Lundi 31

Dernier jour du mois de janvier. Il paraît qu'on a encore le droit de souhaiter la bonne année, même si elle est sévèrement rongée d'un douzième. Mon carnet d'adresses e-mails n'existant depuis mon nettoyage de PC que sous la forme d'une liste mal imprimée, que ceux qui n'ont rien reçu ne se sentent pas oubliés mais... j'ai été un peu fainéant niveau recopiage. Bref bref...

J'apprends sinon que truite se dit Forelle en allemand, ça tombe bien c'est l'anniversaire de Schubert aujourd'hui. Et puis la Sainte Marcelle aussi. Et puis le jour de chantouiller et dansouiller sur "why don't you do right" interprété par miss O'connor, dans la cuisine en préparant la pasta de midi. C'est moi qui était dans la cuisine, pas Sinead.

J'ai également la bonne idée de réécouter Drugstore, dont le premier album avait hanté mes jours et mes nuits à sa sortie, dont le deuxième s'était fait remarquer par la présence de Thom Yorke dans une chanson anti-Pinochet (à l'époque où la polémique faisait rage sur la vieille pourriture chilienne et sa présence outre-Manche), et dont le troisième n'avait dû tourner qu'une ou deux fois près de mes lobes. C'est bien agréable, à chaque foix, la voix rabotée et les mélodies d'Isabel Monteiro, mais je reste convaincu que leur premier album est le meilleur, les suivants semblants peut-être moins inspirés et trop produits.

Dimanche 30

A la Ste Martine, on chante la Scarlatine. Il y avait donc du monde, aujourd'hui, pour grignoter et chanter. Par ordre alphabétique : Annick, Béatrice, Benoist, Fabienne, Gilles 1, Gilles 2, Hubert, Luc, Marie-Hélène, Nathalie, Oumou, Pablo, Patrick, Philippe, Sandrine, Valérie. Tout ce beau monde a pu écouter Pablo interpréter quelques airs de Tango, puis s'amuser sur "La Scarlatine", nasiller sur "Mon homme", s'époumoner sur "Une fleur de Paris", ninoferreriser sur "Le Sud", s'égosiller sur "Une petite cantate", ou encore massacrer "Comme ils disent"... Une après-midi vraiment sympathique en tout cas. Merci à tous...


Samedi 29

Un bond de la chaise tandis que j'ANPE. Comme Archimède jouant avec son canard en plastique dans son bain, je m'écris : "JE SAIS !". ... "Je sais, je veux écouter Léonard Cohen". Oui oui, cela m'a pris comme ça, soudainement. Je venais d'écouter No Surprises de Radiohead et India Song par Jeanne Moreau, et j'ai eu un éclair : je voulais entendre Léonard Cohen. Je cours donc vers l'étagère, m'empare du CD, le glisse dans le lecteur et j'écoute. Aaahhhh...

J'écoute, et tandis que je jète un oeil au linge étendu dans la salle de bain, je me demande si les trous dans les mouchoirs sont faits pour les larmes de crocodile.

Vendredi 28

Una focaccia, c'est une tourte remplie de bonnes choses, et c'est le repas de midi.

Una prise de têta, c'est une imprimante qui n'imprime plus grand chose, et c'est le repas de l'après-midi. Mais c'est plutôt indigeste. Un nettoyage des tête d'impression. Pas mieux. Un second. Rien. Un cierge à l'église d'à-côté. Toujours rien. Alors un tour sur les forums et je découvre que... c'est normal, cette superbe imprimante est d'excellente qualité, mais pas longtemps. L'un des participants dit qu'il faut aller tripoter le tuyau au fond à droite... Il faut surtout en acheter une autre, semble-t-il.

Una tristeza, c'est le sentiment qu'on a quand tata Maria repart en Italie. Ciao ! Ci vediamo ! 20h28, gare de Bercy, le train démarre et trois hurluberlus foncent et grimpent de justesse dans le wagon de queue... tandis que leur quatrième comparse, qui les attendait sur le quai, bien plus loin, n'est pas monté. Amusant, non ? Pour nous, oui.
Bref... Nous reverrons tata Maria dans 3 semaines et 2 jours puisque nous partons à Corrigliano le 20 février. Encore un peu de patience, et je vais pouvoir accoler à mon "italien" autre chose que le terme "notions" sur mon CV. Et pour ceux qui se posent la question, j'ai pris une assurance annulation, au cas où je trouverais un boulot d'ici-là.

