François tenait à tout prix à se débarasser,
en bonne compagnie, d'un excellent foie gras fait maison,
et en deux coups de fil de cuillers à pot, Nathalie et moi organisâmes
la soirée. François tenait aussi à faire gôuter
à Luc un petit Rasteau de derrière les fagots, mais c'était
sans compter sur la concurrence déloyale de son Châteauneuf-du-Pape
qui déchirait sa race de pinard à 14°. Inspiré
par les cailles de Noël, F, lui, se mit en tête
de les farcir avec toujours autant de savoir-faire, mais avec une farce
faite maison qui confirma son statut de cordon-bleu. Restait à Fabienne
de franchir des sommets en mettant en émoi un autre de nos sens,
à savoir l'odorat, par l'apport d'un plateau de fromages et surtout
d'un Saint-Félicien qui offrait à nos assiettes toute la quintescence
lipidique d'un délicieux soupir *. Et c'est dans la joie, la bonne
humeur et le fraisier que se termina cette fichue année 2005.
Ce fut moins festif pour certains, la palme du salaud 2005 revenant à
un certain Ch., offrant à B. probablement le pire réveillon
de toute sa vie... On n'est pas là pour faire des histoires, mais
il y a des attitudes qui me font plus vomir que tout le gras que j'ai ingurgugité
pour ces fêtes.
La
palme du cadeau le plus original revient enfin à une boîte
de chocolats, elle-même en chocolat et représentant un tableau
de Klimt... Un bijou qu'il faudra malheureusement manger. Tiens, ça
mérite même un peu de pub... cliquez
!
* phrase à la noix.
PS. Belle année 2006 à tous ceux qui viennent lire ce journal.
Encore, encore, encore faire les boutiques pour les cadeaux en retard. C'est tellement débordé dans mon emploi du temps que ce n'est qu'aujourd'hui, bravant le froid polaire qui règne sur la capitale de la Gaule, que je vais acheter le cadeau de Noël pour Fabrice... et d'autres babioles pour X et Y. Direction le Printoche Nation, où j'erre assez longuement, empreint de moultes hésitations. Je jète un oeil de l'autre côté du cours de Vincennes en sortant du magasin, et comme il y a de la lumière au troisième étage, je passe faire un coucou au Natof. Un coucou rapide, il est déjà bien tard et ça crie famine à l'autre bout de la rue des Pyrénées et de mon oesophage.
Et les Natof dans tout ça ? Revenus, la veille, de leur périple familialo-charentais, leur appartement est un peu... mmm... rempli. Je me satisfais de voir qu'ils arrivent parfois à nous battre en bordélisation d'appartement. Évidemment, ils sont 3 dans un 2 pièces, eux, et surtout la Natofette est arrivée à un âge où il lui faut... un parc. Ouais, le truc d'1m50 de diamètre qui te ruine le peu d'espace libre dans un deux pièces déjà été sérieusement envahi par tout un tas d'objets hétéroclytes et colorés depuis l'arrivée du bidule en couche-culotte. Tiens d'ailleurs j'en profite pour faire un coucou à Isa qui va pondre un deuxième bidule un de ces quatre...
Je ne devrais pas rédiger ce journal pendant la pause-déjeuner
; même si la pause a été un peu plus longue que d'habitude
pour des raisons sans intérêts. Bref, mon blabla vite tapé
vers 13h45 a entraîné deux ou trois fautes mais surtout un
gros oubli. Car un coup de fil à Anne, hier, m'apprit qu'enfin la
petite rupello-polonaise répondant au prénom de Barbara
était née il y a quelques jours. Aaaaahhhhh... Ca y est, eux
aussi ils vont causer caca - grosnichons - laitenpoudre - couchestropchères
- dentsquipoussent - mômequibraille... Heureusement, maman gardait
des enfants en bas âge à la maison, alors sur ce genre de sujet,
j'arrive à tenir la conversation...
Je parlais de pause-déjeuner ? Ah oui car j'ai bossé aujourd'hui.
