Le journal de l'Arno - Nov. 2005

- Samedi 31 -

François tenait à tout prix à se débarasser, en bonne compagnie, d'un excellent foie gras fait maison, et en deux coups de fil de cuillers à pot, Nathalie et moi organisâmes la soirée. François tenait aussi à faire gôuter à Luc un petit Rasteau de derrière les fagots, mais c'était sans compter sur la concurrence déloyale de son Châteauneuf-du-Pape qui déchirait sa race de pinard à 14°. Inspiré par les cailles de Noël, F, lui, se mit en tête de les farcir avec toujours autant de savoir-faire, mais avec une farce faite maison qui confirma son statut de cordon-bleu. Restait à Fabienne de franchir des sommets en mettant en émoi un autre de nos sens, à savoir l'odorat, par l'apport d'un plateau de fromages et surtout d'un Saint-Félicien qui offrait à nos assiettes toute la quintescence lipidique d'un délicieux soupir *. Et c'est dans la joie, la bonne humeur et le fraisier que se termina cette fichue année 2005.

Ce fut moins festif pour certains, la palme du salaud 2005 revenant à un certain Ch., offrant à B. probablement le pire réveillon de toute sa vie... On n'est pas là pour faire des histoires, mais il y a des attitudes qui me font plus vomir que tout le gras que j'ai ingurgugité pour ces fêtes.

La palme du cadeau le plus original revient enfin à une boîte de chocolats, elle-même en chocolat et représentant un tableau de Klimt... Un bijou qu'il faudra malheureusement manger. Tiens, ça mérite même un peu de pub... cliquez !

* phrase à la noix.

PS. Belle année 2006 à tous ceux qui viennent lire ce journal.

- Vendredi 30 -

Encore, encore, encore faire les boutiques pour les cadeaux en retard. C'est tellement débordé dans mon emploi du temps que ce n'est qu'aujourd'hui, bravant le froid polaire qui règne sur la capitale de la Gaule, que je vais acheter le cadeau de Noël pour Fabrice... et d'autres babioles pour X et Y. Direction le Printoche Nation, où j'erre assez longuement, empreint de moultes hésitations. Je jète un oeil de l'autre côté du cours de Vincennes en sortant du magasin, et comme il y a de la lumière au troisième étage, je passe faire un coucou au Natof. Un coucou rapide, il est déjà bien tard et ça crie famine à l'autre bout de la rue des Pyrénées et de mon oesophage.

Et les Natof dans tout ça ? Revenus, la veille, de leur périple familialo-charentais, leur appartement est un peu... mmm... rempli. Je me satisfais de voir qu'ils arrivent parfois à nous battre en bordélisation d'appartement. Évidemment, ils sont 3 dans un 2 pièces, eux, et surtout la Natofette est arrivée à un âge où il lui faut... un parc. Ouais, le truc d'1m50 de diamètre qui te ruine le peu d'espace libre dans un deux pièces déjà été sérieusement envahi par tout un tas d'objets hétéroclytes et colorés depuis l'arrivée du bidule en couche-culotte. Tiens d'ailleurs j'en profite pour faire un coucou à Isa qui va pondre un deuxième bidule un de ces quatre...

- Jeudi 29 -

Je ne devrais pas rédiger ce journal pendant la pause-déjeuner ; même si la pause a été un peu plus longue que d'habitude pour des raisons sans intérêts. Bref, mon blabla vite tapé vers 13h45 a entraîné deux ou trois fautes mais surtout un gros oubli. Car un coup de fil à Anne, hier, m'apprit qu'enfin la petite rupello-polonaise répondant au prénom de Barbara était née il y a quelques jours. Aaaaahhhhh... Ca y est, eux aussi ils vont causer caca - grosnichons - laitenpoudre - couchestropchères - dentsquipoussent - mômequibraille... Heureusement, maman gardait des enfants en bas âge à la maison, alors sur ce genre de sujet, j'arrive à tenir la conversation...

