Jeudi 30

Cette fois-ci, je n'ai pas pris de risque. J'ai fait un vrai clafoutis dans un vrai plat. Le résultat est donc montrable, et mon honneur est sauf.

Ce soir, à minuit, Gisèle D. deviendra mon médecin traitant. Non : référent. C'est bête... j'aime bien aller voir un médecin lambda quand j'ai une bricole pas mortelle mais nécessitant ordonnance et/ou avis médical. Ca me permet de "tester" le médecin en question pour éventuellement le voir pour des symptomes plus suspects. Aujourd'hui, le médecin lambda vient d'être rayé de mon carnet d'adresses, remplacé par le docteur Gisèle D qui, je l'espère, me conviendra.

Ce système qui va ruiner les hypocondriaques multi-médecins permettra principalement de mieux contrôler ceux qui voient 15 médecins différents pour bouffer de l'antiobiotique ou de l'anti-dépresseur et d'épier les trop-souvent-arrêtés-maladie et les médecins (déjà fichés) qui les distribuent sans vergogne (Pfff.... tout ça parce que j'avais envie de placer le mot "vergogne"). Moi, sans vergogne, je retourne prendre un troisième morceau de clafoutis. Elle aime ça, Gisèle D, le clafoutis ?

Dans la dernière BD de Ralf König, au Canada, en Espagne... le mariage non-hétéro est à la mode. Heureusement, Jospin avait déjà donné son avis (à la noix) sur ce sujet, il va continuer à se taire. Enfin bon, les Prems'Ministros se suivent et se ressemblent. Villepin (parasol) veut lutter contre les inégalités mais est contre le mariage lesbico-joyeux. Vraiment, mais alors vraiment, si tu nous ponds un PaCs au contenu ÉGAL à celui d'un mariage sans que ce soit un mariage, tu m'expliques Domi, hein ? En tout cas, ça le gêne pas que je signe un pacte avec mon médecin... à qui je jure fidélité et qui en retour me jure assistance. Bon, j'arrête, car ça me fout la nausée : j'vais vomir mon clafoutis.

Mercredi 29

Elle était belle, ma lettre de motivation. Tapuscrite et belle. Attendant le métro à Botzaris, je remarque que je ne l'ai pas signée. Je prends mon stylo, je signe et... sproutch, je fait un petit pâté. Tout petit pâté, mais trop gros à mes yeux. Je retourne donc à la maison, la réimprime, et repars. Cette fois je prends le bus, et dans le bus je découvre que... ma lettre contient un retour à la ligne inopiné. Trop tard... Je réglerai ça par un mail salvateur. M'enfin j'suis quand même un gros nigaud.

Mardi 28

Notre départ prévu jeudi risque d'être compromis : le pare-choc s'est fait embarquer par une BMW et son crétin de propriétaire qui ne connaît pas les priorités à droite. Frroouuuttcchhhh : plus facilement arraché qu'un vieux chicot chez le dentiste. Et vous savez quoi ? On a un bouddha pour protéger la voiture. D'vrait p'têt faire un peu son boulot, ce crétin de bouddha en plastique. Hein ? C'est pas du plastique... M'en fout. Et puis faut pas insulter bouddha ? M'en fout, il a autre chose à foutre que lire mes niaiseries.

Lundi 27

Après avoir accompagné Fabio jusqu'au RER EKLY, un tour chez Chistera où les pantacourts taille S sont probablement étiquetés aux Etats-Unis (moi, l'Arno, quintescence du mince, je nageais dedans), un tour chez Mme Fnac (moi, l'Arno, quintescence du mec qui hésite trois plombes pour acheter un bouquin d'info, je trouve enfin un bouquin complet réunissant HTML, CSS et Javascript), un arrêt à la boucherie Rambuteau pour un sandwitch suédois (3,80 euros, c'est pas donné la fesse de scandinave)... et un timing tip-top bien câlé pour croiser F 3 secondes sur le pas de la porte. Allez... je rentre au frais.

Il faut malheureusement sortir pour aller chez le kiné. J'ai chaud donc :
- je ne mets que 4 kilos sur la machine à ischio-jambiers
- je m'endors pendant la séance d'électro-cuissation
- j'annule la séance de mercredi, pas la peine de faire perdre de l'argent à la sécu pour une séance molasse la veille d'un départ en vacances...