Jeudi 27

Quoi ? Je n'ai jamais vanté les mérites gustatifs de la pizza de tata Maria ? Et pourtant, pourtant, je n'ai-aimeuh que çaaa, comme aurait pu chanter Charles Aznavour. En fait, ce n'est pas très compliqué : il s'agit d'avoir les bons ingrédients dans les placards et le frigo. C'est un peu comme les pâtes de tata Maria : tu regardes, tu espionnes, tu épies, tu questionnes, tu copies... et tu étonnes.

Soirée musicale dans une librairie du boulevard St Marcel, avec un récital de Tango argentin : Pablo, accompagné au piano, chante les airs de son enfance et de sa ville, Buenos Aires. Et Benoist met en scène les émotions de manière juste... plus juste que le piano qui a des petits soucis de gling-gling mais finalement cela rajoute un certain charme à l'ambiance et l'on se croirait dans un bar enfumé au brouhaha latin.
Et c'est donc une heure bien agréable passée à écouter cette si jolie musique, sans les deux Fab qui répètent, comme tous les jeudis.

Dis donc Cara, on les attaque quand les cours de tango ? No quieres bailar conmigo ?

Mercredi 26

Le festival de la BD d'Angoulême ouvre ses portes demain. J'achète donc un Libé illustré par des auteurs plus ou moins... illustres. Et là, que vois-je ? Ralf König est nominé dans la catégorie Meilleur Scénario pour Comme des Lapins. Libé en a d'ailleurs fait un de ses 5 coups de coeur. J'en profite donc pour mettre à jour quelques rubriques du site et améliorer le menu qui ne fonctionnait pas sous Mozilla (ô terrible découverte du webmestre qui fait mal son boulot).

Il reste, pour remplir comme il se doit questo mercoledi, l'aspirateur, les courses, des pâtes, la boulangerie (deux fois), le nouveau (nouveau ?) chocolat Poulain répondant au doux nom de Caresse, quelques parties (perdues) de cartes, la préparation (studieuse) du "si on chantait", quelques essais (pas si moches) d'affiche pour le prochain concert de l'orchestre, anpe.fr, apec.fr, un essai infructueux (et ponctué de nombreuses interjections grossières) de branchement en réseau des deux ordis, et caetera.

Mardi 25

Je m'arrache vraiment les cheveux sur la création d'une mailing-list pour le site de RK et celui de l'OSC. Je crains que certains problèmes ne viennent encore de l'hébergement du site de l'orchestre et non de mes GROSSES lacunes en php. Mais il y a des moments où il faut prendre en main des travaux un peu moins cérébraux. Car les carreaux de la cuisine, nouvellement cimentés de blanc, méritent un petit nettoyage, accompagné du récurage en profondeur de la gazinière. Allez, gratte mon petit, tu ne sais pas qui te grattera.

Lundi 24

Je brave le fond de l'air, si frais, pour aller à Artazart, la formidable librairie de la création qui se trouve sur le canal St Martin. Tellement formidable que j'y dépenserais une fortune si... si... si je pouvais. J'y dégote le nouveau numéro d'Etapes:, véritablement captivant ce mois-ci puisque l'on y trouve au sommaire un dossier sur les liens entre l'image et la musique : pochettes de disques, affiches d'orchestres... Voilà qui m'intéresse et me concerne. J'en repars également avec un livre sur les lettres (de l'alphabet) décorées.