Je parlais de pause-déjeuner ? Ah oui car j'ai bossé aujourd'hui. J'ai passé la journée à installer des logiciels ou des mises à jour de Windows 2000 et d'I.E., à ranger mon bureau encore envahi par les dossiers de ma précédeuhhhh... prédécess... euh... de la fille que je remplace. Je lutte aussi depuis mon arrivée du 9 décembre à avoir un clavier propre. Je ne sais pas comment on peut arriver à un tel état de saleté crasso-beurkienne sur, autour, voire sous les touches. Je ne suis pas un maniaque, mais là, franchement, fraaannnchement, ça dépasse l'entendement

- Mercredi 28 -

rouge-gorge

Fichus piafs... on peut dire que je les ai guettés ! A travers la fenêtre de la cuisine, le petit oiseau prêt à sortir de mon appareil photo, j'ai passé du temps à essayer de faire des photos nettes. Mais le double vitrage rendit le rouge-gorge flou. Néanmoins, je m'amusais bien à éudier leurs petites querelles pour quelques graines, les acrobaties des mésanges, les approches craintives du pinson et du merle gros mais pleutre, les actes de défense du moineau, l'appétit du rouge-gorge. Finalement, pour immortaliser ça correctement, je suis allé me geler les doigts dehors, planqué derrière le lilas. Mais trop frigorifié par des températures polaires, je n'en ai ramené qu'un cliché. Frileux, le reporter en ornithologie ?

mésange

- Mardi 27 -

J'avais commencé il y a quelques années à remplir quelques cases de mon arbre généalogique. Maman et moi nous étions plongé dans de vieux actes - de mariage, de vente... - et nous avions assez rapidement reconstitué les chaînons de mes ancêtres maternels, remontant ici ou là jusqu'au début du XIXème siècle. Du côté paternel, en particulier du côté de mon grand-père espagnol, les générations restaient plutôt vides ; quelques noms cependant, comme ceux des parents de ma mémé Lucette, cousins germains et 24 ans de différence d'âge.
Aujourd'hui, il me reprit l'envie de creuser un peu dans l'histoire de la famille après avoir jeté un oeil sur de vieilles photos scannées par mon père... Qui était cet homme à la barbe si longue, était-ce Marie-Thimoléon Gagnon ? Et ces gens sur cette photo de mariage : j'y reconnais le visage émacié de mon arrière-grand-mère. Maintenant que mes grands-parents ne sont plus là, il manque plein de pièces au puzzle, plein de questions qui resteront à jamais sans réponse. J'ai donc quelques regrets, adoucis par le fait que, ma foi, ces recherches ne sont pas capitales... j'ai juste un peu de curiosité à satisfaire.

- Lundi 26 -

Plume et gouttelettesGouttes d'eau sur un brin d'herbe

- Dimanche 25 -

Et zou, revoilà Noël... Avec ses immuables repas de famille et cadeaux... Le genre de tradition absolument pas religieuse chez nous, mais simplement familiale. Et incontournable.

Têtes de cailleCôté repas, donc, on notera surtout une nouveauté : des cailles farcies. Les pauvres avaient été décapitées hier par mes soins et la lame d'un couteau, elles ont été... ben... farcies... par F.

Côté cadeaux, encore une belle moisson... Pour nous : 6 très jolies tasses à café, deux superbes vases gigognes et une panière parfaitement bien garnie de produits du Sud-Ouest, deux belles bouteilles de pineau. Et pour moi : le livre sur les affiches de Mucha (je le lorgnais depuis si longtemps... ce fut une belle surprise) et le DVD/CD For the Trees de CatPower (je le lorgnais lui aussi mais la surprise fut moindre : c'était sur ma petite liste d'idées cadeaux).

- Samedi 24 -

Lierre geléQui dit beau ciel étoilé un 23 décembre à 23h, dit un fichu froid le 24 décembre à 9h30, et une belle petite gelée blanche... Me voilà donc errant autour de la maison, de bon matin, avec dans les mains mon appareil photo et à l'esprit l'espoir de trouver de quoi illustrer ce journal hivernal... J'en ferai d'ailleurs autant chaque matin... l'espoir fait vivre, dit-on. Mais il refroidit.

Chou gelée Brin d'herbe gelé

Roue dentée gelée Brrrrr....



F a une certaine influence sur cette maisonnée. Une influence musicale, puisque l'on entendra la 40ème de Mozart pendant ce week-end et puisque même les tournedos se voient grimper dessus par Rossini pour ce dîner de Noël.