Dimanche 26

Je crois que je préfère la musique sacrée à la musique lyrique : c'est plus efficace sur mes oreilles et mes tripes. En tout cas, le Requiem de Fauré, ça déchire le slip. De surcroît dirigé d'une main de maître avec des dizaines de choristes...

En arrivant à l'église où se jouait le concert, un type était là. Il faisait les cent pas. Il parlait tout seul. Et quand il fut suffisament proche pour que j'entende "...l'homosexualité vous pousse en enfer...", je me suis dit que je devais me préparer à une éternité encore plus chaude que la canicule.

Une dernière mousse avant le départ de Fabio... et cette fois c'est Didier E qu'on voit. C'est diiiiingue.

Samedi 25

Pascal G. sur son vélo, Madame H. bd St Michel , Noël M. dans le cortège, Marianne J. dans le Marais, Amélie N. station Jourdain... en aura vu, de la célébrité, aujourd'hui. On aura aussi vu des ballons, des slogans, des chars, des plumes, des talonnettes, des revendications, des associations... mais moins que les années précédentes me semble-t-il. Si mon F ne vient pas bicoz boulot, Fabio m'accompagne et je blablate encore italien : y a pas mieux pour progresser même si parfois je charabiase. Tiens, allez... des photos valent mieux qu'un long discours.

Le soir, nous retournons dans le Marais pour boire un verre. J'ai bien fait de prendre un coca, la bière est dégueulasse. Un petit bain de foule de temps en temps, c'est pas désagréable... si ça ne dure pas trop longtemps.

Vendredi 24

A deux mètres de la fenêtre du salon, il y a un nid de pigeon dans un arbre. Nous découvrons ce matin que le petit pigeon est né. Très vite, il nous fera ch*** comme tous les autres pigeons, mais là, il réussit presque à nous attendrir, ce minuscule piaf duveteux. Il ne roucoule pas encore, il ne fait pas caca sur la voiture... ça va. Par contre, j'en connais une qui roucoule un max, c'est Dee Dee. Fabio a acheté quelques disques hier, dont celui qu'a sorti la Bridgewater récemment. Elle reprend des standards de la chanson française, elle les colle à la sauce jazzy-mayonnaise en glapissant langoureusement (langoustement ?), et ça fait un gloubiboulga un peu pénible au bout de 5 minutes. M'enfin, c'est subjectif...

Jeudi 23

Vous saviez ça, vous, que les repères de coupe d'un document, on appelle ça des hirondelles ? Moi non, alors les hirondelles il faut que je les rajoute, et puis j'ai oublié un R, et puis faut enregistrer le PDF en 2400 dpi, et puis et puis... Et puis j'ai fini. Y a pas à dire, j'aurai appris beaucoup pendant la conception de cette affiche et ce programme. La vérité, c'est que je flippe un peu sur la gestion des couleurs. J'ai tout bien mis en CMJN, mais les photos sont un peu roses une fois imprimées sur ma petite imprimante à 47 euros... Me v'là avec une compétence de plus, à approfondir, certes... Mais c'est pas mal, ça me plaît beaucoup à vrai dire...

M'enfin, ces histoires de taf, c'est bien, mais les hirondelles, elles avaient intérêt à se planquer pendant l'orage. Pour pas finir noyées. T'as vu l'allure d'une hirondelle avec une bouée ?

Mercredi 22

Bon bon bon, pas grand chose à dire aujourd'hui... alors heu... voilà, j'chuis allé chez le kinoche. Il faisait aussi chaud que lundi, je savais donc que ç'allait être pénible, genre t'as chaud et tes cuisses collent au siège si tu mets un short trop court mais puisqu'il fait chaud tu mets un short très court. Alors j'ai mis mon tee-shirt rouge. Ca n'aide pas, mais j'aime beaucoup ce tee-shirt, alors ça me met du baume au coeur. Arrivé dans le métro, je réalise que j'ai laissé mon pass at home. J'achète un tickson. 1,40 euro. Vlan, j'ai paumé 10 balles pour un carton mauve et deux stations. Soupir. Ca m'apprendra à ne plus l'oublier et à ne pas être en retard. La suite, c'est 1h15 de musculation de mes pauv' cuisses palottes. Ras le bol, ça colle, mais ça va, je vais pas chouiner : je ne suis pas à plaindre, je ne souffre pas toute la journée et puis on papotte un peu ça m'évite de lire ce fichu bouquin de grammaire italienne parce que bon voyez-vous j'essaie de faire des progrès in italiano. Au retour, j'économise 1€40 : je rentre à pied. J'en profite pour faire un arrêt à Dartouche pour acheter une cartouche. Puis un passage via le Parc de Belleville, où je passe 5 minutes à guêter un merle pour le prendre en photo. La pauvre bête a très chaud, et cherche la fraîcheur d'une fontaine. L'a qu'à mettre un short questo stronzo di merlo. Et un tee-shirt rouge.

