Un mois de février professionnellement bien rempli s'achève. J'arrive malgré tout-de-même à mettre en ligne la nouvelle version du site de l'orchestre. Rien de révolutionnaire graphiquement — ce sera peut-être la prochaine étape — mais (malgré quelques retouches qui restent encore à faire pour jouer les puristes) un site digne d'un intégrateur. C'est toujours ça.
Pour faire encore dans la comparaison météorologico-débile, c'est Mazzy Star qui vient me réchauffer après 23h, après une fichue journée qui aura vu tomber des choses bien froides et bien humides du ciel. Il y a quelque chose d'épatant dans l'album She Hangs Brightly. ~ La voix de Hope Sandoval, d'abord, bien sûr, envoûtante, légèrement nasillarde et s'accordant parfaitement aux slides qui l'accompagnent, une voix traînassant d'un air monocorde et nonchalant avec un charme fou sur Be My Angel... ~ Son intemporalité, ensuite. Paru en 1990, il pourrait sortir aujourd'hui, on aurait la même surprise, le même plaisir, la même envie de filer le disque à un pote en lui disant "écoute ça, c'est fabuleux, ça vient de sortir". ~ Son aspect si simple, aussi, loin de la prétention qui dégouline ici ou là, alors que pourtant, à chaque écoute, je trouve ce disque intouchable. ~ Et enfin il y a ça : j'adôôôre chanter par-dessus, voire même chanter avec ma guitare quand les accords sont manuellement (doigtement ?) aborbables. Ouais : j'adore.
Sous la grisaille du ciel, du rose et du jaune sont arrivés par e-mail : le rose et le jaune de la couverture du prochain album de Guillaume Long. Il faudra attendre cet été, mais la patience étant une vertu, ça changera des petits péchés et des vilains défauts que je traîne comme des casseroles, bien accrochés à mon arrière-train.
Il y avait urgence, alors nous sommes allés déterrer un vieux rosier avant que celui-ci ne soit détruit par un bulldozer ou une pelleteuse ou peut-être simplement quelques pelles - on ne m'a pas mis dans la confidence. Un vieux rosier qui en aura vu fâner, des roses...
Le vieux rosier attendra le printemps dans une poubelle ; il n'y avait guère d'autres containers assez grands pour ses racines. Et puis, un jour d'automne, probablement, en tout cas s'il a supporté le déménagement, il ira rejoindre les autres rosiers du jardin.
En
attendant, il s'agissait de ranger un peu le cabanon du fond du jardin.
Mais a-t-on déjà vu un cabanon ailleurs ? Le cabanon est surtout
fréquenté par les araignées et les chats du voisinage
qui viennent y pisser et chier sans vergogne ; il s'agissait donc de lui
redonner un peu de fraîcheur, à ce cacabanon... Ce fut donc
une superbe démonstration de la théorie des vases communiquants,
puisque à la fin, la mine défaite du lieu s'était transposée
sur nos visages et vêtements recouverts de poussières. Mais
peut-être, sous la poussière, pouvait-on discerner un peu de
satisfaction.
Aujourd'hui, Bricolo et Bricolet font des étagères pour la
cave. Car la cave est plutôt grande, aérée
et sèche et elle contient déjà des étagères
(on peut donc y stocker moults objets) mais ce serait bien mieux s'il y
en avait au fond (on pourrait stocker encore plus de pots de confiture).
Alors avant de faire des étagères, Bricolo a rangé
la cave : il a classé les pots de confiture par goût, il a
encore râlé sur les deux cartons de magazines que Bricolet
promet de trier/jeter depuis 15 mois, il a soupiré en voyant les
chaises pliantes qui ne servent plus... Et puis ensuite Bricolet est venu
l'aider et ce fut un grand moment d'émotion, car pour la première
fois de sa vie, Bricolet il a coupé du bois avec un scie sauteuse.
Bon alors bref je passe mais à la fin de l'après-midi de nouvelles
étagères avait investi le fond de la cavounette...
La
fin de l'après-midi ? Déjààààà
?? Ca ne nous laissait donc pas beaucoup de temps pour préparer le
dîner, faire les coursinettes
et passer l'aspirateur pour la 53ème fois du mois, mais quand Sandrine
et Mike sont arrivés, mine de rien, le timing était top et
les crackers étaient sur la table, à côté de
ce superbe bouquet de tulipes que j'avais acheté et que j'ai posé
en face de moi afin d'en profiter au moment même où j'écris
ces lignes en plus il est assorti au revêtement cuivré de mon
portable c'est trop dingue parfois la vie.
Et là, vous allez me dire, mais que venaient faire deux collègues
de F à la maison ? Jouer à la belote. Ouais, F est ravi, il
a trouvé des partenaires de belote. D'ailleurs, si deux lecteurs,
aussi joueurs qu'une cigale, aiment taper le carton et possèdent
un jeu de carte qui glisse, on s'en satisfera aussi.
J'ai une envie de coup de sabre... Ca fait longtemps que ça ma titille d'ailleurs... alors un ptit tour sur ebay et... hop, l'achat de "Prince of Persia - l'âme du Guerrier". Ca va bientôt saigner. Je lorgne aussi du côté des DVD sur ebay : j'aimerais bien voir la série Six Feet Under, aperçue sporadiquement chez mes parents il y a quelques années. Si un lecteur plus prêteur qu'une fourmi possède la saison 1, je m'en satisferai.