- Vendredi 23 -

Nous avions tout d'abord prévu de nous rejoindre à la gare de Saint-Pierre-des-Corps ; moi y allant en train après le boulot et F s'y rendant en voiture, en partant relativement tôt de Paris pour éviter les bouchons que Bison Fûté avait meuglés... Seulement voilà, après une semaine bien remplie au boulot, je pouvais partir plus tôt... dont acte. Aveuglés par cette modulation d'horaires qui tombait - a priori - à pic, nous partîmes donc de Paris en début d'après-midi. Pour le coup nous avions eu une idée plus bovine que futée, car...
A 15h, nous étions sur le périph, vers la porte de Choisy. A 16h, après avoir récupéré désespérément la RN20 à Rungis, nous traversions Antony. A 17h, nous nous arrêtions à Longjumeau pour faire le plein. A 17h45, nous entrions sur l'A10 à Allainville et allumions Autoroute FM qui annonçait un bouchon avant Orléans : il allait falloir 1h pour faire les 40km précédant la ville. A 19h15, après l'embranchement d'une autoroute quelconque qui créait le bouchon en question, la voie était enfin libre, et une belle autoroute nimbée d'un léger brouillard s'ouvrait devant nous, dégagée... mais dégagée jusqu'à la sortie 33, au sud de Niort, à cause d'un accident. Nous empruntâmes donc la RN10 pour faire les 70 derniers kilomètres, et arrivâmes sous ce beau ciel étoilé de Saintonge avec quelques 3h30 de retard.

- Jeudi 22 -

Décidément, je suis bigrement gâté ! F ayant encore eu quelques emplettes à faire du côté des dévédés, il a eu la bonne idée de me faire un autre petit cadeau, à savoir deux concerts de Sinéad O'Connor enregistrés en 1988 et 1990... Tout ça est bien loin de sa récente conversion au reggae. L'intérêt du dévédé, c'est d'abord d'avoir des versions un peu différentes et c'est ensuite d'entendre l'artiste en live mais ça c'est un peu classique comme remarque et on dira que je ne me creuse jamais la tête pour critiquer la musique. On me rétorquera de plus que la qualité de la voix n'a aucun lien avec le dévédé, on en connait qui trafique les voix ou qui chante en play-back (non, je ne citerai pas Madonna). Mais l'intérêt subsidiaire - c'est joli cet adjectif, non ? - c'est de voir que Sinéad a une dentition parfaite. Et ça, ça n'a pas de prix.

- Mercredi 21 -

Mes nouvelles chaussuresLe Père Noël prend parfois de l'avance... et les traits de F. Superbe surprise ce soir, en rentrant à la maison... Me voici donc avec une splendiiiiide paire de chez Tiger. Je cite la marque sans hésitation, car c'est vraiment de l'excellente qualité et c'est tout près des Halles... et s'ils m'en offrent une paire je peux distribuer des tracts en rampant... J'irais jusqu'au bout du mooondeeuuhh, je me ferais teindre en blooonnddeeuuhhh, si tu me le demandêêêêhhh...

Vivement demain que je les porte !!

- Mardi 20 -

Au boulot, on bosse en musique. Un fond sonore, dont je fais assez facilement abstraction, laisse flotter des mp3 dans l'ambiance sérieuse du bureau. Globalement, la musique est pas mal, le premier jour il y a même eu deux morceaux de Joy Division et une reprise par je ne sais pas qui de She's lost control. Mais hier, c'est S qui a voulu mettre sa musique...
Il faut savoir que S déjeune chaque jour d'un plat à réchauffer acheté au supermarché... Donc, quand elle inséra sa compil perso dans le PC, j'osai un « j'espère que ta musique n'est pas à l'image de ce que tu manges à midi ». Heureusement, elle a de l'humour... mais moi, j'avais du flair pour le coup, car en dehors du This Love de Craig Armstrong, le reste fut assez insupportable, et franchement, mais alors franchement, quand Mariah Carey est arrivé jusqu'à mes oreilles, j'ai dû lutter pour faire abstraction. Carey-ment insoutenable. Rendez-moi Prokofiev !

- Lundi 19 -

L'amour des trois orangesUn bien beau spectacle sur scène, avec du mouvement, des pointes de couleurs, des lumières... et trois grosses oranges bien réalistes qui mettent un peu de vivacité dans une deuxième partie qui m'a un peu ennuyé. Car musicalement et vocalement, je ne garderai pas un souvenir impérissable de cet opéra de Prokofiev, l'amour des trois oranges, qui nous a emmené jusqu'à Bastille en cette hivernale soirée de toute fin d'automne. Et puis les contes de fées, moi... Bon, je précise un peu que la musique est jolie, ça va, c'est pas du Messiaen non plus, mais bon, je préfère rester à la maison écouter un des 170 CD de Mozart... Et puis, autre aspect positif - je me contente de bien peu parfois - le dernier "ligne 8" (le journal de l'opéra) contient des petits personnages qui vont bientôt être découpés ! J'en connais un - moi - qui est impatient de retrouver le temps des soirées art postal... Surveillez vos boîtes aux lettres...