Mardi 21

Comme prévu, direction la jolie librairie Blue Book pour la séance de dédicace de Ralf König. J'y vais bien avant l'heure prévue, ce qui me permet de fouiner dans les rayons pour y dégoter de quoi lire pendant les vacances. Il y a même Cy Jung, écrivain lesbienne et bigleuse, comme elle dit elle-même, qui fait remplir un petit questionnaire : "Quel est le dernier livre que vous avez lu ?", demande-elle. Et par association d'idées, il faut citer deux mots, un verbe et une couleur. Impossible de me rappeler le nom du dernier bouquin que j'ai lu... "L'usage de la photo" avait beaucoup imprégné mon esprit. Soit... Va pour celui-là.

Bref bref bref, à 18h, RK arrive, et une fois libéré par une journaliste, il s'installe. Je suis le premier, le traducteur traîne un peu, RK ne parle pas anglais et ne se préoccupe pas de mes trois mots d'allemand : il me prend mon bouquin, dessine, me demande mon prénom, écrit "Pour Arnold", corrige. J'arrive à glisser au traducteur que je suis le webmaster du site sur RK. RK fait la moue, semble ne pas connaître. C'est finalement avec la représentante de chez Glénat que je discute un peu. A côté, RK a déjà fini le dessin de la personne suivante. C'est du travail à la chaîne : il faut contenter tout le monde. Même s'il y a beaucoup moins de monde que je ne l'imaginais... C'est surtout dommage pour la librairie. Voilà. Rien de plus. Fallait pas s'attendre à ce que je m'extasie : l'idolâtrie, c'est pas mon truc.

Bon et puis sinon c'est la fête de la musique. Le genre de truc qui ne m'intéresse pas du tout. Mais alors pas du tout. Je crois que ça m'a toujours saoûlé : du tatapoum à deux balles, trop de monde... Aujourd'hui, de surcroît, la musique alentour pénètre dans l'appartement et j'aimerais du calme. Oui, je suis un vieux grognon et je grogne.

Lundi 20

Décidément, avoir un touriste à la maison nous entraîne vers des chemins que l'on n'avait pas pris depuis belle lurette. Aujourd'hui, direction un night-club, à savoir le Queen. C'est soirée disco, c'est donc bien plus supportable, à notre âge, qu'une soirée techno. C'est soirée disco, et c'est soirée mixte, d'ailleurs le Queen n'est plus vraiment un club gay, que je sache... (moi, vous savez, les nuits parisiennes, c'est pas ma spécialité). Alors voilà donc, on positive, on se dit qu'on est un peu sorti de chez nous, qu'on s'est amusé... Mais toutes ces filles avec leur chevelure froufroutante qui te colle sur la peau c'est d'un pénible... Sans parler de leur sac à main qui t'écorche les coudes... oui oui... la jeune touriste américaine qui sort en boîte a forcément un sac à main. Elle ne peut pas faire autrement. C'est vital. Ce n'est pas un objet, c'est son cerveau.

Dimanche 19

Certains franciliens ont le courage de s'éloigner de Paris pour aller respirer l'air frais de l'Oise. C'est le cas de R et PC, partis l'été dernier s'installer près de Chantilly. Nous voilà donc partis à la pendaison de crémaillère. Comme nous sommes en retard sur notre planning et que les bouchons sont encore de mise aujourd'hui, nous n'avons pas le temps d'aller faire un tour dans le parc du château de Chantilly. De toute façon, il fait si chaud...

Après une sympathique après-midi buffet-froid-blabla, nous reprenons la route vers Paris avec deux certitudes :
- l'orchestration et le bénévolat ne connaissent pas les jours de repos ;
- jamais nous ne nous installerons à la campagne, même s'il est agréable d'y passer quelques jours de temps en temps. La pollution parisienne est bien désagréable, mais... mais c'est Paris, quoi, voilà, c'est tout.

