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Samedi
30

Parvenir à prendre en macro une chenille gigotant, pendue à
un fil, ce n'est pas une mince affaire ! J'y suis pourtant parvenu.
Il est plus simple de photographier la flore, n'est-ce-pas ? La flore
qui nous poussera dans quelques livres spécialisés, à
la suite de notre promenade sylvestre, afin de connaître le nom
de certaines plantes étranges.
  
Le
soir, visite à ma soeur Olivia et à sa petite famille.
C'est l'occasion de tester the brand new car of my daddy et ce sont
ensuite mes nièces que je m'amuse à photographier. Un
peu de mouvement et les couleurs vives de leurs vêtements et de
leur balançoire, voilà qui change du quotidien grisâtre.
Vendredi
29
Aaahhhh
! Depuis le temps qu'on l'attendait, ce week-end. Nous voilà
à la campagne où nous attendent mes parents, du lapin
pour déjeuner et le soleil pour bronzer. Car la sieste, bien
méritée après 5 heures de route, se fera à
l'ombre du chêne... mais nous laissera l'opportunité de
griller un peu.
Le
soir, nous retrouvons les incontournables parties de belote... que nous
perdons, perdons, perdons...
Attention, ce séjour à la campagne ne doit pas être
confondu avec "La ferme Célébrités".
Jeudi
28
Elle courait à l'envers, dans le parc de belleville. Habillée
"normalement", elle m'a fait rire. Elle semblait, pourtant,
faire simplement de l'exercice, comme tous ceux qui levaient les bras
et étiraient les jambes, un peu plus loin... Finalement, je devrais
me lever tôt : j'aurais sûrement une autre image des parisiens.


Mercredi
27
 Suite
à un entretien d'embauche et un rendez-vous pour une formation,
l'Arno du 27 avril est tout content. Car si je n'ai pas le poste, j'aurai
la formation. C'est pas beau, ça ? Le simple fait d'avoir un
peu de vie sociale, c'est d'ailleurs déjà beaucoup. Ma
joie me pousse à l'Atelier d'en face (c'est la librairie
de BD du quartier), et je m'y achète Ghost World,
BD américaine de Daniel Clowes, parue en France il y a déjà
trois ans et de laquelle a été tiré un film. Le
genre d'oeuvre que j'avais toujours eu envie de lire mais que mon côté
économe me poussait à laisser dans les rayonnages. Mais
j'ai été sûrement trop économe ces derniers
mois : ça ne peut plus durer.
Réception
des Inrocks. Je ne suis plus abonné, mais comme on n'attire pas
les mouches avec du vinaigre, ils m'envoient sporadiquement un numéro.
Au sommaire de ce numéro : Bob Dylan et Dalida. La photo prise
lors du dîner illustre plutôt bien ce mélange...
...
On ne voit pas très bien alors je précise : c'est une
asperge et une saucisse.
Mardi
26
Il
paraît qu'il faut préparer les entretiens d'embauche. J'ai
aujourd'hui tendance à faire confiance à mes expériences
passées : les entretiens les moins préparés ont
été les mieux réussis. Ah, si : il me reste deux
ou trois pages html à imprimer pour finir mon book.
Mais je
m'attaque plutôt à un peu de conception graphique. Entre
autres choses, un simple effet de négatif à deux balles
pour une petite compil pour l'auto-radio. Les compils, c'est plus simple
que de trimbaler des paquets de CD, et puis ça mélange
les genres : sur celle-ci, les Supremes côtoient Juliette Gréco,
Barbara... J'aurais mis des titres du chanteur Fred Poulet, j'aurais
pu appeler ma compil Supremes de Poulet. Hi hi hi... Il y a même
Kim Wilde. Souvenez-vous de Kids in America et Cambodia.
Ca ne vous rappelle pas votre jeunesse ? Moi, si.
Lundi
25
Les
projets, en ce moment, ça ne manque pas. Professionnels, ils
m'amènent ce lundi matin à Port Royal. Personnels, il
m'amènent ce lundi soir à trier mes photos pour arriver
à en faire quelque chose. Quelque chose de précis. En
tirer des histoires par exemple. C'est le défi qu'on m'a lancé.