Apéro avec les Nathuc, chez MM et son conjoint JP, qui habitent tout près d'ici. Au milieu de divers sujets de conversation (la Charente, le boulot, les gens, le quartier) arrivent bien sûr les goûts musicaux. Après avoir cité Barbara et Françoise Hardy, je me vois bloqué pour donner en exemple un autre nom ; mes hôtes aimant le jazz, le classique et la chanson française, mon cerveau a dû analyser tout ça et m'empêcher de citer des noms qui leur seraient inconnus. J'emploie alors le terme de "rock indépendant" qui résume bien la situation et qui me permet de noyer PJ Harvey au milieu du gothico-punk de Joy Division, de la World moyen-âgeuse de DeadCanDance, des trompettes de Calexico, de la pop anglaise des Smiths, du rock américain de REM, du rock écorché de Shannon Wright, de l'anti-folk de Herman Düne, des cris de Nirvana ou du lo-fi de Smog. Oui, j'écoute du rock indé. Nous voilà alors avec d'un côté JP qui ne connaît pas le terme et imagine derrière ça uniquement un sens politique, d'un autre côté Luc qui veut à tout prix que ce ne soit pas un genre musical mais une notion purement anti-commerciale et un classement à la FNAC... et moi qui tente d'expliquer ce que ça signifie. Mais j'abandonne très vite pour dire que j'aime aussi Elvis Presley. Ca s'appelle contourner le problème.

Ca me rappelle une conseillère ANPE qui m'avait dit d'éviter ce terme sur mon CV, dans la rubrique Centres d'intérêts... Merci donc à chacun de se référer à la définition du dictionnaire du rock. Bonne nuit.

Dimanche 23

Premier cours de danse privé, donné par l'éminent professeur Cara-bouge-toi. Il parait que je suis un très bon élève... c'était déjà le cas à l'INSA : mes meilleures notes était en cours de rock.

Samedi 22

Nous sommes invités à déjeuner chez Corinne (la marraine de F) et Dominique (le mari de celle-ci), à Epiais Rhus ; Ginou et Maria nous accompagnent. C'est l'occasion de découvrir ce petit bourg du Val d'Oise, au milieu de la verte campagne. C'est aussi l'occasion d'une longue après-midi à table, avec les bons côtés (des personnes vraiment sympathiques, un très bon pâté, un très bon cassoulet, un très bon gâteau, un très bon champagne) et les mauvais côtés (rester assis si longtemps). C'est enfin l'occasion d'apercevoir le petit Cara sur une petite vidéo de 3 minutes : Cara sur un toboggan, cara sur un manège... C'est pas mignon ça ?

Vendredi 21

Maria est de retour a casa pour deux jours. Arrivée à 10h59, elle entreprend avec son neveu, dès 11h22, une nouvelle fournée d'amaretti. Encore meilleurs que les précédents... Où s'arrêteront-ils ?

J'improvise dans l'après-midi un tour à la CdM, pour récupérer les quatre documents sur lesquels j'ai travaillé cet été. Mais oui, rappelons-nous : jadis, en temps divin, je travaillai. J'hésite d'ailleurs entre un passé simple et un imparfait. Beaucoup d'absents en ce vendredi après-midi, certes, mais j'étais impatient de découvrir le fruit de mon travail. Je discute un peu avec MG, AC et SG. AT est elle aussi présente dans son petit bureau gris d'assistante et nous passons un long moment ensemble, allant à pied jusqu'à la gare de l'Est. Pourquoi à pied ? Parce qu'elle a son vélo. Pour quoi la gare de l'Est ? Pour prendre ensuite la ligne 4 jusqu'à Beaubourg... Pourquoi Beaubourg ? Pour y acheter le nouveau numéro d'Etapes, mais je repars déçu : pas encore en rayon.

Jeudi 20

Aaaahhhh ! Bruno est de retour sur son site ! Ca c'est une bonne nouvelle : il est encore sur terre.

Tentative de création de mailing-list sur le site de l'OSC. L'hébergeur, que je ne citerai pas, a le site le plus bordélique et le moins intuitif qui doit exister sur le marché... Absolument pas fait pour les novices, t'as intérêt à avoir un diplôme en info pour y comprendre quelque chose... sans parler de leur système de gestion de mailing-list, qui envoie les messages automatiques les plus longs qu'on n'est jamais écrit. Au secours... My mother taught me no to visit strange websites. But I always do.

