J'avais
bien peur que ce journal de janvier ne se terminât sur une journée
vide, mais c'était sans compter sur F, qui tomba en panne d'essence.
En panne oui, mais à 50 mètres de la maison. La chance sourit
aux... eux.. flûantre, j'espérais trouver un proverbe, mais
je suis sec comme une nappe phréatique en 2050. 2030 ? Mmm... j'aurais
pas dû lire cet article alarmant sur le réchauffement climatique
qui s'accélère.
Bon, ben nous on termine janvier par un petit réchauffement de l'estomac,
en engloutissant des crêpes à une heure où
il serait plus sage d'aller dormir. Mmmm... avec la confiture d'orange de
tata Maria.... mmmm et avec la confiture de citron.... mmmm. Y pas à
dire : y a des dégoulinements (dégoulinages ?) plus jouissifs
que d'autres...
Mes journées de travail sont vraiment bien remplies. Le nez dans
le guidon, les doigts sur le clavier, je passerais tout mon temps assis
sur ma chaise si Dame Nature n'avait pas créé la miction et
la tasse à café.
Des journées de boulot bien remplies, j'ai connu ça autrefois
(d'ailleurs j'ai toujours connu ça, sauf peut-être à...
non non je ne vais pas citer de nom), mais cette fois ça a tendance
à dégouliner sur mon temps libre avec facilité, étant
donné qu'un intégrateur web... ben... ça peut intégrer
à la maison.
Mais ce soir, grâce à Bruno, ça n'a pas dégouliné ! Le Bubu est à Paris pour la semaine, et comme il est un peu trouillard (tellement trouillard qu'il donne des clopes sans rechigner aux taxeurs des rues) et un peu perdu dans les rues de Paris, il lui faut chaque soir un accompagnateur. Et ce soir c'est moi le chanceux accompagnateur, ravi de retrouver mon poitevin préféré pour aller boire deux anisettes à l'Amnésia (définitivement un point de chûte dès que Bubu ou Fabio viennent respirer l'air de Paris) puis pour aller manger chinois accompagné de F.
... Pfiou, y a des soirs où je ne suis pas inspiré pour raconter des événements extraordinaires ; la venue de Bruno étant un événement extraordinaire, n'est-ce-pas ?
Bon alors voilà, c'était un dimanche, alors on a fait du rangement, et puis j'ai travaillé, et puis on a refait du rangement, et puis j'ai re-travaillé, et aussi on a mangé une pizza (j'vous épargne les superlatifs, hein ?) et puis F il a loué American Beauty alors je devais travailler mais j'ai surtout regardé le film que j'avais déjà vu mais qui méritait un deuxième visionnage. Enfin bon au bout du compte j'ai pas mis le nez dehors de la journée et puis voilà, vers 23h02 j'ai lu la phrase suivante : il faut manquer de foi pour se livrer à la délation. Enigmatique, de prime abord... mais quand on y regarde de plus près...
Ca
a commencé par le besoin et l'envie d'aller chez Gibert, l'esprit
joyeux à l'idée d'aller acheter le nouvel album de Cat Power
et l'esprit léger à l'idée qu'après tout, je
peux me faire des petits plaisirs sans faire peur à mon banquier
- qui de toute façon est à Angoulême, faudrait peut-être
que j'ouvre enfin un compte en banque dans le quartier. L'esprit léger
et joyeux mais la tête raisonnable sur mes épaules aux trapèzes
peu développés, je n'ai acheté que 4 disques :
- The Greatest, de Cat Power, parce que son affreux
packaging rose fuschia et doré ne m'a pas rebuté ;
- University, de Throwing Muses, parce que ça
manque cruellement à ma discothèque, alors que ça a
ébloui mes années d'étudiants avec trois ou quatre
titres sur des enregistrements des émissions de Bernard Lenoir ;
- Days of Open Hand, parce que c'est le seul album de Suzanne
Vega que je n'avais pas et que pour 5,40€ je vous fais pas
un dessin ;
- La revancha del Tango, de Gotan Project, parce
que j'ai trois ou quatre ans de retard sur ce truc et que mieux vaut tard
que jamais.
F, lui, me fit une rude concurrence. D'abord par le nombre de ses achats, mais surtout par le simple fait d'avoir acheté le Magnificat de Bach, et faut pas pousser mémé dans les bac(h)s à fleurs, ça joue pas dans la même catégorie.