Au départ, c'est une proposition, une idée, un cadeau,
une histoire d'amitié et une vision comparable de l'usage de
la photo (pour reprendre ENCORE les termes d'Annie Ernaux). Maintenant,
pour moi, c'est un défi : faire raconter des (petites) histoires
à mes photos. Me voilà bien embarassé. Lors de
ma scolarité, j'ai toujours préféré les
résumés aux dissertations et aux récits à
inventer. Alors
me voilà bien embarassé mais aussi amusé. Exalté.
Effrayé. Je ne sais plus. Pourquoi ai-je voulu parler de cela
ici ? Je suis en train de parler de mes ressentis : cela n'a normalement
rien à faire dans ce journal.
Dimanche
24
Le
Village, c'est un film. Comme son nom l'indique, ça se passe
dans un village. Autour, il y a des bois desquels sortent des bruits
étranges et dans lesquels il y a ceux-dont-on-ne-parle-pas. Ceux-dont-on-ne-parle-pas,
le problème, c'est qu'on en parle quand même beaucoup dans
ce film. C'est même carrément l'intrigue principale.
Alors ceux-dont-on-ne-parle-pas-mais-dont-on-parle-quand-même
ce sont des monstres à manteaux rouges, avec des cheveux en os,
qui dépècent les animaux. Brrr... ça fait peur
hein ? En plus, le réalisateur n'est pas fou : il nous les montre,
comme ça on y croit vraiment.
Samedi
23
C'est
comme les saucisses pour l'apéritif. Oui, les orteils de la natofette
ressemble à des mini saucisses cocktails. Ce n'est pas moi qui
le dit, c'est la Nat. Je ne me permettrais pas. Non, j'vous assure,
je ne me permettrais pas.
Je me
permettrai cependant de dire que le foie gras poëlé qui
se trouvait dans notre assiette ce soir n'avais pas le goût d'une
saucisse apéritif ! Il accompagnait de surcroît du foie
gras (pas poëlé), du jambon et des aiguillettes. Et là,
vous allez me dire : "Mais c'est dingue, pourquoi vous vous êtes
fait un petit resto aujourd'hui, vous qui n'y allez jamais ?".
Réponse 1 : parce que.
Réponse 2 : on a gagné un repas gratuit.
Réponse 3 : il y avait un petit anniversaire à célébrer,
alors j'ai offert un bouquet et on m'a offert un petit resto.
    
Vendredi
22
 Après
du jardinage chez Ginou (du jardiginage ?), direction Beaubourg pour
une alléchante conférence sur l'histoire du graphisme
en France. J'y retrouve Nathalie... et au bout d'une heure et quart
de bafouillements, d'hésitations, de "heu", et d'un
discours chronologique vraiment pas excitant, nous partons. On
n'en est pourtant qu'à la seconde guerre mondiale... Dépité,
tandis que Mademoiselle est partie se repoudrer le nez, je fonce à
la librairie m'acheter "typo du 20e siècle" de Lewis
Blackwell (qu'on retrouve justement dans étapes:, ce mois-ci).
Michel W., le conférencier qui a du mal à causer, est
d'ailleurs l'auteur d'un ouvrage (sur l'histoire du graphisme en France,
mais oui mais oui) qui paraîtra en septembre. Sans bafouillements
j'espère...
On pourra
aussi s'amuser de découvrir deux fautes de frappes sur le programme
du jour, justement pour cette conférence (qu'ils osent appeler
"revue parlée"). Même les correcteurs d'orthographe
bafouillent, à Beaubourg ??
Tiens,
ben justement, j'vais changer de police aujourd'hui pour ce journal...
Je me
permets d'ajouter une photo, prise chez le kiné, pour illustrer
la journée de mercredi. Petit oubli que je répare car
j'aime la photo en question. Et à propos de photos allez donc
faire un tour du côté de http://vincent.debanne.free.fr...
Jeudi
21
La
journée commença par quelques coups de tondeuse et de
ciseaux. Suivirent ensuite, entre autre, quelques coups de souris pour
une carte d'anniversaire pour ma maman, un coup de bourre pour finir
une lettre de motivation avant mon entretien de BCA, un coup de cuiller
en bois dans le déjeuner à réchauffer... et un
coup de fil pour un entretien ! Le sourire qui illustre ces lignes n'est
rien à côté de la joie que cela m'a procuré,
car le poste en question me plaît beaucoup. Beaucoup.
Les coups, je les aurais donné à la gamine du dessus
si j'étais violent. Oui oui, toujours elle... Je n'en parle pas
souvent ici et pourtant cette fillette est un cauchemar. Le terme "fillette"
enjolive d'ailleurs un peu trop cette créature d'environ 8 ans.
