Samedi 30

Parvenir à prendre en macro une chenille gigotant, pendue à un fil, ce n'est pas une mince affaire ! J'y suis pourtant parvenu. Il est plus simple de photographier la flore, n'est-ce-pas ? La flore qui nous poussera dans quelques livres spécialisés, à la suite de notre promenade sylvestre, afin de connaître le nom de certaines plantes étranges.

Le soir, visite à ma soeur Olivia et à sa petite famille. C'est l'occasion de tester the brand new car of my daddy et ce sont ensuite mes nièces que je m'amuse à photographier. Un peu de mouvement et les couleurs vives de leurs vêtements et de leur balançoire, voilà qui change du quotidien grisâtre.

Vendredi 29

Aaahhhh ! Depuis le temps qu'on l'attendait, ce week-end. Nous voilà à la campagne où nous attendent mes parents, du lapin pour déjeuner et le soleil pour bronzer. Car la sieste, bien méritée après 5 heures de route, se fera à l'ombre du chêne... mais nous laissera l'opportunité de griller un peu.

Le soir, nous retrouvons les incontournables parties de belote... que nous perdons, perdons, perdons...

Attention, ce séjour à la campagne ne doit pas être confondu avec "La ferme Célébrités".

Jeudi 28

Elle courait à l'envers, dans le parc de belleville. Habillée "normalement", elle m'a fait rire. Elle semblait, pourtant, faire simplement de l'exercice, comme tous ceux qui levaient les bras et étiraient les jambes, un peu plus loin... Finalement, je devrais me lever tôt : j'aurais sûrement une autre image des parisiens.

Mercredi 27

Suite à un entretien d'embauche et un rendez-vous pour une formation, l'Arno du 27 avril est tout content. Car si je n'ai pas le poste, j'aurai la formation. C'est pas beau, ça ? Le simple fait d'avoir un peu de vie sociale, c'est d'ailleurs déjà beaucoup. Ma joie me pousse à l'Atelier d'en face (c'est la librairie de BD du quartier), et je m'y achète Ghost World, BD américaine de Daniel Clowes, parue en France il y a déjà trois ans et de laquelle a été tiré un film. Le genre d'oeuvre que j'avais toujours eu envie de lire mais que mon côté économe me poussait à laisser dans les rayonnages. Mais j'ai été sûrement trop économe ces derniers mois : ça ne peut plus durer.

Réception des Inrocks. Je ne suis plus abonné, mais comme on n'attire pas les mouches avec du vinaigre, ils m'envoient sporadiquement un numéro. Au sommaire de ce numéro : Bob Dylan et Dalida. La photo prise lors du dîner illustre plutôt bien ce mélange...
... On ne voit pas très bien alors je précise : c'est une asperge et une saucisse.

Mardi 26

Il paraît qu'il faut préparer les entretiens d'embauche. J'ai aujourd'hui tendance à faire confiance à mes expériences passées : les entretiens les moins préparés ont été les mieux réussis. Ah, si : il me reste deux ou trois pages html à imprimer pour finir mon book.

Mais je m'attaque plutôt à un peu de conception graphique. Entre autres choses, un simple effet de négatif à deux balles pour une petite compil pour l'auto-radio. Les compils, c'est plus simple que de trimbaler des paquets de CD, et puis ça mélange les genres : sur celle-ci, les Supremes côtoient Juliette Gréco, Barbara... J'aurais mis des titres du chanteur Fred Poulet, j'aurais pu appeler ma compil Supremes de Poulet. Hi hi hi... Il y a même Kim Wilde. Souvenez-vous de Kids in America et Cambodia. Ca ne vous rappelle pas votre jeunesse ? Moi, si.

Lundi 25

Les projets, en ce moment, ça ne manque pas. Professionnels, ils m'amènent ce lundi matin à Port Royal. Personnels, il m'amènent ce lundi soir à trier mes photos pour arriver à en faire quelque chose. Quelque chose de précis. En tirer des histoires par exemple. C'est le défi qu'on m'a lancé. Au départ, c'est une proposition, une idée, un cadeau, une histoire d'amitié et une vision comparable de l'usage de la photo (pour reprendre ENCORE les termes d'Annie Ernaux). Maintenant, pour moi, c'est un défi : faire raconter des (petites) histoires à mes photos. Me voilà bien embarassé. Lors de ma scolarité, j'ai toujours préféré les résumés aux dissertations et aux récits à inventer. Alors me voilà bien embarassé mais aussi amusé. Exalté. Effrayé. Je ne sais plus. Pourquoi ai-je voulu parler de cela ici ? Je suis en train de parler de mes ressentis : cela n'a normalement rien à faire dans ce journal.

