Mardi 31

Une pizza rue Desaix, dans un resto où le design du plafond sera plus mémorable que la pizza. Evidemment, quand on a gouté aux pizzas de tata Maria, on fait la fine bouche. Rue Desaix.

Le déjeuner permettait de retrouver les bonnes vieilles habitudes avec Ouvapana. On me dit que je ne vais plus assez souvent quai Branly. Après avoir répété plusieurs fois (7 fois au moins, j'en oublie sûrement) mon blabla socio-professionnel (bilan... formation... lettres... php... entretien...), je me rappelle pourquoi je ne venais plus quai Branly. A demain ?

Lundi 30

Je me souhaite un joyeux anniversaire. On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Au lendemain du référendum qui a catapulté Chirac et Hollande sur Pluton, je me demande juste une chose : Jospin va-t-il nous épargner ses commentaires ?

Dimanche 29

Ce sont surtout les quiches qui ont fait sensation auprès des (18) invités qui sont venus aujourd'hui. Bientôt en ligne, les recettes ? Bon, la prochaine fois, je serai mieux organisé... et je penserai (entre autre) à la sauce pour la salade. En tous les cas, merci à tous pour leur venue, leurs cadeaux (fleurs jaunes, livres, DVD, abonnement à Etapes:, alcool brutal...), leur champagne (mmm... j'crois qu'il est passé à la trappe), leur gâteau au chocolat, leurs éclats de rire... Mazette, j'ai été gâté ! Et merci à ceux qui ne sont pas venus pour leurs SMS, leurs bonnes nouvelles... et pour l'espace qu'ils ont libéré dans l'appartement !! :-)

Samedi 28

4 quiches et 3 cakes, ça suffira ?

Et un beau bouquet de pivoines offert par Ginou, ça, vraiment, ça me suffit !

Vendredi 27

Aujourd'hui est un jour historique. A cause des températures enregistrées ? A cause de la ratification du Traité par le Bundesrat ? Non, vous n'y êtes pas. Aujourd'hui, je suis allé dans un supermarché. Pour faire mes courses. Acheter de la lessive. Acheter du liquide vaisselle. Acheter de quoi boire et manger dimanche... Moi, vous savez, les supermarchés, je kiffe pas trop. Enfin, je parle des hyper-méga-hypra-marchés, surtout des centres commerciaux de banlieue, sur deux étages, avec des tonnes de produits, des centaines de gens et des dizaines de caissières. Trop grand, trop de monde, tu fais des kilomètres parce que t'as oublié le dentifrice et t'arrives pas à trouver le rayon produits italiens qu'est encore plus petit qu'à la supérette du coin. Alors soit ça me déprime, soit ça m'exaspère... soit tout va bien et je fais mes courses. Non mais oh, faut pas croire, j'suis pas qu'un râleur invétéré.

Le soir, c'est le spectacle de fin d'année des élèves de Benoist et Fabrice. Je vais donc jouer au photographe pour ensuite (i.e. très bientôt) jouer au webmestre.

Jeudi 26

Pas qu'un seul CD du jour : plusieurs. Histoire de ne pas avoir à faire le DJ dimanche...

Mer-creux-di 25

40 minutes avec des électrodes sur les cuisses me permettent de plonger dans Bye Bye Blondie. J'avais lu les 5 premières pages trois ou quatre fois, depuis que papa me l'avait offert à Noël, mais j'avais arrêté : pas enthousiasmé, pas pris le temps de continuer la lecture... Cette fois, j'ai passé le bon cap : j'ai définitivement envie d'en savoir plus. Car l'héroïne (qui en consomme un peu moins - de l'héroïne - que Sagan - cf. ma précédente lecture), devient attachante. Et son aventure (en Hôpital Psy à ce moment de ma lecture) intéressante. Despentes creuse suffisament dans l'être humain pour offrir un récit moins en surface que son précédent roman. Je m'en réjouis.

Le CD du jour, pendant le triage de chaussettes : Elephant, de White Stripes. Cet album, sorte de synthèse de l'histoire du rock, permet de mettre du rythme dans une tâche ménagère pénible. Les chaussettes ayant égaré leur soeur jumelle entre la chambre et la salle de bain sont de plus en plus nombreuses. Ce phénomène, qui n'est pas sans rappeler l'énigme du Triangle des Bermudes, commence d'ailleurs à devenir inquiétant. Non ?

