nous rejoint pour un
simple café.
 Nathalie
et moi partons ensuite en direction de la Galerie Anatome, rue Sedaine.
S'y termine samedi une exposition sur Michal Batory,
le formidable graphiste connu pour ses affiches pour l'IRCAM ou les
théâtres de Chaillot et de la Colline ; ce type est vraiment
une référence, quoi, genre "Moi, quand j's'rai
grand, j's'rai Michal Batory"...
Si nous admirions déjà son travail et le découvrons
donc seulement en partie, nous faisons plutôt connaissance avec
cette galerie, la seule consacrée au graphisme, avec de surcroît
un fonds d'ouvrages intéressant.
Mais
bon, malheureusement pas trop le temps de tenir compagnie à
Nathalie, le devoir m'appelle, et surtout le rangement de mes affaires
qui traînent depuis hier soir dans le couloir...
S'en suit un tour à la Fnach' St Germain, puis à la
Fnach' Montparnasse. Ca y est : le Cara a un écran plat 19".
Belle bête bien utile pour son travail de carachef... quant
à moi, je réinstalle enfin le système de mon
PC, après la mise en place d'un bureau à tendance systèmeD...
On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
Mais bon, à l'heure où j'écris ces lignes, le
PC va mieux et le bureau ne s'est pas écroulé. Ouf !
Mardi 7
Ca y est, j'ai vidé mon ancien appartement. Et j'étais
bien content de partir quand j'ai entendu le dialogue entre mon colocataire
et mon remplaçant :
« - La voisine qui est feuj...
- Ah elle est feuj ?
- Oui mais c'est pas grave elle est sympa.»
... Doit-on hurler, pleurer ou vomir en entendant cela ? Ce rejet
sourd et ordinaire m'a en tout cas laissé sans voix.
Lundi 6
Il y a des poules sur le piano. Non, je ne souffre d'aucune hallucination.

Dimanche 5
Je n'aime pas me lever tôt, sauf pour partir en vacances. Je
n'aime pas me lever tôt mais, ma foi, quand c'est pour la bonne
cause, mon extraction du lit se fait sous le joug de la fatalité.
La bonne cause aujourd'hui s'appelle Maria. Si si si, la zia Maria,
la tante de F qui est partie hier matin de Corregliano, arrive
ce matin à 8h41 à la gare de Bercy – c'est d'ailleurs
l'occasion de découvrir l'existence de cette dernière.
Avant d'arriver à la gare, nous frisons la panne d'essence
puis la crise de nerfs à cause d'un nombre extravagants de
sens interdits nous barrant la route. Mais finalement, nous arrivons
à peine en retard pour charger dans la voiture les trois lourds
bagages de Maria.
Arrivés
à la maison, les bagages en question laissent échapper
la raison de leur masse : des kakis, des citrons et des oranges du
jardin, du miel, du café, des figues sèches, du fromage,
du "saucisson de vache" (les guillemets s'imposent), une
cafetière... Bref : les rois mages avant l'heure. La matinée
se passe à discuter, mais moi j'écoute, tentant à
une ou deux reprises trois mots d'italien. J'aurais dû réviser...
Puis arrive la leçon de cuisine de tata Maria et un minestrone
(qui accompagnera du riz quand on rentrera ce soir) se met à
mijoter...
Enfin bon, c'est pas tout ça, mais Rita
nous attend. Après déjeuner, repassage, satsifaction
de pouvoir enfin mettre le pantalon rayé acheté il y
a quelques mois, et départ pour Clichy. 15h : ouverture des
portes. Je joue 2 minutes à la caissière, puis une fois
relayé, discute avec les Panathuc qui sont déjà
là. Mais le monde arrive, une bise à Machin, une bise
à Machine, blabla mais le monde se fait de plus en plus nombreux,
et après l'arrivée des Ouvalhub je reprends du service...
Je ne me rendais pas compte que ça n'avançait pas assez
vite : j'aurais p'têt dû me secouer les puces un peu plus
tôt...
16h10.
Enfin, ça commence. La salle est très très bien
remplie. Je filme... De mon auberge ainsi l'apparence est coquette...

17h15. C'est fini. Ca applaudit. Tout le monde est
ravi... Euh... sauf mes voisins de gauche, ceux-là même
qui avaient fait tombé la caméra dont j'avais la charge.
Je
retrouve ensuite l'équipe du spectacle (enthousiasthe) et les
Panathucouvalhub (moins unanime). Mais pas trop le temps de causer,
il faut tout ranger, et tout loger dans les voitures. La fiat est
pleine : retour en métro avec Benoist & Pablo...
...et dîner avec les mêmes et Fabienne. Le minestrone
cuisiné ce matin est divin, la crostate aussi, le nouveau service
à thé aux motifs japonais est étrenné.
Tout va bien, on rigole, on réfléchit à l'avenir
de Rita et on traîne à table... Oups, j'avais une prise
de sang demain matin pour tester mon gras : ça va pas être
possible !
Enfin voilà... c'était un dimanche plus mouvementé
que d'autres !
Samedi 4
Mais
qu'est-ce-que j'ai avec le ménage en ce moment
? Je ne sais pas : je range, je lave et j'essuie, mais à l'occasion
je ne pique pas à la machine (ça, c'est pour faire genre
je mets un extrait de chanson pour montrer que j'ai l'esprit d'à-propos
et une culture musicale très développée...).
Oui, je range (un peu), mais surtout je lave, j'aspire, je gratte,
je frotte, je guette les traces, j'espionne la poussière. Pas
autant qu'il le faudrait pour avoir un appartement nickel-chrome-il-y-a-mon-reflet-dans-le-parquet,
mais tellement plus qu'à l'habitude. Excès de zèle
suite à mon installation ici ? Maturité ménagère
? Trop de temps libre à cause de mon chômage ? Il y a
trois jours, j'ai même acheté trois produits de nettoyage
en même temps... Bonjour, mon nom est Propre, Monsieur Propre.
Vendredi 3
C'est
l'extrêmité de la dernière ligne droite aujourd'hui
: c'est la représentation pour les scolaires.
259 enfants + 22 accompagnateurs. Je connais bien les chiffres, j'ai
joué à la caissière pour accueillir les groupes...
Après ça, une pizza. Régina pour moi, il y a
du jambon. C'est bon le jambon. Puis la partie masculine de l'équipe
se retrouve dans la FIAT 500 à déblatérer d'indécrottables
âneries. Il faut bien cela pour se détendre. Le déblatérage
se poursuit d'ailleurs à la maison, puis chez Ding Fring...
Le soir, rupture culturelle : on loue un DVD et on s'écrase
sur le canapé en regardant Scary Movie. Un
monceau de crétinerie absolument indétronable.
Jeudi 2
C'est
la dernière ligne droite pour le concert, et ce soir c'est
la générale. Pas de stress aujourd'hui, c'est toujours
ça de gagné.
Mercredi 1er
C'est
la dernière ligne droite pour le concert, et ce soir c'est
la mise en place des décors, après un petit coup de
stress dans l'après-midi dû à un malentendu.
Mais bon, on est sûrement moins stressés que Hobius
et Fallande, les pince-mi et pince-moi du PS, qui vont nous faire
croire qu'à l'issue de leur référendum ils vont
donner une image rassemblée et rassembleuse du PS. Et puis
on aura quand même passé une soirée bien amusante
à faire du bricolage... Il aime ça le bricolage, François
Hollande ?
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