Ca
a continué par plein de choses, comme la nécessité
d'aller faire une course pour F (encore pris par d'autre obligations) à
la librairie musicale. Par le plus grand des hasards, mon regard se posa,
dans les rayons, sur un recueil de chansons de The Smiths
(avec les accords pour gratouiller un brin et pour se remettre un peu à
la guitare qui prend la poussière dans un coin). Rejoignant ensuite
Rambuteau par le chemin des écoliers, mon léchage de vitrine
continua par l'achat d'une jolie casquette et par la prévisible acquisition
du nouveau Ralf König : Suck my Duck. Un
König ENFIN en couleur, cela dit en passant, contrairement à
ma nouvelle casquette... et contrairement au dernier film de George Clooney,
en noir-et-blanc. Good Night, and Good Luck retrace l'histoire
de journalistes de CBS défiant, dans les années 50, les principes
et les méthodes du sénateur Mac Carthy. Honnêtement,
l'anti-communisme primaire et tous les amalgames castristo-stalino-dictato-pourris,
ça m'a toujours fait vomir. Mais au delà de l'intérêt
politique de la chose (ça a plu au Figaro), Clooney réussit
un film dépouillé du superflu, dans une ambiance enfumée.
Et c'est tout ? Non, il était 22 à la fin du film, et l'intérêt du MK2 "Quai de Seine" c'est qu'il y a le MK2 café alors on s'est boulotté un dessert (passable), les pieds dans le courant d'air mais la tête sous le système de chauffage de la terrasse.




PS. Ne pas confondre une bow window et une vache aquatique.
Ne
lisez pas ce premier paragraphe si vous comptez aller voir Don
Giovanni à l'Opéra Garnier...
Lorsque j'ai "étudié" Don Juan de Molière,
l'apparition du "Merveilleux" dans cette histoire banale (par
le biais de la statue du Commandeur qui entraîne le joli coeur aux
Enfers) m'avait vraiment turlupiné. Je trouvais le décalage
complètement impossible à digérer ; je n'étais
pas habitué à l'époque. Ce vendredi soir, vers 22h55,
c'est la statue elle-même qui fut impossible à digérer.
Car c'est le Commandeur lui-même (mort, rassurons-nous), encore tâché
de sang, la tête dans un cylindre, assis dans un fauteuil roulant
poussé par deux choristes portant un masque de Mickey, qui apparut
sur scène. Franchement ? Grotesque. Précisons que les masques
de Mickey font leur apparition bien avant. Le reste de la mise en scène,
moderne, était d'abord supportable : l'action se déroule dans
des bureaux (à la Défense ?) et Don Giovanni, en costume-cravate,
joue au séducteur aussi bien auprès des cadres supérieurs
en tailleur Donna Anna et Donna Elvira, qu'auprès de Zerlina, technicienne
de surface dans sa blouse verdâtre. Pourquoi pas. Mais tout de même,
le petit banquet dans les couloirs des bureaux (aaaahh ! c'est le coin cafétéria
?!) , c'est un peu... nouille. Sans parler de la vision du passage aux Enfers
de Don Giovanni : il est balancé par la fenêtre par toute l'équipe
des techniciens de surface (le choeur, quoi, si vous préférez).
Moralité : si à la fin du premier acte la mise en scène
me laissait indifférent, à la fin de l'oeuvre j'étais
plutôt navré.
A partir de là, tout le monde peut lire...
Bon, voilà, c'est Michael Haneke qui s'essaie à
la mise en scène d'opéra, et c'était donc ce soir la
première de Don Giovanni. J'y étais
en compagnie de Béatrice, et nous pûmes blablater de nos vies
professionnelles durant l'entracte (F était pris par d'autres obligations).
C'était ma première première, et j'ai bien aimé
les "oouuuhhh" luttant contre les "bravo ! bravi ! "...
un peu à la fin du premier acte, et beaucoup plus à la fin,
surtout quand Haneke fit son apparition sur scène.
Et la musique de Mozart ? Aaaahhh la musique : un vrai plaisir. Je crois
que des opéras que j'ai vus, j'ai entendu, ce soir, mon préféré.
Allez, le prochain, c'est Rigoletto, et c'est
le 1er mars.
La bonne nouvelle, c'est que j'irai au concert de Cat Power en bonne compagnie. Le prix effarant des places n'a pas rebuté les asniérois.
La bonne nouvelle c'est que Cat Power est en couv' des Inrocks mais à l'heure qu'il est je n'ai toujours pas lu l'article, en revanche j'ai écouté la compil offerte avec le numéro et franchement, je ne sais pas si je deviens has been ou encore plus musicalement exigeant qu'avant, mais ça m'a pas émoustillé. M'enfin sur le blog de Matoo il y a Jeff Buckley qui chante ça accompagne assez bien la beauté des amaryllis dont deux fleurs sont enfin ouvertes.