Mââârdi 24

Vais-je parler du dernier étapes:, à chaque lecture d'article ? Aujourd'hui, j'en ai lu deux. Je n'ai rien compris au premier, j'ai adoré le second, qui m'a fait penser à l'oeuvre auto-BD-biographique de Guillaume Long. Philippe Delangle s'adresse à l'étudiant en graphisme, entité humaine soluble dans 5 années d'enseignement supérieur, 5 années qui m'auraient sûrement été plus utiles que celles passées au milieu des carbocations. Mais bon, à l'époque, le graphisme et moi, ça faisait un peu deux. Je n'étais ni gra(s), ni phiste(f******).

Le CD du jour, pendant l'enfilage des fringues : la BO de Talons Aiguilles. Alors, évidemment, ça se résume à deux morceaux : Un año de amor et Piensa en mi. Le reste, ben... c'est du pur extrait de BO : sans intérêt. Et alors là, j'assume complètement : j'adore Un año de amor. J'le passe trois fois de suite sans problème en chantant par dessus. On frise le midinettisme. Quant à l'autre titre, je l'écoute uniquement pour les gling gling d'intro à la guitare. Le reste de la chanson est d'une lenteur à endormir un troupeau de bufles. Buffles ? OK, un troupeau de yaks.

Lundi 23

Formidable ! étapes:, magazine sur, pour, nageant dans le graphisme, fait un numéro 120 sans le moindre graphisme. Que du texte. Du texte. Pour regarder des images, on ira voir du côté des pubs... Tandis qu'on m'électrise les cuisses - l'occasion pour moi d'exhiber ici un bout de membre inférieur, me voici donc lisant l'article de Véronique Vienne, traitant des rapports entre graphisme et mot(s). Après ça, je retourne at home pour résoudre mes problèmes de graphisme, de géraniums à photographier et de RVB à convertir en CMJN. Je découvre d'ailleurs que PaintShopPro fait du mauvais boulot avec ses TIFF. Un mauvais coiffeur ne ferait pas pire. Hi hi... (Pour info, le TIFF, c'est un format d'image, un peu le cousin imprimable du JPEG.)

Le CD du jour, pendant la préparation de la sauce pour les pâtes : Mustango, de Jean-Louis Murat. Faites revenir une gousse d'ail dans l'huile d'olive. Une fois la gousse bien cuite, virez-la pour la remplacer par des dés d'oignons qui vont fondre, rejoints ensuite par des dés de poivron qu'on laisse bien cuire. Ajoutez une dizaine de câpres, du fenouil sauvage (il y a toujours un ingrédient italien dans mes recettes, c'est pénible, hein ? En plus je ne suis pas toujours sûr du nom...), deux olives noires (les nôtres ont beaucoup de goût mais j'aurais dû en mettre quatre), laurier, thym, origan, quelques rondelles de courgette et un peu de sauce tomate. Faites frissonner ça un bon moment. Ajoutez enfin le reste de la boîte de sauce tomate et faites réduire. Je ne sais d'ailleurs pas si c'est une bonne idée de ne pas mettre toute la boîte dès le début... J'expérimente l'exaltation des saveurs, ça met du suspense dans la cuisine.

Dimanche 22

C'est la saison des pivoines. Elle font donc leur apparition dans les vases de l'appartement. Elles ont, en vérité, commencé à dégager leur parfum dans le salon vendredi, accompagnées d'une rose. Mais voici aujourd'hui trois nouvelles fleurs sur le bureau.

Le CD du jour, couvert entre la 18ème et la 20ème minute par le bruit du brossage de dents : She Hangs Brigthly, de Mazzy Star. Pour se brosser en rythme, choisir plutôt la chanson Taste of Blood.

Samedi 21

Si je raconte que j'ai photographié des géraniums en plastique, on ne va jamais me croire. Et on va me dire que je devrais respecter le pluriel des noms latins. Alors je vais simplement dire que le pâté de lapin est en pot. Ca suffira...

Le CD du jour, mis dans le ghettoblaster après le petit-déjeuner : Dry, de PJ Harvey. On a parfois besoin de secousses sonores.

