Une
pizza rue Desaix, dans un resto où le design du plafond
sera plus mémorable que la pizza. Evidemment, quand on
a gouté aux pizzas de tata Maria, on fait la fine bouche.
Rue Desaix.
Le
déjeuner permettait de retrouver les bonnes vieilles
habitudes avec Ouvapana. On me dit que je ne vais plus
assez souvent quai Branly. Après avoir répété
plusieurs fois (7 fois au moins, j'en oublie sûrement)
mon blabla socio-professionnel (bilan... formation... lettres...
php... entretien...), je me rappelle pourquoi je ne venais plus
quai Branly. A demain ?
 
Je
me souhaite un joyeux anniversaire. On n'est jamais mieux servi
que par soi-même.
Au
lendemain du référendum qui a catapulté
Chirac et Hollande sur Pluton, je me demande juste une chose
: Jospin va-t-il nous épargner ses commentaires ?
Ce
sont surtout les quiches qui ont fait sensation auprès
des (18) invités qui sont venus aujourd'hui. Bientôt
en ligne, les recettes ? Bon, la prochaine fois, je serai mieux
organisé... et je penserai (entre autre) à la
sauce pour la salade. En tous les cas, merci à tous pour
leur venue, leurs cadeaux (fleurs jaunes, livres, DVD, abonnement
à Etapes:, alcool brutal...), leur champagne (mmm...
j'crois qu'il est passé à la trappe), leur gâteau
au chocolat, leurs éclats de rire... Mazette, j'ai été
gâté ! Et merci à ceux qui ne sont pas venus
pour leurs SMS, leurs bonnes nouvelles... et pour l'espace qu'ils
ont libéré dans l'appartement !! :-)
4
quiches et 3 cakes, ça suffira ?
Et
un beau bouquet de pivoines offert par Ginou, ça, vraiment,
ça me suffit !
Aujourd'hui
est un jour historique. A cause des températures enregistrées
? A cause de la ratification du Traité par le Bundesrat
? Non, vous n'y êtes pas. Aujourd'hui, je suis allé
dans un supermarché. Pour faire mes courses. Acheter
de la lessive. Acheter du liquide vaisselle. Acheter de quoi
boire et manger dimanche... Moi, vous savez, les supermarchés,
je kiffe pas trop. Enfin, je parle des hyper-méga-hypra-marchés,
surtout des centres commerciaux de banlieue, sur deux étages,
avec des tonnes de produits, des centaines de gens et des dizaines
de caissières. Trop grand, trop de monde, tu fais des
kilomètres parce que t'as oublié le dentifrice
et t'arrives pas à trouver le rayon produits italiens
qu'est encore plus petit qu'à la supérette du
coin. Alors soit ça me déprime, soit ça
m'exaspère... soit tout va bien et je fais mes courses.
Non mais oh, faut pas croire, j'suis pas qu'un râleur
invétéré.
Le
soir, c'est le spectacle de fin d'année des élèves
de Benoist et Fabrice. Je vais donc jouer au photographe pour
ensuite (i.e. très bientôt) jouer au webmestre.
Pas
qu'un seul CD du jour : plusieurs. Histoire de ne pas avoir
à faire le DJ dimanche...
40
minutes avec des électrodes sur les cuisses me permettent
de plonger dans Bye Bye Blondie. J'avais lu les 5 premières
pages trois ou quatre fois, depuis que papa me l'avait offert
à Noël, mais j'avais arrêté : pas enthousiasmé,
pas pris le temps de continuer la lecture... Cette fois, j'ai
passé le bon cap : j'ai définitivement envie d'en
savoir plus. Car l'héroïne (qui en consomme un peu
moins - de l'héroïne - que Sagan - cf. ma précédente
lecture), devient attachante. Et son aventure (en Hôpital
Psy à ce moment de ma lecture) intéressante. Despentes
creuse suffisament dans l'être humain pour offrir un récit
moins en surface que son précédent roman. Je m'en
réjouis.