Dimanche 24

Le Village, c'est un film. Comme son nom l'indique, ça se passe dans un village. Autour, il y a des bois desquels sortent des bruits étranges et dans lesquels il y a ceux-dont-on-ne-parle-pas. Ceux-dont-on-ne-parle-pas, le problème, c'est qu'on en parle quand même beaucoup dans ce film. C'est même carrément l'intrigue principale.
Alors ceux-dont-on-ne-parle-pas-mais-dont-on-parle-quand-même ce sont des monstres à manteaux rouges, avec des cheveux en os, qui dépècent les animaux. Brrr... ça fait peur hein ? En plus, le réalisateur n'est pas fou : il nous les montre, comme ça on y croit vraiment.

Samedi 23

C'est comme les saucisses pour l'apéritif. Oui, les orteils de la natofette ressemble à des mini saucisses cocktails. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la Nat. Je ne me permettrais pas. Non, j'vous assure, je ne me permettrais pas.

Je me permettrai cependant de dire que le foie gras poëlé qui se trouvait dans notre assiette ce soir n'avais pas le goût d'une saucisse apéritif ! Il accompagnait de surcroît du foie gras (pas poëlé), du jambon et des aiguillettes. Et là, vous allez me dire : "Mais c'est dingue, pourquoi vous vous êtes fait un petit resto aujourd'hui, vous qui n'y allez jamais ?".
Réponse 1 : parce que.
Réponse 2 : on a gagné un repas gratuit.
Réponse 3 : il y avait un petit anniversaire à célébrer, alors j'ai offert un bouquet et on m'a offert un petit resto.

Vendredi 22

Après du jardinage chez Ginou (du jardiginage ?), direction Beaubourg pour une alléchante conférence sur l'histoire du graphisme en France. J'y retrouve Nathalie... et au bout d'une heure et quart de bafouillements, d'hésitations, de "heu", et d'un discours chronologique vraiment pas excitant, nous partons. On n'en est pourtant qu'à la seconde guerre mondiale... Dépité, tandis que Mademoiselle est partie se repoudrer le nez, je fonce à la librairie m'acheter "typo du 20e siècle" de Lewis Blackwell (qu'on retrouve justement dans étapes:, ce mois-ci). Michel W., le conférencier qui a du mal à causer, est d'ailleurs l'auteur d'un ouvrage (sur l'histoire du graphisme en France, mais oui mais oui) qui paraîtra en septembre. Sans bafouillements j'espère...

On pourra aussi s'amuser de découvrir deux fautes de frappes sur le programme du jour, justement pour cette conférence (qu'ils osent appeler "revue parlée"). Même les correcteurs d'orthographe bafouillent, à Beaubourg ??

Tiens, ben justement, j'vais changer de police aujourd'hui pour ce journal...

Je me permets d'ajouter une photo, prise chez le kiné, pour illustrer la journée de mercredi. Petit oubli que je répare car j'aime la photo en question. Et à propos de photos allez donc faire un tour du côté de http://vincent.debanne.free.fr...

Jeudi 21

La journée commença par quelques coups de tondeuse et de ciseaux. Suivirent ensuite, entre autre, quelques coups de souris pour une carte d'anniversaire pour ma maman, un coup de bourre pour finir une lettre de motivation avant mon entretien de BCA, un coup de cuiller en bois dans le déjeuner à réchauffer... et un coup de fil pour un entretien ! Le sourire qui illustre ces lignes n'est rien à côté de la joie que cela m'a procuré, car le poste en question me plaît beaucoup. Beaucoup.