Vendredi 20

Les aieux de Ginou étaient tabletiers-éventaillistes et leur histoire nous entraîne aujourd'hui dans la région de Méru (dans l'Oise), où se trouve le musée de la nacre. Comme ce n'est pas très loin de chez Corinne et Dominique, nous déjeunons chez eux, puis prenons tous ensemble la direction de Méru. Très intéressante visite, faite par un guide à l'accent vraiment local et à la dentition... mmm... ajourée. Le guide nous fait découvrir le travail de fabrication des dominos et surtout des boutons (avec même une splendide machine à vapeur pour actionner les machines-outils). Puis nous avons droit à un petit documentaire très intéressant mais qui nous laisse sur notre faim (20 minutes qui ne peuvent que survoler, par exemple, les révoltes ouvrières ou les délocalisations des années... 50 ?). Enfin nous avons tout notre temps pour errer dans les salles d'exposition. En dehors des reproductions d'ateliers d'époque (disons 1850-1950), la scénographie se pare d'un modernisme très réussi. Si le travail de la nacre (et la tabletterie en général) n'est pas un sujet de prime abord très glamour, je ressors plutôt emballé.

Continuons notre parcours chez les aieux de Ginou, pour aller à Ste Geneviève où sont enterrés Pierre (1892-1914), Firmin (1847-1910), Abel (1879-1911) et Céline (1857-1915).

Et finissons notre après-midi dans un magasin de nacre où Ginou découvre que ses aieux (sauf homonymie) étaient en réalité d'illustres éventaillistes.

... Mais cette journée n'est pas terminée lorsque nous arrivons à la maison. Il faut désosser le lapin en vue du pâté à faire demain. Le désossage du lapin, à cru, n'est pas très simple... mais permet à nouveau une petite photo bien sanglante ! J'imagine déjà certains lecteurs, certaines lectrices, le coeur pas très bien accroché, en train de vomir leur repas. Je crois qu'en effet, cette fois, la photo est vraiment dégueulasse. Il y a, dans le visage du lapin, de la détresse, vous ne trouvez pas ? Mais peut-être y-a-t'il aussi un peu de pardon dans ce regard vitreux : il doit bien être un peu chrétien ce lapin, non ?

Le CD pas du jour, que j'aurais aimé écouter dans la voiture : You Are Free, de CatPower.

Jeudi 19

Petit week-end à Séville pour ma grande soeur et son homme. C'est l'occasion :
- de trop faire confiance à la guichetière qui ne me demande pas de précision sur ma demande ("4 billets pour Orly Ouest, SVP".).
- de faire un bout de trajet ensemble, de Montparnasse à Denfert.
- de croire naïvement qu'un billet Orlyval = un billet Orlybus.
- de choisir l'Orlybus alors que les billets achetés sont pour prendre RER+Orlyval.

Conclusion : je devrais tourner 7 fois mon cerveau dans mon crâne de faux-parigot avant d'aider des provinciaux à quitter Paris intra-muros. Enfin bon, je les abandonne dans le RER nommé PEPE, et je vais profiter du beau temps de Cité à Rambuteau. Epreuve de force à Mona-Lisait (où je n'achète rien malgré un très beau livre sur les affiches 1900 à 25 euros), devant l'Ecritoire (où je n'entre pas)... mais pas à Beaubourg car ça n'ouvre qu'à 11h. Temps frais, rues calmes ; je devrais me promener plus souvent dans Paris le matin.

... Regardez bien cette photo. Vous vous reconnaissez et vous êtes prêt à me coller un procès à cause du droit à l'image ? Pourtant, admettez que ce cliché vous met dans l'embarras uniquement parce qu'il prouve que vous êtes d'une banalité déconcertante : quand vous téléphonez, vous croisez les jambes.

Le CD du jour, mis dans le ghettoblaster avant de prendre ma douche : Exile in Guyville de Liz Phair.

Mercredi 18

Le CSKA Moscou a remporté la Coupe de l'UEFA. A priori, je m'en fiche. Etant tombé dans la marmite footballistico-cyclisto-athléto-tennistique quand j'étais jeunôt, ma lecture des news sportives est complètement pavlovienne. Donc, voilà, je viens de découvrir que le CSKA Moscou a gagné face au Sporting Portugal. Alors pour en savoir plus, j'ai cliqué. Et là, qu'ai-je découvert ? Qu'un des joueurs moscovite s'appelait Vagner Love. Ca alors... Vagner Love. Avec un nom pareil, on l'imagine, rocker, du kohl aux yeux et du cuir en veste. Mais non : Vagner Love porte des protège-tibias et des shorts en satin.