J'ai passé la journée à installer des logiciels ou
des mises à jour de Windows 2000 et d'I.E., à ranger mon bureau
encore envahi par les dossiers de ma précédeuhhhh... prédécess...
euh... de la fille que je remplace. Je lutte aussi depuis mon arrivée
du 9 décembre à avoir un clavier propre. Je ne sais pas comment
on peut arriver à un tel état de saleté crasso-beurkienne
sur, autour, voire sous les touches. Je ne suis pas un maniaque, mais là,
franchement, fraaannnchement, ça dépasse l'entendement

Fichus piafs... on peut dire que je les ai guettés ! A travers la fenêtre de la cuisine, le petit oiseau prêt à sortir de mon appareil photo, j'ai passé du temps à essayer de faire des photos nettes. Mais le double vitrage rendit le rouge-gorge flou. Néanmoins, je m'amusais bien à éudier leurs petites querelles pour quelques graines, les acrobaties des mésanges, les approches craintives du pinson et du merle gros mais pleutre, les actes de défense du moineau, l'appétit du rouge-gorge. Finalement, pour immortaliser ça correctement, je suis allé me geler les doigts dehors, planqué derrière le lilas. Mais trop frigorifié par des températures polaires, je n'en ai ramené qu'un cliché. Frileux, le reporter en ornithologie ?

J'avais commencé il y a quelques années à remplir
quelques cases de mon arbre généalogique.
Maman et moi nous étions plongé dans de vieux actes - de mariage,
de vente... - et nous avions assez rapidement reconstitué les chaînons
de mes ancêtres maternels, remontant ici ou là jusqu'au début
du XIXème siècle. Du côté paternel, en particulier
du côté de mon grand-père espagnol, les générations
restaient plutôt vides ; quelques noms cependant, comme ceux des parents
de ma mémé Lucette, cousins germains et 24 ans de différence
d'âge.
Aujourd'hui, il me reprit l'envie de creuser un peu dans l'histoire de la
famille après avoir jeté un oeil sur de vieilles photos scannées
par mon père... Qui était cet homme à la barbe si longue,
était-ce Marie-Thimoléon Gagnon ? Et ces gens sur cette photo
de mariage : j'y reconnais le visage émacié de mon arrière-grand-mère.
Maintenant que mes grands-parents ne sont plus là, il manque plein
de pièces au puzzle, plein de questions qui resteront à jamais
sans réponse. J'ai donc quelques regrets, adoucis par le fait que,
ma foi, ces recherches ne sont pas capitales... j'ai juste un peu de curiosité
à satisfaire.


Et zou, revoilà Noël... Avec ses immuables repas de famille
et cadeaux... Le genre de tradition absolument pas religieuse chez nous,
mais simplement familiale. Et incontournable.
Côté
repas, donc, on notera surtout une nouveauté : des cailles farcies.
Les pauvres avaient été décapitées hier par
mes soins et la lame d'un couteau, elles ont été... ben...
farcies... par F.
Côté cadeaux, encore une belle moisson... Pour nous : 6 très
jolies tasses à café, deux superbes vases gigognes et une
panière parfaitement bien garnie de produits du Sud-Ouest, deux belles
bouteilles de pineau. Et pour moi : le livre sur les affiches de Mucha (je
le lorgnais depuis si longtemps... ce fut une belle surprise) et le DVD/CD
For the Trees de CatPower (je le lorgnais lui aussi mais la surprise
fut moindre : c'était sur ma petite liste d'idées cadeaux).
Qui
dit beau ciel étoilé un 23 décembre à
23h, dit un fichu froid le 24 décembre à 9h30, et
une belle petite gelée blanche... Me voilà donc errant autour
de la maison, de bon matin, avec dans les mains mon appareil photo et à
l'esprit l'espoir de trouver de quoi illustrer ce journal hivernal... J'en
ferai d'ailleurs autant chaque matin... l'espoir fait vivre, dit-on. Mais
il refroidit.

F a une certaine influence sur cette maisonnée. Une influence musicale,
puisque l'on entendra la 40ème de Mozart pendant ce week-end et puisque
même les tournedos se voient grimper dessus par Rossini pour ce dîner
de Noël.
Nous avions tout d'abord prévu de nous rejoindre à la gare
de Saint-Pierre-des-Corps ; moi y allant en train après le boulot
et F s'y rendant en voiture, en partant relativement tôt de Paris
pour éviter les bouchons que Bison Fûté avait
meuglés... Seulement voilà, après une semaine bien
remplie au boulot, je pouvais partir plus tôt... dont acte. Aveuglés
par cette modulation d'horaires qui tombait - a priori - à pic, nous
partîmes donc de Paris en début d'après-midi. Pour le
coup nous avions eu une idée plus bovine que futée, car...
