Lundi
31
Dernier jour du mois de janvier. Il paraît qu'on a encore le
droit de souhaiter la bonne année, même si elle est sévèrement
rongée d'un douzième. Mon carnet d'adresses e-mails
n'existant depuis mon nettoyage de PC que sous la forme d'une liste
mal imprimée, que ceux qui n'ont rien reçu ne se sentent
pas oubliés mais... j'ai été un peu fainéant
niveau recopiage. Bref bref...
J'apprends sinon que truite se dit Forelle en allemand,
ça tombe bien c'est l'anniversaire de Schubert aujourd'hui.
Et puis la Sainte Marcelle aussi. Et puis le jour de chantouiller
et dansouiller sur "why don't you do right" interprété
par miss O'connor, dans la cuisine en préparant la pasta de
midi. C'est moi qui était dans la cuisine, pas Sinead.
J'ai également la bonne idée de réécouter
Drugstore, dont le premier album avait hanté
mes jours et mes nuits à sa sortie, dont le deuxième
s'était fait remarquer par la présence de Thom Yorke
dans une chanson anti-Pinochet (à l'époque où
la polémique faisait rage sur la vieille pourriture chilienne
et sa présence outre-Manche), et dont le troisième n'avait
dû tourner qu'une ou deux fois près de mes lobes. C'est
bien agréable, à chaque foix, la voix rabotée
et les mélodies d'Isabel Monteiro, mais je reste convaincu
que leur premier album est le meilleur, les suivants semblants peut-être
moins inspirés et trop produits.
Dimanche
30
A la Ste Martine, on chante la Scarlatine. Il y avait donc du monde,
aujourd'hui, pour grignoter et chanter. Par ordre alphabétique
: Annick, Béatrice, Benoist, Fabienne, Gilles 1, Gilles 2,
Hubert, Luc, Marie-Hélène, Nathalie, Oumou, Pablo, Patrick,
Philippe, Sandrine, Valérie. Tout ce beau monde a pu écouter
Pablo interpréter quelques airs de Tango, puis s'amuser sur
"La Scarlatine", nasiller sur "Mon homme", s'époumoner
sur "Une fleur de Paris", ninoferreriser sur "Le Sud",
s'égosiller sur "Une petite cantate", ou encore massacrer
"Comme ils disent"... Une après-midi vraiment sympathique
en tout cas. Merci à tous...
Samedi
29
Un bond de la chaise tandis que j'ANPE. Comme Archimède jouant
avec son canard en plastique dans son bain, je m'écris : "JE
SAIS !". ... "Je sais, je veux écouter Léonard
Cohen". Oui oui, cela m'a pris comme ça, soudainement.
Je venais d'écouter No Surprises de Radiohead et India
Song par Jeanne Moreau, et j'ai eu un éclair : je voulais
entendre Léonard Cohen. Je cours donc vers l'étagère,
m'empare du CD, le glisse dans le lecteur et j'écoute. Aaahhhh...
J'écoute, et tandis que je jète un oeil au linge étendu
dans la salle de bain, je me demande si les trous dans les mouchoirs
sont faits pour les larmes de crocodile.
Vendredi
28
Una
focaccia, c'est une tourte remplie de bonnes choses, et c'est le repas
de midi.
Una prise de têta, c'est une imprimante qui n'imprime plus
grand chose, et c'est le repas de l'après-midi. Mais c'est
plutôt indigeste. Un nettoyage des tête d'impression.
Pas mieux. Un second. Rien. Un cierge à l'église d'à-côté.
Toujours rien. Alors un tour sur les forums et je découvre
que... c'est normal, cette superbe imprimante est d'excellente qualité,
mais pas longtemps. L'un des participants dit qu'il faut aller tripoter
le tuyau au fond à droite... Il faut surtout en acheter une
autre, semble-t-il.
Una tristeza, c'est le sentiment qu'on a quand tata Maria repart en
Italie. Ciao ! Ci vediamo ! 20h28, gare de Bercy, le train démarre
et trois hurluberlus foncent et grimpent de justesse dans le wagon de
queue... tandis que leur quatrième comparse, qui les attendait
sur le quai, bien plus loin, n'est pas monté. Amusant, non ?
Pour nous, oui.