- Dimanche 18 -

feuille de myrtillierasticots pris dans la glacepomme pourrie sur l'arbre

La gouttière était à géométrie variable et elle remplissait donc plus un bidon que son rôle*. Accrochée au toit du cabanon, au fond du jardin, elle n'était pas très facilement accessible, et encore moins remplaçable... il allait donc falloir batailler. Et nous bataillâmes donc pendant près de deux heures, redressant ce bout, rabaissant celui-ci, rafistolant celui-là, testant le bricolage à grands coups d'arrosoirs, pour arriver au bout du compte à un résultat à peu près satisfaisant. Pfiou... Il faisait bien frisquet, de surcroît, ce qui n'apporta rien de bon à notre labeur. Pour preuve ces asticots encore bloqués dans la glace au beau (mais froid) milieu de l'après-midi...

paysage francilien, soleil couchantoeil flou pris dans la voiture

Mais ce n'est qu'une fois dans la voiture que je découvris que ma sensibilité était réglée sur 400. Enfin, celle de mon appareil photo, j'entends.

*zeugma.

- Samedi 17 -

Ouf... Tout va beaucoup mieux qu'hier soir. Un petit tour sur un backoffice Typo3 depuis chez moi, et je résou-lutionne les énigmes qui m'ont bloqué quelques heures hier... à cause de fichiers javascript qui avait été effacés. Mais pas par moi. Je me bats ensuite avec un problème de css, et là mes lecteurs (oui, vous là...) comprennent que c'est vraiment un boulot de webmaster que j'ai trouvé, oui oui, intégrateur-développeur pour être plus précis, comme c'est noté sur mon CNE. Eh oui, j'ai apposé ma signature sur la troisième page d'un Contrat Nouvelle Embauche (mmmm... le beau contrat pondu par un gouvernement zélé). Pas eu trop le choix... Evidemment, j'aurais trouvé un boulot pourri, mal payé, avec des collègues nazes et à l'autre bout de la Région parisienne, le CNE ç'aurait été la cerise moisie sur le gâteau rance, mais là, franchement, je ne vais pas faire la fine bouche.

J'aurais un peu plus tendance à faire la fine bouche sur les manières de faire des vendeurs sur ebay. J'ai bien reçu aujourd'hui la version anglaise d'une BD de Ralf König, en bon état, mais avec une dédicace pleine page, en rose fluo, de la part d'un(e) certain(e) "M'n'M" pour un certain Roy. Pas gravissime, mais je n'aime pas ce genre de mauvaise surprise qu'il est normal de préciser pour la vente.

Cucurbitacées farcis Et pour en rester sur des histoires de bouche, ce soir, au dîner : duo de cucurbitacées à la salentine. Vous prenez un petit potimaron et un petit potiron, vous vous mijotez une farce (chapelure, fromage, lardon, olives, champignons, etc.) , vous tassez la farce dans les moitiés de cucurbi et zou, chauffe Marcel ! Bientôt chez Bécassine...

P.S. M'n'M... tu parles d'un surnom.

- Vendredi 16 -

Ca a démarré sur les chapeaux de roues, ce nouveau boulot, alors pour limiter la casse des dead-lines de lundi, j'avais prévu un peu de travail ce week-end... Oui mais voilà, ben... ben j'ai oublié de m'envoyer mes fichiers par mail. C'est pas malin, hein ? Fouyaya, la journée de lundi va être bien remplie. Surtout de stress.

- Jeudi 15 -

Après Jeff, c'est Philippe G qui me recontacte cette semaine, et je comprends que mes connaissances d'autrefois, disparues de mon quotidien suite à mes ruptures sentimentales ou professionnelles (ou suite à un petit coup de balai relationnel), peuvent savoir à peu près précisément ce que je deviens, alors que dans l'autre sens, ben... ben non. J'ai beau penser de temps en temps à tous ces gens que j'ai connus autrefois, ici ou là, je n'ai pas de moyen de savoir ce qu'ils sont devenus. Ils ont été trop clairsemés, je crois le vent les a ôtés... Pourtant, ça me plairait, ça satisferait ma curiosité...
Alors, un coup de google, de temps en temps, mais peu de réponse satisfaisante : beaucoup d'homonymes, beaucoup de "Aucune page ne contient tous ces termes de recherche.". Cependant, j'appris ainsi que Patrick F. était toujours dans l'immobilier, que Frédéric L. faisait du basket il y a 3 ans dans le Lot-et-Garonne, que Julien P était dorénavant chercheur... ou que mon vieux pote Olivier R. s'était marié et qu'il s'était bien caché de me le dire.