Le
CD du jour, pendant le triage de chaussettes : Elephant,
de White Stripes. Cet album, sorte de synthèse de l'histoire
du rock, permet de mettre du rythme dans une tâche ménagère
pénible. Les chaussettes ayant égaré leur
soeur jumelle entre la chambre et la salle de bain sont de plus
en plus nombreuses. Ce phénomène, qui n'est pas
sans rappeler l'énigme du Triangle des Bermudes,
commence d'ailleurs à devenir inquiétant. Non
?
Vais-je
parler du dernier étapes:, à chaque
lecture d'article ? Aujourd'hui, j'en ai lu deux. Je n'ai rien
compris au premier, j'ai adoré le second, qui m'a fait
penser à l'oeuvre auto-BD-biographique de Guillaume Long.
Philippe Delangle s'adresse à l'étudiant en graphisme,
entité humaine soluble dans 5 années d'enseignement
supérieur, 5 années qui m'auraient sûrement
été plus utiles que celles passées au milieu
des carbocations. Mais bon, à l'époque, le graphisme
et moi, ça faisait un peu deux. Je n'étais ni
gra(s), ni phiste(f******).
Le
CD du jour, pendant l'enfilage des fringues : la BO de Talons
Aiguilles. Alors, évidemment, ça se résume
à deux morceaux : Un año de amor et Piensa
en mi. Le reste, ben... c'est du pur extrait de BO : sans
intérêt. Et alors là, j'assume complètement
: j'adore Un año de amor. J'le passe trois fois
de suite sans problème en chantant par dessus. On frise
le midinettisme. Quant à l'autre titre, je l'écoute
uniquement pour les gling gling d'intro à la guitare.
Le reste de la chanson est d'une lenteur à endormir un
troupeau de bufles. Buffles ? OK, un troupeau de yaks.
Formidable
! étapes:, magazine sur, pour, nageant
dans le graphisme, fait un numéro 120 sans le moindre
graphisme. Que du texte. Du texte. Pour regarder des images,
on ira voir du côté des pubs... Tandis qu'on m'électrise
les cuisses - l'occasion pour moi d'exhiber ici un bout de membre
inférieur, me voici donc lisant l'article de Véronique
Vienne, traitant des rapports entre graphisme et mot(s). Après
ça, je retourne at home pour résoudre mes problèmes
de graphisme, de géraniums à photographier et
de RVB à convertir en CMJN. Je découvre d'ailleurs
que PaintShopPro fait du mauvais boulot avec ses TIFF. Un mauvais
coiffeur ne ferait pas pire. Hi hi...
(Pour info, le TIFF, c'est un format d'image, un peu le cousin
imprimable du JPEG.)
Le
CD du jour, pendant la préparation de la sauce pour
les pâtes : Mustango, de Jean-Louis Murat. Faites
revenir une gousse d'ail dans l'huile d'olive. Une fois la gousse
bien cuite, virez-la pour la remplacer par des dés d'oignons
qui vont fondre, rejoints ensuite par des dés de poivron
qu'on laisse bien cuire. Ajoutez une dizaine de câpres,
du fenouil sauvage (il y a toujours un ingrédient italien
dans mes recettes, c'est pénible, hein ? En plus je ne
suis pas toujours sûr du nom...), deux olives noires (les
nôtres ont beaucoup de goût mais j'aurais dû
en mettre quatre), laurier, thym, origan, quelques rondelles
de courgette et un peu de sauce tomate. Faites frissonner ça
un bon moment. Ajoutez enfin le reste de la boîte de sauce
tomate et faites réduire. Je ne sais d'ailleurs pas si
c'est une bonne idée de ne pas mettre toute la boîte
dès le début... J'expérimente l'exaltation
des saveurs, ça met du suspense dans la cuisine.