Mercredi 19

Au fil des pages : tendancefloue. A lire aussi, leur blog. Pour joindre l'utile à l'agréable, pour joindre la parole au geste.

Et moi dans tout ça ? Je ne reste pas qu'un lecteur, qu'un surfeur, qu'un regardeur. J'agis un peu aussi. J'ai donc ajouté un peu de couleur sur le site de l'orchestre. Des couleurs sobres, mais ça nous change du blanc, qui a trop tendance à s'insinuer en fond de page. C'est aussi parce que Mozilla Firefox, le navigateur qui a de l'avenir, ne gère pas bien du tout les encadrements de tableaux et offrait au visiteur du site un spectacle affreux. Ma tentative de résolution de ce problème par le biais de CSS entraînant d'autres problèmes, j'ai alors décidé de taper du poing... Ce qui a détruit le pavé numérique de mon clavier.

Après quelques gaufres absolument succulentes grâce à la divine recette de ma formidable maman, un petit dévédé : Spiderman 2. Alors voilà, c'est vraiment très bien. Un peu plus ou un peu moins que le 1er opus, peu importe : j'aime beaucoup parce que ce n'est pas trop guimauve, parce que les scènes de duel entre Doc Ock et Spiderman sont vraiment à rester bouche bée devant, parce qu'on y retrouve vraiment l'âme des comics, parce que ce n'est pas trop moralisateur, parce c'est amusant, parce que c'est fluide, parce que c'est corporel... Fluide corporel, hi hi hi !

Tiens, à propos de fluide, si on plongeait un peu dans la pâte à gaufff avant d'aller se coucher ?

Mardi 18

En triant les quantités industrielles de papiers qui traînent dans des cartons, on trouve de tout. D'amusants souvenirs, d'autres plus empreints de mélancolie, des lettres jamais envoyées, des gribouillis, des notes. Des notes, j'en ai accumulées à l'époque où je lisais régulièrement et j'ai donc retrouvé quelques définitions de mots (oaristys, bézoard, sybarite, maritorne...) découverts au fil des romans et quelques citations. Je vais donc, pour une fois, faire comme tous ces blogueurs qui aspirent d'un côté pour recracher sur leur site :
- "Les lettres d'amour, c'est à soi qu'on les écrit, pour les lire en les écrivant. Quand les lettres d'amour parviennent, l'oiseau est mort, quatorze couteaux à fromage de banalités dans le poitrail". Jacques Audiberti, Le vivier.
- "Les vivants qu'on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu'une même tombe les confond déjà". Céline.

... Cette dernière, je l'ai souvent placée dans des lettres, à l'époque où je ne lésinais pas sur l'épistole. Quant à la première phrase, elle provient d'un recueil de trois nouvelles d'Audiberti intitulé La fin du monde. Ce petit bijou littéraire mériterait de retourner entre mes mains, mais je dois également lire les deux romans que l'on m'a offerts pour Noël.

Allez, trois dernières pour la route :
- "L'ironie, c'est la haine qui s'amuse" : mmm je crois que c'est Cocteau qui a dit ça ; ma note est incomplète.
- "Le vrai tombeau des morts, c'est le coeur des vivants" : ça c'est Mauriac.
- "S'il meurt et s'il ne meurt, l'homme triste se plaint"... et ça c'est encore Audiberti.

Lundi 17

Top 5 des chansons à écouter sans raison valable un lundi pluvieux :
- She's Losing it - Belle and Sebastian
- Song
- Smog
- Perfect Day
- Lou Reed
- Nude as the News
- Catpower
- Common People -
Pulp
Pour d'autres nickhornbysmes, rendez-vous : .

... Justement, pas mal de blogs visités depuis quelques jours. Quelques découvertes sympathiques, quelques horreurs bourrées de fautes d'orthographe, quelques bonnes idées... et l'occasion de rappeler l'existence du mien... Ce mot, blog, me fait soudain penser à une pustule. Oh la la, tu as un gros blog sur le front . C'est bizarre ce blog, tu devrais consulter un dermato .