- Mercredi 14 -

170 !Je ne pensais pas ce que cela fût possible. F est aujourd'hui revenu d'une enseigne culturelle au logo moutarde avec... non pas 5, non pas 10, non pas 20 CD. 50 ? non plus... 100 ? non, non, non : 170 CD ! Oh, c'est facile, il suffit d'acheter l'intégrale de Mozart... M'enfin, 170 CD dans leur petit emballage en papier, c'est quand même impressionant. Il faudra surtout NE PAS être désordonné, et ranger soigneusement un disque à sa place après l'avoir écouté, car malgré le code couleur des petites jaquettes (jaquinettes ?), ça va être le souk vite fait chez Wolfgang si on ne fait pas attention.

F est aussi revenu avec 5 DVD - ah oui, ce n'est pas un gros consommateur de produits culturels, mais aujourd'hui il a fait péter Michèle Cotta les quotas. Vous permettez un pluriel francisé pour ce mot latin ? Merci. Donc je disais qu'il a ramené 5 DVD, mais du Wagner, à savoir Der Ring des Nibelungen. Ca m'a permis de me coucher moins bête puisque Wagner et moi, à part l'air des Walkyrie... Tatadaah-taaaahdaaaaaahh... Tatadaah-taaaahdaaaaaahh... Tatadaah-taaaaaahdaaaaaaaahh... Tatadaah-taaaaaaaaahh... ça tombait d'ailleurs plutôt bien d'écouter ça après mon rendez-vous chez mon stomato au nom germanique et aux méthodes... mmmm... wagneriennes ?

... Ben oui, il faut quand même expliquer que, grâce à mon stomato, j'ai découvert l'existence du nerf lingual... et surtout le rôle qu'il jouait autrefois, avant l'extraction de mes dents de sagesse, quand il faisait fonctionner sans problème la partie gauche de ma langue, devenue insensible. J'ai aussi découvert l'existence et le rôle du nerf mentonnier, qui inervait encore il y a 15 jours la partie gauche de mon menton et de ma lèvre inférieure. Erreur médicale et/ou coup de malchance ? Le docteur X est en tout cas très mal à l'aise face à ce double problème (légèrement handicapant et gênant mais relativement supportable) qui ne disparaîtra qu'avec... de la patience, voire de la chance. La suite du feuilleton dans 6 mois...

- Mardi 13 -

Cette photo n'a aucun rapport avec le contenu mais elle est jolie, non ?J'étais allé à Momopritch plutôt qu'à la supérette habituelle parce que les compotes de la marque Momopritch sont un excellent rapport qualité-pritch. Mais quand, au rayon poissonnerie, la cliente qui voulait du flétan a eu comme réponse "il est cher", je me suis dit que le poissonnier était bougrement... mmm... mais bougrement quoi d'ailleurs, à part tatoué ? Parce qu'après tout, il avait raison le poissonnier : à plus de 24 euros le kilos, ça aurait fini en pugilat devant chez Ordralfabétix.

Les asiatiques sont quand même fortiches pour pondre des films visuellement vraiment soignés (brrr... deux adverbes à suivre... moi je ne suis pas fortiche pour faire de belles phrases ce soir). Je n'étais pas vraiment branché par le film "The eye" des frères Pang que F voulait regarder ce soir. Et puis, parce que la blancheur de la photo m'avait attiré l'oeil, j'en ai jeté un dessus - un oeil - et j'ai finalement pas mal scotché sur cette histoire de fantômes. J'ai quand même déscotché au bout d'un moment, parce que le film était devenu moins blanc et trop tordu...

- Lundi 12 -

Sèche-cheveuxC'est bien de se lever en avance, on prend son temps avant d'aller au boulot. J'ai tellement pris mon temps que j'ai finalement pris du retard, et que j'ai dû ruser pour en récupérer (du temps) sur la fin. Je me suis donc vu faire pipi en me brossant les dents d'une main et en me sêchant les cheveux de l'autre.
- Oui, je me brosse à nouveau les dents d'un air nonchalant depuis hier.
- Oui, je me sèche les cheveux, car si c'est un peu mouillé sous le couvre-chef, après, ça s'aplatit n'importe comment et ça peut prendre une tournure ridicule. Ridicule.
- Et donc vous devez m'imaginer en train de faire pipi avec les deux mains prises... c'est ça hein ? C'est bien, vous êtes perspipicaces.