 C'est
la saison des pivoines.
Elle font donc leur apparition dans les vases de l'appartement.
Elles ont, en vérité, commencé à
dégager leur parfum dans le salon vendredi, accompagnées
d'une rose. Mais voici aujourd'hui trois nouvelles fleurs sur
le bureau.
Le
CD du jour, couvert entre la 18ème et la 20ème
minute par le bruit du brossage de dents : She Hangs Brigthly,
de Mazzy Star. Pour se brosser en rythme, choisir plutôt
la chanson Taste of Blood.
Si
je raconte que j'ai photographié des géraniums
en plastique, on ne va jamais me croire. Et on va me dire que
je devrais respecter le pluriel des noms latins. Alors je vais
simplement dire que le pâté de lapin est en pot.
Ca suffira...
Le
CD du jour, mis dans le ghettoblaster après
le petit-déjeuner : Dry, de PJ Harvey. On a parfois
besoin de secousses sonores.
Les
aieux de Ginou étaient tabletiers-éventaillistes
et leur histoire nous entraîne aujourd'hui dans la région
de Méru (dans l'Oise), où se trouve le musée
de la nacre. Comme ce n'est pas très loin de chez
Corinne et Dominique, nous déjeunons chez eux, puis prenons
tous ensemble la direction de Méru. Très intéressante
visite, faite par un guide à l'accent vraiment local
et à la dentition... mmm... ajourée. Le guide
nous fait découvrir le travail de fabrication des dominos
et surtout des boutons (avec même une splendide machine
à vapeur pour actionner les machines-outils). Puis nous
avons droit à un petit documentaire très intéressant
mais qui nous laisse sur notre faim (20 minutes qui ne peuvent
que survoler, par exemple, les révoltes ouvrières
ou les délocalisations des années... 50 ?). Enfin
nous avons tout notre temps pour errer dans les salles d'exposition.
En dehors des reproductions d'ateliers d'époque (disons
1850-1950), la scénographie se pare d'un modernisme très
réussi. Si le travail de la nacre (et la tabletterie
en général) n'est pas un sujet de prime abord
très glamour, je ressors plutôt emballé.

Continuons
notre parcours chez les aieux de Ginou, pour aller à
Ste Geneviève où sont enterrés Pierre (1892-1914),
Firmin (1847-1910), Abel (1879-1911) et Céline (1857-1915).
Et
finissons notre après-midi dans un magasin de nacre où
Ginou découvre que ses aieux (sauf homonymie) étaient
en réalité d'illustres éventaillistes.
...
Mais cette journée n'est pas terminée lorsque
nous arrivons à la maison. Il faut désosser le
lapin en vue du pâté à faire demain. Le
désossage du lapin, à cru, n'est pas très
simple... mais permet à nouveau une petite photo bien
sanglante ! J'imagine déjà certains lecteurs,
certaines lectrices, le coeur pas très bien accroché,
en train de vomir leur repas. Je crois qu'en effet, cette fois,
la photo est vraiment dégueulasse. Il y a, dans le visage
du lapin, de la détresse, vous ne trouvez pas ? Mais
peut-être y-a-t'il aussi un peu de pardon dans ce regard
vitreux : il doit bien être un peu chrétien ce
lapin, non ?
Le
CD pas du jour, que j'aurais aimé écouter
dans la voiture : You Are Free, de CatPower.
Petit
week-end à Séville pour ma grande soeur et son
homme. C'est l'occasion :
- de trop faire confiance à la guichetière qui
ne me demande pas de précision sur ma demande ("4
billets pour Orly Ouest, SVP".).
- de faire un bout de trajet ensemble, de Montparnasse à
Denfert.
- de croire naïvement qu'un billet Orlyval = un billet
Orlybus.
- de choisir l'Orlybus alors que les billets achetés
sont pour prendre RER+Orlyval.