A 15h, nous étions sur le périph, vers la porte de Choisy.
A 16h, après avoir récupéré désespérément
la RN20 à Rungis, nous traversions Antony. A 17h, nous nous arrêtions
à Longjumeau pour faire le plein. A 17h45, nous entrions sur l'A10
à Allainville et allumions Autoroute FM qui annonçait un bouchon
avant Orléans : il allait falloir 1h pour faire les 40km précédant
la ville. A 19h15, après l'embranchement d'une autoroute quelconque
qui créait le bouchon en question, la voie était enfin libre,
et une belle autoroute nimbée d'un léger brouillard s'ouvrait
devant nous, dégagée... mais dégagée jusqu'à
la sortie 33, au sud de Niort, à cause d'un accident. Nous empruntâmes
donc la RN10 pour faire les 70 derniers kilomètres, et arrivâmes
sous ce beau ciel étoilé de Saintonge avec quelques 3h30 de
retard.
Décidément, je suis bigrement gâté ! F ayant encore eu quelques emplettes à faire du côté des dévédés, il a eu la bonne idée de me faire un autre petit cadeau, à savoir deux concerts de Sinéad O'Connor enregistrés en 1988 et 1990... Tout ça est bien loin de sa récente conversion au reggae. L'intérêt du dévédé, c'est d'abord d'avoir des versions un peu différentes et c'est ensuite d'entendre l'artiste en live mais ça c'est un peu classique comme remarque et on dira que je ne me creuse jamais la tête pour critiquer la musique. On me rétorquera de plus que la qualité de la voix n'a aucun lien avec le dévédé, on en connait qui trafique les voix ou qui chante en play-back (non, je ne citerai pas Madonna). Mais l'intérêt subsidiaire - c'est joli cet adjectif, non ? - c'est de voir que Sinéad a une dentition parfaite. Et ça, ça n'a pas de prix.
Le
Père Noël prend parfois de l'avance... et les traits de F. Superbe
surprise ce soir, en rentrant à la maison... Me voici donc avec une
splendiiiiide paire de chez Tiger. Je cite la marque sans
hésitation, car c'est vraiment de l'excellente qualité et
c'est tout près des Halles... et s'ils m'en offrent une paire je
peux distribuer des tracts en rampant... J'irais jusqu'au bout du mooondeeuuhh,
je me ferais teindre en blooonnddeeuuhhh, si tu me le demandêêêêhhh...
Vivement demain que je les porte !!
Au boulot, on bosse en musique. Un fond sonore, dont je fais assez facilement
abstraction, laisse flotter des mp3 dans l'ambiance sérieuse
du bureau. Globalement, la musique est pas mal, le premier jour il y a même
eu deux morceaux de Joy Division et une reprise par je ne sais pas qui de
She's lost control. Mais hier, c'est S qui a voulu mettre sa musique...
Il faut savoir que S déjeune chaque jour d'un plat à réchauffer
acheté au supermarché... Donc, quand elle inséra sa
compil perso dans le PC, j'osai un « j'espère que ta musique
n'est pas à l'image de ce que tu manges à midi ». Heureusement,
elle a de l'humour... mais moi, j'avais du flair pour le coup, car en dehors
du This Love de Craig Armstrong, le reste fut assez insupportable,
et franchement, mais alors franchement, quand Mariah Carey est arrivé
jusqu'à mes oreilles, j'ai dû lutter pour faire abstraction.
Carey-ment insoutenable. Rendez-moi Prokofiev !
Un
bien beau spectacle sur scène, avec du mouvement, des pointes de
couleurs, des lumières... et trois grosses oranges
bien réalistes qui mettent un peu de vivacité dans une deuxième
partie qui m'a un peu ennuyé. Car musicalement et vocalement, je
ne garderai pas un souvenir impérissable de cet opéra de Prokofiev,
l'amour des trois oranges, qui nous a emmené jusqu'à
Bastille en cette hivernale soirée de toute fin d'automne. Et puis
les contes de fées, moi... Bon, je précise un peu que la musique
est jolie, ça va, c'est pas du Messiaen non plus, mais bon, je préfère
rester à la maison écouter un des 170 CD de Mozart... Et puis,
autre aspect positif - je me contente de bien peu parfois - le dernier "ligne
8" (le journal de l'opéra) contient des petits personnages qui
vont bientôt être découpés ! J'en connais un -
moi - qui est impatient de retrouver le temps des soirées art
postal... Surveillez vos boîtes aux lettres...