La bonne nouvelle c'est que je vais courir, demain ou samedi, acheter le nouvel album de Cat Power.
La bonne nouvelle c'est que le nouvel album de Ralf König vient de paraître. Y a pas que Cat power dans la vie, quoi...
La
crainte. C'est bien la crainte qui nous étreint ce soir. Car le visionnage
de dévédé entraîne d'inquiétants fri-grri-toc-frrri-grir
dans la musique. Le 4ème acte du Ring de Wagner fut donc frigrritocfrigrirté
et les musiques du Château dans le Ciel
aussi. Si un plombier ou un technicien en électro-ménager
pouvait nous dépanner et nous rassurer sur l'état du lecteur
de dévédé ce serait bien, et si un critique ciné
pouvait nous expliquer l'engouement de la plèbe et des médias
pour ce film, ce serait vraiment adorable, parce que franchement, ok j'étais
lessivé et j'aurais mieux fait d'aller dormir mais bon c'est tellement
tellement moins bien que Steam Boy ou Le Château ambulant.
J'avais
appris en cette fraîche après-midi, de la bouche de mon ophtalmo,
que je ne me ferais jamais opérer de la myopie : cornée
trop plate. Je n'en avais pas l'intention donc franchement : ranafout'.
En revanche, peut-être passerai-je bientôt le cap des lentilles
; ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait (l'effet que ça
fera, surtout, d'être débité de 90 euros pour deux ou
trois visites dans la même journée chez l'ophtalmo). Enfin
bon, heureusement, elle ne m'a pas maltraitré les yeux aujourd'hui,
ce qui m'a bien arrangé parce que sinon que je n'aurais pas pu pleurer
devant le grand écran de l'avenue Belgrand.
Pleurer devant un film ? La fois la plus mémorable, c'était
en regardant Sur la route de Madison, un soir, assis sur une chaise
en formica marron de la cuisine de mon appartement de l'avenue Normandin
à La Rochelle. Mais j'étais seul et bien peinard devant ce
magnifique mélo qui remplissait à point son rôle lacrymogène,
le projectionniste n'allumant pas la lumière à la première
seconde du générique de fin (comme ce fut le cas ce soir,
ne laissant pas le temps de se dissiper à la boule au fond de la
gorge, là, oui oui là). Pourtant, le dernier plan du film
était le plan de trop, trop guimauve, trop dernière couche,
trop "allez, un dernier pour la route"... Et le film ? Ah oui
ça s'appelle Brokeback Moutain (en France,
il y a un crétin, à l'issue d'un brainstorming, qui a décidé
d'appeler ça le secret de Brokeback Mountain). Toute la
sphère médiatique en parle depuis des semaines, pas la peine
de répéter que ça raconte l'histoire de deux types
qui se retrouvent dans la montagne pour garder des moutons, que les deux
types tombent amoureux l'un de l'autre et que ça va pas être
facile à gérer tout ça. Je retiendrai surtout une chose
du film : comment un spectateur peut-il rire devant ce qui est peut-être
la scène la plus triste (la plus réaliste ?) du film, où
la femme d'Ennis voit ce qu'elle n'aurait pas dû voir, et où
la souffrance qui travers son esprit et son corps à ce moment-là
est tellement opressante que rester digne tient du miracle ?
Et comment passer des larmes au rire ? En terminant la soirée avec
nos compagnons de ciné, Sandrine et Christophe, dans un très
bon resto asiatique.
NB. Je travaille définitivement beaucoup trop : j'ai laissé
une faute et oublié un bout de phrase dans la - pourtant courte -
note d'hier.
Bon alors c'est la fête aux Barnard et l'anniversaire de Jeanne Moreau, et si j'étais à la mode je ferais un journal sonore avec des mots bizarres comme "podcast" ("Podcaster" c'est inclure un média sonore dans la note de son blog - ndla), comme ça je glisserais une imitation de Jeanne Moreau dans les Rois Maudits. Et si on attribuait les trophées des podcast, on aurait les podcast or.
... Voilà ça ne me fait même pas rire, pourtant ça fait un jeu de mot : peau d'castor. Pfff... Je travaille trop...
