Cette
fois-ci, je n'ai pas pris de risque. J'ai fait un vrai clafoutis
dans un vrai plat. Le résultat est donc montrable, et mon
honneur est sauf.
Ce soir, à minuit, Gisèle D. deviendra mon médecin
traitant. Non : référent. C'est bête... j'aime
bien aller voir un médecin lambda quand j'ai une bricole
pas mortelle mais nécessitant ordonnance et/ou avis médical.
Ca me permet de "tester" le médecin en question
pour éventuellement le voir pour des symptomes plus suspects.
Aujourd'hui, le médecin lambda vient d'être rayé
de mon carnet d'adresses, remplacé par le docteur Gisèle
D qui, je l'espère, me conviendra.
Ce système qui va ruiner les hypocondriaques
multi-médecins permettra principalement de mieux contrôler
ceux qui voient 15 médecins différents pour bouffer
de l'antiobiotique ou de l'anti-dépresseur et d'épier
les trop-souvent-arrêtés-maladie et les médecins
(déjà fichés) qui les distribuent sans vergogne
(Pfff.... tout ça parce que j'avais envie de placer le mot
"vergogne"). Moi, sans vergogne, je retourne prendre un
troisième morceau de clafoutis. Elle aime ça, Gisèle
D, le clafoutis ?
Dans la dernière BD de Ralf König,
au Canada, en Espagne... le mariage non-hétéro est
à la mode. Heureusement, Jospin avait déjà
donné son avis (à la noix) sur ce sujet, il va continuer
à se taire. Enfin bon, les Prems'Ministros se suivent et
se ressemblent. Villepin (parasol) veut lutter contre les inégalités
mais est contre le mariage lesbico-joyeux. Vraiment, mais alors
vraiment, si tu nous ponds un PaCs au contenu ÉGAL
à celui d'un mariage sans que ce soit un mariage, tu m'expliques
Domi, hein ? En tout cas, ça le gêne pas que je signe
un pacte avec mon médecin... à qui je jure fidélité
et qui en retour me jure assistance. Bon, j'arrête, car ça
me fout la nausée : j'vais vomir mon clafoutis.
Elle
était belle, ma lettre de motivation. Tapuscrite et belle.
Attendant le métro à Botzaris, je remarque que je
ne l'ai pas signée. Je prends mon stylo, je signe et... sproutch,
je fait un petit pâté. Tout petit pâté,
mais trop gros à mes yeux. Je retourne donc à la maison,
la réimprime, et repars. Cette fois je prends le bus, et
dans le bus je découvre que... ma lettre contient un retour
à la ligne inopiné. Trop tard... Je réglerai
ça par un mail salvateur. M'enfin j'suis quand même
un gros nigaud.
Notre
départ prévu jeudi risque d'être compromis : le
pare-choc s'est fait embarquer par une BMW et son crétin de propriétaire
qui ne connaît pas les priorités à droite. Frroouuuttcchhhh
: plus facilement arraché qu'un vieux chicot chez le dentiste.
Et vous savez quoi ? On a un bouddha pour protéger la voiture.
D'vrait p'têt faire un peu son boulot, ce crétin de bouddha
en plastique. Hein ? C'est pas du plastique... M'en fout. Et puis faut
pas insulter bouddha ? M'en fout, il a autre chose à foutre que
lire mes niaiseries.
Après avoir accompagné Fabio jusqu'au
RER EKLY, un tour chez Chistera où les pantacourts taille
S sont probablement étiquetés aux Etats-Unis (moi,
l'Arno, quintescence du mince, je nageais dedans), un tour chez
Mme Fnac (moi, l'Arno, quintescence du mec qui hésite trois
plombes pour acheter un bouquin d'info, je trouve enfin un bouquin
complet réunissant HTML, CSS et Javascript), un arrêt
à la boucherie Rambuteau pour un sandwitch suédois
(3,80 euros, c'est pas donné la fesse de scandinave)... et
un timing tip-top bien câlé pour croiser F 3 secondes
sur le pas de la porte. Allez... je rentre au frais.
Il faut malheureusement sortir pour aller chez le kiné.
J'ai chaud donc :
- je ne mets que 4 kilos sur la machine à ischio-jambiers
- je m'endors pendant la séance d'électro-cuissation
- j'annule la séance de mercredi, pas la peine de faire perdre
de l'argent à la sécu pour une séance molasse
la veille d'un départ en vacances...