La gouttière était à géométrie variable et elle remplissait donc plus un bidon que son rôle*. Accrochée au toit du cabanon, au fond du jardin, elle n'était pas très facilement accessible, et encore moins remplaçable... il allait donc falloir batailler. Et nous bataillâmes donc pendant près de deux heures, redressant ce bout, rabaissant celui-ci, rafistolant celui-là, testant le bricolage à grands coups d'arrosoirs, pour arriver au bout du compte à un résultat à peu près satisfaisant. Pfiou... Il faisait bien frisquet, de surcroît, ce qui n'apporta rien de bon à notre labeur. Pour preuve ces asticots encore bloqués dans la glace au beau (mais froid) milieu de l'après-midi...


Mais ce n'est qu'une fois dans la voiture que je découvris que ma sensibilité était réglée sur 400. Enfin, celle de mon appareil photo, j'entends.
*zeugma.
Ouf... Tout va beaucoup mieux qu'hier soir. Un petit tour sur un backoffice
Typo3 depuis chez moi, et je résou-lutionne les énigmes qui
m'ont bloqué quelques heures hier... à cause de fichiers javascript
qui avait été effacés. Mais pas par moi. Je me bats
ensuite avec un problème de css, et là mes lecteurs (oui,
vous là...) comprennent que c'est vraiment un boulot
de webmaster que j'ai trouvé, oui oui, intégrateur-développeur
pour être plus précis, comme c'est noté sur mon CNE.
Eh oui, j'ai apposé ma signature sur la troisième page d'un
Contrat Nouvelle Embauche (mmmm... le beau contrat pondu par un gouvernement
zélé). Pas eu trop le choix... Evidemment, j'aurais trouvé
un boulot pourri, mal payé, avec des collègues nazes et à
l'autre bout de la Région parisienne, le CNE ç'aurait été
la cerise moisie sur le gâteau rance, mais là, franchement,
je ne vais pas faire la fine bouche.
J'aurais un peu plus tendance à faire la fine bouche sur les manières
de faire des vendeurs sur ebay. J'ai bien reçu aujourd'hui la version
anglaise d'une BD de Ralf König, en bon état, mais avec une
dédicace pleine page, en rose fluo, de la part d'un(e) certain(e)
"M'n'M" pour un certain Roy. Pas gravissime, mais je n'aime pas
ce genre de mauvaise surprise qu'il est normal de préciser pour la
vente.
Et pour en rester sur des histoires de bouche, ce soir,
au dîner : duo de cucurbitacées à la salentine. Vous
prenez un petit potimaron et un petit potiron, vous vous mijotez une farce
(chapelure, fromage, lardon, olives, champignons, etc.) , vous tassez la
farce dans les moitiés de cucurbi et zou, chauffe Marcel ! Bientôt
chez Bécassine...
P.S. M'n'M... tu parles d'un surnom.
Ca a démarré sur les chapeaux de roues, ce nouveau boulot, alors pour limiter la casse des dead-lines de lundi, j'avais prévu un peu de travail ce week-end... Oui mais voilà, ben... ben j'ai oublié de m'envoyer mes fichiers par mail. C'est pas malin, hein ? Fouyaya, la journée de lundi va être bien remplie. Surtout de stress.
Après Jeff, c'est Philippe G qui me recontacte cette semaine, et
je comprends que mes connaissances d'autrefois, disparues de mon quotidien
suite à mes ruptures sentimentales ou professionnelles (ou suite
à un petit coup de balai relationnel), peuvent savoir à peu
près précisément ce que je deviens, alors que dans
l'autre sens, ben... ben non. J'ai beau penser de temps en temps à
tous ces gens que j'ai connus autrefois, ici ou là, je n'ai pas de
moyen de savoir ce qu'ils sont devenus. Ils ont été trop clairsemés,
je crois le vent les a ôtés... Pourtant, ça me plairait,
ça satisferait ma curiosité...
Alors, un coup de google, de temps en temps, mais peu de réponse
satisfaisante : beaucoup d'homonymes, beaucoup de "Aucune page ne contient
tous ces termes de recherche.". Cependant, j'appris ainsi que Patrick
F. était toujours dans l'immobilier, que Frédéric L.
faisait du basket il y a 3 ans dans le Lot-et-Garonne, que Julien P était
dorénavant chercheur... ou que mon vieux pote Olivier R. s'était
marié et qu'il s'était bien caché de me le dire.
