Ca y est c'est le grand jour... Rendez-vous à 11h30 à la clinique pour un bel arrachage de deux dents sagesse ; les deux du bas. J'arrive à 11h30, le ventre creux et l'esprit détendu après avoir pris une ou deux photos du quartier : c'est tout près de la Mosquée de Paris.



J'apprends que l'opération n'aura lieu qu'à 14h... heureusement j'ai prévu de la lecture. Enfin bon ça ne m'empêche pas de trouver le temps long ! Enfin, vers 14h30, on vient me chercher... hop, promenade sur le chariot, bonjour Mesdames, piqûre, et hop bonne nuit !
Et puis le réveil... J'vous passe les détails mais c'est pas hyper sympa comme sensation... je comprends plus tard que je ressemble à Elephant Man et j'apprends que mes dents c'est du béton... voilà je résume parce que, honnêtement, y a plus glamour à raconter. M'enfin je rassure mes lecteurs, à l'heure où j'écris ces lignes ça va mieux... C'est juste un peu gênant.
Il y a quelques années, je m'étais embarqué à faire une base de données avec tous mes disques... et surtout avec les chansons et leur durée. Faut être un peu cinglé, non ? Eh bien... ça revient bientôt ici grâce à mes nouveaux amis PHP/MySQL et surtout à un logiciel permettant le transfert de ma vieille liste sous access en belle liste tout neuve. Neuve, mais incomplète ! Depuis 2002... Allez, je retourne bosser...
J'ai mis cette veste que j'aime tant, mais dont les manches sont trop courtes
; je crois qu'elles avaient raccourci au premier lavage.
J'ai mis un disque de Lou Reed quand F a été parti à
son cours. C'était pourtant magnifique, le Stabat Mater
de Pergolèse qu'il avait écouté cet après-midi
pour préparer son cours, tellement beau que j'aurais aimé
qu'il neigeât encore pour ajouter la lumière douce des jours
de neige sur cette musique.
J'ai mis un imparfait du subjonctif dans la phrase précédente
; ça manque d'imparfait du subjonctif ici.
J'ai mis du curry dans le dîner dindonneau-courgettes.
Gémit, Fabrice, quand il découvrit que son CD de la Passion
selon St Jean était pété. Oui : pété.




Quelques
cèpes étaient partis au congélateur le 2 de ce mois,
la preuve en photo en bas de cette page. Eh bien, un des sacs a fini dans
notre assiette pour déjeuner et pour accompagner savament un magret
et quelques potatoes ayant bien cuit dans de la graisse de canard. Il fallait
bien ça pour mettre un peu de joie dans ce dimanche, moins sombre
que celui que chanta jadis Damia, mais plutôt engourdi par le rhume
de F et par le mien aussi d'ailleurs mais le mien c'est pas une nouveauté
ça fait des semaines que ce journal est gorgé de miasmes...
Pour désengourdir tout ça, une petite sortie plutôt inévitable, relations professionnelles de F obligent... Nous sommes donc allés écouter de la musique contemporaine (mais vraiment contemporaine, genre composée la semaine dernière quoi...), plus précisément trois oeuvres pour deux pianos et percussions. Il y avait une quatrième oeuvre de prévue mais l'état de santé de F l'a poussé à rentrer au bercail pendant l'entracte, et moi j'étais pas mécontent(poraine) de partir parce que... mmmm... voyez... euh... je... euh... bof bof quoi. Alors au dîner on a encore mangé de la soupe.
Il
était tombé trois gros flocons le temps d'une averse hier.
Les voilà plus nombreux aujourd'hui, et profitant de températures
plus adéquates, les voilà qui squattent un peu plus longtemps
les toits de Paris... et le jardin de Ginou où nous allons faire
quelques plantations, puisque c'était la Ste Catherine en ce vendredi.