Bref... Nous reverrons tata Maria dans 3 semaines et 2 jours puisque
nous partons à Corrigliano le 20 février. Encore un peu
de patience, et je vais pouvoir accoler à mon "italien"
autre chose que le terme "notions" sur mon CV. Et pour ceux
qui se posent la question, j'ai pris une assurance annulation, au cas
où je trouverais un boulot d'ici-là.
Jeudi
27
Quoi ? Je n'ai jamais vanté les mérites gustatifs de
la pizza de tata Maria ? Et pourtant, pourtant, je n'ai-aimeuh que
çaaa, comme aurait pu chanter Charles Aznavour. En fait, ce
n'est pas très compliqué : il s'agit d'avoir les bons
ingrédients dans les placards et le frigo. C'est un peu comme
les pâtes de tata Maria : tu regardes, tu espionnes, tu épies,
tu questionnes, tu copies... et tu étonnes.
 Soirée
musicale dans une librairie du boulevard St Marcel, avec un récital
de Tango argentin : Pablo, accompagné au piano, chante
les airs de son enfance et de sa ville, Buenos Aires. Et Benoist met
en scène les émotions de manière juste... plus
juste que le piano qui a des petits soucis de gling-gling mais finalement
cela rajoute un certain charme à l'ambiance et l'on se croirait
dans un bar enfumé au brouhaha latin.
Et c'est donc une heure bien agréable passée à
écouter cette si jolie musique, sans les deux Fab qui répètent,
comme tous les jeudis.
Dis donc Cara, on les attaque quand les cours de tango ?
No quieres bailar conmigo ?
Mercredi
26
Le festival de la BD d'Angoulême ouvre ses portes demain. J'achète
donc un Libé illustré par des auteurs plus
ou moins... illustres. Et là, que vois-je ? Ralf
König est nominé dans la catégorie Meilleur
Scénario pour Comme des Lapins. Libé en
a d'ailleurs fait un de ses 5 coups de coeur. J'en profite donc pour
mettre à jour quelques rubriques du site et améliorer
le menu qui ne fonctionnait pas sous Mozilla (ô terrible découverte
du webmestre qui fait mal son boulot).
 
Il reste, pour remplir comme il se doit questo mercoledi, l'aspirateur,
les courses, des pâtes, la boulangerie (deux fois), le nouveau
(nouveau ?) chocolat Poulain répondant au doux nom de Caresse,
quelques parties (perdues) de cartes, la préparation
(studieuse) du "si on chantait", quelques essais (pas si
moches) d'affiche pour le prochain concert de l'orchestre, anpe.fr,
apec.fr, un essai infructueux (et ponctué de nombreuses interjections
grossières) de branchement en réseau des deux ordis,
et caetera.
Mardi
25
Je m'arrache vraiment les cheveux sur la création
d'une mailing-list pour le site de RK
et celui de l' OSC.
Je crains que certains problèmes ne viennent encore de l'hébergement
du site de l'orchestre et non de mes GROSSES lacunes en php. Mais il
y a des moments où il faut prendre en main des travaux un peu
moins cérébraux. Car les carreaux de la cuisine, nouvellement
cimentés de blanc, méritent un petit nettoyage, accompagné
du récurage en profondeur de la gazinière. Allez, gratte
mon petit, tu ne sais pas qui te grattera.
Lundi
24
Je
brave le fond de l'air, si frais, pour aller à Artazart, la
formidable librairie de la création qui se trouve
sur le canal St Martin. Tellement formidable que j'y dépenserais
une fortune si... si... si je pouvais. J'y dégote le nouveau
numéro d'Etapes:, véritablement
captivant ce mois-ci puisque l'on y trouve au sommaire un dossier
sur les liens entre l'image et la musique : pochettes de disques,
affiches d'orchestres... Voilà qui m'intéresse et me
concerne. J'en repars également avec un livre sur les lettres
(de l'alphabet) décorées.
Apéro avec les Nathuc, chez MM et son conjoint JP, qui habitent
tout près d'ici. Au milieu de divers sujets de conversation
(la Charente, le boulot, les gens, le quartier) arrivent bien sûr
les goûts musicaux. Après avoir cité Barbara et
Françoise Hardy, je me vois bloqué pour donner en exemple
un autre nom ; mes hôtes aimant le jazz, le classique et la
chanson française, mon cerveau a dû analyser tout ça
et m'empêcher de citer des noms qui leur seraient inconnus.