Je
ne pensais pas ce que cela fût possible. F est aujourd'hui revenu
d'une enseigne culturelle au logo moutarde avec... non pas 5, non pas 10,
non pas 20 CD. 50 ? non plus... 100 ? non, non, non : 170
CD ! Oh, c'est facile, il suffit d'acheter l'intégrale de Mozart...
M'enfin, 170 CD dans leur petit emballage en papier, c'est quand même
impressionant. Il faudra surtout NE PAS être désordonné,
et ranger soigneusement un disque à sa place après l'avoir
écouté, car malgré le code couleur des petites jaquettes
(jaquinettes ?), ça va être le souk vite fait chez Wolfgang
si on ne fait pas attention.
F est aussi revenu avec 5 DVD - ah oui, ce n'est pas un gros consommateur
de produits culturels, mais aujourd'hui il a fait péter Michèle
Cotta les quotas. Vous permettez un pluriel francisé pour ce
mot latin ? Merci. Donc je disais qu'il a ramené 5 DVD, mais du Wagner,
à savoir Der Ring des Nibelungen. Ca m'a permis de me coucher
moins bête puisque Wagner et moi, à part l'air des Walkyrie...
Tatadaah-taaaahdaaaaaahh... Tatadaah-taaaahdaaaaaahh... Tatadaah-taaaaaahdaaaaaaaahh...
Tatadaah-taaaaaaaaahh... ça tombait d'ailleurs plutôt bien
d'écouter ça après mon rendez-vous chez mon stomato
au nom germanique et aux méthodes... mmmm... wagneriennes ?
... Ben oui, il faut quand même expliquer que, grâce à
mon stomato, j'ai découvert l'existence du nerf lingual... et surtout
le rôle qu'il jouait autrefois, avant l'extraction de mes dents de
sagesse, quand il faisait fonctionner sans problème la partie gauche
de ma langue, devenue insensible. J'ai aussi découvert l'existence
et le rôle du nerf mentonnier, qui inervait encore il y a 15 jours
la partie gauche de mon menton et de ma lèvre inférieure.
Erreur médicale et/ou coup de malchance ? Le docteur X est en tout
cas très mal à l'aise face à ce double problème
(légèrement handicapant et gênant mais relativement
supportable) qui ne disparaîtra qu'avec... de la patience, voire de
la chance. La suite du feuilleton dans 6 mois...
J'étais
allé à Momopritch plutôt qu'à la supérette
habituelle parce que les compotes de la marque Momopritch sont un excellent
rapport qualité-pritch. Mais quand, au rayon poissonnerie, la cliente
qui voulait du flétan a eu comme réponse "il est cher",
je me suis dit que le poissonnier était bougrement... mmm... mais
bougrement quoi d'ailleurs, à part tatoué ? Parce qu'après
tout, il avait raison le poissonnier : à plus de 24
euros le kilos, ça aurait fini en pugilat devant chez Ordralfabétix.
Les asiatiques sont quand même fortiches pour pondre des films visuellement
vraiment soignés (brrr... deux adverbes à suivre... moi je
ne suis pas fortiche pour faire de belles phrases ce soir). Je n'étais
pas vraiment branché par le film "The eye"
des frères Pang que F voulait regarder ce soir. Et puis, parce que
la blancheur de la photo m'avait attiré l'oeil, j'en ai jeté
un dessus - un oeil - et j'ai finalement pas mal scotché sur cette
histoire de fantômes. J'ai quand même déscotché
au bout d'un moment, parce que le film était devenu moins blanc et
trop tordu...
C'est
bien de se lever en avance, on prend son temps avant d'aller au boulot.
J'ai tellement pris mon temps que j'ai finalement pris du retard, et que
j'ai dû ruser pour en récupérer (du temps) sur la fin.
Je me suis donc vu faire pipi en me brossant les dents d'une main et en
me sêchant les cheveux de l'autre.
- Oui, je me brosse à nouveau les dents d'un air nonchalant depuis
hier.
- Oui, je me sèche les cheveux, car si c'est un peu mouillé
sous le couvre-chef, après, ça s'aplatit n'importe comment
et ça peut prendre une tournure ridicule. Ridicule.