Pourquoi ? Parce qu'à la Ste Catherine, tout bois prend racine. Tout
bon jardinier sait ça... Alors faisant fi des températures
et de la neige, nous avons creusé quelques trous pour : un abricotier,
un myrtillier, un cassis, et deux pieds de vigne... de quoi faire de la
confiture dans les années à venir, n'est-ce-pas ? Allez, une
petite photo valant mieux qu'un long discours...






La sortie du dernier album de
Goldfrapp était passée inaperçue pour mes oreilles.
Mieux vaut tard que jamais, Christophe me permet de découvrir cet
objet musical clairement identifié comme une petite pépite
électrorock réussissant parfaitement à me faire dodeliner
de la tête.
Ne pas confondre le dos de Line Renaud et dodeline l'Arno.
Nous achetâmes il y a quelques mois une énorme boîte
de pop-corn, tellement énorme que le terme de boîte n'est pas
très approprié : plutôt parler d'un seau. Pour vous
donner une idée, il y a 700g de pop-corn dans le seau ; vous savez
que ça pèse pas bien lourd ces petites sucreries donc vous
imaginez la taille du truc. Bref, je reprends : nous achetâmes il
y a quelques mois un gros seau de 700g de pop-corn. C'était pour
mon anniversaire, mais on a oublié le seau dans le coin du salon
et personne n'en a mangé. Le seau est ensuite resté bien sagement
dans un placard... jusqu'à récemment où nous eûmes
la douce idée d'en manger quelques-uns. En vérité,
les pop-corns, on ne les mange pas : on les BOUFFE. On en ingurgite une
quantité maxi en un temps record, de quoi rendre vert de jalousie
Captain Caverne. Alors l'idée d'ouvrir le seau n'est pas si douce
que ça, surtout pour le régime ou les dents. Et ce soir, à
nouveau, on a ouvert le seau. Et rebelote, z'y va les peaux de maïs
caramélisées collées sur les ratiches... Cela dit,
j'ai intérêt d'en profiter car dans une semaine j'aurai des
joues de rongeurs mais nul droit de grignoter... A ce sujet j'ai rencontré
l'anesthésiste aujourd'hui...
«- Alors c'est le docteur G qui vous envoie ?
- Oui, pour une extraction de dents de sagesse, elles manquent de place.
- Ah oui, c'est la crise du logement... »
... Je place juste la chûte qui m'a tellement fait marrer, le reste
de la conversation était moins intéressant.
A midi, on a fini les petits clafoutis, il faut dire qu'ils n'étaient
pas nombreux. Une demi-heure plus tôt, je sortais de chez le dentiste
qui m'avait dit de ne pas manger du côté gauche pour ne pas
ruiner mon nouveau plombage et je lui avais répondu qu'heureusement
j'avais prévu un déjeuner qui ne se mâchait pas, en
l'occurence du risotto, car à ce moment là j'avais oublié
l'existence des clafoutis et heureusement sinon le dentiste m'aurait dit
"attention aux noyaux" alors on aurait rigolé mais avec
l'anesthésie j'avais le côté gauche paralysé
alors j'aurais eu l'air débile en riant d'une seule joue.
Ensuite j'avais rendez-vous chez Monsieur O.P.I.
alors j'y suis allé et puis ensuite j'avais rendez-vous avec ma sister
Sandra, sur Paris pour un congrès de son entreprise dont le nom finit
par Gaz et commence par Prima. Tiens ça me fait penser à la
chanson Come Prima... Come prima tu me donnes tant de gaz... hi
hi hi... hum... C'était bien car le soir tombait et la lumière
était magnifique sur le Trocadéro et sur les buildings du
15ème. J'étais en effet descendu à Trocadéro
pour retrouver Sandra à la Eiffel : excellente idée que j'avais
eu là. Il faudrait d'ailleurs que je cherche pourquoi les statues
du Troca sont pour la plupart baillonnées...