Je
crois que je préfère la musique sacrée à
la musique lyrique : c'est plus efficace sur mes oreilles et mes
tripes. En tout cas, le Requiem de Fauré, ça
déchire le slip. De surcroît dirigé d'une main
de maître avec des dizaines de choristes...
En arrivant à l'église où
se jouait le concert, un type était là. Il faisait
les cent pas. Il parlait tout seul. Et quand il fut suffisament
proche pour que j'entende "...l'homosexualité vous pousse
en enfer...", je me suis dit que je devais me préparer
à une éternité encore plus chaude que la canicule.
 
Une dernière mousse avant le départ
de Fabio... et cette fois c'est Didier E qu'on voit. C'est diiiiingue.
Pascal G. sur son vélo, Madame H. bd St
Michel , Noël M. dans le cortège, Marianne J. dans le
Marais, Amélie N. station Jourdain... en aura vu, de la célébrité,
aujourd'hui. On aura aussi vu des ballons, des slogans, des chars,
des plumes, des talonnettes, des revendications, des associations...
mais moins que les années précédentes me semble-t-il.
Si mon F ne vient pas bicoz boulot, Fabio m'accompagne et je blablate
encore italien : y a pas mieux pour progresser même si parfois
je charabiase. Tiens, allez... des photos valent mieux qu'un long
discours.
  
 
 
Le soir, nous retournons dans le Marais pour boire
un verre. J'ai bien fait de prendre un coca, la bière est
dégueulasse. Un petit bain de foule de temps en temps, c'est
pas désagréable... si ça ne dure pas trop longtemps.
A deux mètres de la fenêtre
du salon, il y a un nid de pigeon dans un arbre. Nous découvrons
ce matin que le petit pigeon est né. Très vite, il nous
fera ch*** comme tous les autres pigeons, mais là, il réussit
presque à nous attendrir, ce minuscule piaf duveteux. Il ne
roucoule pas encore, il ne fait pas caca sur la voiture... ça
va. Par contre, j'en connais une qui roucoule un max, c'est Dee Dee.
Fabio a acheté quelques disques hier, dont celui qu'a sorti
la Bridgewater récemment. Elle reprend des standards de la
chanson française, elle les colle à la sauce jazzy-mayonnaise
en glapissant langoureusement (langoustement ?), et ça fait
un gloubiboulga un peu pénible au bout de 5 minutes. M'enfin,
c'est subjectif...
Vous saviez ça, vous, que les repères de coupe d'un
document, on appelle ça des hirondelles ? Moi non, alors
les hirondelles il faut que je les rajoute, et puis j'ai oublié
un R, et puis faut enregistrer le PDF en 2400 dpi, et puis et puis...
Et puis j'ai fini. Y a pas à dire, j'aurai appris beaucoup
pendant la conception de cette affiche et ce programme. La vérité,
c'est que je flippe un peu sur la gestion des couleurs. J'ai tout
bien mis en CMJN, mais les photos sont un peu roses une fois imprimées
sur ma petite imprimante à 47 euros... Me v'là avec
une compétence de plus, à approfondir, certes... Mais
c'est pas mal, ça me plaît beaucoup à vrai dire...
M'enfin, ces histoires de taf, c'est bien, mais les hirondelles,
elles avaient intérêt à se planquer pendant
l'orage. Pour pas finir noyées. T'as vu l'allure d'une hirondelle
avec une bouée ?
Bon
bon bon, pas grand chose à dire aujourd'hui... alors heu...
voilà, j'chuis allé chez le kinoche. Il faisait aussi
chaud que lundi, je savais donc que ç'allait être pénible,
genre t'as chaud et tes cuisses collent au siège si tu mets
un short trop court mais puisqu'il fait chaud tu mets un short très
court. Alors j'ai mis mon tee-shirt rouge.