Ca y est, j'ai enfin ajouté une nouvelle recette... De quoi se régaler même quand on ne peut pas mâcher.

- Dimanche 11 -

ciel bleufumée de cheminée

Il faisait beau et froid ce dimanche, une belle journée d'hiver en somme. Une belle journée pour un sympathique spectacle à Clichy. Mais une belle journée gâchée par une joue trop enflée pour être honnête.
Allons enflons de la partie... d'la joue le goître est arrivé.

tymbalesmains du percussionistevioloncelle

Si je voulais verser dans le gore, je décrirais le goût de pâté pourri que j'ai eu dans la bouche quand l'abcès a crevé... Mais non, allez, je ne vais pas oser faire cela. Et puis ça s'est terminé aux urgences dentaires, à Port Royal, à 20h15... Trop glamour comme fin de belle journée. Sinon depuis tout va plutôt mieux du côté de ma joue... à part quelques restes de pâté.

- Samedi 10 -

Etre de retour dans la peau d'un gars qui bosse du lundi au vendredi, ça me plonge dans la communauté de ceux qui font leurs courses de Noël un samedi après-midi. Mais bon, par chance, je n'aurai pas fait la queue au Printemps Nation... parce que je n'aurai rien trouvé au Printemps Nation. Désastreux... Le rayon Hommes du magasin s'est amélioré, une célèbre marque espagnole à prix supportables s'y étant installé récemment, mais alors pour le reste, pas la peine d'y chercher des jouets ou des cadeaux déco, t'en repars bredouillement déçu comme un pêcheur de moules à Bamako.

- Vendredi 9 -

Déclaration unique d'embaucheBien sûr, il y avait eu les affiches, les programmes, les sites web créés bénévolement, qui avait occupé mon esprit et mes journées. Bien sûr, il y avait eu ma formation, en août, qui m'avait mis le pied dans le monde de la vie active. Bien sûr, il y avait eu mes activités plus ou moins bénévoles qui avaient rempli ça et là mon journal, en septembre dernier par exemple.

Mais, depuis le 5 août 2004, tout de même, j'étais demandeur d'emploi, avec tout ce que ça entraîne comme états d'âme. Jusqu'à aujourd'hui. Bon bon bon, il y a la période d'essai... mais on va croiser les doigts, parce que vous savez quoi ? J'crois bien que j'ai trouvé le boulot idéal.

Bon, sinon, cette fois, c'en est trop. Sarko nous pond aujourd'hui que la consommation de cannabis est une catastrophe nationale. Est-ce qu'on pourrait lui organiser, ce voyage aux Antilles, avec passage par le triangle des Bermudes ?

- Jeudi 8 -

10h. Un appel. J'avais envoyé ma candidature hier soir. Pour un entretien ? Ce matin ? Oui oui, pas de problème. En plus c'est rue de la Chine, en 10 grosses minutes à pieds j'y suis.
11h30. Arrivée au XXbis rue de la Chine...
12h30. Je quitte le XXbis rue de la Chine, avec le sentiment que j'ai un boulot au bout du nez...
14h. Retour au XXbis rue de la Chine, pour un test permettant de vérifier si je ne suis pas une grosse bille qui ment sur son CV.
16h. Je quitte le XXbis rue de la Chine, j'ai un peu pataugé parce que c'est quand même le stress tout ça mais bon j'ai confiance.
17h20. Un appel. Je commence demain. (Alors au départ je voulais m'arrêter là, ça faisait une chûte d'enfer, et puis j'ai quand même ajouté la suite...)
17h21. J'envoie un SMS à F.
17h22. J'appelle maman.
17h39. J'achète des poissons panés.
18h50. On ouvre une boîte de foie gras, parce qu'il y en a au frais et parce que ça, je peux le mâcher.
21h52. J'achète un catalogue (tiré à 2500 exemplaires) d'une expo de 1950 sur Cassandre. C'est pas donné mais, à lire la description, c'est fabuleux...
22h05. J'ai appelé amis et famille, j'ai envoyé des e-mails, j'ai annoncé la nouvelle par MSN... Flûte, il est trop tard pour appeler Karelle...