On a donc bu un thé dans un bar cosy de l'avenue de Suffren et puis
j'en ai profité pour voir l'intérieur de l'hôtel Hiltoune
où elle loge. Chic et sobre, presque démodé quand on
voit le gros fauteuil dans la chambre... Mais bon toutes les bonnes shoes
ont une fin alors je suis rentré chez moi, les pieds endoloris dans
mes nouvelles chaussures, mais pourtant c'est mon pouce gauche que j'ai
passé la soirée à désinfecter.






Tiens, le quatrième épisode de la saga des rouamodi est en ligne... de quoi plonger ce soir dans une bien belle époque pleine de meurtres, de fourberies et de cocufiages. De nos jours, ça ne s'empoisonne plus en haut de l'échelle du pouvoir, mais pour le reste... ça continue à se mettre des bâtons dans les roues et des noyaux dans la purée. Tiens d'ailleurs ce soir j'ai fait des petits clafoutis.
Le CIDJ propose des ateliers multimédia gratuits ; c'est quand même bon de le rappeler. Aujourd'hui, c'est wiki. Wiquoi ? Un wiki, c'est un site Web permettant à tout individu d'en modifier les pages à volonté. L'ultra-moderne communautarisme ? Il me reste à présent à trouver un sujet à wiker, histoire de mettre en application ce que j'ai vu aujourd'huiki.

Allez, pas envie de replonger dans le métro, alors un coup de RER et l'incontournable trajet St Michel - Hôtel de Ville à pieds, parce que je me dis que ça va illustrer cette journée et parce que... c'est beau une ville la nwiki.

La
ville de Clichy-la-Garenne fête tous les ans la Sainte Cécile,
et en bon webmaster de l'OSC et de l'EVHS je me dois évidemment d'aller
prendre deux ou trois clichés pour l'occasion. Et pour la deuxième
fois, je m'inquiète de l'état de santé de mon appareil
photo qui, après avoir pris plein de clichés pendant la répétition,
me prévient sans ménagement : CARTE NON FORMATÉE. Gloups...
La carte étant lisible (et pleine de photos) une fois glissée
dans le lecteur de carte du PC, mes photos furent sauvées, mais je
reste interrogatif...
Interrogatifs, en revanche, nous ne le sommes point en ce qui concerne le nouvel aménagement du salon, puisque Fabienne et Ginou ont récupéré les anciennes banquettes : c'est parfait.
Branle-bas de combat dans la journée : démonter l'ancienne banquette, aller chercher un gros morceau du futur canapé, et installer un foutoir exceptionnel dans le salon et la salle-à-manger...
Mais heureusement on nous attend à Asnières pour découvrir les nouveaux éléments de décoration des Nathuc, en particulier quelques lustres raffinés... mais le raffinement c'est bien seulement au plafond pour ce soir, because y a raclette au dîner, et moi quand y a raclette je suis pas raffiné : je m'empiffre.
Opération
changement de salon. Ayant récupéré un canapé
années 50 qui n'est pour l'instant constitué que de 3 morceaux
posés dans le couloir, nous allons chiner un peu pour trouver une
table basse assortie. Direction donc le dépôt-vente de Paris
pour farfouinofouiller dans cet endroit où le plus beau côtoie
le pire...
"Mémoire effacée", est un film passé inaperçu
lors de sa sortie il y a un an. Julianne Moore, toujours aussi rousse et
encore filmée en automne pour assortir le décor à ces
cheveux, pleure son enfant disparu mais en fait autour d'elle on lui dit
"non non tu n'as pas eu d'enfant" alors la pauvre elle pleure
encore beaucoup, jusqu'au jour où... suspense... et puis à
la fin elle pleure encore mais de joie.
Un film sponsorisé par les aspirateurs Tornado... mais il faut oser
voir ce film pour sourire à cette phrase.