- Et donc vous devez m'imaginer en train de faire pipi avec les deux mains
prises... c'est ça hein ? C'est bien, vous êtes perspipicaces.
Ca y est, j'ai enfin ajouté une nouvelle recette... De quoi se régaler même quand on ne peut pas mâcher.


Il faisait beau et froid ce dimanche, une belle journée d'hiver
en somme. Une belle journée pour un sympathique spectacle à
Clichy. Mais une belle journée gâchée par une joue trop
enflée pour être honnête.
Allons enflons de la partie... d'la joue le goître est arrivé.



Si je voulais verser dans le gore, je décrirais le goût de pâté pourri que j'ai eu dans la bouche quand l'abcès a crevé... Mais non, allez, je ne vais pas oser faire cela. Et puis ça s'est terminé aux urgences dentaires, à Port Royal, à 20h15... Trop glamour comme fin de belle journée. Sinon depuis tout va plutôt mieux du côté de ma joue... à part quelques restes de pâté.
Etre de retour dans la peau d'un gars qui bosse du lundi au vendredi, ça me plonge dans la communauté de ceux qui font leurs courses de Noël un samedi après-midi. Mais bon, par chance, je n'aurai pas fait la queue au Printemps Nation... parce que je n'aurai rien trouvé au Printemps Nation. Désastreux... Le rayon Hommes du magasin s'est amélioré, une célèbre marque espagnole à prix supportables s'y étant installé récemment, mais alors pour le reste, pas la peine d'y chercher des jouets ou des cadeaux déco, t'en repars bredouillement déçu comme un pêcheur de moules à Bamako.
Bien
sûr, il y avait eu les affiches, les programmes, les sites web créés
bénévolement, qui avait occupé mon esprit et mes journées.
Bien sûr, il y avait eu ma formation, en août, qui m'avait mis
le pied dans le monde de la vie active. Bien sûr, il y avait eu mes
activités plus ou moins bénévoles qui avaient rempli
ça et là mon journal, en septembre dernier par exemple.
Mais, depuis le 5 août 2004, tout de même, j'étais
demandeur d'emploi, avec tout ce que ça entraîne comme états
d'âme. Jusqu'à aujourd'hui. Bon bon bon, il y a la période
d'essai... mais on va croiser les doigts, parce que vous savez quoi ? J'crois
bien que j'ai trouvé le boulot idéal.
Bon, sinon, cette fois, c'en est trop. Sarko nous pond aujourd'hui que la
consommation de cannabis est une catastrophe nationale. Est-ce qu'on pourrait
lui organiser, ce voyage aux Antilles, avec passage par le triangle des
Bermudes ?
10h. Un appel. J'avais envoyé ma candidature hier soir. Pour un
entretien ? Ce matin ? Oui oui, pas de problème. En plus c'est rue
de la Chine, en 10 grosses minutes à pieds j'y suis.
11h30. Arrivée au XXbis rue de la Chine...
12h30. Je quitte le XXbis rue de la Chine, avec le sentiment que j'ai un
boulot au bout du nez...
14h. Retour au XXbis rue de la Chine, pour un test permettant de vérifier
si je ne suis pas une grosse bille qui ment sur son CV.
16h. Je quitte le XXbis rue de la Chine, j'ai un peu pataugé parce
que c'est quand même le stress tout ça mais bon j'ai confiance.
17h20. Un appel. Je commence demain. (Alors au départ
je voulais m'arrêter là, ça faisait une chûte
d'enfer, et puis j'ai quand même ajouté la suite...)
17h21. J'envoie un SMS à F.
17h22. J'appelle maman.
17h39. J'achète des poissons panés.
18h50. On ouvre une boîte de foie gras, parce qu'il y en a au frais
et parce que ça, je peux le mâcher.
21h52. J'achète un catalogue (tiré à 2500 exemplaires)
d'une expo de 1950 sur Cassandre. C'est pas donné mais, à
lire la description, c'est fabuleux...
22h05. J'ai appelé amis et famille, j'ai envoyé des e-mails,
j'ai annoncé la nouvelle par MSN... Flûte, il est trop tard
pour appeler Karelle...