J'emploie alors le terme de "rock indépendant"
qui résume bien la situation et qui me permet de noyer PJ Harvey
au milieu du gothico-punk de Joy Division, de la World moyen-âgeuse
de DeadCanDance, des trompettes de Calexico, de la pop anglaise des
Smiths, du rock américain de REM, du rock écorché
de Shannon Wright, de l'anti-folk de Herman Düne, des cris de
Nirvana ou du lo-fi de Smog. Oui, j'écoute du rock indé.
Nous voilà alors avec d'un côté JP qui ne connaît
pas le terme et imagine derrière ça uniquement un sens
politique, d'un autre côté Luc qui veut à tout
prix que ce ne soit pas un genre musical mais une notion purement
anti-commerciale et un classement à la FNAC... et moi qui tente
d'expliquer ce que ça signifie. Mais j'abandonne très
vite pour dire que j'aime aussi Elvis Presley. Ca s'appelle contourner
le problème.
Ca me rappelle une conseillère ANPE qui m'avait dit d'éviter
ce terme sur mon CV, dans la rubrique Centres d'intérêts...
Merci donc à chacun de se référer à la
définition du dictionnaire du rock. Bonne nuit.
Dimanche
23
Premier cours de danse privé, donné par l'éminent
professeur Cara-bouge-toi. Il parait que je suis un très
bon élève... c'était déjà le
cas à l'INSA : mes meilleures notes était en cours
de rock.
Samedi
22
Nous
sommes invités à déjeuner chez Corinne (la
marraine de F) et Dominique (le mari de celle-ci), à
Epiais Rhus ; Ginou et Maria nous accompagnent.
C'est l'occasion de découvrir ce petit bourg du Val d'Oise,
au milieu de la verte campagne. C'est aussi l'occasion d'une longue
après-midi à table, avec les bons côtés
(des personnes vraiment sympathiques, un très bon pâté,
un très bon cassoulet, un très bon gâteau,
un très bon champagne) et les mauvais côtés
(rester assis si longtemps). C'est enfin l'occasion d'apercevoir
le petit Cara sur une petite vidéo de 3 minutes : Cara
sur un toboggan, cara sur un manège... C'est pas mignon
ça ?
Vendredi
21
Maria est de retour a casa pour deux jours. Arrivée à
10h59, elle entreprend avec son neveu, dès 11h22, une nouvelle
fournée d'amaretti. Encore meilleurs que les précédents...
Où s'arrêteront-ils ?
 J'improvise
dans l'après-midi un tour à la CdM, pour récupérer
les quatre documents sur lesquels j'ai travaillé cet été.
Mais oui, rappelons-nous : jadis, en temps divin, je travaillai.
J'hésite d'ailleurs entre un passé simple et un
imparfait. Beaucoup d'absents en ce vendredi
après-midi, certes, mais j'étais impatient de découvrir
le fruit de mon travail. Je discute un peu avec MG, AC et SG.
AT est elle aussi présente dans son petit
bureau gris d'assistante et nous passons un long moment ensemble,
allant à pied jusqu'à la gare de l'Est. Pourquoi
à pied ? Parce qu'elle a son vélo. Pour quoi la
gare de l'Est ? Pour prendre ensuite la ligne 4 jusqu'à
Beaubourg... Pourquoi Beaubourg ? Pour y acheter le nouveau numéro
d'Etapes, mais je repars déçu : pas encore en rayon.
Jeudi
20
Aaaahhhh ! Bruno est de retour sur son site
! Ca c'est une bonne nouvelle : il est encore sur terre.
Tentative de création de mailing-list sur le site de l'OSC.
L'hébergeur, que je ne citerai pas, a le site le plus bordélique
et le moins intuitif qui doit exister sur le marché...
Absolument pas fait pour les novices, t'as intérêt
à avoir un diplôme en info pour y comprendre quelque
chose... sans parler de leur système de gestion de mailing-list,
qui envoie les messages automatiques les plus longs qu'on n'est
jamais écrit. Au secours... My mother taught me no
to visit strange websites. But I always do.
Mercredi
19
Au fil des pages : tendancefloue.