Une
fois n'est pas coutume, j'ai utilisé la bonne vieille méthode
manuscrite pour écrire une candidature. D'abord parce l'entreprise
qui recrute est dans le quartier, et que j'avais décidé d'apporter
ma petite enveloppe en main propre : une lettre imprimée était
donc, à mon avis, de moins bonne augure. Ensuite parce que j'avais
très envie de sortir du lot pour atteindre l'étape déterminante
de l'entretien d'embauche, et j'imagine qu'aujourd'hui tout le monde envoie
ses candidatures par e-mail : économie de papier et gain de temps,
puisque l'on ne fiche pas à la poubelle tout un tas de pages raturées.
Ayant passé la journée à user du clavier et de la souris,
cette décision scripturale de fin de journée me fit ressentir
quelques légères douleurs dans le bras droit, ou plutôt
quelques crispations, et j'eus du mal à écrire correctement,
les caractères bleus laissés sur le papier blanc étant
plutôt malmenés - pour ne pas dire affreux. Il était
loin le temps où je rédigeais à mes ami(e)s des lettres
de plusieurs pages, la plume glissant sans souci sur les feuilles. J'avais
même un jour établi le record d'une lettre de 24 pages, probablement
gonflée de niaiseries incommensurables. Ce journal est le principal
responsable de la disparition de ce plaisir épistolaire dans mon
emploi du temps. Et si je garnissais à nouveau de mots mes enveloppes
d'art postal (elles aussi abandonnées depuis quelques mois d'ailleurs...)
?
Quand elle est montée dans la rame du métro, j'ai tout de suite su qu'elle était américaine. Chevelure digne d'une pub pour shampooing, petit manteau en vichy rose, dentition chevaline barrée de feraille, elle était comme une anti-héroïne d'un roman de Brett Easton Ellis, et je l'imaginais défroissant sa chevelure dans le lit d'un mec gothique croisé la veille à une fête du campus après avoir sniffé une ligne de cocaïne achetée à sa colocataire, puis téléphonant à sa mère en pleurant que son cabriolet était tombé en rade sur Hollywood Bvd. Les deux femmes qui l'accompagnaient étaient elles aussi un stéréotype de l'Amérique : obèses. Moi, j'avais vécu un moment un peu insolite auparavant au fond d'une impasse du 5ème arrondissement, attendant vers 21h dans la salle d'attente d'un bâtiment préfabriqué à la déco vulgaire, vide de tout personnel médical, pour être reçu par un amusant et sympathique stomatologue au patronyme germanique qui allait m'arracher deux dents de sagesse dans deux semaines.
Après plusieurs essais et propositions, l'affiche est enfin prête et j'étale ici quelques exemples, au risque de me faire piquer des idées (on peut toujours rêver...) Rendez-vous donc le 26 mars 2006 pour voir et entendre la Colombe, oeuvre trop peu connue de Charles Gounod.

Un peu plus connus sont les Rois Maudits remis récemment à l'écran par Josée Dayan. Téléchargeables contre quelques pièces d'or sur Wanadoo, nous regardons les deux premiers épisodes parce que F adore les bidules historiques et parce que ma culture a besoin d'un gros comblement de lacune. Et pour combler, ça comble, tout y est tellement gros que ça boucherait n'importe quel trou : grosse production, grosse distribution, gros décors, gros Brialy...
Si mes entretiens d'embauche ne me fournissent pas un emploi, ils me permettent au moins de mettre les pieds dans de nouveaux coins de Paris et de sa banlieue. Celui d'aujourd'hui se concluera-t-il par un CDI ? Je n'ai bien sûr pas la réponse au moment où j'écris ces lignes, mais il m'aura fait découvrir l'île de la Jatte. Située sur la Commune de Neuilly-sur-Seine, cette île est un charmant petit coin boisé, encerclé par la Seine et des buildings, dont il fut bon d'arpenter les chemins sous ce beau ciel bleu (et malgré des températures plutôt basses qui me firent regretter d'avoir laissé mes couvre-chefs at home).