... Justement bis, la dermato m'a scruté sous tous les angles et dans tous les plis... Le grain de beauté porte-t-il bien son nom ? Une reine de beauté a-t-elle forcément un grain ? Selon quels critères de beauté El Gringo sélectionne-t-il les grains ? Autant de questions qui resteront sans réponse ce soir...

Dimanche 16

A la St Marcel, va déjeuner chez les Natof. Nous appliquons à la lettre ce fameux dicton, d'abord parce que cela fait définitivement longtemps qu'on n'a pas déjeuné ou dîné ensemble, ensuite parce que l'on nous a promis un pot au feu et des gaufres. Tard valant toujours mieux que jamais, à la St Marcel, t'as aussi le droit de t'offrir des cadeaux de Noël. On a donc droit à un jeu de triomino, excellent idée pour pouvoir triominer devant la cheminée...

Bonne fête, donc, aux Marcel, ainsi qu'aux tricots de peau.

Samedi 15

Il fait beau et froid, temps très agréable pour se promener et faire un petit détour par deux magasins de chaussures. Sainte Ristourne a fait son apparition mercredi, j'en profite donc pour me dégoter des pompes, godasses, grolles.... Je sais à peu près ce que je cherche, c'est donc vite fait bien fait que j'acquiers la paire. C'est aussi vite et bien fait que l'on s'empare de deux étagères chez Leroy Merloche qui se retrouvent en fin de journée installées dans la cave et bien remplies... Moi j'dis : si certains lecteurs veulent des cours d'efficacité, y a qu'à demander.

Vendredi 14

Le service Vide ta cave de la mairie de Paris doit passer à partir de 12h30. Nous voilà donc en fin de matinée en train de déposer sur le trottoir deux portes-fenêtres et deux portes. Les portes-fenêtres, comme le nom le laisse supposer, contiennent des vitres. Il nous faut donc les emballer dans du carton en cas de bris, ce que nous faisons sur le trottoir, les fenêtres posées sur des tréteaux. Les passants passent alors interrogatifs, dubitatifs, ça nous fait marrer, mais cette anecdote semble au final sans aucun intérêt.

La question avait été : Que fait-on cet après-midi ? La réponse avait été : R-I-E-N. Mais me voilà à 14h30 parti pour l'ANPE, suite à un appel de l'agence de Belleville au sujet d'une formation... qui ne m'intéresse pas du tout. Je repars bredouille. Au retour, je passe par la sécu, où leur service de mise à jour de Carte Vitale me fait poiroter face à une petite borne verte qui finira par afficher un message d'erreur. Je repars bredouille. Deux ou trois coursinettes ensuite à la supérette, où une jeune fille dégoulinante de sueur fit tomber ses pots-à-lait en s'écriant "Adieu veaux, vaches, cochons". Oui oui : elle sue Pérette. Je pars ensuite récupérer mes radios de genoux, ce qui me permet enfin d'exhiber sur ce site une partie de mon corps. Et enfin nous allons acheter un petit cadeau à Laurent ; petit cadeau qui me donne du fil à retordre puisque je décidai de faire un emballage alambiqué pour lequel la colle se voulut récalcitrante et soudain ma concordance des temps perd la tête : mon présent de narration est envahi par deux passés simples... Qu'ai-je fait cet après-midi : à peu près rien, en effet.

Soirée, donc, chez Laurent A, qui en plus d'être baryton est extrêmement sympathique. Soirée très très intéressante encore pour quiconque étudie les profondeurs de l'âme humaine...