A lire aussi, leur blog.
Pour joindre l'utile à l'agréable, pour joindre
la parole au geste.
Et moi dans tout ça ? Je ne reste pas qu'un lecteur, qu'un
surfeur, qu'un regardeur. J'agis un peu aussi. J'ai donc ajouté
un peu de couleur sur le site de l'orchestre.
Des couleurs sobres, mais ça nous change du blanc, qui
a trop tendance à s'insinuer en fond de page. C'est aussi
parce que Mozilla Firefox, le navigateur qui a de l'avenir, ne
gère pas bien du tout les encadrements de tableaux et offrait
au visiteur du site un spectacle affreux. Ma tentative de résolution
de ce problème par le biais de CSS entraînant d'autres
problèmes, j'ai alors décidé
de taper du poing... Ce qui a détruit le pavé numérique
de mon clavier.
Après quelques gaufres absolument succulentes grâce
à la divine recette de ma formidable maman, un petit dévédé
: Spiderman 2. Alors
voilà, c'est vraiment très bien. Un peu plus ou
un peu moins que le 1er opus, peu importe : j'aime beaucoup parce
que ce n'est pas trop guimauve, parce que les scènes de
duel entre Doc Ock et Spiderman sont vraiment à rester
bouche bée devant, parce qu'on y retrouve vraiment l'âme
des comics, parce que ce n'est pas trop moralisateur, parce c'est
amusant, parce que c'est fluide, parce que c'est corporel... Fluide
corporel, hi hi hi !
Tiens, à propos de fluide, si on plongeait un peu dans
la pâte à gaufff avant d'aller se coucher ?
Mardi
18
En
triant les quantités industrielles de papiers qui traînent
dans des cartons, on trouve de tout. D'amusants souvenirs, d'autres
plus empreints de mélancolie, des lettres jamais envoyées,
des gribouillis, des notes. Des notes, j'en ai accumulées à
l'époque où je lisais régulièrement et
j'ai donc retrouvé quelques définitions de mots (oaristys,
bézoard, sybarite, maritorne...) découverts au fil des
romans et quelques citations. Je vais donc, pour une fois, faire comme
tous ces blogueurs qui aspirent d'un côté pour recracher
sur leur site :
- "Les lettres d'amour, c'est à soi qu'on les écrit,
pour les lire en les écrivant. Quand les lettres d'amour parviennent,
l'oiseau est mort, quatorze couteaux à fromage de banalités
dans le poitrail". Jacques Audiberti, Le vivier.
- "Les vivants qu'on égare dans les cryptes du temps
dorment si bien avec les morts qu'une même tombe les confond
déjà". Céline.
... Cette dernière, je l'ai souvent placée dans des
lettres, à l'époque où je ne lésinais
pas sur l'épistole. Quant à la première phrase,
elle provient d'un recueil de trois nouvelles d'Audiberti intitulé
La fin du monde. Ce petit bijou littéraire mériterait
de retourner entre mes mains, mais je dois également lire les
deux romans que l'on m'a offerts pour Noël.
Allez, trois dernières pour la route :
- "L'ironie, c'est la haine qui s'amuse" : mmm je crois
que c'est Cocteau qui a dit ça ; ma note est incomplète.
- "Le vrai tombeau des morts, c'est le coeur des vivants"
: ça c'est Mauriac.
- "S'il meurt et s'il ne meurt, l'homme triste se plaint"...
et ça c'est encore Audiberti.
Lundi
17
Top
5 des chansons à écouter sans raison valable un lundi
pluvieux :
- She's Losing it - Belle and Sebastian
- Song - Smog
- Perfect Day - Lou Reed
- Nude as the News - Catpower
- Common People - Pulp
Pour d'autres nickhornbysmes,
rendez-vous : là.
... Justement, pas mal de blogs visités depuis quelques jours.
Quelques découvertes sympathiques, quelques horreurs bourrées
de fautes d'orthographe, quelques bonnes idées... et l'occasion
de rappeler l'existence du mien...
Ce mot, blog, me fait soudain penser à une pustule. Oh
la la, tu as un gros blog sur le front . C'est
bizarre ce blog, tu devrais consulter un dermato .