Les coups, je les aurais donné à la gamine du dessus si j'étais violent. Oui oui, toujours elle... Je n'en parle pas souvent ici et pourtant cette fillette est un cauchemar. Le terme "fillette" enjolive d'ailleurs un peu trop cette créature d'environ 8 ans. J'ai tout de même monté un étage pour faire part de mon exaspération la plus profonde. Cependant, malgré la gêne de sa grand-mère (qui a reconnu que la soirée d'hier avait été mouvementée), j'ai peur que ce soit... un coup d'épée dans l'eau. J'ai aussi un peu peur que ces répétitions soient un peu lourdasses.

Mercredi 20

Subir. Faut-il donc toujours subir ? Subir la musique nulle chez le kiné, subir la foule dans le métro, subir l'hystérique du dessus qui saute et crie, subir les mauvaises nouvelles, subir les dysfonctionnements du PC, subir la vaisselle qui s'entasse dans l'évier, subir les comptes qu'on n'a pas fait depuis deux mois ? Le faut-il ? Oui. Et arrêter de se plaindre parce qu'on a nos petits soucis de parisiens pas contents alors qu'on a un frigo plein et un beau plafond au-dessus de la tête... Tiens, à propos de plafond, l'hystérique recommence à sauter...

Mardi 19

Habemus cadenassum ! Oui, suite à la perte de la clef de la cave, on a un nouveau cadenas (qui fonctionne avec un code !). Bon, habemus quand même souffert pour scier/percer le cadenas qui était extrêment solide. Habemus aussi le nouveau numéro d'Etapes: dans les mains. Toujours un régal, toutes ces couleurs, toutes ces lignes, toutes ces histoires de typo... Habemus enfin aussi une grosse coupure au pouce gauche : le lard était coriace, le couteau a glissé... Et puis... Habemus au chocolat, bien sûr !

Comment on dit "j'ai" en latin ?

Lundi 18

Faites revenir à l'huile d'olive de l'ail, de l'oignon et de la saucisse coupée en petits dés. Ajoutez des champignons en lamelle et des épinards. Pour la quantité, faites-le au feeling... et en fonction du nombre de couverts. Faites revenir encore un peu, ni trop ni trop peu. Mettez le riz (spécial risotto) et laissez-le se baigner là-dedans quelques dizaines de secondes. Ajoutez enfin l'eau bouillante par là-dessus. Et laissez cuire. Autant de temps que vous voulez. N'oubliez pas le sel ! Pourquoi pas un "cube" pour un peu de saveur. Rajoutez de l'eau bouillante si besoin. Et voilà, vous avez fait un excellent risotto. Trop facile !

Pour ajouter un peu d'agrément en fin de journée, un appel de Karelle. Ca fait bien plaisir. Bon, ça colle un peu de honte aussi : j'avais pas donné de nouvelles depuis longtemps... Ca me rappelle cette chanson "Quand un vicomte rencontre un autre vicomte...". Là, c'est plutôt : quand un chômeur appelle un autre chômeur, qu'est-ce-qu'ils se racontent ? Des histoires de chômeurs...

Dimanche 17

Une jolie journée de printemps, alors retour chez Ginou pour tailler d'autres branches, se débarrasser d'autres arbres, arracher encore du lierre, et déranger la quiétude de nombreuses bestioles...

Pour l'occasion et pour ne point abîmer nos vêtements, nous dégotons des bleus de travail... Evidemment, cela peut faire sourire quand je rappelle que j'ai déjà porté ce genre de vêtement ; j'avais 15 ans et j'apprenais à tourner, fraiser, souder... Une autre époque, n'est-ce-pas ?

Samedi 16

Ca y est, nous voilà enfin en possession d'une nouvelle imprimante, pour remplacer les deux dont l'impression couleur était à l'agonie. C'est la Canon Pixma IP1500, dont tout le monde parle car elle ne coûte vraiment pas chère. J'essaie de voir si elle me satisfait complètement avant d'en parler ici... Enfin bon, elle me permet tout de même de commencer un book digne de ce nom, objet indispensable en raison de mes recherches de formation et des entretiens qui en découleront... A propos de book, il y a de quoi devenir chèvre. Hi hi hi...