F absent la journée, alors petit visionnage en solo de Gouttes d'eau sur pierres brûlantes de François Ozon, trouvé hier pour la modique somme de 4 euros. Vu il y a plusieurs années, j'avais adoré. Aujourd'hui, une fois la surprise passée, je lui ai trouvé quelques longueurs, mais j'ai encore savouré le cynisme de Bernard Giraudeau, l'accent fragile de Anna Thomson et cette sorte d'ambiance naïve et nonchalante brusquée par le sexe, les disputes et une invraisemlable scène de danse (de salon ?).
F de retour le soir, alors petit visionnage en duo de Lemming. Les lemmings sont des rongeurs qui m'ont fait passer des heures et des heures devant mon PC il y a bien longtemps, à cause d'un jeu répondant au nom de... ben.. Lemmings. Ce soir, un seul lemming nous a fait passer deux heures un peu inquiétantes, mais pas assez. Au début, on plonge assez bien dans l'ambiance, Charlotte Rampling y étant pour beaucoup. Et puis, il faut croire le ridicule rongeur en question vient un peu gâcher l'ambiance mais au bout d'un moment, ben... on n'y croit plus trop, le cul mal mis entre les deux chaises du rêve et de la réalité. Qui a osé comparé à Lost Highways ?
De multiples contraintes (régime, contenu du frigo, manque de temps,
etc.) obligaient un peu nos estomacs à cuisiner un peu toujours la
même chose ces derniers temps, en particulier du colin avec des poireaux
(deux soirs de suite... une troisième fois et je sombre dans une
irréversible dépression). Petite vengeance ce midi avec l'idée
divine de F de faire une pizza. Bon évidemment, quand un italien
dit "fare la pizza", c'est "je te fais une pâte à
pizza qui déchire" et "par-dessus je mets ce qu'il faut
au moment où il faut et tu vas pleurer de bonheur". Au final,
la gourmandise étant un péché, nous fûmes punis
: trop impatients de voir refroidir notre part, on s'est bien brûlé
le palais. Mais qu'est-ce-qu'on s'est régalé...
On s'est également régalé au cinéma, le soir venu, avec Mme Henderson présente. C'est le nouveau film de Stephen Frears, tiré d'une histoire vraie : Mme Henderson, devenue veuve, achète un théâtre, et met un peu de nouveautés dans le London du music-hall. C'est léger, c'est drôle, c'est triste, c'est coloré... Aaahhh...
On
peut affirmer sans détour que, depuis que F a sorti le nez du travail,
le lecteur de dévédés tourne - et va tourner - à
plein régime.
Un classique de la Science-Fiction dès le retour du boulot, avec
La Guerre des Étoiles. Un classique pour beaucoup, mais
un premier visionnage pour moi : je ne ferai pas ici la liste des oeuvres
cinématographiques incontournables et/ou cultes que je n'ai jamais
vus, sinon on va y passer trois plombes.
Après dîner, on passe du côté obscur du cinoche,
avec l'Empire des loups. Alors ça part plutôt bien,
mais après ça devient complètement n'importe quoi,
tellement n'importe quoi que ç'aurait finalement fait un court-métrage
à peine regardable. Bon en résumé y a une fille elle
se souvient pas de son mari mais elle voit des monstres alors elle va chez
le psy mais pas loin d'ici y a un jeune flic qui enquête sous la pluie
comme dans Seven parce qu'il y a des filles mutilées alors
il fait appel à Jean Renouille qui a une sale gueule de gros con
(pléonasme) mais qui connait bien le milieu clandestin turc et dans
le métro il évite d'être écrasé par un
métro long comme trois TGV alors en fait la fille du début
elle a été au coeur d'une expérience que même
que c'est la brigade anti-terroriste qui a fait ça alors elle va
dans un cimetière chercher de la cocaïne où elle retrouve
Jean Renouille et même le jeune flic il est trop fort il les suit
partout jusqu'en Turquie et c'est fini.


Entre
deux batailles, il faut reprendre des forces. Non non, je ne suis pas en
train de lire une biographie de Napoléon, mais F a simplement regardé
aujourd'hui la trilogie du Seigneur des Anneaux.
Oui oui : les trois dans la journée ! Personnellement, je n'ai pas
vu le premier - je travaillais pendant ce temps - mais j'ai vu une bonne
partie du deuxième et, pris par les aventures de Frodon, Aragorn
et Cie, j'ai eu le courage et l'envie de regarder les 3h10 du troisième
dévédé. Je ne comprenais pourtant pas tout (jamais
ô grand jamais attiré par ce genre de lecture), mais bon, j'avoue
que toutes ces bastons, j'aime bien... et il y en a une pelletée.