L'attente dans la salle du même nom, afin de revoir le docteur G, me permet d'être enfin sûr d'une chose : je n'aurais jamais dû acheter ce gros bouquin sur le webdesign, qui coûte la bagatelle de 45 euros et qui part un peu dans tous les sens. En revanche, c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai pu feuilleter "Madame Figaro", avec en Une Bernadette Chirac et Jean-Claude Brialyly... J'ai failli les confondre... (Oh ça va, je plaisante... pfff...) Y a vraiment que dans ce genre d'endroit que je lis ce genre de magazine parce que sinon ça me file une de ces nausées. C'est quand même incroyable, ce fric à toutes les pages, et ça nous fait la morale avec Bernie Chichi et ses bonnes oeuvres. Appuyez-moi sur la joue docteur, que je pleure un peu... (Heureusement que je n'ai pas un vrai blog, y aurait des lecteurs du Fig'meuf qui perdraient leur temps à laisser des commentaires).


Elle a la foi, comme Bernie Chichi, mais elle en fait des chansons. Elle, c'est Sinead O'Connor, dont j'ai eu la bonne idée de réécouter le Universal Mother en préparant le déjeuner. Un album paisible, doux, comme une berceuse chantée à son fils, comme un chant liturgique. Mais au milieu, la colère : le simple mais puissant Red Football, simple et puissant comme la violence qu'il dénonce et Famine qui est un des rares rap que j'écoute sans broncher.
Bon anniversaire à ma soeurette Lili, mais aussi à Peter Buck (de REM), Philippe Bouvard (du petit théâtre de Bouvard), et Claude Chirac (du petit théâtre de Jacques Chirac). Reste à trouver un point commun entre ces quatre personnes pour faire plaisir aux astrologues. C'est l'occasion de se rappeler que Philippe Bouvard est encore en vie. En revanche, Gloria Lasso nous a quitté hier, c'est aussi l'occasion d'aller sur Emule pour écouter ses roucoulades fifties (en particulier avec Luis Mariano), avant que Dalida ne lui fasse une concurrence rude. Bon, dans le genre roucoulade, la palme revient toujours à Julio Iglesias accompagné par des espèces de guitares hawaïennes sur sa version de La Paloma. Allez, je vais écouter une reprise bien moins glouglouteuse, celle du rollingstonien Satisfaction par CatPower. Quoi, je nai jamais parlé de cette chanson ? Eh bien c'est simple, c'est l'antipode de la version d'origine, le refrain passant même à la trappe ; on en pleurerait presque, mais il vaut mieux ne pas pleurer sur cette chanson et réserver ses lacrymoneries pour d'autres titres du The Covers Record, tel Troubled Waters.
J'ai
enfin pris un peu l'air aujourd'hui, histoire de déposer mon arrêt
maladie aux Assedic. Ah mais oui mais oui, un demandeur d'emploi peut être
en arrêt maladie et c'est alors la sécu qui paye et pas les
Assedic. Bon, ça a été un peu tordu cette histoire
d'arrêt maladie, je ne l'ai récupéré que vendredi
soir, et à en croire cette paperasse, mon arrêt de travail
a commencé le 1er décembre. Donc d'après le stomato
j'étais en mesure de travailler le 30 novembre. Hi hi tu vas rire...
mais rire jaune, hein, parce que ça ne correspond pas à ma
déclaration faite jeudi aux Assedic, et puis rire jaune aussi parce
que depuis vendredi, les deux petites touches de jaune
qui coloraient mon visage sont devenues une grosse tâche, ma pomme
d'Adam est quant à elle bien violette,
je me demande même si je ne suis pas en train de me transformer en
drapeau du Bangladesh. En fait, le stomatologue, c'est comme une certaine
marque de yaourt : ce qu'il fait à l'intérieur se voit à
l'extérieur.
D'ailleurs à propos de yaourt, mon régime alimentaire étant un peu restreint en ce moment, j'ai trouvé un truc qui change un peu : le tarama. Sur de la mie de pain, c'est parfait... mais des petites bouchées de mie de pain, hein, parce que ma mâchoire ne s'ouvre que d'une quinzaine de millimètres...
F chante de mieux en mieux. Depuis qu'il a commencé les cours de
chant, depuis qu'il a compris comment soulever le voile du palais et surtout
depuis qu'il sait qu'il est baryton, il chante vraiment de mieux en mieux.