Traversant au retour à nouveau le vide-grenier place des Grandes Rigoles, nous dégotons une sellette qui finira dans un coin du salon... Sellette, hé ! C'est l'été ! Hum...

Samedi 18

Un petit tour à Roissy en plein Salon du Bourget, c'est idéal pour manger du bouchon et avoir des bouts de liège collés dans les joues. Mais il faut y aller, en se la jouant malin (détours et horaires judicieux via chez Ginou) pour aller chercher l'italien Fabio qui vient en vacances à Paris pour une grosse semaine.

C'est l'occasion d'aller traîner nos sandales dans le Marais à la nuit tombée ; on en a vraiment perdu l'habitude. Une bière à l'A., avec du BOUFFTA BOUFFTA en fond musical, bon bon bon... ça ne nous manquait pas plus que ça. Je me demande surtout vraiment comment font ceux qui passent plus de cinq minutes au sous-sol de ce bar. Ils doivent être vulcanologues...

Vendredi 17

Entendu :
- Sinon j'ai aussi du saucisson
- Ah non le saucisson ça va pas l'faire.
Sorti du contexte, c'est un peu nul, mais ça m'a fait marrer dans le métro. Ca m'a fait marrer, surtout que je trouvais tous les gens mous, voire insupportables, bon quand même sur la ligne 5 il y en avait qui avait l'air vraiment triste il m'a fait de la peine, mais les gens insupportables on les remarque trop, comme ces adolescentes qui parlent trop fort, surtout dans le bus 60, où en plus un gamin jouait avec un bidule qui fait pouët-pouët et puis les gens sont mal élevés il ne laissent pas leur place, même pas à cette femme très très enceinte avec sa poussette vide, je déteste le bus 60 mais c'est le moyen le plus simple pour aller à l'ANPE, et là je me suis dit "plus jamais je le prends", parce que je me parle intérieurement, mais en fait peut-être que j'ai dit ça à haute voix en descendant, c'est même plus rapide à pieds, parfois je déteste la majorité des gens qui m'entourent en plus à cette saison on est mal à l'aise les gens puent. Z'avez suivi ?

Lu :
"PARIS 2012 C'EST COMME LA VIE C'EST LA FÊTE".
C'est p'têt' l'inverse, mais ça ne change pas le fond du message. C'était écrit sur un panneau d'information municipale. La niaiserie refait surface avec la pollution.

Vus :
Quelques jolis dessins à la librairie Blue Book. J'aime beaucoup l'hyper-réalisme. Au-delà de la prouesse technique, je trouve ça très intrigant, cette forme d'art pictural qui cherche à défier la photographie. C'est Marc Ming Chan qui expose une quinzaine de planches, c'est du crayon, et c'est interdit aux mineurs.

Ich spreche ein bischen Deutsch :
Un arrêt à la librairie allemande, où je trouve Roy & Al, BD de Ralf König pas encore éditée en France. On trouve facilement les versions en allemand ici, mais je ne les ai jamais achetées : trop chères ! Cette fois, j'ai franchi le cap, la gorge un peu serrée de dépenser 16€10 dans une BD. Bon bon bon, je suis très très économe en ce moment, alors, une petite grosse dépense...

Lié :
Au moins pour les palpitantes aventures de Raoul et Sally, il faut jeter un oeil au grenier de Nonal. C'est de la solidarité entre un L'Arno et un Arno.

Jeudi 16

Cache-misère...
La femme était voilée. Complètement voilée, on ne lui voyait même pas un cil. L'homme qui l'accompagnait portait un pantacourt sous sa djellabah , mais surtout il avait aux pieds des claquettes... et des chaussettes. On apercevait donc un bout de mollet poilu. J'ai beau respecter les coutumes et religions (mais pas forcément ceux qui les dicte), je dis NON aux chaussettes dans les tongs, sandalettes et autre claquettes. NON ! J'essaie de rire de cette vision car la présence de leur petit garçon entre eux deux m'a vraiment fait de la peine. Il ne peut pas montrer à ses copains que sa maman c'est la plus belle du monde. M'enfin... il n'est sûrement pas plus malheureux que des millions d'autres enfants.