J'ai tout de même monté un étage pour faire part
de mon exaspération la plus profonde. Cependant, malgré
la gêne de sa grand-mère (qui a reconnu que la soirée
d'hier avait été mouvementée), j'ai peur que ce
soit... un coup d'épée dans l'eau. J'ai aussi un peu peur
que ces répétitions soient un peu lourdasses.
Mercredi
20
Subir.
Faut-il donc toujours subir ? Subir la musique nulle chez le kiné,
subir la foule dans le métro, subir l'hystérique du dessus
qui saute et crie, subir les mauvaises nouvelles, subir les dysfonctionnements
du PC, subir la vaisselle qui s'entasse dans l'évier, subir les
comptes qu'on n'a pas fait depuis deux mois ? Le faut-il ? Oui. Et arrêter
de se plaindre parce qu'on a nos petits soucis de parisiens pas contents
alors qu'on a un frigo plein et un beau plafond au-dessus de la tête...
Tiens, à propos de plafond, l'hystérique recommence à
sauter...
Mardi
19
Habemus cadenassum ! Oui, suite à la perte de la clef de la
cave, on a un nouveau cadenas (qui fonctionne avec un code !). Bon,
habemus quand même souffert pour scier/percer le cadenas qui était
extrêment solide. Habemus aussi le nouveau numéro d'Etapes:
dans les mains. Toujours un régal, toutes ces couleurs, toutes
ces lignes, toutes ces histoires de typo... Habemus enfin aussi une
grosse coupure au pouce gauche : le lard était coriace, le couteau
a glissé... Et puis... Habemus au chocolat, bien sûr !
Comment on dit "j'ai" en latin ?
Lundi
18
Faites
revenir à l'huile d'olive de l'ail, de l'oignon et de la saucisse
coupée en petits dés. Ajoutez des champignons en lamelle
et des épinards. Pour la quantité, faites-le au feeling...
et en fonction du nombre de couverts. Faites revenir encore un peu,
ni trop ni trop peu. Mettez le riz (spécial risotto) et laissez-le
se baigner là-dedans quelques dizaines de secondes. Ajoutez enfin
l'eau bouillante par là-dessus. Et laissez cuire. Autant de temps
que vous voulez. N'oubliez pas le sel ! Pourquoi pas un "cube"
pour un peu de saveur. Rajoutez de l'eau bouillante si besoin. Et voilà,
vous avez fait un excellent risotto. Trop facile !

Pour ajouter un peu d'agrément en fin de journée,
un appel de Karelle. Ca fait bien plaisir. Bon, ça colle un peu
de honte aussi : j'avais pas donné de nouvelles depuis longtemps...
Ca me rappelle cette chanson "Quand un vicomte rencontre un autre
vicomte...". Là, c'est plutôt : quand un chômeur
appelle un autre chômeur, qu'est-ce-qu'ils se racontent ? Des
histoires de chômeurs...
Dimanche
17
Une
jolie journée de printemps, alors retour chez Ginou pour tailler
d'autres branches, se débarrasser d'autres arbres, arracher encore
du lierre, et déranger la quiétude de nombreuses bestioles...
  
Pour l'occasion et pour ne point abîmer nos vêtements,
nous dégotons des bleus de travail... Evidemment, cela peut faire
sourire quand je rappelle que j'ai déjà porté ce
genre de vêtement ; j'avais 15 ans et j'apprenais à tourner,
fraiser, souder... Une autre époque, n'est-ce-pas ?
Samedi
16
Ca y est, nous voilà enfin en possession d'une nouvelle imprimante,
pour remplacer les deux dont l'impression couleur était à
l'agonie. C'est la Canon Pixma IP1500, dont tout le monde parle car
elle ne coûte vraiment pas chère. J'essaie de voir si elle
me satisfait complètement avant d'en parler ici... Enfin bon,
elle me permet tout de même de commencer un book digne
de ce nom, objet indispensable en raison de mes recherches de formation
et des entretiens qui en découleront... A propos de book, il
y a de quoi devenir chèvre. Hi hi hi...