... Justement bis, la dermato m'a scruté sous tous les angles
et dans tous les plis... Le grain de beauté porte-t-il bien
son nom ? Une reine de beauté a-t-elle forcément un
grain ? Selon quels critères de beauté El Gringo sélectionne-t-il
les grains ? Autant de questions qui resteront sans réponse
ce soir...
Dimanche
16
 A
la St Marcel, va déjeuner chez les Natof. Nous appliquons
à la lettre ce fameux dicton, d'abord parce que cela fait définitivement
longtemps qu'on n'a pas déjeuné ou dîné
ensemble, ensuite parce que l'on nous a promis un pot au feu et des
gaufres. Tard valant toujours mieux que jamais, à la St Marcel,
t'as aussi le droit de t'offrir des cadeaux de Noël. On a donc
droit à un jeu de triomino, excellent idée pour pouvoir
triominer devant la cheminée...
Bonne fête, donc, aux Marcel, ainsi qu'aux tricots de peau.
Samedi
15
Il
fait beau et froid, temps très agréable pour se promener
et faire un petit détour par deux magasins de chaussures. Sainte
Ristourne a fait son apparition mercredi, j'en profite donc pour me
dégoter des pompes, godasses, grolles.... Je sais à
peu près ce que je cherche, c'est donc vite fait bien fait
que j'acquiers la paire. C'est aussi vite et bien
fait que l'on s'empare de deux étagères chez Leroy Merloche
qui se retrouvent en fin de journée installées dans
la cave et bien remplies... Moi j'dis : si certains lecteurs veulent
des cours d'efficacité, y a qu'à demander.
Vendredi
14
Le service Vide ta cave de la mairie de
Paris doit passer à partir de 12h30. Nous voilà donc
en fin de matinée en train de déposer sur le trottoir
deux portes-fenêtres et deux portes. Les portes-fenêtres,
comme le nom le laisse supposer, contiennent des vitres. Il nous faut
donc les emballer dans du carton en cas de bris, ce que nous faisons
sur le trottoir, les fenêtres posées sur des tréteaux.
Les passants passent alors interrogatifs, dubitatifs, ça nous
fait marrer, mais cette anecdote semble au final sans aucun intérêt.
La question avait été : Que fait-on cet
après-midi ? La réponse avait
été : R-I-E-N. Mais me voilà à 14h30 parti
pour l'ANPE, suite à un appel de l'agence de Belleville au
sujet d'une formation... qui ne m'intéresse pas du tout. Je
repars bredouille. Au retour, je passe par la sécu, où
leur service de mise à jour de Carte Vitale me fait poiroter
face à une petite borne verte qui finira par afficher un message
d'erreur. Je repars bredouille. Deux ou trois coursinettes ensuite
à la supérette, où une jeune fille dégoulinante
de sueur fit tomber ses pots-à-lait en s'écriant "Adieu
veaux, vaches, cochons". Oui
oui : elle sue Pérette. Je pars ensuite récupérer
mes radios de genoux, ce qui me permet enfin d'exhiber sur ce site
une partie de mon corps. Et enfin nous allons acheter un petit cadeau
à Laurent
; petit cadeau qui me donne du fil à retordre puisque je décidai
de faire un emballage alambiqué pour lequel la colle se voulut
récalcitrante et soudain ma concordance des temps perd la tête
: mon présent de narration est envahi par deux passés
simples... Qu'ai-je fait cet après-midi : à peu près
rien, en effet.
Soirée, donc, chez Laurent A, qui en plus d'être baryton
est extrêmement sympathique. Soirée très très
intéressante encore pour quiconque étudie les profondeurs
de l'âme humaine...
Jeudi
13
Arvapana
a rendez-vous à midi, métro Bir-hackeim, pour un déjeuner
à La Licorne. Le ciel est bleu, mon chapeau à carreaux
et la blanquette de veau. Que demander de plus ? Rien, mais après
le déj' je m'infiltre chez mon ancien employeur pour voir l'avancée
des travaux. Un petit coucou à droite à gauche, une
bise ou deux pour quelques voeux qui traînent encore, et je
repars en oubliant, probablement, comme d'hab, d'ajouter un ou deux
au revoir. Deux rues à traverser et me voici à
la maison du Japon où je viens m'approvisionner
en feutres. Le feutre à calligraphie peut se trouver ailleurs,
mais l'acheter à la maison du Japon lui donne un petit côté
exotique, et permet de regarder les idéogrammes. C'est si joli...