Après l'entretien, je récupérai la ligne 1 qui offrit
l'avantage de m'emmener à Nation pour :
-
m'acheter une paire de bottines repérée samedi et commandée
dans une pointure plus appropriée pour mes pieds ;
- donner le bib à l'aspirateur à bouffe qui fait office d'enfant
aux Natof, tailler le bout de gras avec la Nat et semer ici et là
des miettes de Roudor®, le gâteau qui s'émiette le mieux
au monde.
...Pendant ce temps-là, un petit mal-de-tête anodin (arnodin ?) se transforma en vilaine migraine. Arrivé à la maison vers 18h, j'avalai deux cachets et me couchai, me relevant seulement pour dîner et repartir de plus belle au lit. A l'heure où j'écris ces lignes, après environ 13h de sommeil, y a pas à dire : je pète la forme.
Nous entrerons dans le sous-sol quand nos aînés n'y seront plus. Nous y trouverons la poussière, oui oui, beaucoup de poussière. Petit nettoyage d'un tas de revues octogénaires avant de les stocker au sec, désossage d'un canapouts et acquisition d'un manteau moutarde de très belle facture cousu autrefois par F qui va encore démontrer ses talents en ralongeant les manches pour moi...
Le dévédé du jour : Les Rivières Pourpres
2. Jean Rimel et Benoit Magéno sont en proie à une
mystérieuse enquête (passez à la phrase suivante
si ne voulez pas connaître le synopsis ultra résumé)
: des moines sans tête, gonflés aux amphétamines, veulent
tuer Jésus et ses disciples, parce qu'un nazi veut récupérer
le livre écrit de la main de Dieu. C'est pas un peu tiré par
les cheveux la tonsure tout ça ?
Après une soirée entre diplômés en physique
et chimie, le diplômé en musicologie apprendra que :
La saponification est la réaction chimique transformant
le mélange d'un ester (acide gras) et d'une base forte en savon et
glycérol. Au cours de cette réaction, des corps gras sont
hydrolysés en milieu alcalin par une base, généralement
de la potasse (KOH) ou de la soude (NaOH), à une température
comprise entre 80 et 100 °C. La température élevée
sert à accélérer la réaction de saponification.
L'hydrolyse des corps gras produit du glycérol et un mélange
de carboxylates (de sodium ou de potassium) qui constitue le savon. La réaction
de saponification est la suivante :
CH2(OOC-R) - CH(OOC-R) - CH2(OOC-R) + 3 NaOH --> CH2OH - CHOH - CH2OH
+ 3 R-CO2-Na
soit : corps gras + NaOH (ou KOH) --> glycérol + savon
Et voilà mon bricoleur de F qui veut faire du savon. Mais non mais non, il ne ment pas, puisque tous le savent honnête.
F a choisi le jour des poilus pour se tondre. Ca frise l'irrespect.
Un ciel bleu sans commune mesure m'a extrait de ma tanière. Un ciel bleu et l'espoir de trouver une paire de bottines, mais trouver une paire de chaussures classiques à Paris c'est un peu la quête du Graal et je me suis... lacets. J'ai donc aterri chez Gibert pour y acheter l'album de The Organ et aussi le premier album de Shivaree en occasion à 3,70 euros. Et pas un centime de plus. Non il n'y a pas de faute de frappe : 3,70 !

L'album
de The Organ est donc très bien. Je ne promets pas de le réécouter
dans 15 ans ni même dans 15 mois avec le même plaisir mais dans
15 ans j'aurais peut-être le plaisir de le donner à la fille
d'Anne qui aura passé sa jeunesse à entendre Thomas Fersen
car Anne est amoureuse de Thomas Fersen, c'est en tout cas ce qu'elle a
dit à la serveuse en l'entendant dans le bar du bout de la rue des
Envierges. "Quel bout" me dîtes-vous ?
Enfin bon, elle est peut-être amoureuse de Fersen, mais c'est pas
lui qui l'a rendu comme ça, grosse belle et épanouie.
Tellement épanouie qu'on a mis deux plombes à grimper les
marches du parc de Belleville... C'est beau une femme enceinte ? Ha oui
mais c'est lent.