Au milieu de mes nombreuses heures studieuses, je parviens tout de
même à plonger mon esprit dans des choses moins... heu...
plus... heu... différentes. Je ne dirais pas forcément
distrayantes, en prenant par exemple la lecture de "le Drap",
d'Yves Ravey. Le narrateur voit son père mourir d'un cancer,
et les 70 pages du livre offre un style dépouillé, laconique,
sobre, juste. Moins sobre est parfois la musique de Sinead O'Connor,
mais son album "Faith and Courage" tourne un peu en boucle
en ce moment. L'album qui revient le plus souvent, cependant, est celui
que j'avais le plus dénigré à sa sortie (et surtout
lors de son achat - souvenons-nous de l'époque où je pouvais
m'acheter des disques) : You are the Quarry, de Morrissey. Pas
musicalement meilleur que Vauxhall and I, mais tellement agréable
à écouter et aux paroles tellement... mmm... dignes de
lui.
Vendredi
15
Bon alors là, si je devais raconter l'intégralité
de cette journée, je vous bassinerais assez vite. En bref, un
des oiseaux est mort, j'ai pris des rendez-vous pour des formations,
j'ai rempli à mort mon agenda des douze prochains jours, c'est
l'anniversaire de mon père, on a pris la Laïve-Bosque de
chez Ouanadou mais sur mon ordi ça ne marche pas très
bien d'ailleurs mon ordi n'a jamais très bien marché,
on a ENFIN récupéré la voiture réparée,
on a ENFIN rapporté la voiture aux Nathuc, on a paumé
les clefs de la cave, etc.
Allez... à demain.
... Au fait, si quelqu'un veut un oiseau exotique (vivant) dans une
cage... qu'il m'écrive !
Jeudi
14
La
Fermette Marbeuf est un restaurant Art Nouveau qu'il
faut voir quand on aime l'art nouveau... et aller au resto. A l'occasion,
on peut y aller aussi pour faire plaisir à ses amis, et comme
c'est l'anniversaire de Nathalie, c'est le jour où jamais d'y
aller... en compagnie des LuPaNaFrOu. Soirée donc très
conviviale, très amicale, très bien arrosée d'un
excellent Croze Hermitage. Et le resto ? Je retiendrai plus la superbe
verrière que la cuisine (correcte... Allez, je vais pas faire
la fine bouche mais tout de même faut pas pousser mémé
dans les fourneaux) et le serveur maladroit.
Mercredi
13
Magalie
Noël chantait jadis "Fais-moi mal Johnny". Au cabinet du kiné, on pourrait
peut-être faire une chorale qui chanterait "Fais-moi mal, genou". Non
? Il vous fait pas rire mon jeu de mot ?
"C'est
quoi l'art postal ?" me demanda aujourd'hui M. BCA. J'aurais pu
justement lui apporter l'enveloppe reçue ce amtin, envoyée
par Jacky, ornée d'une abeille. Un joli exemple de ce qui transite
à la Poste. Mais point d'abeille lorsque je suis retourné
chez moi via le Parc de Belleville. Juste des fleurs, de plus en plus
de fleurs. Et des gens. De plus en plus de gens.
Mardi
12
Comment
concilier migraine et vacarme urbain ? Voilà bien longtemps que
je n'avais pas eu la tête dans un étau, et je m'en passais
fort bien. Mais cerise
bruyante sur le gâteau douloureux, il y a des travaux sur le trottoir
d'en face. Oui, oui, là, juste en face. Difficile de faire plus
près, hein ? Alors, certes, c'est amusant de regarder les ouvriers
trancher, creuser, tasser, racler, mais là, aujourd'hui, c'est
du calme qu'il me faut, pas du spectacle...
Du calme, je décide d'aller en trouver dehors dans l'après-midi.
Je dois aller à la Cité des Sciences pour différentes
raisons... et j'y vais à pied, car ce n'est pas très loin
et surtout car le trajet permet de traverser les Butchomon et de longer
le canal de l'Ourcq. Cependant, ce n'est qu'une fois arrivé au
Parc de la Villette que je sors mon Pentax pour ajouter un peu de couleur
sur cette page.
  
Lundi
11
Beau temps sur Paris. Il faut pourtant rester devant l'écran
du PC pour optimiser la taille et l'impression d'un dossier, puis rester
1 heure chez la kiné pour optimiser la taille (et l'impression
?) de mes muscles, puis rester 30 minutes chez CopyTruc pour optimiser
la reproduction de documents en couleur. Au milieu de tout ça,
j'arrive quand même à prendre l'air, allant à pied
d'un point à l'autre. C'est l'occasion d'ailleurs de traverser
le Père Lachaise, où les marronniers prennent du vert
notablement.