Au milieu de tout ça, donc : reprendre des forces. Et mordre avec
plaisir dans les bouchées à la crevette, l'omelette chinoise
et la brochette de poulet. C'est en revanche avec condescendance que je
lorgnais les petits pois dans le riz, poussant sur le bord de l'assiette
ces petites choses vertes et négligeables. J'aurais alors dû
m'inspirer des films et... leur fracasser la tête.
Deux ingrédients assez incontournables dans nos repas ont prix un bon bain de jouvence aujourd'hui. Des tomates séchées, d'abord, mises à mariner dans de l'huile d'olive (avec origan, câpres, menthe...), et des câpres, sortis de leur gros sel pour plonger dans un bon vinaigre fait maison. De quoi agrémenter prochainement les salades ou les plats de pâtes. Bon les câpres, ce n'est pas ce qui manque a casa, mais les tomates séchées commençaient à faire défaut, même si nous les consommons de préférence en été et qu'en ce moment c'est l'hiver alors bon on va pouvoir attendre un peu de toute façon il est nécessaire d'attendre qu'elles marinent hélas ah... reste encore dans mes bras.
« Ca t'amuse de faire des phrases super longues sans virgules ? », me demanda F l'autre jour. Oui, ça m'amuse.
Aujourd'hui, c'est la Ste Marie-Souillon. Mais non, mais non, petit lecteur aux yeux ronds d'étonnement, ne te rue pas sur ton calendrier des pompiers et va plutôt vérifier chez Nonal, sur son calendrier du chieur, que le 27 mars sera le jour de St Prépuce. Et n'hésite à aller voir les rubriques suivantes pour comprendre comment toi aussi, petit lecteur plein de malice, tu peux faire des propositions pour compléter le calendrier.
Les primevères pointent (déjà) le bout de leur nez
rose. Nous, ce furent nous joues qui rosirent. De honte, en participant
un peu au réchauffement climatique, et de chaleur avec un petit feu
pour brûler de nombreux branchages découpés et entassés,
souvenons-nous, l'an passé.






-
Alors Maryse, quel est l'objet suivant ?
- Un rolling-cutter, Pierre.
- Un rolling-cutter ? Ah bon ? Je connais les Rolling Stones, mais le rolling
cutter qu'est-ce donc que c'est donc ?
- C'est un cutter qui découpe aussi la pizza en pointillé.
- Merci Maryse. Objet suivant ?
- Une planche à découper le papier.
- Aaaahhh... Et qu'apporte-t-elle de plus qu'une planche à découper
le gigot ?
- Ben elle résiste aux coups de cutter.
- Même aux coups du rolling-cutter j'imagine...
- Tout à fait, Pierre.
- Merci Maryse et à la semaine prochaine pour un nouveau l'Arno-Achats.
Désalée, mélangée à de l'ail, de l'oignon et des câpres, la morue fit un excellent déjeuner préparé par F. L'odeur de la morue, ça fait toujours "cling !" dans mon cerveau, et ça me fait penser à celle que mémé cuisinait (sans câpres). Je n'aimais pourtant pas l'ail à l'époque (sauf dans le saucisson) mais ce plat était un délice. Celui d'aujourd'hui, servi lui aussi avec des pommes-de-terre, me mit tout autant en joie.
Et pourtant, la morue c'est meilleur avec du riz, car comme chacun sait : morue, du riz, tu salives tant.*

Je
ne sais pas quelle est la chanson la plus longue jamais enregistrée.
En tous les cas, avec son bluesy Willie DeadWilder
de 18 minutes et 17 secondes, Cat Power atteint des sommets, peut-être
un véritable hommage aux bluesmen de jadis qui faisait probablement
des chansons aussi longues que tristes, qui faisaient surtout des chansons
avec des vraies histoires dedans. Avant ça, j'avais plongé
de longs mois en arrière, en écoutant Bernard Lenoir sur franceinter.com
pendant des petits découpo-pinturlurages. Et pendand l'émission
de Lenoir on a entendu Anaïs. Vous en aviez entendu parler, vous, d'Anaïs
? Moi non, enfin si, j'ai aperçu le nom dans un magazine ou un truc
comme ça, mais en fait ça a l'air d'être la hype
du moment... Faut qu'j'me renseigne... Parce qu'en plus, Anaïs, ç'aurait
été mon prénom** si j'avais été capricieuse
une fille et vous liriez le journal de l'Anaïs et finalement ça
ne changerait pas grand chose.
* c'est tiré par les écailles, hein ? yep mais qu'est-ce que ça me fait rire...