Parce que bon, avant il se croyait ténor, et il poussait des aigus
un peu... mmm... incertains. Donc il chante de plus en plus juste et donc
aussi, maîtrisant mieux toute cette petite technique, de plus en plus
fort. Oui, très fort, genre la morue voisine du dessus ça
doit lui masser la plante des pieds. Aujourd'hui, il a majestueusement soulevé
le voile du palais pour un air des Noces de Figaro, et donc je
vous invite tous à en faire autant... Allez, on soulève le
voile du palais. Et si vous n'y arrivez pas, essayez avec le poil du valet.
Ou le pal du voilé. Ou le poëlé du val... Hum... ça
contrepète fort ce soir.
Avec
un nom pareil, ça doit être japonais, je ne prend même
pas la peine de vérifier. Ca doit être japonais, hein, le sudoku
? Et le sudoku c'est sudoquoi ? C'est le cousin du carré magique,
et comme un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, jetez donc un oeil
sur l'illustration de droite. Vous voici donc face à 9 grilles de
9 cases, formant une grand grille. Dans chaque petite grille, vous devez
mettre les chiffres de 0 à 9, chaque chiffre ne devant se retrouver
qu'une seule fois sur chaque ligne et chaque colone de la grande grille.
Mmmmm.. un bon remue-méninges, ça fait du bien de temps en
temps. C'est en tout cas plus facile pour moi aujourd'hui de remuer les
méninges que la mâchoire.
Pas japonais mais hong-kongais, le film du soir s'appelle "infernal affairs" : un film policier avec des taupes dans chaque camp. Toujours mieux que des taupes dans le jardin, me direz-vous. Allez, à la troisième taupe, il sera 22h... bonne soirée.
Moi qui suis plutôt maigrichon et palichon, finalement, c'est plutôt follichon d'être bouffi et coloré. Bon, OK, les couleurs qui sont apparues ne sont pas comparables à un léger bronzage de fin de vacances... mais ça permet de changer de tête. En fait, si j'avais su, j'aurais subi cette opération juste avant le bal Interlope, j'aurais eu mon déguisement tout trouvé : du bleu sur la joue gauche, du violet sur les lèvres, du rouge et du jaune sur la pomme d'Adam... un petit costume muticolore bien assorti et hop, ni vu ni connu. Ou alors un short et un peignoir, genre boxeur après le combat.
Côté couleurs, y a aussi un superbe mauve sur le côté avant gauche des gencives, splendide ! Oh la la, par Saine Apolline et Sainte Tenaille, quand même, ils ont pas dû s'amuser pour m'arracher les ratiches.
Le
premier problème, suite à l'extraction des dents de sagesse,
c'est le maintien de la glace au bon endroit, sur les joues. Rester couché
et les coincer, les tenir en regardant un documentaire sur Amàlia
Rodrigues, les oublier et dormir... j'aurai donc essayé plusieurs
méthodes avant de bricoler un système constitué d'écharpes
et de mouchoirs, parce que les sacs de glace ont surtout la mauvaise idée
de glisser, voire d'être en contact avec mon pauvre cou qui n'a rien
demandé, surtout pas à être en contact avec un tel froid
puisqu'il n'est pas enflé, lui. Ah oui parce que je n'ai pas précisé
que je suis toujours enflé. Mais bon, si hier j'écrivais que
je ressemblais à Elephant Man, on pouvait se douter que la situation
ne serait pas revenue à la normale aujourd'hui. Enfin bon, l'intérêt
de mon système, c'est que j'ai les deux mains libres pour faire des
photos et taper sur les bambous et c'est numéro un. D'ailleurs en
voyant la photo, soudain, je pense à Alice Sapritch dans la Folie
des Grandeurs...
Le
deuxième problème c'est la bouffe. Le froid ayant un très
bon effet sur les différents symptômes post-opératoires,
il est de bon ton de manger yaourts ou compotes très liquides et
très froids. L'autre solution est la purée congélée
de chez Pipicacard, vendue en petits morceaux. Un petit morceau dans la
bouche, on laisse fondre, on se dit que c'est vraiment un plat divin et
on en reprend une deuxième bouchée. Au bout d'une heure, on
a donc mangé l'équivalent d'une demi-purée : faut pas
être pressé d'arriver au dessert.
NB. Inutile de préciser que mes soucis bucco-dentaires de petit occidental
bien nourri et bien au chaud ne sont RIEN à côté
du fléau qui fait toutes les Unes aujourd'hui...