Mardi 17

Elle avait une très grosse paire de fesses et une grosse paire de cuisses moulées dans un pantalon (en stretch) blanc à gros motifs rose bonbon. En la voyant, moi, le maigre, je me suis interrogé sur la discrimination envers les gros. Et j'ai pensé que si on pouvait discriminer un peu les gros motifs roses sur les pantalons, ce serait plutôt sympa.

Voilà, dorénavant, le 17 mai sera la journée de lutte contre l"homophobie. ... Petit copier-coller-résumer de france3.fr : "L'homosexualité est condamnée par la loi dans 80 Etats au moins, dont l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Algérie, le Sénégal, le Cameroun, l'Ethiopie, le Liban, la Jordanie, l'Arménie, le Koweït, Porto Rico, le Nicaragua ou la Bosnie... dont certains comme l'Arabie saoudite ou l'Iran appliquent la peine de mort. Dans de nombreux pays, cette condamnation peut aller au delà de dix ans (Nigeria, Libye, Syrie, Inde, Malaisie, Jamaïque...), parfois la loi prévoit la perpétuité (Guyana, Ouganda). Dans une dizaine de nations, la peine de mort peut être effectivement appliquée: Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite, Mauritanie, Emirats Arabes Unis, Yémen, Pakistan, Soudan, Tchétchénie"... J'vous épargne les 2000 coups de fouets auxquels furent récemments condamnés des saoudiens ? Alors évidemment, en France, on ne va pas trop se plaindre, mais rappelons qu'en France, pour "ça", on se fait foutre de sa gueule, insulter, taper dessus, brûler vif...

Au fait ils en pensent quoi, de cette journée, tous ces maires qui ne délivrent de certificat de concubinage qu'aux hétéros ? M'enfin, je cause dans le vide... Bon, demain promis, ce sera plus drôle, je parle de l'Ouzbékistan... non, du Togo... non, de l'avis de Bernadette Chirac sur le référendum ! Ah oui : ça, ça va être drôle !

Lundi 16

Un petit conseil : lorsque vous allumez votre four, pensez à vérifier que la chaleur qu'il va dégager ne va pas faire fondre votre bac à glaçons.

Deuxième conseil : lorsque vous allumez votre four, profitez-en pour faire une bonne recette. Par exemple : un cara-cake !

Troisième conseil (donné par la Nat) : allez donc jeter un oeil sur la bande-annonce du prochain film de Tim Burton.

Dimanche 15

Un grand merci à G, qui nous offre un hachoir électrique. Il remplacera, lors des séances de questions au gouvernement, le hachoir dont la manivelle nous fatiguait le bras droit. Reste à vérifier s'il sera, lui aussi, sans répit avec la viande coriace.

C'est complètement stupide donc ça me fait beaucoup rire : La cuisinère laisse traîner une grosse mouche dans sa lotte. Dans les contrepèteries, c'est souvent la phrase "d'origine" qui me fait marrer, car elle frise le surréalisme. Fêlé après une sacrée opération, il ne veut plus entendre parler ni de soucis ni de fériés, mais accepte des frites, c'est bon pour les bileux. Voilà, c'est copyrighté du Canard Enchaîné, 1,20 €, tous les mercredis.

Samedi 14

La pluie. La pluie nous retient à domicile. La petite teigne montée sur ressorts, aussi, reste chez elle. Il serait donc mieux pour notre quiétude qu'il ne pleuvât pas quand elle ne va pas à l'école. Dois-je vraiment utiliser un imparfait du subjonctif ? Dois-je vraiment me retenir de l'insulter, cette vipère de gamine, cette râclure de punaise ? Dois-je ?

Je m'échappe un moment pour aller à la flaque... heu non, la FNAC. Toute cette pluie, ça m'égare. J'ai besoin d'un ou deux bouquins d'informatique suppplémentaires. J'en profite aussi pour jeter un oeil au rayon hardware, histoire de bien baver sur les ordinateurs portables. Ce genre de petite bête ne me sera-il pas, tôt ou tard, nécessaire ?