** Annabelle aussi peut-être je crois.
Sacrebleu, on est déjà le 12 et ça trainasse des semelles du côté des cartes de voeux... Quelques-unes envoyées par e-mail dès les premiers jours mais depuis... nib. Bon, mes soirées sont pas mal prises par quelques occupations bénévoles voire professionnelles (mouais... dis-je en faisant la moue), mais là, faut se secouer...
Quand j'arrive à sortir le nez du boulot, z'allez rire, c'est pour faire des mp3 à partir de mes disques pour... les emmener au boulot et avoir un peu de nouveautés dans le fond musical. Pfff... vivement la retraite.
Le sol était glissant ; le soir tomba.
... Ce n'est pas de moi, c'est de... de... flûtche ! J'ai oublié ! C'est Philippe M qui m'avait rapporté cette amusante citation littéraire faisant bon usage du point-virgule. Il me l'avait sûrement rapporté au cours d'un dîner un peu trop arrosé chez Paul après deux anisettes bien (trop) dosées.
Les marches du passage des Soupirs, elles aussi, étaient glissantes. Il avait plu. Agrippant vigoureusement la rampe pour ne point choir de ma glissade, c'est au bras que j'ai eu mal. J'ai ensuite essayé de faire bon usage du point-virgule, moi aussi, pour un peu de mise en page et d'arrachage de cheveux sur des règles typographiques un peu tordues et puis voilà mes paupières tombèrent.
Aujourd'hui, j'ai envoyé deux plis rembourrés de papier-bulles, la nouvelle année étant l'occasion de replonger dans l'art postal et/ou d'envoyer des petits cadeaux, musicaux en l'occurence. J'espérais, en allant à la poste, acheter des timbres de collection pour agrémenter mes enveloppes. Mais la queue m'a refroidi et j'ai utilisé la machine à affranchir...
Repartant
plus léger de deux plis sous bulles, j'étais tout de même
un peu triste de ne pas avoir acheté de jolis timbres. Mais arrivé
à la maison je me suis rué sur laposte.fr
où l'on peut acheter des timbres en ligne... et où ils font
gentiment cadeau des frais de port à partir de... 40 euros. Sont
un peu radins, les bougres, m'enfin ce n'est pas une denrée périssable
alors z'y va l'Arno : 2 timbres comme ci, 3 comme ça, non pas celui-ci
il est moche, un bloc machin... et hop, 40,80 euros de timbres. C'est bien
ce genre de dépense : ça me fait plaisir et ce n'est pas de
l'argent jeté par les fenêtres.
Typo3 est un CMS (Content Management System - Système de gestion
de contenu). C'est un peu le cousin de SPIP mais avec un gros QI et des
gros bras. C'est surtout, pour ne pas trop user de métaphores, un
outil très performant et complet, mais surtout, de prime abord très
complexe. Evidemment, allant de pair : une documentation qui n'a rien à
envier à l'encyclopædia universalis et qui vous dit
d'entrée de jeu que... vous allez en chier devoir faire preuve
de patience et de persévérance. Et pourquoi je dis ça ? Parce qu'on
travaille beaucoup avec Typo3 au boulot et qu'aujourd'hui j'ai été
un peu formé dessus. Un peu, mais suffisament pour ne plus être
en apnée quand je mets le nez dans le boulot... Ouf, je respire...
Un jour il faudrait que je parle de l'émission de généalogie du dimanche matin sur Europe1, parce que quand je serai bien vieille, au soir, à la chandelle, assise auprès du feu, dévidant et filant, surfant et lisant mes souvenirs sur ce journal, je me marrerai bien en repensant à cette incommensurable naiserie, présentée par une gourde (qui, ce matin, a eu la bonne idée de demander si Tiphaine était un prénom breton, sûrement parce que ça rime avec chouchen) accompagnée d'un généalogiste.

Mais
en fait on s'en fiche parce qu'aujourd'hui c'était le jour des amis
donc j'ai vu les AnnPhi, les ValHub, les Nathuc et Ou.
Anne & Philippe d'abord, parce que le divin enfant était né
le 22 décembre et que je devais lui apporter de la myrrhe. Bon alors
là, évidemment, ils sont un peu désoeuvrés face
à un truc pareil - la gamine, pas la myrrhe - qui n'a pas de mode
d'emploi et qu'on ne peut pas ramener au magasin une fois déballé**,
mais ça va, ils ont l'air de se débrouiller.
Les 5 autres, ensuite, because y avait galette chez les Valhub. Une petite
blablaterie bien sympa malgré l'absence de fève et l'occasion
de découvrir leur maison à Antony. Si on se retrouve encore
dans des bouchons dans le coin, on saura où s'arrêter...