Mercredi 15

PUB...
Si jamais vous passez la semaine du 9 au 14 août dans l'Ile d'Yeu, vous avez fait le bon choix. A la fin d'une journée vélo-plage-pelletée-de-sable, vous pourrez y voir l'opéra Rita ou le Mari battu, de Donizetti. Vous pourrez aussi comprendre à quoi je passe une partie de mon temps libre : faire une affiche, un tract et un programme. Moi, au même moment, je boufferai du php à grosse pelletée.

FLOTCH
Une fois n'est pas coutume, je décide aujourd'hui de faire de la pouah-tisserie. Y a des cerises, une recette qui traîne sur mon bureau pour créer ma nouvelle rubrique Recettes... Comme j'ai pas beaucoup de cerises, je décide de faire des clafoutis individuels dans notre plat "mou" (vous savez, ces nouveaux plats à gâteaux tout mous et tellement pratiques pour démouler) qui contient huit emplacements. Alors je clafoutise, je mets mes cerises puis mon appareil dans mes trous de plats... et je découvre que le plat mou c'est vraiment trop mou pour mon appareil trop liquide, donc quand je prends le plat, il se tord, ça déborde, donc j'en fous partout.
Une fois le plat au four, je m'absente. Et dans je reviens voir le résultat, c'est Alien meets Maïté. Le clafoutis a monté, débordé des trous, mais alors vraiment débordé, et les cerises flottent au dessus. Elles dépassent carrément du reste, on dirait des gros bubons.
C'est cuit ? Hop, je le sors du four. Et là... pppffffffffffffffff... mes clafoutis ils se ramassent au fond des trous, genre 8,9 sur l'échelle de Richter, avec les cerises qui gisent par-dessus.
Ca se termine quand je veux les démouler, pour que ce soit plus joli, pour les mettre dans un ramequin. Et là, c'est pire que tout, ça colle (oui oui j'avais graissé les trous), et ça se termine en charpie. Dégoûté.

"Je mets mes cerises puis mon appareil dans mes trous de plats"... j'ai pas fait exprès d'écrire ça. Promis.

Mardi 14

VVVVVRRRRRRRRRRRRR...
Au salon du Bourget, on s'extasie devant le drone de combat Neuron. Ca me rappelle les heures carrées passées, lycéen, peut-être même plutôt étudiant, à jouer à LHX. A bord d'un bel avion de combat, je devais détruire des bases ennemis, faire péter des stocks de munitions, sauver des otages... Mais le meilleur, c'était de croiser un dromadaire sur mon passage et d'exploser le camélidé avec un bon gros missile. J'en ai p'têt' pas l'air, mais avec un bon gros jeu bourrin (Duke Nukem, Tekken, Pransadantaface...), je deviens vraiment... mmm... bourrin moi aussi.

Lundi 13

Où est le terrier ? Ca sent le blaireau...
Il faisait la manche devant Monop'. Une jeune femme passe. Il la suit et lui dit : "Dites, ça vous dit pas un gigolo ?" Elle a juste le temps d'articuler un "NON" qu'il renchérit : "Bien monté et vraiment pas cher." Elle poursuit son chemin en l'ignorant ; il fait demi-tour, content de lui.

Feuilletés...
. Désoeuvré, de Lewis Trondheim. LT se prend pour un essayiste. Son sujet : vieillissement des auteurs de BD et impact sur leur oeuvre. Au départ, on craint qu'il impose son point de vue. Et puis il nous fait partager les avis d'autres auteurs, et l'on est soulagé. Voire captivé. Mais le plus amusant dans l'histoire c'est de voir comment il caricature ses confrères. Hé Gotlib, t'as pas porté plainte ?
. Le toucher de la hanche, de Jacques Gamblin. Un style original, où la virgule n'a pas sa place. Un sujet qui me parle un peu (cf. les soirées au Tango, bien que délaissées) : la danse de salon. Et un récit très drôle, léger comme un pas de danse. Hop là !

Dimanche 12

Le fond de l'air est frais, l'homme à la veste a mis une veste grise. Nous, on s'est attaqué aux cerises qui engorgeaient de rouge foncé une branche qui finira sciée, avec l'aval du voisin à qui elle appartient. Les cerises en question finiront donc :
- au congélo, pour être clafoutisées ultérieurement ;
- dans des bocaux, noyées dans l'alcool ;
- en diarrhée pour ceux qui en auront trop mangé.