Conclusion
: je devrais tourner 7 fois mon cerveau dans mon crâne
de faux-parigot avant d'aider des provinciaux à quitter
Paris intra-muros. Enfin bon, je les abandonne dans le RER nommé
PEPE, et je vais profiter du beau temps de Cité
à Rambuteau. Epreuve de force à Mona-Lisait
(où je n'achète rien malgré un très
beau livre sur les affiches 1900 à 25 euros),
devant l'Ecritoire (où je n'entre pas)... mais
pas à Beaubourg car ça n'ouvre qu'à
11h. Temps
frais, rues calmes ; je devrais me promener plus souvent dans
Paris le matin.


... Regardez
bien cette photo. Vous vous reconnaissez et vous êtes prêt
à me coller un procès à cause du droit à
l'image ? Pourtant, admettez que ce cliché vous met dans l'embarras
uniquement parce qu'il prouve que vous êtes d'une banalité
déconcertante : quand vous téléphonez, vous croisez
les jambes.
Le
CD du jour, mis dans le ghettoblaster avant de prendre
ma douche : Exile in Guyville de Liz Phair.
Le
CSKA Moscou a remporté la Coupe de l'UEFA. A priori, je
m'en fiche. Etant tombé dans la marmite footballistico-cyclisto-athléto-tennistique
quand j'étais jeunôt, ma lecture des news sportives
est complètement pavlovienne. Donc, voilà, je viens
de découvrir que le CSKA Moscou a gagné face au
Sporting Portugal. Alors pour en savoir plus, j'ai cliqué.
Et là, qu'ai-je découvert ? Qu'un des joueurs moscovite
s'appelait Vagner Love. Ca alors... Vagner Love. Avec un nom pareil,
on l'imagine, rocker, du kohl aux yeux et du cuir en veste. Mais
non : Vagner Love porte des protège-tibias et des shorts
en satin.
Elle
avait une très grosse paire de fesses et une grosse paire
de cuisses moulées dans un pantalon (en stretch) blanc
à gros motifs rose bonbon.
En la voyant, moi, le maigre, je me suis interrogé sur
la discrimination envers les gros. Et j'ai pensé que
si on pouvait discriminer un peu les gros motifs roses
sur les pantalons, ce serait plutôt sympa.
Voilà,
dorénavant, le 17 mai sera la journée de lutte
contre l"homophobie. ...
Petit copier-coller-résumer de france3.fr : "L'homosexualité
est condamnée par la loi dans 80 Etats au moins, dont l'Arabie
saoudite, l'Iran, l'Algérie, le Sénégal, le Cameroun, l'Ethiopie,
le Liban, la Jordanie, l'Arménie, le Koweït, Porto Rico, le
Nicaragua ou la Bosnie... dont certains comme l'Arabie saoudite
ou l'Iran appliquent la peine de mort. Dans de nombreux pays,
cette condamnation peut aller au delà de dix ans (Nigeria, Libye,
Syrie, Inde, Malaisie, Jamaïque...), parfois la loi prévoit
la perpétuité (Guyana, Ouganda). Dans une dizaine de nations,
la peine de mort peut être effectivement appliquée: Afghanistan,
Iran, Arabie Saoudite, Mauritanie, Emirats Arabes Unis, Yémen,
Pakistan, Soudan, Tchétchénie"... J'vous épargne les
2000 coups de fouets auxquels furent récemments condamnés
des saoudiens ? Alors évidemment, en France, on ne va
pas trop se plaindre, mais rappelons qu'en France, pour "ça",
on se fait foutre de sa gueule, insulter, taper dessus, brûler
vif...
Au
fait ils en pensent quoi, de cette journée, tous ces
maires qui ne délivrent de certificat de concubinage
qu'aux hétéros ? M'enfin, je cause dans
le vide... Bon, demain promis, ce sera plus drôle, je
parle de l'Ouzbékistan... non, du Togo... non, de l'avis
de Bernadette Chirac sur le référendum ! Ah oui
: ça, ça va être drôle !