Prendre l'air et un verre, ce sera aussi le cas avec Anne, qui passe
dans le quartier. On n'avait pas bavassé à une terrasse
depuis longtemps, et la table bancale d'un troquet de la rue de Belleville
nous accueillera avant le dîner.
Et là, vous allez me dire « Et avec tout ça tu
n'as pas fait de photos ? » Non.
Dimanche
10
On ne peut pas dire que ç'aura été
un dimanche calme. M'enfin, après le triomphe de l'orchestre,
du chef et de Marion, on préférera rester fixé
sur les bons moments : très jolie musique, très jolie
voix, public très joliment présent... et du bon pâté
fait maison pour dîner.
 
Samedi
9
Petit arrêt aujourd'hui sur une station de radio où l'on
causait de philosophie, de théologie, etc. Ca changeait un peu,
alors pourquoi pas... sans savoir quelle radio on écoutait. Jusqu'au
moment où l'on apprend que le philosophe en question avait lu
Marx. Sa veuve s'empresse alors d'expliquer que c'était pour
mieux critiquer ces théories. Mais surtout, la présentatrice
se met à dire que la France n'était pas encore débarrassée
du marxisme et du communisme et qu'il y avait trop de curés rouges.
Et là, j'ai pas vomi, j'ai juste éteint. On apprendra
plus tard que c'était Radio Courtoisie... radio d'extrême-droite.
...
Pour un peu ça m'aurait filé des boutons, mais j'en avais
déjà vu énormément chez Ginou. J'y avais
aussi arraché plein de tiges sèches de kerria japonica,
qu'on appelle pompom jaune
quand le cara-jardinier ne vous a pas appris le vrai nom de cette plante.
J'y avais aussi appris que mon ange-gardien s'appelait Mébahel.
Les croyances et moi, ça fait un peu deux, mais bon, Ginou est
hyper branchée par tout ça, et puis ça a rempli
la case "anges" de ma culture générale. Maintenant,
je ne suis pas sûr que je vais l'invoquer souvent, ce Mébahel.
Mais ça ressemble à béchamel, alors ça
me plaît bien...

Vendredi
8
 C'est
une catastrophe pour notre intérieur : le Carajardinier, suite
au don de quelques graines de tomates
par ma mère, entasse les boîtes en plastique sur le bureau.
Car les boîtes en plastique font office de mini serres ; et l'avantage
pour elles d'être sur le bureau, c'est que la lampe qui y est
posée permet aux petites graines d'avoir chaud... et donc les
plantes pointent le bout de leur nez vert.
Bon, ce n'est pas décoratif, certes, et puis c'est un peu mon
fonds de commerce de tourner en dérision les inventions géniales
du Carabrico, mais quand je mangerai des tomates Ola Polka
et Birdie Mix, je ferai moins le malin.
Jeudi
7
 Les
pâtisseries austro-germaniques ne devraient pas être si
vite mises au placard face à nos spécialités francophones.
C'est le cas de ce gâteau au chocolat,
dont j'ai oublié le nom. Il y avait un "ü" dedans
mais même Gougueule n'est pas en mesure de m'aider... Bref, le
gâteau au chocolat en question, il était vraiment bon,
et j'aurais peut-être dû en reprendre 4 fois pour avoir
enfin l'appendicite.
Le thé, quant à lui, était un mélange d'earl
grey et de fleur de lotus. Le problème de la fleur de lotus,
c'est que ça fait penser au désodorisant d'intérieur.
Mais c'est meilleur que les oeufs de truite bleus et mentholés
que nous a fait goûter Nathalie.
Mercredi
6
Chronique d'un chômage avancé...
8h58. Agence l'ANPE. Je dois passer ce matin pour
mon rendez-vous bilan qui normalement a lieu vendredi après-midi
mais vendredi ça m'arrange pas. Leur planning étant déjà
chargé, on me donne un rendez-vous pour 10h30. Parfait, j'en
profiterai pour feuilleter les offres de formation et autres fiches
d'info. Mais celles-ci ne s'avèrent pas vraiment à jour
: il y a un an de retard. M. Borloo, z'auriez pas de l'argent ou des
agents pour mon agence ??
9h50. Il y a deux gamines qui sautillent et crient
depuis que je suis là. Leurs mères (baby-sitter ? soeur
?) ne font rien contre. L'une d'elles tente juste de remplir sa déclaration
d'impôts. Trop tard, non ? Une conseillère vient finalement
avancer le rendez-vous des mères en question pour débarrasser
le plancher des deux gosses si bruyantes. Ouf !