Au détour d'une page web...
Le Réseau Voltaire titre sur la raréfaction du pétrole. On nous parle des énergies renouvelables, mais je me souviens du moteur à hydrogène lors d'un cours à la fac : avec le platine comme catalyseur, c'était vraiment pas adaptable. Ca en est où ? Va-t-on pouvoir un jour utiliser sa voiture sans se dire, honteux, qu'on pollue, qu'on réchauffe la planète, qu'on enrichit les rois du pétrole et qu'on asphyxie les cyclistes ?
Je me souviens surtout qu'il y a 8 ans, mon stage de maîtrise de chimie avait pour sujet la conversion de polysaccharides en produits comparables aux dérivés du pétrole... Cette production était à l'époque infaisable à grande échelle : qu'en est-il maintenant ? Les lobbies sucriers sont-ils les lobbies pétroliers de demain ?

Arrêtons de nous plaindre...
Mojtaba Saminejad, un weblogger de 25 ans arrêté le 12 février 2005, a été condamné à deux ans de prison par le tribunal révolutionnaire de Téhéran pour “insulte envers le Guide suprême”. Il sera également jugé prochainement pour un autre chef d’accusation, “insulte envers les prophètes”, passible de la peine capitale
. La suite chez Reporters Sans Frontières.

Samedi 11

Je lis peu de blogs. Très peu. Une poignée. Pris au hasard. Hier, je me suis hasardé. Et j'ai découvert le blog de Ron, infirmier. La vie d'un infirmier, c'est pas le paradis. Du sacerdoce, ce boulot. Si j'ai bien suivi, Ron navigue entre intérim et formation. Il parle de sa Marmotte, de son quotidien de parisien et ses goûts musicaux mais surtout de ses anecdotes d'infirmier. Parfois très drôle (j'ai tout de même pleuré de rire), parfois terrible (de quoi vraiment pleurer), parfois très osé (même quand il parle boulot), toujours bien écrit, simple... je lis même des notes longues comme le bras, moi qui déteste ça. Voilà...

La pâte de la crostata n'était pas assez bonne. Il pouvait faire mieux. Alors il a changé les proportions. Pour ne plus ajouter de farine (autant en mettre un max dès le départ). Pour qu'elle soit plus sucrée (autant mettre plus de sucre). Et puis on l'a testée avec la rhubarbe du jardin de Ginou, en la faisant auparavant dégorger. La rhubarbe, pas Ginou.

Vendredi 10

En lisant le splendide ouvrage sur Mucha qu'on m'a offert récemment, je découvre que l'avenir de la jeune Rosine Bernard, alors âgée d'environ 16 ans, fut décidé lors d'un conseil de famille auquel participèrent, entre autres, Giacomo Rossini, Alexandre Dumas Père et le Duc de Morny (demi-frère de Napoléon III et plus qu'accessoirement amant de la mère de Rosine). La demoiselle, qui a eu quelques temps plus tôt une apparition de la Sainte Vierge, sera actrice. Pas trop compliqué d'avoir les portes de la Comédie Française ouvertes avec un tel entourage... Rosine décide alors de se prénommer Sarah. Sarah Bernhardt. Sa mère, Judith Von Hart, avait déjà modifié depuis belle lurette l'orthographe du nom du père. Sarah Bernhardt, dont l'affiche de Gismonda fut créée par le plus grand des hasards par Mucha, rendit l'homme célèbrissime et nous permit d'avoir devant les yeux des oeuvres belles à pleurer. Soupir...

En utilisant le génial livre Classical borber designs qu'on m'a offert récemment, je fais une petite pose dans la création de mon futur site de vrai webmestre. Je réalise une petite couverture d'inspiration Art Nouveau pour le Requiem qui sera joué le 26 juin prochain (PUB !).

En regardant des vieilles photos datant d'avant 1914, on frise justement l'époque de Fauré et Mucha. Mais qu'elles soient des années 10 ou 40, toutes ces photos sont les pièces (retrouvées récemment dans un grenier) du puzzle qui constitue(nt) la famille de Ginou.
Evidemment, je me sens moins concerné par l'aspect généalogique de la recherche que la famille C. Néanmoins, je regarde tout cela avec plaisir face à de si belles photos (vive l'argentique !), avec curiosité et amusement pour les coiffures ou les vêtements, avec intérêt pour ces témoignages historiques... et avec émotion, face à ce jeune homme qui sourit sans savoir que 1914 lui sera fatal.