Comme d'habitude j'ai bien rempli ma journée, parce qu'il fallait colmater un vieux site avec du XHTML transitionnel, parce qu'une affiche ne se fait pas toute seule, parce que cuisiner un bon plat de pâtes demande du temps, parce que la machine à laver bayait au corneilles, parce que l'appel matinal pour un prochain entretien ne m'empêchait surtout pas de continuer à chercher un emploi, parce qu'une Anne enceinte a besoin d'une oreille amicale, parce mon dentiste devait réparer les dégâts causés par les sucreries qui me rappellent mon enfance, parce qu'il faut rester tendance et regarder le clip de Madonna sur le web... et comme Madonna n'a rien inventé j'ai réécouté la chanson "There's more to life than this" de Björk (10 ans déjà...). Et puis, il me fallait écouter quelque chose de complètement différent, et j'ai choisi Tarnation. C'est incroyable comme leur album "Gentle Creatures" n'a pas vieilli. Ce mélange de folk et de country est intemporel, mais avec le temps va tout s'en va alors ça faisait une paye que je ne l'avais pas écouté. Très mauvaise idée : c'est splendide. Non, pas splendide... heu... vite un dictionnaire des synonymes dégoulinants.
Au
milieu de ce monde de brutes aux fragrances de pneumatique fondu, il faut
se trouver des petits riens qui mettent du baume au coeur. Et des caries
aux dents. J'eus donc la bonne idée d'acheter un paquet de berlingots.
Enfermés dans un sac plastifié à la caisse du Nonoprix,
ils brillaient au milieu des nougats, des framboises, des coquelicots, des
violettes... bref, au milieu de tous ces bonbons qui me rappellent tant...
évidemment (j'en ai déjà parlé le 5 avril...)
ma mémé Raymonde. Elle avait toujours des bonbons dans une
belle boîte en métal, là-haut, sur la deuxième
étagère du meuble, au fond à gauche, derrière
la porte fermée par un petit crochet. C'était bien placé
: trop haut pour un petit garçon. Mais un jour, je fus assez grand
pour décrocheter la porte et attraper la boîte. Ce n'est pas
pour autant que je me servais en cachette : d'abord j'étais bien
élevé et ensuite... la boîte était posée
sur des verres. J'étais déjà, à l'époque,
maladroit, et la peur de casser un verre me retint longtemps.
L'odeur la plus caractéristique, parmi les berlingots, je la retrouvai
immédiatement en ouvrant le sac : l'anis. Il n'y en avait qu'un dans
le sac, mais son odeur surpassait les autres. Sa couleur aussi, verte parmi
les rouges, les jaunes et les oranges. Et quand vint son tour d'être
mis en bouche, je retrouvai immédiatement cette saveur logée
dans mes souvenirs, et je ressentis une impression étrange, un plaisir
délicieux à la première bouchée, proustien
évidemment, mais mâtiné des sentiments de Barbara quand
elle chantait que parmi tous les souvenirs ceux de l'enfance sont les
pires, ceux de l'enfance nous déchirent.
Décidément, cet automne est celui des retrouvailles... C'est aujourd'hui Fanny qui faisait un petit retour dans ma vie après un couple d'années sans voir ses cheveux blonds et sans se parler autrement que par courts messages sur répondeur. Moins longs dorénavant les cheveux. Plus longue, aujourd'hui, la conversation.
Dans la matinée, mon statut de chômeur de longue durée prenait un début de virage. J'avais rendez-vous avec un consultant dans le cadre d'un OPI sur lequel ma conseillère ANPE m'a inscrit (hop, je suis un bon point dans les statistiques...). Le consultant en question va m'aider à savoir si je fonce dans le mur en devenant freelance en 2006... puisque, je rassure mes lecteurs qui s'inquiètent pour moi, une mission m'attend peut-être en janvier. Mouais, enfin bon, l'adverbe "peut-être" serait bien sympa s'il s'eclipsait de la phrase. Affaire à suivre...