Après une longue longue longue journée de travail, le Cara mérite bien une bonne séance de trouille avec Alien-Résurrection, c'est à dire Alien 4. On regarde la version dite "longue" (7 minutes de plus), avec deux ou trois séquences finalement coupées et une fin différente. Ca ne change d'ailleurs pas grand chose : les deux fins sont un peu dégoulinantes de bons sentiments. M'enfin, vraiment marron, vraiment gluant, vraiment bien foutu, vraiment intelligent, parfois drôle, on ne se lasse pas de cette résurrection dont j'ai déjà parlé, d'ailleurs, le 2 juillet 2003.

Vendredi 13

12 pieds de fraises ont été plantés aujourd'hui, des dizaines de très jeunes poireaux ont profité de la terre motocultée, les oignons ne veulent pas d'arrosage, le céleri n'a pas assez raciné, les tomates attendront encore leur tour pour sortir de leurs godets, les choux aussi, les haricots attendent qu'il pleuve et un peu de répit de la part des limaces, les carottes devront prochainement être éclaircies et si possible plantées avec les poireaux (pour lutter contre la teigne du poireau), les plantes aromatiques se portent bien, les courgettes aimeraient sûrement un peu plus d'espace et comme ce sont des coureuses elles en prendront une fois en place, les graines de fenouil sentent vraiment le fenouil et les scorsonères ont des graines vraiment étranges : on dirait des petits fêtus de paille. C'est pas beau la vie d'un potager ?

Jeudi 12

On a toujours un peu l'impression que les disques de Herman Düne sont enregistrés dans le garage de leur cousin : leur musique ne respire pas l'odeur du cuir d'une confortable banquette dans un luxueux studio. Et cette fois, on en a la preuve, grâce à la photo qui orne la pochette. Merci donc à Lisa pour son cliché et à David-Ivar pour ses petits dessins rigolos. On est donc bien loin du graphisme alambiqué et des arrangements minutieux de Radiohead, qui m'accompagneront en lavant la vaisselle, préparant le déjeuner et faisant le ménage. L'aspirateur aura donc légèrement couvert la fin du disque, mais le titre No Surprises était passé... je pouvais alors me passer du reste. Autre gribouillage, autre gling-gling, c'est (Smog) et son Supper qui couvrira les bruits de la rue tandis que j'oserai un déterrage des vitres du salon. Oui : pluie + bac à fleurs = éclaboussures de terre. Vraiment, mais alors vraiment, ce disque est une merveille, je le dis à chaque fois que je l'écoute. Et à chaque fois, je souris quand j'entends "What would my wife say, if I was married ?"

Mercredi 11

Découverte stupéfiante aujourd'hui : Cara et moi avons en commun le goût pour... le gouda au cumin. C'est tout.

Mardi 10

La tradition, ça a du bon ! Un long tour chez Gibert, où je passe un moment très délicat... Que choisir ? Je compte me limiter à seulement deux achats, et me voilà obligé de laisser en rayonnages Dead Can Dance, Electrelane, Syd Matters, CatPower, The Bravery... pour n'acheter que le dernier Herman Düne (Not on Top) et OK Computer de Radiohead. En écoutant un extrait de cet album (de 1997 !) sur le blog Kill me Again, je me suis dit qu'il manquait vraiment à ma collec'. Tiens, justement, aujourd'hui, on retrouve sur ce blog un morceau de Not on Top. Je comptais me limiter à deux achats, mais trouvant un enregistrement d'un concert de Barbara datant de 1969 (à l'Alhambra de Bordeaux, tu l'as papa ?) pour seulement une poignée d'euros, puis glanant ici ou là quelques cadeaux (dont le DVD d'Alien-Résurrection pour le Cara) je ressors avec un petit sac plastique bleu plein à craquer.

La tradition ça a du bon ! Je retrouve les Natof... dans un magasin de vêtements pour enfants, avant d'aller boire un verre rue du Temple. Je venais auparavant d'acheter, au Béachevé, 6 terrines Le Parfait... d'où mon histoire de tradition à la c**. Des terrines ? Oui, oui, car au même moment, le Cara était à la boucherie pour acheter 1600g de poitrine et de (presque) gorge de porc, 800g de pointe d'épaule de porc et 700g de foies de volaille. Allez, les amis, je vous laisse, on a du pâté à faire ! ENCORE ?