10h35. Je suis reçu par une conseillère,
fort sympathique, qui face à mon désarroi me propose un
BCA. Un BCA, oui oui : Bilan de Compétences Approfondi. Parce
que c'est le bilan qui est approfondi, pas les compétences. Vite
fait, bien fait, je me retrouve alors avec un rendez-vous dans un centre
de formation pour le fameux BCA... rendez-vous l'après-midi même
à 14h.
14h. IF, rue du MJ. C'est pratique, c'est pas loin
mon BCAcentre, et même à mi-chemin entre l'appartement
et le kiné (où je dois aller aujourd'hui...).
16h05. Le premier entretien de mon BCA est fini. J'ai
pas appris grand-chose sur mes compétences ni sur mes lacunes,
mais ça m'a peut-être rassuré : mes objectifs ne
sont pas incohérents. Ouf... Le BCA va durer 6 semaines, avec
grosso-bidouillo un entretien par semaine, et avec des objectifs à
atteindre à chaque entretien. Objectif n°1 : la candidature
spontanée. Parce que bon, dans le genre fadasse, mes candidatures
sont pires que les bonbons d'hier.
Mardi
5
Je
lorgnais depuis longtemps, à la caisse de notre supérette
préférée, des petits bonbons, identiques à
ceux que ma mémé Raymonde achetait et mettait dans une
boîte en métal. Au milieu de toutes ces
friandises colorées, il y avait surtout les framboises.
La couleur, la forme, le goût... je crois bien qu'ils étaient
mes préférés. Je les lorgnais donc à la
caisse de la supérette parce qu'ils me faisaient envie, mais
aussi et surtout parce qu'ils me rappelaient mon enfance. Alors j'en
ai acheté un sachet. Et ? Et le goût n'est pas aussi prononcé
que dans mon souvenir. Souvenir faussé ou mauvais bonbons ?
Lundi
4
Il y avait un formulaire pour postuler. Un formulaire qui ne m'autorisait
que mille caractères pour faire part de mes motivations. C'est
peu malgré mes idéaux de concision. Car après mon
copier-coller, j'ai découvert que j' avais 199 caractères
de trop. Alors après les pâtes aux épinards et la
home-made compote pomme-vanille, j'ai un peu taillé dans le trop-plein.
J'avais d'ailleurs laissé quelques résidus d'épinards
au fond de l'assiette auparavant. C'est toujours mieux que de laisser
ses illusions de côté.
Dimanche
3
Ventre affamé n'a pas d'oreille ? Effectivement, une natofette
affamée crie à pleins poumons jusqu'à obtenir son
bib'. N'importe quel bébé en fait autant, d'ailleurs,
je l'ai vérifié un nombre de fois considérable
étant jeune, lorsque le ventre des enfants que maman gardait
criait famine chez la fourmi sa voisine. Aujourd'hui, c'est chez les
Natof que nous l'avons vérifié.
+
=
La carotte
râpée est très difficile à photographier
sous un éclairage artificiel : elle brille. Tenez-vous le pour
dit.
Samedi
2
Déjà.
Bien sûr. Oui oui, on l'a déjà goûté
le pâté fait hier. Et Ginou est d'accord avec nous : il
déchire ! Il fallait bien ça au Cara, qui, ne voyant pas
le bout de l'arrachage de lierre, émettra une palanquée
de "Ca m'déprime"... avant de passer au bricolage de
quelques serres plastifiées. Moins noires ses idées, donc,
en fin de journée. Pas le cas de mon nez après avoir contribué
au réchauffement de la planète en brûlant moults
détritus végétaux. La honte m'étouffera
un peu... mais pas autant que la fumée.
Vendredi
1er
Quand
ma mère m'a dit qu'elle mettait de la crête de coq en poudre
dans le pâté, j'ai été surpris. Surpris,
étonné - j'ai même probablement froncé les
sourcils - mais finalement pris au piège. Je n'avais pas réalisé
que nous étions le 1er avril, jour du poisson, des farces et...
et du pâté. Du pâté de foie de volaille, du
pâté de cuisse après une heure chez la kiné,
et du pâté de tympan après le passage de Marion
pour répéter Lakmé et l'Air du rossignol.
Car elle a assurément une très très jolie voix...
mais c'était assurément très fort.
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