un peu mystérieux... on se demande ce que veulent dire ces
signes. Et puis bon, faut pas se leurrer, c'est tout pour la frime
: "mmmm oui, je fais de la calligraphie japonaise, je fais
venir mes feutres directement du Japon d'ailleurs tu peux voir l'emballage
c'est écrit en jap', j'y capte que dalle mais je fonctionne
à l'intuition...". En vérité, à
cause de cette satanée barrière linguistique qui s'infiltre
jusque dans les rayons des magasins spécialisés, j'ai
failli acheter les mauvaises cartouches... quelle idée saugrenue
d'acheter ses feutres ici !! Voili,
voilà, donc j'ai acheté des beaux feutres qui glissent
sur le papier comme Philippe Candeloro sur la glace... wiiiizzzz....
et j'ai eu droit à un immonde sac en plastique noir à
pois dorés. Toujours ces mêmes sacs qui détruisent
l'environnement et ruinent de surcroît l'environnement visuel
du porteur du-dit sac.
Après cet agréable moment passé quai Branly,
je filoche back at home. C'est pas tout ça, mais j'ai du taf
à faire malgré mon statut... Et j'ai un rendez-vous
pour une radio des genoux. Les genoux, oui oui :
pour la radio des gnous on attendra le prochain safari. Alors en fait
mes genoux me font souffrir de temps en temps (non je ne rentrerai
pas dans les détails, j'ai déjà été
bien prolixe aujourd'hui je trouve). Et donc me voilà les cuisses
à l'air, dans d'étranges positions dictées par
une manipulatrice en électroradiologie, blonde, avec un pull
très coloré, qui ne cessera de chouiner sur son mal
de tête et ses journées de travail si fatigantes... Elle
osera même me dire "oh la la, désolée, mais
moi le jeudi soir je suis sur les rotules". Hi hi hi, elle avait
dû voir derrière mes lunettes rouges que ce genre de
blague me ferait rire. Enfin bon, le radiologue, lui, il était
habillé en gris anthracite assorti à ses poils et cheveux.
Il avait l'air sympa aussi, d'ailleurs après m'avoir dit que
mon problème n'était pas osseux il m'a dit en rigolant
de repasser dans 30 ans pour mon arthrose. Si j'étais encore
informateur, j'dirais aux jeunes que c'est vachement le fun de travailler
dans un cabinet de radiologie et je leur dirais de lire la fiche 2.747.
Mercredi
12
Les pâtes fabriquées hier se retrouvent envahies par
des pois chiches, et je doute alors en l'existence de mon ange gardien
culinaire. Je ne déteste pas les pois chiches, mais je ne cours
pas non plus après. Cela dit peut-être qu'avec un peu
de peinture je pourrais les utiliser pour jouer aux billes.
Nous ramenons Maria chez son frère, et après, heu...
après on n'a pas mis longtemps pour recréer dans l'appartement
une partie du désordre pré-Maria. Pas glop ! On n'a
pas mis longtemps non plus pour retrouver le chemin des fourneaux,
afin de faire une crostate et du hoummous apportés tout frais
tout chaud chez Fabienne pour une soirée en l'honneur de Virginie
qui s'envole samedi pour deux mois et le Japon (tiens... un zeugma...).
C'était aussi l'occasion de fêter son anniversaire, mais
ça je ne l'ai compris que lorsque j'ai vu les bougies sur le
gâteau.
Mardi
11
J'achète enfin un cordon pour mon téléphone
Siminche CXT65 afin de pouvoir le relier aux PC... Le câble
est vendu seul, sans même un pauvre petit blister, et je pense
pouvoir trouver facilement sur le web le logiciel et/ou le pilote
nécessaire au visionnage des photos... mais ce n'est pas le
cas et je rame un peu, genre Ellen Mac Arthur en panne au milieu des
baleines. Je rame en particulier parce que le CXT65 s'appelle en réalité
le CX65 mais pour Esséfère il ont un peu changé
le nom, enfin je crois, je n'ai pas tout compris... Bref, l'essentiel
c'est que je vois enfin à quoi ressemblent les photos que j'ai
prises avec mon bidule65... En dehors de tout commentaire d'ordre
qualitatif, voilà de quoi retrouver quelques souvenirs de ces
dernières semaines...