On a donc écouté Barbara en faisant du pâté. Elle chante sur le disque la complainte des filles de joie, de Brassens. Rien que pour ça, j'ai bien fait d'acheter ce disque.

Lundi 9

Faire mon portrait chinois et répondre au questionnaire de Proust m'amusèrent jadis. Je m'attaque aujourd'hui au questionnaire de Sophie Calle : mélange d'auto-analyse, d'auto-dérision, d'introspection, d'humour débile... ce genre d'exercice me plaît. Sauf erreur, il a été créé par Sophie Calle à l'occasion d'un numéro des Inrocks où elle fut rédactrice en chef avec Grégoire Boullier. J'ai, depuis, toujours aimé lire les réponses des invités, dans chaque numéro des Inrocks... ou d'inconnus, au gré des blogs que je lis de temps en temps.

Dimanche 8

Quand la clé de contact est cassée dans le bouchon du réservoir (dans une station-service heureusement toute proche de chez Ginou), et qu'il faut que le Cara-chauffeur aille chercher le double de la clé à la maison, que fait l'Arno ? Il surveille la voiture pendant plus d'une heure et demie, certes, mais surtout il lit un peu, il s'amuse des personnes qui se battent avec le tuyau des pompes à essence, il écoute un peu la radio... et il prend des photos. Des macros pour faire joli, des photos des gens pour jouer au paparazzo, et des autoportraits parce que ça fait 17 jours qu'on n'a pas vu ma tronche ici.

Pour en revenir à la lecture, je viens de me plonger dans la bio de Françoise Sagan écrite par Geneviève Moll. Le personnage Sagan m'attire et m'a peut-être attiré avant d'avoir lu ses livres : ses bégaiements télévisés, rares souvenirs, y sont sûrement pour quelque chose. Mais ce qui m'attriste, c'est d'avoir l'impression de mieux connaître sa marionnette des Guignols que ses livres.

Samedi 7

Certains auraient sûrement voulu voir une tranche de fromage de tête. Pour saliver ? Mais les petits carrés de couleur orange qui le décorent grâce aux dés de carotte sont tout de même moins jolis que les photos du jour.

Parmi les bestioles qu'on voit ici, une seule ne mérite pas notre sympathie. Ce n'est pas le serpent, plus précisément l'orvet, même s'il ne voulait pas montrer sa langue quand je le prenais en photo. C'est bel et bien la chenille, qui a envahi avec ses congénères les pommiers, les poiriers, les rosiers. Qui a dit "poils aux pieds" ?

Je crois que ma soeur Olivia, qui DETESTE les serpents, même en photo, va me détester d'avoir mis ce cliché en ligne...


Vendredi 6

Ce que j'ai appelé hier du pâté de tête se nomme officiellement du fromage de tête. Mais ça ne change pas grand chose à l'affaire.

Alors, vous achetez une tête de cochon, vous la faites couper en deux (ce sera plus simple une fois arrivé chez vous) et si la cervelle vous dégoûte vous la laissez en pourboire au boucher. Une fois chez vous, vous lui brossez les dents, curez les oreilles, frottez la couane, vous lui proposez également une petite séance d'épilation (c'est bientôt l'été, faites la moustache et le maillot) et vous pouvez même vous amuser à lui arracher les yeux. Après vous plongez la chose dans l'eau avec poireaux, carottes, oignons (dont un planté de 3 clous de girofle), ail, bouquet garni, épices... Vous faites bouillonner ça pendant deux heures. Après, vous vous amusez à dépiauter la viande (toute la viande, même les oreilles, le groin, etc. Allez, prenez pas cet air dégoûté). Vous la coupez en petits dés. Faites-en autant avec les carottes, ça décorera votre mixture. Et enfin vous mettez ça dans des récipients avec le bouillon par dessus (une fois froid, il figera le tout) comme ça c'est comme le "museau" qu'on achète au supermarché mais en bien meilleur parce que c'est vous qui l'avez fait. Et voilà !

Vous avez le droit de ne faire cela qu'avec une demi tête, parce que bon, voyez, là, on se retrouve avec une sacrée quantité... ce qui permet de rappeler les vertus de la stérilisation !