Au milieu de mes nombreuses heures studieuses, je parviens tout de même à plonger mon esprit dans des choses moins... heu... plus... heu... différentes. Je ne dirais pas forcément distrayantes, en prenant par exemple la lecture de "le Drap", d'Yves Ravey. Le narrateur voit son père mourir d'un cancer, et les 70 pages du livre offre un style dépouillé, laconique, sobre, juste. Moins sobre est parfois la musique de Sinead O'Connor, mais son album "Faith and Courage" tourne un peu en boucle en ce moment. L'album qui revient le plus souvent, cependant, est celui que j'avais le plus dénigré à sa sortie (et surtout lors de son achat - souvenons-nous de l'époque où je pouvais m'acheter des disques) : You are the Quarry, de Morrissey. Pas musicalement meilleur que Vauxhall and I, mais tellement agréable à écouter et aux paroles tellement... mmm... dignes de lui.

Vendredi 15

Bon alors là, si je devais raconter l'intégralité de cette journée, je vous bassinerais assez vite. En bref, un des oiseaux est mort, j'ai pris des rendez-vous pour des formations, j'ai rempli à mort mon agenda des douze prochains jours, c'est l'anniversaire de mon père, on a pris la Laïve-Bosque de chez Ouanadou mais sur mon ordi ça ne marche pas très bien d'ailleurs mon ordi n'a jamais très bien marché, on a ENFIN récupéré la voiture réparée, on a ENFIN rapporté la voiture aux Nathuc, on a paumé les clefs de la cave, etc.

Allez... à demain.

... Au fait, si quelqu'un veut un oiseau exotique (vivant) dans une cage... qu'il m'écrive !

Jeudi 14

La Fermette Marbeuf est un restaurant Art Nouveau qu'il faut voir quand on aime l'art nouveau... et aller au resto. A l'occasion, on peut y aller aussi pour faire plaisir à ses amis, et comme c'est l'anniversaire de Nathalie, c'est le jour où jamais d'y aller... en compagnie des LuPaNaFrOu. Soirée donc très conviviale, très amicale, très bien arrosée d'un excellent Croze Hermitage. Et le resto ? Je retiendrai plus la superbe verrière que la cuisine (correcte... Allez, je vais pas faire la fine bouche mais tout de même faut pas pousser mémé dans les fourneaux) et le serveur maladroit.

Mercredi 13

Magalie Noël chantait jadis "Fais-moi mal Johnny". Au cabinet du kiné, on pourrait peut-être faire une chorale qui chanterait "Fais-moi mal, genou". Non ? Il vous fait pas rire mon jeu de mot ?

"C'est quoi l'art postal ?" me demanda aujourd'hui M. BCA. J'aurais pu justement lui apporter l'enveloppe reçue ce amtin, envoyée par Jacky, ornée d'une abeille. Un joli exemple de ce qui transite à la Poste. Mais point d'abeille lorsque je suis retourné chez moi via le Parc de Belleville. Juste des fleurs, de plus en plus de fleurs. Et des gens. De plus en plus de gens.

Mardi 12

Comment concilier migraine et vacarme urbain ? Voilà bien longtemps que je n'avais pas eu la tête dans un étau, et je m'en passais fort bien. Mais cerise bruyante sur le gâteau douloureux, il y a des travaux sur le trottoir d'en face. Oui, oui, là, juste en face. Difficile de faire plus près, hein ? Alors, certes, c'est amusant de regarder les ouvriers trancher, creuser, tasser, racler, mais là, aujourd'hui, c'est du calme qu'il me faut, pas du spectacle...

Du calme, je décide d'aller en trouver dehors dans l'après-midi. Je dois aller à la Cité des Sciences pour différentes raisons... et j'y vais à pied, car ce n'est pas très loin et surtout car le trajet permet de traverser les Butchomon et de longer le canal de l'Ourcq. Cependant, ce n'est qu'une fois arrivé au Parc de la Villette que je sors mon Pentax pour ajouter un peu de couleur sur cette page.

Lundi 11

Beau temps sur Paris. Il faut pourtant rester devant l'écran du PC pour optimiser la taille et l'impression d'un dossier, puis rester 1 heure chez la kiné pour optimiser la taille (et l'impression ?) de mes muscles, puis rester 30 minutes chez CopyTruc pour optimiser la reproduction de documents en couleur. Au milieu de tout ça, j'arrive quand même à prendre l'air, allant à pied d'un point à l'autre. C'est l'occasion d'ailleurs de traverser le Père Lachaise, où les marronniers prennent du vert notablement.