Ca n'aide pas, mais j'aime beaucoup ce tee-shirt, alors ça
me met du baume au coeur. Arrivé dans le métro, je
réalise que j'ai laissé mon pass at home. J'achète
un tickson. 1,40 euro. Vlan, j'ai paumé 10 balles pour un
carton mauve et deux stations. Soupir. Ca m'apprendra à ne
plus l'oublier et à ne pas être en retard. La suite,
c'est 1h15 de musculation de mes pauv' cuisses palottes. Ras le
bol, ça colle, mais ça va, je vais pas chouiner :
je ne suis pas à plaindre, je ne souffre pas toute la journée
et puis on papotte un peu ça m'évite de lire ce fichu
bouquin de grammaire italienne parce que bon voyez-vous j'essaie
de faire des progrès in italiano. Au retour, j'économise
1€40 : je rentre à pied. J'en profite pour faire un
arrêt à Dartouche pour acheter une cartouche. Puis
un passage via le Parc de Belleville, où je passe 5 minutes
à guêter un merle pour le prendre en photo. La pauvre
bête a très chaud, et cherche la fraîcheur d'une
fontaine. L'a qu'à mettre un short questo stronzo di merlo.
Et un tee-shirt rouge.
Comme prévu, direction la jolie librairie
Blue Book pour la séance de dédicace de
Ralf König. J'y vais bien avant l'heure prévue, ce qui
me permet de fouiner dans les rayons pour y dégoter de quoi
lire pendant les vacances. Il y a même Cy Jung, écrivain
lesbienne et bigleuse, comme elle dit elle-même, qui fait
remplir un petit questionnaire : "Quel est le dernier livre
que vous avez lu ?", demande-elle. Et par association d'idées,
il faut citer deux mots, un verbe et une couleur. Impossible de
me rappeler le nom du dernier bouquin que j'ai lu... "L'usage
de la photo" avait beaucoup imprégné mon esprit.
Soit... Va pour celui-là.
Bref
bref bref, à 18h, RK arrive, et une fois libéré
par une journaliste, il s'installe. Je suis le premier, le traducteur
traîne un peu, RK ne parle pas anglais et ne se préoccupe
pas de mes trois mots d'allemand : il me prend mon bouquin, dessine,
me demande mon prénom, écrit "Pour Arnold",
corrige. J'arrive à glisser au traducteur que je suis le
webmaster du site sur RK.
RK fait la moue, semble ne pas connaître. C'est finalement
avec la représentante de chez Glénat que je discute
un peu. A côté, RK a déjà fini le dessin
de la personne suivante. C'est du travail à la chaîne
: il faut contenter tout le monde. Même s'il y a beaucoup
moins de monde que je ne l'imaginais... C'est surtout dommage pour
la librairie. Voilà. Rien de plus. Fallait pas s'attendre
à ce que je m'extasie : l'idolâtrie, c'est pas mon
truc.
Bon et puis sinon c'est la fête de la musique. Le genre de
truc qui ne m'intéresse pas du tout. Mais alors pas du tout.
Je crois que ça m'a toujours saoûlé : du tatapoum
à deux balles, trop de monde... Aujourd'hui, de surcroît,
la musique alentour pénètre dans l'appartement et
j'aimerais du calme. Oui, je suis un vieux grognon et je grogne.
Décidément, avoir un
touriste à la maison nous entraîne vers des chemins que
l'on n'avait pas pris depuis belle lurette. Aujourd'hui, direction
un night-club, à savoir le Queen. C'est soirée disco,
c'est donc bien plus supportable, à notre âge, qu'une
soirée techno. C'est soirée disco, et c'est soirée
mixte, d'ailleurs le Queen n'est plus vraiment un club gay, que je
sache... (moi, vous savez, les nuits parisiennes, c'est pas ma spécialité).
Alors voilà donc, on positive, on se dit qu'on est un peu sorti
de chez nous, qu'on s'est amusé... Mais toutes ces filles avec
leur chevelure froufroutante qui te colle sur la peau c'est d'un pénible...
Sans parler de leur sac à main qui t'écorche les coudes...
oui oui... la jeune touriste américaine qui sort en boîte
a forcément un sac à main. Elle ne peut pas faire autrement.
C'est vital. Ce n'est pas un objet, c'est son cerveau.
Certains
franciliens ont le courage de s'éloigner de Paris pour aller
respirer l'air frais de l'Oise. C'est le cas de R et PC, partis
l'été dernier s'installer près de Chantilly.
Nous voilà donc partis à la pendaison de crémaillère.
Comme nous sommes en retard sur notre planning et que les bouchons
sont encore de mise aujourd'hui, nous n'avons pas le temps d'aller
faire un tour dans le parc du château de Chantilly. De toute
façon, il fait si chaud...
Après une sympathique après-midi buffet-froid-blabla,
nous reprenons la route vers Paris avec deux certitudes :
- l'orchestration et le bénévolat ne connaissent pas
les jours de repos ;
- jamais nous ne nous installerons à la campagne, même
s'il est agréable d'y passer quelques jours de temps en temps.