De
la Béart d'hier à la Béarnaise, il n'y a qu'un pas
que je saute allègrement pour annoncer la mise en ligne de la nouvelle
rubrique de ce site : les recettes
! C'est sous la forme d'un blog, un vrai, (ce qui n'est pas forcément
idéal pour des recettes mais ça me permet de tester Dotclear)
et vous avez donc le droit de laisser des commentaires (intéressants,
culinaires ou drôles). Evidemment c'est fait avec la complicité
de F.
Nous avions pris la délicieuse initiative d'improviser une sortie
ciné en cette Ste Sylvie, car voir un film macabre pour fêter
Sylvie ça pouvait caler un jeu de mot minable dans ce journal (sylvie
/ s'il vit... trop drôle d'humour). Le film macabre en question c'était
les Noces funèbres de Tim Burton, petit
bijou visuel pendant une bonne partie duquel je me suis demandé «Mais
à qui ressemble cette "corpse bride" ? ». Ah mais
c'est dingue, ça me rongeait le cerveau ce truc... ces yeux de biche
morte, cette bouche en cul de poule grippée... à qui ça
me faisait penser ?? Mon cerveau étant occupé à quelque
chose de compliqué, ça m'a évité de comparer
chaque scène à d'autres oeuvres de Tim Beurre-Tonne, ce qui
est pratique comme ça je vais pas tartiner des tonnes de beurre
commentaires et je vais arriver tout de suite à la réponse
: Emmanuelle Béart.
J'avais bien vu que CatPower passait en concert ce soir
dans le cadre du Festival des Inrocks avec 3 autres groupes. Plus forcément
au fait de la hype à pédale wahwah, j'avais haussé
les épaules, pensant dans ma tête à lunettes : "J'irai
voir CatPower une autre fois, je n'ai plus envie de ce genre de soirée
multi-groupes, elle va bien nous faire l'honneur d'un concert l'année
prochaine pour la sortie de son prochain album, en attendant je vais me
satisfaire en réécoutant sa fabuleuse version de "Satisfaction",
et puis sur son site il y a un extrait de son prochain album, un extrait
peut-être un peu trop produit ça frise la guimauve mais bon
c'est quand même de justesse si je ne sors pas mon mouchoir".
J'avais aussi vu sur lesinrocks.com (ce ".com" est de mieux en
mieux porté, d'ailleurs), que la rubrique "avant-Première"
du magazine causait de CatPower. J'ai donc acheté
le magazine parce qu'avec Cronenberg en couv et un CD en cadeau bonux, ça
valait le coup (4,50 euros quand même, passez-moi le mouchoir dans
lequel j'ai failli pleurer en écoutant CatPower).
Et j'en arrive à parler du CD en question, rempli de trucs insupportables
mais (il y a un "mais !") qui m'a foutu un grand coup dans les
dents. En effet, gros flashback avec le groupe "The Organ",
qui n'invente rien, mais qui, avec son mélange The Smiths / Throwing
Muses, m'a rappelé ma jeunesse, retrouvant les sensations d'autrefois
qui vous rendent limite extatique à l'écoute d'un morceau...
Or The Organ est en concert ce soir avec Catpower, c'est bien dommage et
je retombe sur mes pattes par rapport au début et je peux terminer
mon paragraphe.
Alors après la fin du paragraphe nous sommes allés au Domaine de Lintillac où nous avions réservé. Hum... où nous avions cru avoir réservé. Erreur de resto, notre table réservée se trouvait en réalité dans le 7ème, alors nous nous sommes rendus dans un resto italien tout proche repéré la dernière fois. Ca s'appelle "Le Cardinale", et pour 20 euros on a droit à un assez "bof pas mal mais bon bof" buffet froid et à un assez médiocre plat de pâtes (elles sont meilleures à la maison). Rapport qualité/prix catastrophique : à éviter, sauf si vous ne savez pas du tout cuisiner italien.
Bon allez... j'arrête mes palabres, je vais finir les étiquettes des pots de confiture...