La journée n'est pas du tout hypocalorique, je ne m'en plaindrai
pas. Et elle se termine par des pâtes faites maison... ça
non plus je ne m'en plaindrai pas.

Lundi
10
Ce lundi ressemble à s'y méprendre à... une
journée comme une autre.

Dimanche
9
Une petite balade d'après-midi au Père Lachaise, mais
les pavés et le genou de Maria ne font pas bon ménage.
 
Le ménage, parlons-en : il faut vraiment s'attaquer au rangement
de la cave...
Samedi
8
Les pâtisseries consommées semblent avoir un certain
effet sur mon organisme. La curiosité m'a traîné
jusqu'au pèse-personne, qui afficha alors 60,3 kg. Une sorte
de miracle pour moi, mais une mise en garde : il ne faudrait pas que
le poids vienne se loger uniquement autour de mon nombril pour former
une petite brioche. Tiens, à propos de brioche, je reprendrais
bien un petit gâteau.

 Un
petit tour dans le marais et une petite visite du musée Carnavalet.
Bien sûr, je m'arrête aux toilettes pour un autoportrait.
Et je me demande pourquoi je ne vais pas plus souvent jeter un oeil
ou deux sur la splendide pièce Art Nouveau.
Au retour, un arrêt à DingFring où
je m'achète un chapeau. Ca changera de la casquette qui ne
quitte pas ma tête à cette époque frisquette.
Et j'en profite pour un immortaliser cet achat avec un autre autoportrait...
dans nos propres toilettes.
Et sinon ? Quelques voeux envoyés, cette fichue
candidature qui n'avance pas, et un petit essai de photoblog. Je remets
ainsi les pieds chez 20six après
quelques essais de blogs ayant avorté en 2004. La version gratuite
d'hébergement chez 20six ne propose qu'à peine 1Mo d'images
: quel sera donc l'avenir de mon photoblog
?
Vendredi
7
Je sèche un peu sur la lettre de motivation à rédiger
pour une offre très intéressante : la description des
compétences me sied mais le type de poste est différent
de ceux qui me correspondent habituellement... Mmm..... Passons à
autre chose, l'inspiration viendra plus tard.
Je sèche un peu sur mon nouveau projet de site. Je ne sèche
pas complètement, j'ai bien quelques idées, mais je
bute sur l'utilisation de la palette graphique pour dessiner pleins
et déliés et je m'empare finalement de papier et d'un
feutre japonais pour l'ébauche.
Par
contre, je ne sèche pas face aux petits gâteaux aux amandes
concoctés aujourd'hui par la familia Cara'... Ils sont divins
ces amaretti, simplement divins. En tout cas ils me donnent asez d'énergie
pour gagner aux cartes. Allez... un petit dernier pour la route.
Jeudi
6
Qu'elle
est longue cette rue des Francs-Bourgeois, qu'elle est longue ! Il
faut dire que j'étais impatient d'arriver au magasin de montres
pour y faire régler le bracelet. Et ça y est : je peux
la porter !
S'en suit un arpentage de rayonnages à la librairie de Beaubourg
et 3 achats fort utiles pour mes petites activités de création
visuelle...
Lu sur un site de petites annonces, rubrique emploi : "Bonjour
je suis un jeune homme de bonne famille recherche un travail dans
l immobilier ou bien dans la vente actuelement je suis en restauration
et souhaite changer de job tres vite merci a tres bientot." Pour
la bouffe, on dit que la tradition ça a du bon. Et pour la
recherche de boulot, être de bonne famille, ça sert à
quoi ?
Mercredi
5
Se lever avant 8h pour prendre le métro à l'heure de
pointe, voilà qui me paraît bien étrange. Je vais
suivre un atelier sur les agrégateurs d'information au CIDJ.
Les agrégateurs d'information ? Oui, ces choses qui ont fait
apparaître sur le web de petits logos comme celui-ci : .
Je papote ensuite avec mes anciens collègues. Rien n'a vraiment
changé depuis la dernière fois, ni de mon côté,
ni du leur, en dehors du départ de Karine suite à la
fin de son CDD. Il y a un an c'était moi, mais les circonstances
étaient bien différentes.