** A ce sujet, à la FNACHE, ils ont inventé le verbe "décellophaner".
Alors moi j'ai dit "ah oui c'est quand des violoncelles anglo-saxons
sont usés".


Je n'aime pas la voix d'Horace Andy, et je me demande si je dois considérer son H comme aspiré. En revanche j'ai toujours trouvé que la voix de Shara Nelson se mariait parfaitement aux rythmes de Massive Attack, ce qui explique peut-être ma préférence pour les titres Safe From Harm et surtout Lately sur l'album Blue Lines. Ma découverte de Massive Attack, ce fut peut-être ce morceau là, Lately, vraiment sensuel, une sorte d'hymne au déhanchement lascif faisant passer les roulements pelviens d'Elvis pour de l'arthrose. Mais mon premier souvenir de Massive Attack est visuel il me semble. C'était une nuit, l'oeil collé aux clips d'Alternative Nation sur MTV. La chanson : Protection. Les couleurs, les mouvements, les trouvailles de la vidéo, je me les rappelle parfaitement. Et la voix de Tracey Horn par-dessus (le marché), pour confirmer ma préférence pour les voix féminines qui accompagnèrent ce groupe. Tout ça pour en venir au fait que j'ai acheté aujourd'hui l'album Blue Lines de Massive Attack.
J'ai aussi (enfin) acheté The Covers Record* de CatPower, après quelques écoutes illégales grâce à l'Internet. Furetant, au retour, sur le web, je discovered que CatPower serait en concert le 8 mars au Grand Rex. J'y serai, ça y est, j'ai acheté la place. Fichtre, un concert de rock ? Pas traîné mes jeans dans ce genre d'ambiance depuis juin 2004. Ca va me rajeunir.
Et ça continue en musique avec Cecilia Bartoli, virtuose du coup
de glotte dans son dernier disque (des airs d'opéras de Haendel
et ses contemporains, airs interdits à l'époque) et avec la
Grande Duchesse de Gerolstein, opéra d'Offenbach
qui a dévédébarqué at home aujourd'hui. On se
mate juste le premier acte, mais c'est quand même assez déliro-jubilatoire,
mamie Félicity Lott, en haut de sa chaise, s'en donnant à
coeur-joie entre un certain Fritz et le capitaine Boum.
*Il y a quelque chose que je ne saisis pas : "covers record" étant
un nom composé, une grammaire anglaise correcte devrait retirer ce
"s" malveillant et donner "cover record", non ? Ou alors
c'est le verbe "to record" et le sujet "the covers"
??... Un éclairage
?
La visite au médecin du travail m'a permis de retrouver une vieille
habitude : celle de traverser le Père Lachaise en empruntant l'avenue
des Combattants étrangers morts pour la France et l'interminable
avenue Transversale n°2. La météo allait d'ailleurs symboliquement
de pair (lachaise) avec le lieu : triste, froide et en pleurs. Je n'y ai
donc pas traîné, marchant vite me permettant de ne pas trop
être en retard, de faire un peu d'exercice et d'avoir l'impression
d'avoir moins froid. Juste deux clichés et un coup d'oeil curieux
sur une tombe où se recueillaient 4 touristes : celle de Montand
et Signoret, dont j'(s)ignorais la présence à ce point précis
du cimetière.
En dehors de la patère arrachée du mur (une p'à-terre,
donc) et de l'accent germanique du médecin grisonnant, je retiendrai
de ce moment médical une tension un peu élevée et les
formulations interro-négatives en rafale du médecin en question.
Eh oh papy Helmut, tu me laisses répondre ? Je retiendrai aussi,
au retour, la faute de goût d'un homme dans le métro : on NE
met PAS des chaussettes Branlington avec des chaussures de sport. Alors
vers 19h on a grignoté des gressins.



B lit mon journal. Ce journal. Ainsi elle se tient au courant, un peu,
de loin. Peut-être pas d'ailleurs ; peut-être que j'extrapole
: je sais seulement qu'elle a regardé ce jeudi les (quelques) photos
de famille qu'on y trouve.
Je
le sais parce qu'elle m'a appelé pour me le dire, pour me dire qu'il
était dommage qu'il n'y ait pas de photos de ma grand-mère.
De notre grand-mère. Car B est ma cousine, une cousine géographiquement
proche. Géographiquement. Enfin... je crois... Elle a eu de la chance
que je réponde car j'étais au boulot et son numéro
était caché : tous les éléments suffisants pour
laisser en général vibrer mon téléphone...