La pollution parisienne est bien désagréable, mais...
mais c'est Paris, quoi, voilà, c'est tout.
Traversant au retour à nouveau le vide-grenier place des
Grandes Rigoles, nous dégotons une sellette qui finira dans
un coin du salon... Sellette, hé ! C'est l'été
! Hum...
Un petit tour à Roissy en plein Salon du Bourget, c'est
idéal pour manger du bouchon et avoir des bouts de liège
collés dans les joues. Mais il faut y aller, en se la jouant
malin (détours et horaires judicieux via chez Ginou) pour
aller chercher l'italien Fabio qui vient en vacances à Paris
pour une grosse semaine.
C'est
l'occasion d'aller traîner nos sandales dans le Marais à
la nuit tombée ; on en a vraiment perdu l'habitude. Une bière
à l'A., avec du BOUFFTA BOUFFTA en fond musical, bon bon
bon... ça ne nous manquait pas plus que ça. Je me
demande surtout vraiment comment font ceux qui passent plus de cinq
minutes au sous-sol de ce bar. Ils doivent être vulcanologues...
Entendu :
-
Sinon j'ai aussi du saucisson
- Ah non le saucisson ça va pas l'faire.
Sorti du contexte, c'est un peu nul, mais ça m'a fait marrer
dans le métro. Ca m'a fait marrer, surtout que je trouvais
tous les gens mous, voire insupportables, bon quand même sur
la ligne 5 il y en avait qui avait l'air vraiment triste il m'a
fait de la peine, mais les gens insupportables on les remarque trop,
comme ces adolescentes qui parlent trop fort, surtout dans le bus
60, où en plus un gamin jouait avec un bidule qui fait pouët-pouët
et puis les gens sont mal élevés
il ne laissent pas leur place, même pas à cette femme
très très enceinte avec sa poussette vide, je déteste
le bus 60 mais c'est le moyen le plus simple pour aller à
l'ANPE, et là je me suis dit "plus jamais je le prends",
parce que je me parle intérieurement, mais en fait peut-être
que j'ai dit ça à haute voix en descendant, c'est
même plus rapide à pieds, parfois je déteste
la majorité des gens qui m'entourent en plus à cette
saison on est mal à l'aise les gens puent. Z'avez suivi ?
Lu :
"PARIS 2012 C'EST COMME LA VIE C'EST LA FÊTE".
C'est p'têt' l'inverse, mais ça ne change pas le fond
du message. C'était écrit sur un panneau d'information
municipale. La niaiserie refait surface avec la pollution.
Vus :
Quelques jolis dessins à la librairie Blue Book. J'aime
beaucoup l'hyper-réalisme. Au-delà de la prouesse
technique, je trouve ça très intrigant, cette forme
d'art pictural qui cherche à défier la photographie.
C'est Marc Ming Chan qui expose
une quinzaine de planches, c'est du crayon, et c'est interdit aux
mineurs.
Ich spreche ein bischen Deutsch :
Un arrêt à la librairie allemande, où je trouve
Roy & Al, BD de Ralf
König pas encore éditée en France. On trouve
facilement les versions en allemand ici, mais je ne les ai jamais
achetées : trop chères ! Cette fois, j'ai franchi
le cap, la gorge un peu serrée de dépenser 16€10
dans une BD. Bon bon bon, je suis très très économe
en ce moment, alors, une petite grosse dépense...
Lié :
Au moins pour les palpitantes aventures de Raoul
et Sally, il faut jeter un oeil au grenier de Nonal. C'est de
la solidarité entre un L'Arno et un Arno.
Cache-misère...
La femme était voilée. Complètement voilée,
on ne lui voyait même pas un cil. L'homme qui l'accompagnait
portait un pantacourt sous sa djellabah , mais surtout il avait
aux pieds des claquettes... et des chaussettes. On apercevait donc
un bout de mollet poilu. J'ai beau respecter les coutumes et religions
(mais pas forcément ceux qui les dicte), je dis NON aux chaussettes
dans les tongs, sandalettes et autre claquettes. NON ! J'essaie
de rire de cette vision car la présence de leur petit garçon
entre eux deux m'a vraiment fait de la peine. Il ne peut pas montrer
à ses copains que sa maman c'est la plus belle du monde.
M'enfin... il n'est sûrement pas plus malheureux que des millions
d'autres enfants.