Un
petit conseil : lorsque vous allumez votre four, pensez à
vérifier que la chaleur qu'il va dégager ne va
pas faire fondre votre bac à glaçons.
Deuxième
conseil : lorsque vous allumez votre four, profitez-en pour
faire une bonne recette. Par exemple : un
cara-cake !
Troisième
conseil (donné par la Nat) : allez donc jeter un oeil
sur la bande-annonce
du prochain film de Tim Burton.
Dimanche
15
Un
grand merci à G, qui nous offre un hachoir électrique.
Il remplacera, lors des séances de questions au gouvernement,
le hachoir dont la manivelle nous fatiguait le bras droit. Reste
à vérifier s'il sera, lui aussi, sans répit
avec la viande coriace.
C'est
complètement stupide donc ça me fait beaucoup rire : La
cuisinère laisse traîner une grosse mouche dans sa lotte.
Dans les contrepèteries, c'est souvent la phrase "d'origine"
qui me fait marrer, car elle frise le surréalisme. Fêlé
après une sacrée opération, il ne veut plus entendre
parler ni de soucis ni de fériés, mais accepte des frites,
c'est bon pour les bileux. Voilà, c'est copyrighté
du Canard Enchaîné, 1,20 €, tous les mercredis.
La
pluie. La pluie nous retient à domicile. La petite teigne
montée sur ressorts, aussi, reste chez elle. Il serait donc
mieux pour notre quiétude qu'il ne pleuvât pas quand
elle ne va pas à l'école. Dois-je vraiment utiliser
un imparfait du subjonctif ? Dois-je vraiment me retenir de l'insulter,
cette vipère de gamine, cette râclure de punaise ?
Dois-je ?
Je
m'échappe un moment pour aller à la flaque... heu
non, la FNAC. Toute cette pluie, ça m'égare. J'ai
besoin d'un ou deux bouquins d'informatique suppplémentaires.
J'en profite aussi pour jeter un oeil au rayon hardware, histoire
de bien baver sur les ordinateurs portables. Ce genre de petite
bête ne me sera-il pas, tôt ou tard, nécessaire
?
Après
une longue longue longue journée de travail, le Cara mérite
bien une bonne séance de trouille avec Alien-Résurrection,
c'est à dire Alien 4.
On regarde la version dite "longue" (7 minutes de plus),
avec deux ou trois séquences finalement coupées et
une fin différente. Ca ne change d'ailleurs pas grand chose
: les deux fins sont un peu dégoulinantes de bons sentiments.
M'enfin, vraiment marron, vraiment gluant, vraiment bien foutu,
vraiment intelligent, parfois drôle, on ne se lasse pas de
cette résurrection dont j'ai déjà parlé,
d'ailleurs, le 2 juillet
2003.
12
pieds de fraises ont été plantés aujourd'hui,
des dizaines de très jeunes poireaux ont profité de
la terre motocultée, les oignons ne veulent pas d'arrosage,
le céleri n'a pas assez raciné, les tomates attendront
encore leur tour pour sortir de leurs godets, les choux aussi, les
haricots attendent qu'il pleuve et un peu de répit de la
part des limaces, les carottes devront prochainement être
éclaircies et si possible plantées avec les poireaux
(pour lutter contre la teigne du poireau), les plantes aromatiques
se portent bien, les courgettes aimeraient sûrement un peu
plus d'espace et comme ce sont des coureuses elles en prendront
une fois en place, les graines de fenouil sentent vraiment le fenouil
et les scorsonères ont des graines vraiment étranges
: on dirait des petits fêtus de paille. C'est pas beau la
vie d'un potager ?