- Mercredi 7 -

L'attente dans la salle du même nom, afin de revoir le docteur G, me permet d'être enfin sûr d'une chose : je n'aurais jamais dû acheter ce gros bouquin sur le webdesign, qui coûte la bagatelle de 45 euros et qui part un peu dans tous les sens. En revanche, c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai pu feuilleter "Madame Figaro", avec en Une Bernadette Chirac et Jean-Claude Brialyly... J'ai failli les confondre... (Oh ça va, je plaisante... pfff...) Y a vraiment que dans ce genre d'endroit que je lis ce genre de magazine parce que sinon ça me file une de ces nausées. C'est quand même incroyable, ce fric à toutes les pages, et ça nous fait la morale avec Bernie Chichi et ses bonnes oeuvres. Appuyez-moi sur la joue docteur, que je pleure un peu... (Heureusement que je n'ai pas un vrai blog, y aurait des lecteurs du Fig'meuf qui perdraient leur temps à laisser des commentaires).

Métro Place MongeFuturs passagers de la igne 7

Elle a la foi, comme Bernie Chichi, mais elle en fait des chansons. Elle, c'est Sinead O'Connor, dont j'ai eu la bonne idée de réécouter le Universal Mother en préparant le déjeuner. Un album paisible, doux, comme une berceuse chantée à son fils, comme un chant liturgique. Mais au milieu, la colère : le simple mais puissant Red Football, simple et puissant comme la violence qu'il dénonce et Famine qui est un des rares rap que j'écoute sans broncher.

- Mardi 6 -

Bon anniversaire à ma soeurette Lili, mais aussi à Peter Buck (de REM), Philippe Bouvard (du petit théâtre de Bouvard), et Claude Chirac (du petit théâtre de Jacques Chirac). Reste à trouver un point commun entre ces quatre personnes pour faire plaisir aux astrologues. C'est l'occasion de se rappeler que Philippe Bouvard est encore en vie. En revanche, Gloria Lasso nous a quitté hier, c'est aussi l'occasion d'aller sur Emule pour écouter ses roucoulades fifties (en particulier avec Luis Mariano), avant que Dalida ne lui fasse une concurrence rude. Bon, dans le genre roucoulade, la palme revient toujours à Julio Iglesias accompagné par des espèces de guitares hawaïennes sur sa version de La Paloma. Allez, je vais écouter une reprise bien moins glouglouteuse, celle du rollingstonien Satisfaction par CatPower. Quoi, je nai jamais parlé de cette chanson ? Eh bien c'est simple, c'est l'antipode de la version d'origine, le refrain passant même à la trappe ; on en pleurerait presque, mais il vaut mieux ne pas pleurer sur cette chanson et réserver ses lacrymoneries pour d'autres titres du The Covers Record, tel Troubled Waters.

- Lundi 5 -

joue et cou jaunesJ'ai enfin pris un peu l'air aujourd'hui, histoire de déposer mon arrêt maladie aux Assedic. Ah mais oui mais oui, un demandeur d'emploi peut être en arrêt maladie et c'est alors la sécu qui paye et pas les Assedic. Bon, ça a été un peu tordu cette histoire d'arrêt maladie, je ne l'ai récupéré que vendredi soir, et à en croire cette paperasse, mon arrêt de travail a commencé le 1er décembre. Donc d'après le stomato j'étais en mesure de travailler le 30 novembre. Hi hi tu vas rire... mais rire jaune, hein, parce que ça ne correspond pas à ma déclaration faite jeudi aux Assedic, et puis rire jaune aussi parce que depuis vendredi, les deux petites touches de jaune qui coloraient mon visage sont devenues une grosse tâche, ma pomme d'Adam est quant à elle bien violette, je me demande même si je ne suis pas en train de me transformer en drapeau du Bangladesh. En fait, le stomatologue, c'est comme une certaine marque de yaourt : ce qu'il fait à l'intérieur se voit à l'extérieur.

D'ailleurs à propos de yaourt, mon régime alimentaire étant un peu restreint en ce moment, j'ai trouvé un truc qui change un peu : le tarama. Sur de la mie de pain, c'est parfait... mais des petites bouchées de mie de pain, hein, parce que ma mâchoire ne s'ouvre que d'une quinzaine de millimètres...