PUB...
Si jamais vous passez la semaine du 9 au 14 août dans l'Ile
d'Yeu, vous avez fait le bon choix. A la fin d'une journée
vélo-plage-pelletée-de-sable, vous pourrez y voir
l'opéra Rita ou le Mari battu, de Donizetti. Vous
pourrez aussi comprendre à quoi je passe une partie de mon
temps libre : faire une affiche, un tract et un programme. Moi,
au même moment, je boufferai du php à grosse pelletée.
FLOTCH
Une fois n'est pas coutume, je décide aujourd'hui de faire
de la pouah-tisserie. Y a des cerises, une recette qui traîne
sur mon bureau pour créer ma nouvelle rubrique Recettes...
Comme j'ai pas beaucoup de cerises, je décide de faire des
clafoutis individuels dans notre plat "mou" (vous savez,
ces nouveaux plats à gâteaux tout mous et tellement
pratiques pour démouler) qui contient huit emplacements.
Alors je clafoutise, je mets mes cerises puis mon appareil dans
mes trous de plats... et je découvre que le plat mou c'est
vraiment trop mou pour mon appareil trop liquide, donc quand je
prends le plat, il se tord, ça déborde, donc j'en
fous partout.
Une fois le plat au four, je m'absente. Et dans je reviens voir
le résultat, c'est Alien meets Maïté. Le clafoutis
a monté, débordé des trous, mais alors vraiment
débordé, et les cerises flottent au dessus. Elles
dépassent carrément du reste, on dirait des gros bubons.
C'est cuit ? Hop, je le sors du four. Et là... pppffffffffffffffff...
mes clafoutis ils se ramassent au fond des trous, genre 8,9 sur
l'échelle de Richter, avec les cerises qui gisent par-dessus.
Ca se termine quand je veux les démouler, pour que ce soit
plus joli, pour les mettre dans un ramequin. Et là, c'est
pire que tout, ça colle (oui oui j'avais graissé les
trous), et ça se termine en charpie. Dégoûté.
"Je mets mes cerises puis mon appareil dans mes trous
de plats"... j'ai pas fait exprès d'écrire
ça. Promis.
VVVVVRRRRRRRRRRRRR...
Au salon du Bourget, on s'extasie devant le drone de combat Neuron.
Ca me rappelle les heures carrées passées, lycéen,
peut-être même plutôt étudiant, à
jouer à LHX. A bord d'un bel avion de combat, je devais détruire
des bases ennemis, faire péter des stocks de munitions, sauver
des otages... Mais le meilleur, c'était de croiser un dromadaire
sur mon passage et d'exploser le camélidé avec un bon
gros missile. J'en ai p'têt' pas l'air, mais avec un bon gros
jeu bourrin (Duke Nukem, Tekken, Pransadantaface...), je deviens vraiment...
mmm... bourrin moi aussi.
Où est le terrier ? Ca sent le blaireau...
Il faisait la manche devant Monop'. Une jeune femme passe. Il la
suit et lui dit : "Dites, ça vous dit pas un gigolo
?" Elle a juste le temps d'articuler un "NON" qu'il
renchérit : "Bien monté et vraiment pas cher."
Elle poursuit son chemin en l'ignorant ; il fait demi-tour, content
de lui.
Feuilletés...
. Désoeuvré, de Lewis Trondheim. LT se prend
pour un essayiste. Son sujet : vieillissement des auteurs de BD
et impact sur leur oeuvre. Au départ, on craint qu'il impose
son point de vue. Et puis il nous fait partager les avis d'autres
auteurs, et l'on est soulagé. Voire captivé. Mais
le plus amusant dans l'histoire c'est de voir comment il caricature
ses confrères. Hé Gotlib, t'as pas porté plainte
?
. Le toucher de la hanche, de Jacques Gamblin. Un style original,
où la virgule n'a pas sa place. Un sujet qui me parle un
peu (cf. les soirées au Tango, bien que délaissées)
: la danse de salon. Et un récit très drôle,
léger comme un pas de danse. Hop là !
Le fond de l'air est frais, l'homme à la veste a mis une
veste grise. Nous, on s'est attaqué aux cerises qui engorgeaient
de rouge foncé une branche
qui finira sciée, avec l'aval du voisin à qui elle
appartient. Les cerises en question finiront donc :
- au congélo, pour être clafoutisées ultérieurement
;
- dans des bocaux, noyées dans l'alcool ;
- en diarrhée pour ceux qui en auront trop mangé.