Prendre l'air et un verre, ce sera aussi le cas avec Anne, qui passe dans le quartier. On n'avait pas bavassé à une terrasse depuis longtemps, et la table bancale d'un troquet de la rue de Belleville nous accueillera avant le dîner.

Et là, vous allez me dire « Et avec tout ça tu n'as pas fait de photos ? » Non.

Dimanche 10

On ne peut pas dire que ç'aura été un dimanche calme. M'enfin, après le triomphe de l'orchestre, du chef et de Marion, on préférera rester fixé sur les bons moments : très jolie musique, très jolie voix, public très joliment présent... et du bon pâté fait maison pour dîner.

Samedi 9

Petit arrêt aujourd'hui sur une station de radio où l'on causait de philosophie, de théologie, etc. Ca changeait un peu, alors pourquoi pas... sans savoir quelle radio on écoutait. Jusqu'au moment où l'on apprend que le philosophe en question avait lu Marx. Sa veuve s'empresse alors d'expliquer que c'était pour mieux critiquer ces théories. Mais surtout, la présentatrice se met à dire que la France n'était pas encore débarrassée du marxisme et du communisme et qu'il y avait trop de curés rouges. Et là, j'ai pas vomi, j'ai juste éteint. On apprendra plus tard que c'était Radio Courtoisie... radio d'extrême-droite.

... Pour un peu ça m'aurait filé des boutons, mais j'en avais déjà vu énormément chez Ginou. J'y avais aussi arraché plein de tiges sèches de kerria japonica, qu'on appelle pompom jaune quand le cara-jardinier ne vous a pas appris le vrai nom de cette plante. J'y avais aussi appris que mon ange-gardien s'appelait Mébahel. Les croyances et moi, ça fait un peu deux, mais bon, Ginou est hyper branchée par tout ça, et puis ça a rempli la case "anges" de ma culture générale. Maintenant, je ne suis pas sûr que je vais l'invoquer souvent, ce Mébahel. Mais ça ressemble à béchamel, alors ça me plaît bien...

Vendredi 8

C'est une catastrophe pour notre intérieur : le Carajardinier, suite au don de quelques graines de tomates par ma mère, entasse les boîtes en plastique sur le bureau. Car les boîtes en plastique font office de mini serres ; et l'avantage pour elles d'être sur le bureau, c'est que la lampe qui y est posée permet aux petites graines d'avoir chaud... et donc les plantes pointent le bout de leur nez vert. Bon, ce n'est pas décoratif, certes, et puis c'est un peu mon fonds de commerce de tourner en dérision les inventions géniales du Carabrico, mais quand je mangerai des tomates Ola Polka et Birdie Mix, je ferai moins le malin.

Jeudi 7

Les pâtisseries austro-germaniques ne devraient pas être si vite mises au placard face à nos spécialités francophones. C'est le cas de ce gâteau au chocolat, dont j'ai oublié le nom. Il y avait un "ü" dedans mais même Gougueule n'est pas en mesure de m'aider... Bref, le gâteau au chocolat en question, il était vraiment bon, et j'aurais peut-être dû en reprendre 4 fois pour avoir enfin l'appendicite.

Le thé, quant à lui, était un mélange d'earl grey et de fleur de lotus. Le problème de la fleur de lotus, c'est que ça fait penser au désodorisant d'intérieur. Mais c'est meilleur que les oeufs de truite bleus et mentholés que nous a fait goûter Nathalie.

Mercredi 6

Chronique d'un chômage avancé...

8h58. Agence l'ANPE. Je dois passer ce matin pour mon rendez-vous bilan qui normalement a lieu vendredi après-midi mais vendredi ça m'arrange pas. Leur planning étant déjà chargé, on me donne un rendez-vous pour 10h30. Parfait, j'en profiterai pour feuilleter les offres de formation et autres fiches d'info. Mais celles-ci ne s'avèrent pas vraiment à jour : il y a un an de retard. M. Borloo, z'auriez pas de l'argent ou des agents pour mon agence ??

9h50. Il y a deux gamines qui sautillent et crient depuis que je suis là. Leurs mères (baby-sitter ? soeur ?) ne font rien contre. L'une d'elles tente juste de remplir sa déclaration d'impôts. Trop tard, non ? Une conseillère vient finalement avancer le rendez-vous des mères en question pour débarrasser le plancher des deux gosses si bruyantes. Ouf !