Jeudi 5

A l'heure où j'écris ces lignes, je suis fatigué, mes ongles sont noirs, mes mains sont râpeuses, mes pieds sont endoloris, mon pouce droit est probablement piqué d'une écharde minuscule et mon ordi vient de planter deux fois. Mais bon... on a un joli bouquet d'encolies, un autre de muguet, on a bien pris l'air, on a la satisfaction de voir le jardin de Ginou prendre un bel aspect, on a bien mangé, et demain on fait du pâté de tête. Oui oui : on a une tête de cochon qui débarque demain dans la cuisine. Elle est pas belle la vie ?

Mercredi 4

D'abord un arrêt chez Georges Pompidou pour l'achat de Le Graphisme de 1890 à nos jours (des formidables éditions Thames & Hudson) et d'un autre bouquin sur les graphistes actuels paru chez Taschen. Remarquez que j'évite l'utilisation d'un adjectif pour épithèter cet éditeur. Remarquez aussi que je ne cite pas le nom du bouquin, mais en fait c'est uniquement parce que je l'ai laissé dans la chambre ou peut-être même aux toilettes et qu'en fait j'ai pas le courage d'aller le chercher pour vérifier son nom, à ce bouquin à 6,99 euros. C'est terrible de mieux se rappeler le prix d'un ouvrage que son titre, non ?

Ensuite, direction la fnac et gros embarras du choix. En attendant ma formation "internet et extranet dynamiques" de l'été, que pourrais-je apprendre ou approfondir ? html ? javascript ? illustratruc ? photosoupe ? le tricot ? flash ? J'en aurais passé, un max de temps, pour porter mon choix sur... une édition que je n'aime pas trop. Alors pour me consoler d'avoir plutôt perdu mon temps, je suis allé au rayon CD, et je me suis dit que j'irais prochainement chez les concurrents pour trouver des disques d'occasion.

Mardi 3

Allez... Il faut repartir. Une fois de plus, j'aurai fait l'ermite, venant chez mes parents sans voir ni oncle ou tante ni les amis locaux, sans appeler ceux restés à la capitale...

Sur une aire d'autoroute, j'achète le Fluide Glacial Hors-Série gay-friendly. Plutôt décevant, malgré deux ou trois trucs amusants... Ca me fait penser que je dois mettre le site sur Ralf König à jour : celui-ci fait la couv' du magazine en question...

Lundi 2

Bon alors là on a bien rempli notre journée, parce que d'abord c'est le premier lundi du mois alors on est allé à la foire. O'lé la fouère de Saintes, comme on prononce à peu près ici. Je disais que le tour au marché d'hier avait permis d'entendre l'accent du coin... Tu parles ! O'lé reun si on compare avec aujourd'hui. Car la foire attire bon nombre de paysans, ou même simplement de nombreuses personnes âgées qui causent le parlanjhe saintongeais. J'vous fais pas tout le chapitre en patois, hein...

Le plus amusant, à la foire, ce sont les animaux en vente: lapins, pigeons, canards... J'essaie de prendre en photo un vendeur en train de fouiller dans les plumes pubiennes d'un canard, pour connaître son sexe, mais je cadre mal la photo et en plus je me fais repérer. On va me prendre pour un parisien...

L'après-midi, direction la côte. Arrivés à la plage, nous découvrons un étrange spectacle : la brume qui envahit le lieu, masquant très rapidement le phare de la Coubre. Pas de ciel bleu, donc, mais une atmosphère chaude. Et humide, évidemment. Nous restons assez longtemps dans cette ambiance étrange... mais notre soif nous emmènera à Pontaillac, où nous admirerons le ciel bleu et les vieilles dindes (locales ou en vacances ?).

Le coucher de soleil n'est pas terrible mais je le prends quand même en photo. Par contre, je ne garde pas en souvenir toutes les poules de Pâques venues mourir contre la vitre de la porte d'entrée. Pour info, la poule de Pâques est un joli coléoptère doré qu'on appelle comme ça chez moi. Mais pour le vrai nom vous repasserez.

Et puis... Re-belote !

Dimanche 1er mai

Un petit tour au marché avec papa, pour s'imprégner de l'accent du coin et remplir son panier de produits locaux. L'après-midi est en compagnie de Lili et Cie, avec au menu un rôti, de la belote et une partie de boules. Quant au travail qu'on fête et au muguet qu'on vend en ce premier dimanche de mai, ils auront été bien loin de nos esprits.