Jeudi 13

Arvapana a rendez-vous à midi, métro Bir-hackeim, pour un déjeuner à La Licorne. Le ciel est bleu, mon chapeau à carreaux et la blanquette de veau. Que demander de plus ? Rien, mais après le déj' je m'infiltre chez mon ancien employeur pour voir l'avancée des travaux. Un petit coucou à droite à gauche, une bise ou deux pour quelques voeux qui traînent encore, et je repars en oubliant, probablement, comme d'hab, d'ajouter un ou deux au revoir. Deux rues à traverser et me voici à la maison du Japon où je viens m'approvisionner en feutres. Le feutre à calligraphie peut se trouver ailleurs, mais l'acheter à la maison du Japon lui donne un petit côté exotique, et permet de regarder les idéogrammes. C'est si joli... un peu mystérieux... on se demande ce que veulent dire ces signes. Et puis bon, faut pas se leurrer, c'est tout pour la frime : "mmmm oui, je fais de la calligraphie japonaise, je fais venir mes feutres directement du Japon d'ailleurs tu peux voir l'emballage c'est écrit en jap', j'y capte que dalle mais je fonctionne à l'intuition...". En vérité, à cause de cette satanée barrière linguistique qui s'infiltre jusque dans les rayons des magasins spécialisés, j'ai failli acheter les mauvaises cartouches... quelle idée saugrenue d'acheter ses feutres ici !! Voili, voilà, donc j'ai acheté des beaux feutres qui glissent sur le papier comme Philippe Candeloro sur la glace... wiiiizzzz.... et j'ai eu droit à un immonde sac en plastique noir à pois dorés. Toujours ces mêmes sacs qui détruisent l'environnement et ruinent de surcroît l'environnement visuel du porteur du-dit sac.

Après cet agréable moment passé quai Branly, je filoche back at home. C'est pas tout ça, mais j'ai du taf à faire malgré mon statut... Et j'ai un rendez-vous pour une radio des genoux. Les genoux, oui oui : pour la radio des gnous on attendra le prochain safari. Alors en fait mes genoux me font souffrir de temps en temps (non je ne rentrerai pas dans les détails, j'ai déjà été bien prolixe aujourd'hui je trouve). Et donc me voilà les cuisses à l'air, dans d'étranges positions dictées par une manipulatrice en électroradiologie, blonde, avec un pull très coloré, qui ne cessera de chouiner sur son mal de tête et ses journées de travail si fatigantes... Elle osera même me dire "oh la la, désolée, mais moi le jeudi soir je suis sur les rotules". Hi hi hi, elle avait dû voir derrière mes lunettes rouges que ce genre de blague me ferait rire. Enfin bon, le radiologue, lui, il était habillé en gris anthracite assorti à ses poils et cheveux. Il avait l'air sympa aussi, d'ailleurs après m'avoir dit que mon problème n'était pas osseux il m'a dit en rigolant de repasser dans 30 ans pour mon arthrose. Si j'étais encore informateur, j'dirais aux jeunes que c'est vachement le fun de travailler dans un cabinet de radiologie et je leur dirais de lire la fiche 2.747.

Mercredi 12

Les pâtes fabriquées hier se retrouvent envahies par des pois chiches, et je doute alors en l'existence de mon ange gardien culinaire. Je ne déteste pas les pois chiches, mais je ne cours pas non plus après. Cela dit peut-être qu'avec un peu de peinture je pourrais les utiliser pour jouer aux billes.

Nous ramenons Maria chez son frère, et après, heu... après on n'a pas mis longtemps pour recréer dans l'appartement une partie du désordre pré-Maria. Pas glop ! On n'a pas mis longtemps non plus pour retrouver le chemin des fourneaux, afin de faire une crostate et du hoummous apportés tout frais tout chaud chez Fabienne pour une soirée en l'honneur de Virginie qui s'envole samedi pour deux mois et le Japon (tiens... un zeugma...). C'était aussi l'occasion de fêter son anniversaire, mais ça je ne l'ai compris que lorsque j'ai vu les bougies sur le gâteau.

Mardi 11

J'achète enfin un cordon pour mon téléphone Siminche CXT65 afin de pouvoir le relier aux PC... Le câble est vendu seul, sans même un pauvre petit blister, et je pense pouvoir trouver facilement sur le web le logiciel et/ou le pilote nécessaire au visionnage des photos... mais ce n'est pas le cas et je rame un peu, genre Ellen Mac Arthur en panne au milieu des baleines. Je rame en particulier parce que le CXT65 s'appelle en réalité le CX65 mais pour Esséfère il ont un peu changé le nom, enfin je crois, je n'ai pas tout compris... Bref, l'essentiel c'est que je vois enfin à quoi ressemblent les photos que j'ai prises avec mon bidule65... En dehors de tout commentaire d'ordre qualitatif, voilà de quoi retrouver quelques souvenirs de ces dernières semaines...