Récolte des pommes de terre (au son du canon) - sept. 1915

Jeudi 9

Par ce beau temps de juin, j'ai mis mes sandalettes,
Pensant à nos enfants que George Sand allaite
De ses mots.

Je suis inspiré aujourd'hui, non ? Il est pas beau mon poème ?

Mercredi 8

Hanté par la belote, obnubilé par les valets d'atouts, obsédé par les tierces, drogué aux cartes, F a fini par fouiner sur Internet et par y trouver un jeu plutôt bien fichu où les autres joueurs, virtuels, ne jouent pas trop mal, même s'ils ont la fâcheuse manie de vouloir à tout prix faire tomber les atouts. F, qui a un peu de temps libre (contrairement à ces dernières semaines), est donc dorénavant... euh... toujours hanté par la belote. Que faire ?

Le risotto de Benoist était vraiment très bon. Les italiens (et leurs conjoints-copieurs - suivez mon regard qui louche) ont une grosse grosse concurrence culinaire... Mais je pense que ce genre de concurrence (loyale et délicieuse) n'arrache pas les cheveux de notre ministre de l'économie, des finances et de l'industrie. Tiens, d'ailleurs, le livre dont je parlais hier vient de Chine. La petite étiquette sur laquelle on peut lire "imprimé en Chine" est un peu tranparente ; on peut lire en-dessous : "imprimé à Singapour". C'est beau, la mondialisation.

contre-jourrose et vertreflet du métro

Mardi 7

Carnet rose... Dorénavant abonné à Etapes: (Merci quiiii ??), je reçois le livre XXX : le design s'explicite en ca-d'O d'abonnement. Autrement dit, vous l'au-raie capté zizillico, ça ne tourne pas autour du pot rose : des peau-chettes de CD à la pub pour les capotes, ce bout-quin est autant un beau livre sur l'art vit-suel con-tempo-(chute de)-reins qu'une bi-zarrerie pour adultes. Allons, allons, un peu de libertinage dans ce journal, vous n'allez tout de même pas en rougir, hein ? L'ouvrage est d'ailleurs loin de la pornographie : le graphisme et ses dérivés ont une cible trop large pour montrer autre chose que quelques poses lascives, deux objets roses, un bout de dentelle ou un recoin de cuir. Notons quand même la présence de Stefan Sagmeister, histoire de glisser quelques poils au milieu du charme chic et soft des pubs Sisley et Diesel.

Lundi 6

C'est un grand jour aujourd'hui : nous mangeons notre premier radis et notre première salade. Récupérés hier soir, dans le jardin si sombre de Ginou. Mais bon, la vraie grande raison pour que ce soit un grand jour, c'est l'anniversaire de F. J'z'y fais cadeau de deux livres historiques - il adore les livres historiques avec des crinolines, des duels à potron-minet, des poltrons, des minets, des têtes couronnées et cocues, des huguenots, des spartiates, des wisigoths, des rois qui s'présentent et qui s'appellent Henri, des princesses à l'haleine probablement aussi fétide que celle du caniche, des soutanes poussiéreuses, des croisés manchots, et des histoires palpitantes et vraies. En vérité, les deux livres que j'ai dénichés m'ont paru captivants, et j'y plongerai probablement tôt ou tard mes yeux myopes.

Pour l'instant je tente de mettre un point final à ma lecture de Bye Bye Blondie. J'avoue que je peine un peu.

Le CD du jour (aaaaahhh ! le revoilà !) : Knock Knock, de Smog. Ca n'est pas vraiment la bande-son idéale pour faire cuire du blé, et pourtant...

Ouh la la, j'allais oublier que j'ai remis quelques photos en ligne... Mon oeil avait fermé (l'oeil)... il revient, même si je ne suis pas du tout satisfait de mon système de visionnage. Mais c'est par ici !

Dimanche 5

Déjeuner familial, avec Lili et Cie, et aussi Ginou qui découvrait la famille (et réciproquement), la maison, et le cadre tant agréable des week-ends charentais de son fils. Il faisait beau, on a bien mangé, on a passé un très bon moment, tout le monde était content, voilà, c'est tout, c'est aussi simple que ça. Malheureuseuseusement toutes les bonnes choses ont une fin et il a fallu reprendre la route de Belleville. Sans encombre.

