Nous voilà vite au milieu des champs d'oliviers, ces arbres tordus, ridés, comme déracinés, flétris. Je passerais des heures à en étudier les formes, cherchant dans les plis des troncs un motif, un morceau d'histoire, à admirer les couleurs particulières des branches presque grises, les verts des feuilles... A cette saison, la terre est recouverte d'herbe. Un peu. Plus qu'en été. Le paysage, moins aride, aidé par des températures plus clémente, semble moins sauvage à cette époque.

Cara, lui, cherche des pissenlits. Chez moi, ce sont les lapins qui les mangent... Il disaient quoi Obélix ? Ah oui : "Ils sont fous ces romains !". Les salentins aussi...

Nous continuons, nous approchons de la mer... Deuxième arrêt le long d'un lac, à Alimini. Il ne faut pas souffrir du vertige quand on grimpe en haut des tours qui permettent de surveiller les incendie...

Nous ne restons pas longtemps au bord de l'eau calme, et effectuons rapidement un autre arrêt "ramassage de pissenlits"... Cara courbe le dos, moi je garde l'oeil rivé à mon Pentax : contre-jours, fleurs, flous, ou ces deux pommes de pins enfermées dans une énorme toile d'araignée...

Nous voilà enfin au bord de l'Adriatique. La même plage, alors terriblement sale, nous avait accueillis l'an dernier pour un feu et un bain nocturne. Elle est plus propre aujourd'hui, mais des détritus jonchent le sable noir, en particulier des bouteilles en plastique, charriées par les vagues, ou un fauteuil de plage, lâchement abandonné, cassé. Mais derrière la dune, nous avons la confirmation que l'humain est parfois, voire souvent, un porc : sacs poubelles, bouteilles en verre...

Mais la plage, une fois le plastique oublié, reste le théâtre d'un doux moment bercé par les vagues... Ouais, j'fais d'la poésie moi aussi.

... Allez, rentrons : la tramontane est quand même trop froide, et le soleil s'en va.