On
a toujours un peu l'impression que les disques de Herman
Düne sont enregistrés dans le garage de leur cousin
: leur musique ne respire pas l'odeur du cuir d'une confortable
banquette dans un luxueux studio. Et cette fois, on en a la preuve,
grâce à la photo qui orne la pochette. Merci donc à
Lisa pour son cliché et à David-Ivar pour ses petits
dessins rigolos. On est donc bien loin du graphisme alambiqué
et des arrangements minutieux de Radiohead, qui m'accompagneront
en lavant la vaisselle, préparant le déjeuner et faisant
le ménage. L'aspirateur aura donc légèrement
couvert la fin du disque, mais le titre No Surprises était
passé... je pouvais alors me passer du reste. Autre gribouillage,
autre gling-gling, c'est (Smog) et son Supper qui
couvrira les bruits de la rue tandis que j'oserai un déterrage
des vitres du salon. Oui : pluie + bac à fleurs = éclaboussures
de terre. Vraiment, mais alors vraiment, ce disque est une merveille,
je le dis à chaque fois que je l'écoute. Et à
chaque fois, je souris quand j'entends "What would my wife
say, if I was married ?"
  
Découverte
stupéfiante aujourd'hui : Cara et moi avons en commun le goût
pour... le gouda au cumin. C'est tout.
La
tradition, ça a du bon ! Un long tour chez Gibert, où
je passe un moment très délicat... Que choisir ? Je
compte me limiter à seulement deux achats, et me voilà
obligé de laisser en rayonnages Dead Can Dance, Electrelane,
Syd Matters, CatPower, The Bravery... pour n'acheter que le dernier
Herman Düne (Not on Top) et OK Computer
de Radiohead. En écoutant un extrait de cet album
(de 1997 !) sur le blog Kill
me Again, je me suis dit qu'il manquait vraiment à
ma collec'. Tiens, justement, aujourd'hui, on retrouve sur
ce blog un morceau de Not on Top. Je comptais me limiter
à deux achats, mais trouvant un enregistrement d'un concert
de Barbara datant de 1969 (à l'Alhambra de Bordeaux,
tu l'as papa ?) pour seulement une poignée d'euros, puis
glanant ici ou là quelques cadeaux (dont le DVD d'Alien-Résurrection
pour le Cara) je ressors avec un petit sac plastique bleu plein
à craquer.
  La
tradition ça a du bon ! Je retrouve les Natof... dans un
magasin de vêtements pour enfants, avant d'aller boire un
verre rue du Temple. Je venais auparavant d'acheter, au Béachevé,
6 terrines Le Parfait... d'où mon histoire de tradition
à la c**. Des terrines ? Oui, oui, car au même
moment, le Cara était à la boucherie pour acheter
1600g de poitrine et de (presque) gorge de porc, 800g de pointe
d'épaule de porc et 700g de foies de volaille. Allez, les
amis, je vous laisse, on a du pâté à faire !
ENCORE ?
On
a donc écouté Barbara en faisant du pâté.
Elle chante sur le disque la complainte des filles de joie,
de Brassens. Rien que pour ça, j'ai bien fait d'acheter ce
disque.
Faire
mon portrait chinois et répondre au questionnaire de Proust
m'amusèrent jadis. Je m'attaque aujourd'hui au questionnaire
de Sophie Calle : mélange d'auto-analyse, d'auto-dérision,
d'introspection, d'humour débile... ce genre d'exercice me
plaît. Sauf erreur, il a été créé
par Sophie Calle à l'occasion d'un numéro des Inrocks
où elle fut rédactrice en chef avec Grégoire
Boullier. J'ai, depuis, toujours aimé lire les réponses
des invités, dans chaque numéro des Inrocks... ou
d'inconnus, au gré des blogs que je lis de temps en temps.