Un petit arrêt aux Galeries Lafouyette pour m'acheter un agenda
(un Moleskine !), des petits cahiers (de cette même marque légendaire)
et un plan de Paris (enfin !). Puis je fais quelques ajouts à
la rubrique Goodies : voilà
dorénavant des fonds d'écran adpatés aux écrans
19 pouces, en attendant des images en format portrait. Le Cara, sous
prétexte d'être allé au BHV acheter des bocaux,
revient avec un cadeau. De Noël. Nous avions convenu de nous
offrir nos regalos le même jour qu'en Italie... mais nous ne
pouvons plus attendre. Et me voici donc avec une très belle
montre chouatche...
Et nous nous embarquons cette fois-ci dans la préparation
de petits beignets... Ca nous fait un gros dessert après le
poulet au gras et aux champignons.
J'en connais qui vomiraient pour moins que ça...
Surtout que la dernière photo ne doit représenter qu'un
quart des gâteaux produits.
Mardi
4
Manger, bouffer, mâcher, déguster, avaler, mangiare,
comer, eating, essen... les Natof ont raison : ce fichu journal tourne
vraiment autour des plaisirs culinaires actuellement. D'ailleurs,
à midi, pasta thon-tomates et ce soir saumon à la tomate.
Et quand c'est la zia Maria qui cuisine, tout de suite, on a l'Italie
dans l'assiette. J'ai aussi intérêt à avoir l'italien
dans la bouche pour dialoguer avec Maria mais ça va, ça
va, je commence à me débrouiller. Faut juste que je
pense à emmener ma méthode d'italien dans le métro
demain, pour progresser.
La
matinée est très productive : je mets un terme à
deux candidatures spontanées qui partent via le Net, et je
termine aussi ma compil 2004... Je lui ai trouvé le titre amusant
de "Fiat Bénélux", jeu de mot fort réussi
que comprendront mes lecteurs les plus assidus.
L'après-midi se passe en compagnie des Natof, pas vus depuis
plus d'un mois. Blablabla blabla, puis un tour dans le coin et dans
les recoins de divers magasins pour quelques nécessaires emplettes.
Manger,
bouffer, mâcher... les Natof ont tellement raison que les deux
Cara ont refait un roulé ce soir... Il parait qu'on s'interroge
dans certaines contrées sur le sort des oies que l'on gave...
Les pauvres bêtes n'ont pas la chance d'avoir le même
régime que moi.
Lundi
3
Le caraprof reprend le boulot, et moi le chemin d'anpe.fr et de tous
ces petits riens qui parviennent à remplir une journée
sans que l'on s'en rende compte.
En soirée, F et Maria tentent de faire de la concurrence
à Fabienne avec un énorme roulé à la confiture.
Moi j'dis : concurrence déloyale, le plat est lui-même
très grand.
Dimanche
2
Dimanche sympathique : il y a du monde à déjeuner.
Maria (qui vient passer quelques jours de plus chez nous), Ginou (qui
ramène les dernières planches pour l'armoire), Pablo
(qui a acourru en entendant les mots "pizza" et "crostate"),
Benoist (qui a acourru en entendant les mots "pizza" et
"crostate") et Fabienne (qui, en plus d'avoir acourru en
entendant les mots "pizza" et "crostate" a eu
la divine idée d'apporter un roulé à la confiture).
Après avoir bien mangé, bien bu, et bien salué
nos invités... nous avons bien dormi, puis retrouvé
le chemin des éplucheurs pour ratiboiser les dernières
pommes...
Samedi
1er janvier
Ca y est, la voilà vraiment la nouvelle année
2005. Après le réveillon d'hier arrivent les voeux, reçus
ou envoyés. J'appelle mes parents et les Natof, mais sinon la
poste et les e-mails transfèreront mes voeux dans les jours qui
viennent. La vérité, c'est que la journée va être
bien remplie : l'armoire n'est pas finie, et le rangement non plus...
En soirée, petite surprise pour Benoist qui ne s'attendait
pas à nous voir débarquer chez lui : c'est son anniversaire
demain. D'autres convives arrivent peu après pour cette soirée
aux couleurs gustatives et sonores de l'Argentine...
  
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