Au détour d'une page web...
Le Réseau Voltaire titre sur la raréfaction du pétrole.
On nous parle des énergies renouvelables, mais je me souviens
du moteur à hydrogène lors d'un cours à la
fac : avec le platine comme catalyseur, c'était vraiment
pas adaptable. Ca en est où ? Va-t-on pouvoir un jour utiliser
sa voiture sans se dire, honteux, qu'on pollue, qu'on réchauffe
la planète, qu'on enrichit les rois du pétrole et
qu'on asphyxie les cyclistes ?
Je me souviens surtout qu'il y a 8 ans, mon stage de maîtrise
de chimie avait pour sujet la conversion de polysaccharides en produits
comparables aux dérivés du pétrole... Cette
production était à l'époque infaisable à
grande échelle : qu'en est-il maintenant ? Les lobbies sucriers
sont-ils les lobbies pétroliers de demain ?
Arrêtons de nous plaindre...
Mojtaba Saminejad, un weblogger de 25 ans arrêté le 12 février
2005, a été condamné à deux ans de prison par le tribunal révolutionnaire
de Téhéran pour “insulte envers le Guide suprême”. Il sera également
jugé prochainement pour un autre chef d’accusation, “insulte envers
les prophètes”, passible de la peine capitale. La suite chez
Reporters Sans Frontières.
Je lis peu de blogs. Très peu. Une poignée. Pris
au hasard. Hier, je me suis hasardé. Et j'ai découvert
le blog de Ron, infirmier.
La vie d'un infirmier, c'est pas le paradis. Du sacerdoce, ce boulot.
Si j'ai bien suivi, Ron navigue entre intérim et formation.
Il parle de sa Marmotte, de son quotidien de parisien et ses goûts
musicaux mais surtout de ses anecdotes d'infirmier. Parfois très
drôle (j'ai tout de même pleuré de rire), parfois
terrible (de quoi vraiment pleurer), parfois très osé
(même quand il parle boulot), toujours bien écrit,
simple... je lis même des notes longues comme le bras, moi
qui déteste ça. Voilà...
La
pâte de la crostata n'était
pas assez bonne. Il pouvait faire mieux. Alors il a changé
les proportions. Pour ne plus ajouter de farine (autant en mettre
un max dès le départ). Pour qu'elle soit plus sucrée
(autant mettre plus de sucre). Et puis on l'a testée avec
la rhubarbe du jardin de Ginou, en la faisant auparavant dégorger.
La rhubarbe, pas Ginou.
En lisant le splendide ouvrage sur Mucha qu'on m'a offert
récemment, je découvre que l'avenir de la jeune Rosine
Bernard, alors âgée d'environ 16 ans, fut décidé
lors d'un conseil de famille auquel participèrent, entre
autres, Giacomo Rossini, Alexandre Dumas Père et le Duc de
Morny (demi-frère de Napoléon III et plus qu'accessoirement
amant de la mère de Rosine). La demoiselle, qui a eu quelques
temps plus tôt une apparition de la Sainte Vierge, sera actrice.
Pas trop compliqué d'avoir les portes de la Comédie
Française ouvertes avec un tel entourage... Rosine décide
alors de se prénommer Sarah. Sarah Bernhardt. Sa mère,
Judith Von Hart, avait déjà modifié depuis
belle lurette l'orthographe du nom du père. Sarah Bernhardt,
dont l'affiche de Gismonda fut créée par le plus grand
des hasards par Mucha, rendit l'homme célèbrissime
et nous permit d'avoir devant les yeux des oeuvres belles à
pleurer. Soupir...
En utilisant le génial livre Classical borber designs
qu'on m'a offert récemment, je fais une petite pose dans
la création de mon futur site de vrai webmestre. Je réalise
une petite couverture d'inspiration Art Nouveau pour le Requiem
qui sera joué le 26 juin prochain (PUB
!).
En
regardant des vieilles photos datant d'avant 1914, on frise justement
l'époque de Fauré et Mucha. Mais qu'elles soient des
années 10 ou 40, toutes ces photos sont les pièces
(retrouvées récemment dans un grenier) du puzzle qui
constitue(nt) la famille de Ginou.