Samedi 4

Le temps est mitigé. Allons donc faire un tour chez les antiquaires saintais. La palme de la 4ème dimension revient à un antiquaire chez qui il aura tout d'abord fallu sonner. Un homme nous ouvre : grand, les cheveux gris mi-longs, le geste lent, accompagnés de deux immenses chiens de chasse. La première chose que l'on remarque est l'odeur du lieu : ça pue le vieux chien, ça pue le renfermé... et on a tout de suite envie de faire demi-tour. Il faut dire que la première image qui me vient à l'esprit est celle du manoir de la famille Adams (et cet homme étrange, c'est-ce point l'oncle Fétide ?). La maison typiquement charentaise est immense, avec un vestibule magnifiquement carrelé. La plus grande des pièces est splendide : mur gris souris et moulures claires (couleur blanc sale ?), très grande cheminée... mais c'est plus que décrépi. Et les pièces regorgent d'un bric-à-brac absolument incroyable. L'homme nous surveille, allume et éteint les lumières au fil de notre visite, ne dit rien sauf à ses chiens... Dans de telles conditions, F et moi osons à peine nous parler, parvenons à chuchoter, regardons les centaines d'objets exposés sans être vraiment concentrés : on ne cherche rien de précis, ce qui est un problème face à tant d'objets, et puis tout ce cérémonial, c'est très pesant et énervant...

On quitte le lieu avec un sentiment d'avoir vécu quelque chose d'invraisemblable. Et bizarrement, cette "boutique" n'est pas référencée dans le guide des antiquaires charentais...

Allez, oublions cette poussière et prenons l'air... et quelques photos de fleurs.

fuschia

Vendredi 3

Des bouchons franciliens et un boulon qui vient se planter dans un pneu, ça vous fout en l'air un timing ! M'enfin... ça nous a permis de découvir le Midas de la zone commerciale Sud d'Orléans. Trop glamour ! Aussi glamour que l'haleine du chien. Ah oui, il y a Ginou qui vient faire un tour à Royan, et le caniche est lui aussi de ballade...

Jeudi 2

Les 5 libraires de la (jo)librairie du quartier ont eu la bonne idée d'exposer, chacun, sur la devanture, leur 20 coups de coeur de poche. Presque chaque bouquin est accompagné d'un bandeau, écrit de la main de la libraire-lectrice (je laisse le féminin l'emporter sur le masculin : l'équipe est en majorité féminine). Les 100 petits bouquins qu'ils nous conseillent sont donc autant de sources de tentation. Mais non, mais non... je ne me laisserai pas avoir ! Inexorablement attiré à l'intérieur, je mire encore les tranches, frôle les couvertures, caresse des yeux les quatrièmes ; heureusement on m'a assez offert de livres dimanche.
En partant, la sympathique et passionnée libraire me nomme "jeune homme"... tu nommes... il nomme... Elle ne trouve pas que je fais mon âge avec le sel qui s'étend sur ma chevelure poivrée ? Dites, Maître Cappello (capillo ?), jusqu'à quand est-on un "jeune homme" ?

Cela me fait penser à la chanson mes Hommes, de Barbara. Je ne fais pas toujours très attention au sens des chansons, même si je chantonne par dessus, égratignant paroles et musique. J'ai donc découvert l'autre jour, sur un site, que cette chanson parlait de ceux qui accompagnaient Barbara dans ces tournées. Voilà pourquoi ils la nomment "patronne"... Tiens, je vais l'écouter de ce pas, dans cette version dénichée l'autre jour - un concert de 1969. Je me régalerai donc aussi de "La complainte des filles de joie"... C'est pas tous les jours qu'on rigole...

Mercredi 1er

Le quai de Valmy, en soirée, après 20h30, pour boire un verre quand on a dîné tôt, est plutôt sympa. Sympa si l'on supporte le bruit de la circulation. On a dû la supporter. On ? Anne, Philippe et moi. On n'a pas vraiment bu à la santé de Villepin(te de bière), mais le beau temps revient alors ça vaut bien une terrasse.

J'apprends que Ralf König va dédicacer sa nouvelle BD le 21 juin... Irai-je faire la queue ? Je n'ose pas imaginer la cohue...