10h35. Je suis reçu par une conseillère, fort sympathique, qui face à mon désarroi me propose un BCA. Un BCA, oui oui : Bilan de Compétences Approfondi. Parce que c'est le bilan qui est approfondi, pas les compétences. Vite fait, bien fait, je me retrouve alors avec un rendez-vous dans un centre de formation pour le fameux BCA... rendez-vous l'après-midi même à 14h.

14h. IF, rue du MJ. C'est pratique, c'est pas loin mon BCAcentre, et même à mi-chemin entre l'appartement et le kiné (où je dois aller aujourd'hui...).

16h05. Le premier entretien de mon BCA est fini. J'ai pas appris grand-chose sur mes compétences ni sur mes lacunes, mais ça m'a peut-être rassuré : mes objectifs ne sont pas incohérents. Ouf... Le BCA va durer 6 semaines, avec grosso-bidouillo un entretien par semaine, et avec des objectifs à atteindre à chaque entretien. Objectif n°1 : la candidature spontanée. Parce que bon, dans le genre fadasse, mes candidatures sont pires que les bonbons d'hier.

Mardi 5

Je lorgnais depuis longtemps, à la caisse de notre supérette préférée, des petits bonbons, identiques à ceux que ma mémé Raymonde achetait et mettait dans une boîte en métal. Au milieu de toutes ces friandises colorées, il y avait surtout les framboises. La couleur, la forme, le goût... je crois bien qu'ils étaient mes préférés. Je les lorgnais donc à la caisse de la supérette parce qu'ils me faisaient envie, mais aussi et surtout parce qu'ils me rappelaient mon enfance. Alors j'en ai acheté un sachet. Et ? Et le goût n'est pas aussi prononcé que dans mon souvenir. Souvenir faussé ou mauvais bonbons ?

Lundi 4

Il y avait un formulaire pour postuler. Un formulaire qui ne m'autorisait que mille caractères pour faire part de mes motivations. C'est peu malgré mes idéaux de concision. Car après mon copier-coller, j'ai découvert que j' avais 199 caractères de trop. Alors après les pâtes aux épinards et la home-made compote pomme-vanille, j'ai un peu taillé dans le trop-plein. J'avais d'ailleurs laissé quelques résidus d'épinards au fond de l'assiette auparavant. C'est toujours mieux que de laisser ses illusions de côté.

Dimanche 3

Ventre affamé n'a pas d'oreille ? Effectivement, une natofette affamée crie à pleins poumons jusqu'à obtenir son bib'. N'importe quel bébé en fait autant, d'ailleurs, je l'ai vérifié un nombre de fois considérable étant jeune, lorsque le ventre des enfants que maman gardait criait famine chez la fourmi sa voisine. Aujourd'hui, c'est chez les Natof que nous l'avons vérifié.

+ =

La carotte râpée est très difficile à photographier sous un éclairage artificiel : elle brille. Tenez-vous le pour dit.

Samedi 2

Déjà. Bien sûr. Oui oui, on l'a déjà goûté le pâté fait hier. Et Ginou est d'accord avec nous : il déchire ! Il fallait bien ça au Cara, qui, ne voyant pas le bout de l'arrachage de lierre, émettra une palanquée de "Ca m'déprime"... avant de passer au bricolage de quelques serres plastifiées. Moins noires ses idées, donc, en fin de journée. Pas le cas de mon nez après avoir contribué au réchauffement de la planète en brûlant moults détritus végétaux. La honte m'étouffera un peu... mais pas autant que la fumée.

Vendredi 1er

Quand ma mère m'a dit qu'elle mettait de la crête de coq en poudre dans le pâté, j'ai été surpris. Surpris, étonné - j'ai même probablement froncé les sourcils - mais finalement pris au piège. Je n'avais pas réalisé que nous étions le 1er avril, jour du poisson, des farces et... et du pâté. Du pâté de foie de volaille, du pâté de cuisse après une heure chez la kiné, et du pâté de tympan après le passage de Marion pour répéter Lakmé et l'Air du rossignol. Car elle a assurément une très très jolie voix... mais c'était assurément très fort.