Evidemment, je me sens moins concerné par l'aspect généalogique
de la recherche que la famille C. Néanmoins, je regarde tout
cela avec plaisir face à de si belles photos (vive l'argentique
!), avec curiosité et amusement pour les coiffures ou les
vêtements, avec intérêt pour ces témoignages
historiques... et avec émotion, face à ce jeune homme
qui sourit sans savoir que 1914 lui sera fatal.
 
Par ce beau temps de
juin, j'ai mis mes sandalettes,
Pensant à nos enfants que George Sand allaite
De ses mots.
Je suis inspiré
aujourd'hui, non ? Il est pas beau mon poème ?
Hanté par la belote,
obnubilé par les valets d'atouts, obsédé par
les tierces, drogué aux cartes, F a fini par fouiner sur
Internet et par y trouver un jeu plutôt bien fichu où
les autres joueurs, virtuels, ne jouent pas trop mal, même
s'ils ont la fâcheuse manie de vouloir à tout prix
faire tomber les atouts. F, qui a un peu de temps libre (contrairement
à ces dernières semaines), est donc dorénavant...
euh... toujours hanté par la belote. Que faire ?
Le risotto de Benoist était
vraiment très bon. Les italiens (et leurs conjoints-copieurs
- suivez mon regard qui louche) ont une grosse grosse concurrence
culinaire... Mais je pense que ce genre de concurrence (loyale et
délicieuse) n'arrache pas les cheveux de notre ministre de
l'économie, des finances et de l'industrie. Tiens, d'ailleurs,
le livre dont je parlais hier vient de Chine. La petite étiquette
sur laquelle on peut lire "imprimé en Chine" est
un peu tranparente ; on peut lire en-dessous : "imprimé
à Singapour". C'est beau, la mondialisation.
  
Carnet
rose... Dorénavant abonné à Etapes:
(Merci quiiii ??), je reçois le livre XXX : le design
s'explicite
en ca-d'O d'abonnement. Autrement dit, vous l'au-raie
capté zizillico, ça ne tourne pas autour du pot rose
: des peau-chettes de CD à la pub pour les capotes, ce bout-quin
est autant un beau livre sur l'art vit-suel con-tempo-(chute de)-reins
qu'une bi-zarrerie pour adultes. Allons, allons, un peu de libertinage
dans ce journal, vous n'allez tout de même pas en rougir,
hein ? L'ouvrage est d'ailleurs loin de la pornographie : le graphisme
et ses dérivés ont une cible trop large pour montrer
autre chose que quelques poses lascives, deux objets roses, un bout
de dentelle ou un recoin de cuir. Notons quand même la présence
de Stefan Sagmeister, histoire de glisser quelques poils au milieu
du charme chic et soft des pubs Sisley et Diesel.
C'est un
grand jour aujourd'hui : nous mangeons notre premier radis et notre
première salade. Récupérés hier soir,
dans le jardin si sombre de Ginou. Mais bon, la vraie grande raison
pour que ce soit un grand jour, c'est l'anniversaire de F. J'z'y fais
cadeau de deux livres historiques - il adore les livres historiques
avec des crinolines, des duels à potron-minet, des poltrons,
des minets, des têtes couronnées et cocues, des huguenots,
des spartiates, des wisigoths, des rois qui s'présentent et
qui s'appellent Henri, des princesses à l'haleine probablement
aussi fétide que celle du caniche, des soutanes poussiéreuses,
des croisés manchots, et des histoires palpitantes et vraies.
En vérité, les deux livres que j'ai dénichés
m'ont paru captivants, et j'y plongerai probablement tôt ou
tard mes yeux myopes.
Pour l'instant je tente
de mettre un point final à ma lecture de Bye Bye Blondie.
J'avoue que je peine un peu.
Le CD du jour (aaaaahhh
! le revoilà !) : Knock Knock, de Smog. Ca n'est pas
vraiment la bande-son idéale pour faire cuire du blé,
et pourtant...
Ouh la la, j'allais
oublier que j'ai remis quelques photos en ligne... Mon oeil
avait fermé (l'oeil)... il revient, même si je ne suis
pas du tout satisfait de mon système de visionnage. Mais
c'est par ici !
 Déjeuner
familial, avec Lili et Cie, et aussi Ginou qui découvrait
la famille (et réciproquement), la maison, et le cadre tant
agréable des week-ends charentais de son fils. Il faisait
beau, on a bien mangé, on a passé un très bon
moment, tout le monde était content, voilà, c'est
tout, c'est aussi simple que ça. Malheureuseuseusement toutes
les bonnes choses ont une fin et il a fallu reprendre la route de
Belleville. Sans encombre.