- Dimanche 4 -

F chante de mieux en mieux. Depuis qu'il a commencé les cours de chant, depuis qu'il a compris comment soulever le voile du palais et surtout depuis qu'il sait qu'il est baryton, il chante vraiment de mieux en mieux. Parce que bon, avant il se croyait ténor, et il poussait des aigus un peu... mmm... incertains. Donc il chante de plus en plus juste et donc aussi, maîtrisant mieux toute cette petite technique, de plus en plus fort. Oui, très fort, genre la morue voisine du dessus ça doit lui masser la plante des pieds. Aujourd'hui, il a majestueusement soulevé le voile du palais pour un air des Noces de Figaro, et donc je vous invite tous à en faire autant... Allez, on soulève le voile du palais. Et si vous n'y arrivez pas, essayez avec le poil du valet. Ou le pal du voilé. Ou le poëlé du val... Hum... ça contrepète fort ce soir.

- Samedi 3 -

sudokuAvec un nom pareil, ça doit être japonais, je ne prend même pas la peine de vérifier. Ca doit être japonais, hein, le sudoku ? Et le sudoku c'est sudoquoi ? C'est le cousin du carré magique, et comme un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, jetez donc un oeil sur l'illustration de droite. Vous voici donc face à 9 grilles de 9 cases, formant une grand grille. Dans chaque petite grille, vous devez mettre les chiffres de 0 à 9, chaque chiffre ne devant se retrouver qu'une seule fois sur chaque ligne et chaque colone de la grande grille. Mmmmm.. un bon remue-méninges, ça fait du bien de temps en temps. C'est en tout cas plus facile pour moi aujourd'hui de remuer les méninges que la mâchoire.

Pas japonais mais hong-kongais, le film du soir s'appelle "infernal affairs" : un film policier avec des taupes dans chaque camp. Toujours mieux que des taupes dans le jardin, me direz-vous. Allez, à la troisième taupe, il sera 22h... bonne soirée.

- Dents-dredi 2 -

Moi qui suis plutôt maigrichon et palichon, finalement, c'est plutôt follichon d'être bouffi et coloré. Bon, OK, les couleurs qui sont apparues ne sont pas comparables à un léger bronzage de fin de vacances... mais ça permet de changer de tête. En fait, si j'avais su, j'aurais subi cette opération juste avant le bal Interlope, j'aurais eu mon déguisement tout trouvé : du bleu sur la joue gauche, du violet sur les lèvres, du rouge et du jaune sur la pomme d'Adam... un petit costume muticolore bien assorti et hop, ni vu ni connu. Ou alors un short et un peignoir, genre boxeur après le combat.

Côté couleurs, y a aussi un superbe mauve sur le côté avant gauche des gencives, splendide ! Oh la la, par Saine Apolline et Sainte Tenaille, quand même, ils ont pas dû s'amuser pour m'arracher les ratiches.

- Jeudi 1er -

système D pour maintenir la glaceLe premier problème, suite à l'extraction des dents de sagesse, c'est le maintien de la glace au bon endroit, sur les joues. Rester couché et les coincer, les tenir en regardant un documentaire sur Amàlia Rodrigues, les oublier et dormir... j'aurai donc essayé plusieurs méthodes avant de bricoler un système constitué d'écharpes et de mouchoirs, parce que les sacs de glace ont surtout la mauvaise idée de glisser, voire d'être en contact avec mon pauvre cou qui n'a rien demandé, surtout pas à être en contact avec un tel froid puisqu'il n'est pas enflé, lui. Ah oui parce que je n'ai pas précisé que je suis toujours enflé. Mais bon, si hier j'écrivais que je ressemblais à Elephant Man, on pouvait se douter que la situation ne serait pas revenue à la normale aujourd'hui. Enfin bon, l'intérêt de mon système, c'est que j'ai les deux mains libres pour faire des photos et taper sur les bambous et c'est numéro un. D'ailleurs en voyant la photo, soudain, je pense à Alice Sapritch dans la Folie des Grandeurs...

purée congeléeLe deuxième problème c'est la bouffe. Le froid ayant un très bon effet sur les différents symptômes post-opératoires, il est de bon ton de manger yaourts ou compotes très liquides et très froids. L'autre solution est la purée congélée de chez Pipicacard, vendue en petits morceaux. Un petit morceau dans la bouche, on laisse fondre, on se dit que c'est vraiment un plat divin et on en reprend une deuxième bouchée. Au bout d'une heure, on a donc mangé l'équivalent d'une demi-purée : faut pas être pressé d'arriver au dessert.


NB. Inutile de préciser que mes soucis bucco-dentaires de petit occidental bien nourri et bien au chaud ne sont RIEN à côté du fléau qui fait toutes les Unes aujourd'hui...