Quand
la clé de contact est cassée dans le bouchon du réservoir
(dans une station-service heureusement toute proche de chez Ginou),
et qu'il faut que le Cara-chauffeur aille chercher le double de
la clé à la maison, que fait l'Arno ? Il surveille
la voiture pendant plus d'une heure et demie, certes, mais surtout
il lit un peu, il s'amuse des personnes qui se battent avec le tuyau
des pompes à essence, il écoute un peu la radio...
et il prend des photos. Des macros pour faire joli, des photos des
gens pour jouer au paparazzo, et des autoportraits parce que ça
fait 17 jours qu'on n'a pas vu ma tronche ici.
  
Pour
en revenir à la lecture, je viens de me plonger dans la bio
de Françoise Sagan écrite par Geneviève
Moll. Le personnage Sagan m'attire et m'a peut-être attiré
avant d'avoir lu ses livres : ses bégaiements télévisés,
rares souvenirs, y sont sûrement pour quelque chose. Mais
ce qui m'attriste, c'est d'avoir l'impression de mieux connaître
sa marionnette des Guignols que ses livres.
Certains
auraient sûrement voulu voir une tranche de fromage de tête.
Pour saliver ? Mais les petits carrés de couleur orange qui
le décorent grâce aux dés de carotte sont tout
de même moins jolis que les photos du jour.
Parmi
les bestioles qu'on voit ici, une seule ne mérite pas notre
sympathie. Ce n'est pas le serpent, plus précisément
l'orvet, même s'il ne voulait pas montrer sa langue quand je
le prenais en photo. C'est bel et bien la chenille, qui a envahi avec
ses congénères les pommiers, les poiriers, les rosiers.
Qui a dit "poils aux pieds" ?
Je crois
que ma soeur Olivia, qui DETESTE les serpents, même en
photo, va me détester d'avoir mis ce cliché en ligne...
 Ce
que j'ai appelé hier du pâté de tête se
nomme officiellement du fromage de tête. Mais ça ne change
pas grand chose à l'affaire.
Alors,
vous achetez une tête de cochon,
vous la faites couper en deux (ce sera plus simple une fois arrivé
chez vous) et si la cervelle vous dégoûte vous la laissez
en pourboire au boucher. Une fois chez vous, vous lui brossez les
dents, curez les oreilles, frottez la couane, vous lui proposez également
une petite séance d'épilation (c'est bientôt l'été,
faites la moustache et le maillot) et vous pouvez même vous
amuser à lui arracher les yeux. Après vous plongez la
chose dans l'eau avec poireaux, carottes, oignons (dont un planté
de 3 clous de girofle), ail, bouquet garni, épices... Vous
faites bouillonner ça pendant deux heures. Après, vous
vous amusez à dépiauter la viande (toute la viande,
même les oreilles, le groin, etc. Allez, prenez pas cet air
dégoûté). Vous la coupez en petits dés.
Faites-en autant avec les carottes,
ça décorera votre mixture. Et enfin vous mettez ça
dans des récipients avec le bouillon par dessus (une fois froid,
il figera le tout) comme ça c'est comme le "museau"
qu'on achète au supermarché mais en bien meilleur parce
que c'est vous qui l'avez fait. Et voilà !

Vous
avez le droit de ne faire cela qu'avec une demi tête, parce
que bon, voyez, là, on se retrouve avec une sacrée quantité...
ce
qui permet de rappeler les vertus de la stérilisation !
Jeudi
5
A
l'heure où j'écris ces lignes, je suis fatigué,
mes ongles sont noirs, mes mains sont râpeuses, mes pieds
sont endoloris, mon pouce droit est probablement piqué d'une
écharde minuscule et mon ordi vient de planter deux fois.
Mais bon... on a un joli bouquet d'encolies, un autre de muguet,
on a bien pris l'air, on a la satisfaction de voir le jardin
de Ginou prendre un bel aspect, on a bien mangé, et demain
on fait du pâté de tête. Oui oui : on a une tête
de cochon qui débarque demain dans la cuisine. Elle est pas
belle la vie ?