Le temps est mitigé. Allons donc faire
un tour chez les antiquaires saintais. La palme de la 4ème
dimension revient à un antiquaire chez qui il aura tout d'abord
fallu sonner. Un homme nous ouvre : grand, les cheveux gris mi-longs,
le geste lent, accompagnés de deux immenses chiens de chasse.
La première chose que l'on remarque est l'odeur du lieu :
ça pue le vieux chien, ça pue le renfermé...
et on a tout de suite envie de faire demi-tour. Il faut dire que
la première image qui me vient à l'esprit est celle
du manoir de la famille Adams (et cet homme étrange, c'est-ce
point l'oncle Fétide ?). La maison typiquement charentaise
est immense, avec un vestibule magnifiquement carrelé. La
plus grande des pièces est splendide : mur gris souris et
moulures claires (couleur blanc sale ?), très grande cheminée...
mais c'est plus que décrépi. Et les pièces
regorgent d'un bric-à-brac absolument incroyable. L'homme
nous surveille, allume et éteint les lumières au fil
de notre visite, ne dit rien sauf à ses chiens... Dans de
telles conditions, F et moi osons à peine nous parler, parvenons
à chuchoter, regardons les centaines d'objets exposés
sans être vraiment concentrés : on ne cherche rien
de précis, ce qui est un problème face à tant
d'objets, et puis tout ce cérémonial, c'est très
pesant et énervant...
On quitte le lieu avec un sentiment d'avoir
vécu quelque chose d'invraisemblable. Et bizarrement, cette
"boutique" n'est pas référencée dans
le guide des antiquaires charentais...
Allez, oublions cette poussière et
prenons l'air... et
quelques photos de fleurs.

Des bouchons franciliens et un boulon qui
vient se planter dans un pneu, ça vous fout en l'air un timing
! M'enfin... ça nous a permis de découvir le Midas
de la zone commerciale Sud d'Orléans. Trop glamour ! Aussi
glamour que l'haleine du chien. Ah oui, il y a Ginou qui vient faire
un tour à Royan, et le caniche est lui aussi de ballade...

Jeudi 2
Les 5 libraires de la (jo)librairie du quartier
ont eu la bonne idée d'exposer, chacun, sur la devanture,
leur 20 coups de coeur de poche. Presque chaque bouquin est accompagné
d'un bandeau, écrit de la main de la libraire-lectrice (je
laisse le féminin l'emporter sur le masculin : l'équipe
est en majorité féminine). Les 100 petits bouquins
qu'ils nous conseillent sont donc autant de sources de tentation.
Mais non, mais non... je ne me laisserai pas avoir ! Inexorablement
attiré à l'intérieur, je mire encore les tranches,
frôle les couvertures, caresse des yeux les quatrièmes
; heureusement on m'a assez offert de livres dimanche.
En partant, la sympathique et passionnée libraire me nomme
"jeune homme"... tu nommes... il nomme... Elle ne trouve
pas que je fais mon âge avec le sel qui s'étend sur
ma chevelure poivrée ? Dites, Maître Cappello (capillo
?), jusqu'à quand est-on un "jeune homme" ?
Cela me fait penser à la chanson mes
Hommes, de Barbara. Je ne fais pas toujours très attention
au sens des chansons, même si je chantonne par dessus, égratignant
paroles et musique. J'ai donc découvert l'autre jour, sur
un site, que cette chanson parlait de ceux qui accompagnaient Barbara
dans ces tournées. Voilà pourquoi ils la nomment "patronne"...
Tiens, je vais l'écouter de ce pas, dans cette version dénichée
l'autre jour - un concert de 1969. Je me régalerai donc aussi
de "La complainte des filles de joie"... C'est pas tous
les jours qu'on rigole...
Le
quai de Valmy, en soirée, après 20h30, pour boire
un verre quand on a dîné tôt, est plutôt
sympa. Sympa si l'on supporte le bruit de la circulation. On
a dû la supporter. On ? Anne, Philippe et moi. On n'a
pas vraiment bu à la santé de Villepin(te de bière),
mais le beau temps revient alors ça vaut bien une terrasse.
J'apprends que Ralf König va dédicacer
sa nouvelle BD le 21 juin... Irai-je faire la queue ? Je n'ose
pas imaginer la cohue...
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