La journée n'est pas du tout hypocalorique, je ne m'en plaindrai pas. Et elle se termine par des pâtes faites maison... ça non plus je ne m'en plaindrai pas.

Lundi 10

Ce lundi ressemble à s'y méprendre à... une journée comme une autre.

Dimanche 9

Une petite balade d'après-midi au Père Lachaise, mais les pavés et le genou de Maria ne font pas bon ménage.

Le ménage, parlons-en : il faut vraiment s'attaquer au rangement de la cave...

Samedi 8

Les pâtisseries consommées semblent avoir un certain effet sur mon organisme. La curiosité m'a traîné jusqu'au pèse-personne, qui afficha alors 60,3 kg. Une sorte de miracle pour moi, mais une mise en garde : il ne faudrait pas que le poids vienne se loger uniquement autour de mon nombril pour former une petite brioche. Tiens, à propos de brioche, je reprendrais bien un petit gâteau.

Un petit tour dans le marais et une petite visite du musée Carnavalet. Bien sûr, je m'arrête aux toilettes pour un autoportrait. Et je me demande pourquoi je ne vais pas plus souvent jeter un oeil ou deux sur la splendide pièce Art Nouveau.

Au retour, un arrêt à DingFring où je m'achète un chapeau. Ca changera de la casquette qui ne quitte pas ma tête à cette époque frisquette. Et j'en profite pour un immortaliser cet achat avec un autre autoportrait... dans nos propres toilettes.

Et sinon ? Quelques voeux envoyés, cette fichue candidature qui n'avance pas, et un petit essai de photoblog. Je remets ainsi les pieds chez 20six après quelques essais de blogs ayant avorté en 2004. La version gratuite d'hébergement chez 20six ne propose qu'à peine 1Mo d'images : quel sera donc l'avenir de mon photoblog ?

Vendredi 7

Je sèche un peu sur la lettre de motivation à rédiger pour une offre très intéressante : la description des compétences me sied mais le type de poste est différent de ceux qui me correspondent habituellement... Mmm..... Passons à autre chose, l'inspiration viendra plus tard.

Je sèche un peu sur mon nouveau projet de site. Je ne sèche pas complètement, j'ai bien quelques idées, mais je bute sur l'utilisation de la palette graphique pour dessiner pleins et déliés et je m'empare finalement de papier et d'un feutre japonais pour l'ébauche.

Par contre, je ne sèche pas face aux petits gâteaux aux amandes concoctés aujourd'hui par la familia Cara'... Ils sont divins ces amaretti, simplement divins. En tout cas ils me donnent asez d'énergie pour gagner aux cartes. Allez... un petit dernier pour la route.

Jeudi 6

Qu'elle est longue cette rue des Francs-Bourgeois, qu'elle est longue ! Il faut dire que j'étais impatient d'arriver au magasin de montres pour y faire régler le bracelet. Et ça y est : je peux la porter !

S'en suit un arpentage de rayonnages à la librairie de Beaubourg et 3 achats fort utiles pour mes petites activités de création visuelle...

Lu sur un site de petites annonces, rubrique emploi : "Bonjour je suis un jeune homme de bonne famille recherche un travail dans l immobilier ou bien dans la vente actuelement je suis en restauration et souhaite changer de job tres vite merci a tres bientot." Pour la bouffe, on dit que la tradition ça a du bon. Et pour la recherche de boulot, être de bonne famille, ça sert à quoi ?

Mercredi 5

Se lever avant 8h pour prendre le métro à l'heure de pointe, voilà qui me paraît bien étrange. Je vais suivre un atelier sur les agrégateurs d'information au CIDJ. Les agrégateurs d'information ? Oui, ces choses qui ont fait apparaître sur le web de petits logos comme celui-ci : . Je papote ensuite avec mes anciens collègues. Rien n'a vraiment changé depuis la dernière fois, ni de mon côté, ni du leur, en dehors du départ de Karine suite à la fin de son CDD. Il y a un an c'était moi, mais les circonstances étaient bien différentes.