Et j'ai réalisé après l'appel qu'elle en voulait peut-être,
des photos, qu'elle n'en avait peut-être pas, peut-être trop
peu... et que peut-être j'avais coupé court à la conversation
avant qu'elle n'ait le temps d'en demander. Alors si tu lis ça, B,
et si tel est le cas, envoie moi un e-mail, je t'enverrai des photos.
Les lettres f, h, l, m, n, r, s et x sont de genre féminin. On en apprend tous les jours. J'ai appris ça au boulot, et pourtant je ne suis pas correcteur. Je fus simplement, au milieu de l'après-midi, obligé d'attendre entre deux clics que mes pages s'affichassent, le débit fortement rallenti par des tranferts de fichiers hors-norme dans le bureau d'à-côté. Alors entre deux clics, je tendis le bras vers un bouquin de grammaire qui trainait sur mon bureau. Et entre les deux clics suivants, j'ouvris l'ouvrage en question au chapitre "Genre des noms". Quelques clics plus tard, les yeux écarquillés, j'eus donc cette surprise du genre des lettres... qui, après une recherche rapide sur Internet, s'avère en réalité un peu archaïque - seul le Littré la défend encore. On en apprend tous les jours, mais rien de capital, donc, aujourd'hui.
On en parle dans les chaumières depuis quelques semaines déjà,
on me l'a piaillée samedi soir, elle est sur le feu depuis 15 jours
et le plus dur a été de lui trouvé un titre. De quoi
je parle ? De ma compil 2005, finalisée ce soir.
Cette année, y a même un peu de lecture : voulant commenter
un ou deux titres, j'ai finalement blablaté un petit truc pour chaque
morceau, malgré un certain manque d'inspiration. Que ceux qui ont
l'habitude de la recevoir guettent donc le facteur. Et que les autres me
la réclament...
Je guettais depuis quelques jours, sur les étalages du libraire,
si de nouveaux Luna Park (le dernier Brett Easton
Ellis) étaient arrivés. En effet, les acheteurs potentiels
avaient légèrement abîmé les deux exemplaires
encore présents, et je voulais une belle jaquette intacte, jaquette
à trous me rappelant l'édition américaine de Glamorama
que m'avait offerte Laura. Le roman en question ayant été
élu meilleur livre de l'année 2005 par la rédaction
du magazine Lire - mais peut-être n'y a t'il aucune relation
de cause à effet - une petite pile toute fraîche débarqua
aujourd'hui, petite pile que j'aperçus à travers la porte
vitrée. Et me voilà comblé.
La
grand-mère de Paul Blick était atrabilaire.
Paul Blick est le narrateur d'une Vie française
et Paul Blick a un joli vocabulaire où se glissent ça et là
une "atrabilaire" ou une "touffeur". Mais au delà
d'un style agréable et travaillé sans être ampoulé,
l'auteur Jean-Paul Dubois raconte avec délicatesse et humour la vie
de ce Paul Blick, une vie où les repas de l'enfance « ressemblent
à des dîners de gisants » et où certains
rôtis ont des relations particulières.
Nous avions rendez-vous au jardin botanique, chantait Katerine. Une chanson
amusante que j'aimais bien gratouiller jadis malgré son si bémol
; j'ai longtemps eu du mal avec le si bémol qui me tordait
les doigts... Mais nous, c'était chez C&D que nous avions rendez-vous,
id est chez la marraine de F. Rendez-vous pour déjeuner,
ce qui n'est pas une mince affaire un lendemain de réveillon, quand
on a promis d'arriver avec un dessert
et quand on s'est juré de le faire, le dessert en question. Voilà
donc F, plus courageux qu'un templier traversant la banquise en slip, la
tête dans le gaz russe, se levant à 9h pour mettre les
mains à la pâte.
Heureusement, la tarte poire-chocolat réalisée par le templier
eut un franc succès, après le foie gras (encôôôôre
!!) et l'épaule de mouton arrosés par un Saint-Estèphe
1992... mais ce n'est qu'à 19h que nous fûmes de retour à
la maison, genre ça t'a bouffé la journée et à
propos de bouffe c'était l'heure de dîner. De dîner ?
Alors on fait une soupe, hein, parce que les excès... bbuuuuurrrrpppp...
M'enfin la soupe, j'vous l'donne en mille (calories), elle était
faite avec les restes de la veille (chou, patate, marron et gras de caille)...
genre gloubibou'd'gras avec un colori marronasse à donner des hauts-le-coeur
à un gastro-entérologue. L'année commence bien.