Mercredi
4
D'abord
un arrêt chez Georges Pompidou pour l'achat de Le Graphisme
de 1890 à nos jours (des formidables éditions Thames
& Hudson) et d'un autre bouquin sur les graphistes actuels paru
chez Taschen. Remarquez que j'évite l'utilisation d'un adjectif
pour épithèter cet éditeur. Remarquez aussi que
je ne cite pas le nom du bouquin, mais en fait c'est uniquement
parce que je l'ai laissé dans la chambre ou peut-être
même aux toilettes et qu'en fait j'ai pas le courage d'aller
le chercher pour vérifier son nom, à ce bouquin à
6,99 euros. C'est terrible de mieux se rappeler le prix d'un ouvrage
que son titre, non ?
 Ensuite,
direction la fnac et gros embarras du choix. En attendant ma formation
"internet et extranet dynamiques" de l'été,
que pourrais-je apprendre ou approfondir ? html ? javascript ? illustratruc
? photosoupe ? le tricot ? flash ? J'en aurais passé, un max
de temps, pour porter mon choix sur... une édition que je n'aime
pas trop. Alors pour me consoler d'avoir plutôt perdu
mon temps, je suis allé au rayon CD, et je me suis dit que
j'irais prochainement chez les concurrents pour trouver des disques
d'occasion.
Allez...
Il faut repartir. Une fois de plus, j'aurai fait l'ermite, venant
chez mes parents sans voir ni oncle ou tante ni les amis locaux, sans
appeler ceux restés à la capitale...
Sur une
aire d'autoroute, j'achète le Fluide Glacial Hors-Série
gay-friendly. Plutôt décevant, malgré deux ou
trois trucs amusants... Ca me fait penser que je dois mettre le site
sur Ralf König à jour : celui-ci fait la couv' du magazine
en question...
Bon
alors là on a bien rempli notre journée, parce que d'abord
c'est le premier lundi du mois alors on est allé à la
foire. O'lé la fouère de Saintes, comme on prononce
à peu près ici. Je disais que le tour au marché
d'hier avait permis d'entendre l'accent du coin... Tu parles ! O'lé
reun si on compare avec aujourd'hui. Car la foire attire bon nombre
de paysans, ou même simplement de nombreuses personnes âgées
qui causent le parlanjhe saintongeais. J'vous fais pas tout le chapitre
en patois, hein...
Le plus
amusant, à la foire, ce sont les animaux en vente: lapins,
pigeons, canards... J'essaie de prendre en photo un vendeur en train
de fouiller dans les plumes pubiennes d'un canard, pour connaître
son sexe, mais je cadre mal la photo et en plus je me fais repérer.
On va me prendre pour un parisien...
L'après-midi,
direction la côte. Arrivés à la plage, nous découvrons
un étrange spectacle : la brume qui envahit le lieu, masquant
très rapidement le phare de la Coubre. Pas de ciel bleu, donc,
mais une atmosphère chaude. Et humide, évidemment. Nous
restons assez longtemps dans cette ambiance étrange... mais
notre soif nous emmènera à Pontaillac, où nous
admirerons le ciel bleu et les vieilles dindes (locales ou en vacances
?).
 
Le
coucher de soleil n'est pas terrible mais je le prends quand même
en photo. Par contre, je ne garde pas en souvenir toutes les poules
de Pâques venues mourir contre la vitre de la porte d'entrée.
Pour info, la poule de Pâques est un joli coléoptère
doré qu'on appelle comme ça chez moi. Mais pour le vrai
nom vous repasserez.
Et puis...
Re-belote !
Un petit
tour au marché avec papa, pour s'imprégner de l'accent
du coin et remplir son panier de produits locaux. L'après-midi
est en compagnie de Lili et Cie, avec au menu un rôti, de la
belote et une partie de boules. Quant au travail qu'on fête
et au muguet qu'on vend en ce premier dimanche de mai, ils auront
été bien loin de nos esprits.
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