Un petit arrêt aux Galeries Lafouyette pour m'acheter un agenda (un Moleskine !), des petits cahiers (de cette même marque légendaire) et un plan de Paris (enfin !). Puis je fais quelques ajouts à la rubrique Goodies : voilà dorénavant des fonds d'écran adpatés aux écrans 19 pouces, en attendant des images en format portrait. Le Cara, sous prétexte d'être allé au BHV acheter des bocaux, revient avec un cadeau. De Noël. Nous avions convenu de nous offrir nos regalos le même jour qu'en Italie... mais nous ne pouvons plus attendre. Et me voici donc avec une très belle montre chouatche...

Et nous nous embarquons cette fois-ci dans la préparation de petits beignets... Ca nous fait un gros dessert après le poulet au gras et aux champignons.

J'en connais qui vomiraient pour moins que ça... Surtout que la dernière photo ne doit représenter qu'un quart des gâteaux produits.

Mardi 4

Manger, bouffer, mâcher, déguster, avaler, mangiare, comer, eating, essen... les Natof ont raison : ce fichu journal tourne vraiment autour des plaisirs culinaires actuellement. D'ailleurs, à midi, pasta thon-tomates et ce soir saumon à la tomate. Et quand c'est la zia Maria qui cuisine, tout de suite, on a l'Italie dans l'assiette. J'ai aussi intérêt à avoir l'italien dans la bouche pour dialoguer avec Maria mais ça va, ça va, je commence à me débrouiller. Faut juste que je pense à emmener ma méthode d'italien dans le métro demain, pour progresser.

La matinée est très productive : je mets un terme à deux candidatures spontanées qui partent via le Net, et je termine aussi ma compil 2004... Je lui ai trouvé le titre amusant de "Fiat Bénélux", jeu de mot fort réussi que comprendront mes lecteurs les plus assidus.

L'après-midi se passe en compagnie des Natof, pas vus depuis plus d'un mois. Blablabla blabla, puis un tour dans le coin et dans les recoins de divers magasins pour quelques nécessaires emplettes.

Manger, bouffer, mâcher... les Natof ont tellement raison que les deux Cara ont refait un roulé ce soir... Il parait qu'on s'interroge dans certaines contrées sur le sort des oies que l'on gave... Les pauvres bêtes n'ont pas la chance d'avoir le même régime que moi.

Lundi 3

Le caraprof reprend le boulot, et moi le chemin d'anpe.fr et de tous ces petits riens qui parviennent à remplir une journée sans que l'on s'en rende compte.

En soirée, F et Maria tentent de faire de la concurrence à Fabienne avec un énorme roulé à la confiture. Moi j'dis : concurrence déloyale, le plat est lui-même très grand.

Dimanche 2

Dimanche sympathique : il y a du monde à déjeuner. Maria (qui vient passer quelques jours de plus chez nous), Ginou (qui ramène les dernières planches pour l'armoire), Pablo (qui a acourru en entendant les mots "pizza" et "crostate"), Benoist (qui a acourru en entendant les mots "pizza" et "crostate") et Fabienne (qui, en plus d'avoir acourru en entendant les mots "pizza" et "crostate" a eu la divine idée d'apporter un roulé à la confiture).

Après avoir bien mangé, bien bu, et bien salué nos invités... nous avons bien dormi, puis retrouvé le chemin des éplucheurs pour ratiboiser les dernières pommes...

Samedi 1er janvier

Ca y est, la voilà vraiment la nouvelle année 2005. Après le réveillon d'hier arrivent les voeux, reçus ou envoyés. J'appelle mes parents et les Natof, mais sinon la poste et les e-mails transfèreront mes voeux dans les jours qui viennent. La vérité, c'est que la journée va être bien remplie : l'armoire n'est pas finie, et le rangement non plus...

En soirée, petite surprise pour Benoist qui ne s'attendait pas à nous voir débarquer chez lui : c'est son anniversaire demain. D'autres convives arrivent peu après pour cette soirée aux couleurs gustatives et sonores de l'Argentine...