Chère Karelle, je ne m'adresse par souvent directement à mes lecteurs sur ce site, mais aujourd'hui est un jour un peu particulier. En effet, c'est incroyable : j'ai vu aujourd'hui dans le métro... ton double ! C'est d'abord la chevelure que j'ai remarquée : mêmes longs cheveux bruns teints en acajou-rougeâtre attachés anarchiquement derrière en un chignon ébourriffé. La fille s'est alors retournée et elle avait un visage que je ne saurais décrire, mais c'était presque toi : elle souriait de telle manière que j'ai cru t'entendre rire en te moquant de qui tu sais... Et puis les vêtements : le même style, un pull noir laissant apparaître un top bordeaux (enfin bon mon vocabulaire en fringues de fille est assez limité, mais crois-moi ma p'tite Rakelle, tu mets ça parfois...). Voilà, aujourdhui j'ai eu l'impression de te voir, ça m'a fait bizarre, je me suis dit que j'aurais bien aimé te voir en vrai pour se moquer vraiment de qui tu sais en buvant un demi-citron à la terrasse du Café Chaud.
C'était
un peu la journée "revival" en fait, ce 3 novembre : j'avais
vu une fausse Karelle, et auparavant j'avais fait la tournée de quelques
bureaux du CIDJ pour revoir les anciens collègues et leur raconter
que blabla... chômage... blabla.. encore... et j'avais déjeuné
avec Gilles que je n'avais
pas vu depuis au moins 18 mois. Et alors là je vais faire un peu
de pub pour la trattoria où nous avons déjeuné d'une
ottima escalope (alla picata ?? Non sono sicuro del nome de quello piatto)
et d'un tiramisu absolument divin. C'est "Da Salvatore", 11, rue
tronchet dans le 9ème, au fond d'une tranquille galerie près
de la Madeleine. Et je ne dis pas qu'on y mange très bien
uniquement parce que ce sont les parents de Gilles qui la tiennent.
Mais n'oublions pas ici de souhaiter un joyeux anniversaire à Bubu qui vient de mettre un pied dans le monde magique des trentenaires, et voilà c'est tout.
73
000 morts au Pakistan, du chômage, des émeutes, un présidentiable
détestable, la privatisation d'EDF, des attentats par-ci par-là...
Alors on éteint France Info et on allume le gaz de chez GDF. Pour
un magret aux cèpes, afin de retrouver dans le déjeuner de
ce mercredi un peu des saveurs des jours précédents. Et puis
pour de la confiture de poires, parce que dans la valise d'hier il y avait
aussi de magnifiques poires, dorées, fermes, juteuses, parfumées,
délicieuses...
Dans quelques jours ou quelques semaines, on replongera notre nez dans les cèpes, non pas parce que le déréglement climatique en fera pousser à Noël, mais parce qu'on en a glissé dans le congélo qui fonctionne encore avec l'électricité d'EDF.
Mais n'oublions pas ici de souhaiter un joyeux anniversaire à Tof qui vient de mettre un pied dans le monde magique des trentenaires, et partons chez Laurent pour un dîner toujours aussi fameux. Même sans cèpes.
Du
flair, toujours avoir du flair. Se lever tôt pour aller trouver quelques
derniers cèpes. Et prévoir d'arriver vers 15h à Paris
pour éviter les bouchons. Du flair, nous en eûmes, plus que
le chien de Ginou qui lui a seulement mauvaise haleine. Mais quelle mauvaise
haleine ! Pour oublier l'odeur en question, nous nous ruâmes, dès
notre arrivée, sur les coings picto-charentais qui squattaient l'une
des valises. Le coing, ce n'est bon que cuit, particulièrement en
confiture, mais avant la cuisson il faut se battre un peu avec les fruits,
coriaces à découper. Très coriaces, alors j'essaie
de trouver un jeu de mots avec "coing", genre "ça
coing-ce", mais c'est nul. Tant pis...