Il
faut croire que ça ne me suffit pas de passer la journée dans
le code html et le css. Ce soir j'en rajoute une couche, mais c'est pour
le site de l'Orchestre,
qui mérite un petit ravalement (quand je vois les horreurs de code
que je produisais autrefois...) et une navigation un peu simplifiée.
Je rajoute aussi une couche de terreau dans la jardinière de la fenêtre
du salon : des perce-neige viennent d'arriver...
J'ai eu envie de frapper quelqu'un aujourd'hui. Lui flanquer un grand coup de poing dans sa gueule de pourri. Il marchait derrière moi, en parlant très fort, et petit à petit j'ai saisi quelques bribes. Propos xénophobes, racistes, homophobes, tout le monde y passait... J'ai ralenti le pas, je l'ai laissé passé pour voir à quoi il ressemblait. A rien, je ne sais pas, peut-être 50 ans, il n'avait pas l'air trop fou. Et puis... et puis la phrase la plus abonimable qu'on puisse entendre est sortie de sa bouche : "les juifs, en 39 on les brûlait, aujourd'hui on les supporte". En fait là, j'ai plutôt failli m'évanouir, un frisson d'horreur me traversant des pieds à la tête. Mais sincèrement, si j'avais eu une carrure plus athlétique, je crois que je lui aurais fait bouffer ses ratiches, qu'il soit cinglé ou pas...
... Genre il aurait fallu que j'ai la carrure de George Clouné dans Syriana. Car le georginou il a pris 10 kilos d'après la presse — mais 23 d'après l'écran — pour son nouveau film. Bon alors euh... ça va être un peu difficile de vous raconter le film, mais en gros j'ai compris qu'un émir voulait vendre son pétrole à la Chine et que ça n'allait pas plaire aux zaméricains. Pour le reste, j'vais pas vous en raconter plus parce que j'ai eu du mal à suivre alors ça m'a saoûlé grave, comme on dit quand on vient d'avoir 18 ans, et qu'on est beau comme un enfant, fort comme un homme.
Euh... j'ai cru voir passer un Aragorn...
"C'est joli ce qu'elle chante" me dit F. Elle, c'était
Chan Marshall, autrement dit CatPower, et on entendait plus précisément
sa reprise de Paths of Victory de Bob Dylan. On n'entendra
malheureusement ni ce morceau ni un autre le 8 mars, puisque le concert
est annulé. Aux dernières nouvelles, Chan était hospitalisée.
Aux dernières nouvelles on n'en sait pas plus.
Il y a des chanteurs dont la voix m'agace. Bob Dylan en fait partie. C'est
con, c'est comme ça. Je n'ai donc jamais pu apprécier ses
chansons à leur juste valeur, à part celles chantées
par Joan Baez, mais Baezinette elle a parfois le vibrato qui s'enflamme
un peu trop... Chan Marshall, elle, n'a pas de vibrato. Pas de pédale
wahwah non plus, d'ailleurs. Tiens, j'ai un humour de guitariste à
cheveux longs et gras ce soir. Bonne nuit.
Une
grande première très agréable : ma soeurette Lili et
sa petite famille, de passage à Paris, venait déjeuner à
la maison. Lapin en gelée, pizza et tarte aux pommes : ils en sont
repartis repus, du repas. Repos.
C'est donc le moment de glisser la recette du lapin en gelée. Maintenant
que je l'ai testée, je ne peux que l'approuver...
Donc, vous achetez un lapin, des foies de lapin et deux cuisses de lapin
(voir plus si vous attendez une énorme tablée), ainsi que
des tranches de lard (frais et fumés... on va dire 8 de chaque).
Vous tapissez, avec les tranches de lard, le fond de la cocotte et les côtés.
Vous déposez les morceaux de lapin, avec des aromates, des épices,
des olives, un peu de cognac. Vous recouvrez des tranches de lard qu'il
vous reste... et vous ajoutez de l'eau jusqu'en haut de la viande. Vous
mettez au four 1h30. La cuisson terminée, vous laissez refroidir
(une nuit d'hiver sur la fenêtre devrait suffire)... et c'est prêt
!

Aujourd'hui,
Briocolo et Bricolet font une porte et des tiroirs... Alors Bricolet il
va acheter les planches, puis Bricolo il fait des trous et il met de la
sciure partout et ensuite Bricolet il passe l'aspirateur. Une fois la porte
et les tiroirs finis, tout le monde est ravi du résultat : c'est
une réussite. Après, Bricolet il fait un clafoutis aux cerises
et puis il va faire les courses à la supérette. Pendant ce
temps, Bricolo va chez le boucher et il attaque dans la foulée un
lapin en gelée. La maman de Bricolo débarque à 19h,
accompagnée de sa voisine, pour goûter le clafoutis et voir
les nouvelles portes et les nouveaux tiroirs. Elle est ravie du résultat
: c'est une réussite. La maman de Bricolo était allée
au Louvre cet après-midi. Et vous savez quoi ? Au Louvre, il y a
des visites guidées pour démonter les histoires du Da
Vinci Code.
A 21h, c'est Totophe qui débarque, et Bricolo et Bricolet ils endossent
leur plus belle chemise (une bleue pour Bricolo, une rose fuschia pour Bricolet)
et après avoir englouti un peu de clafoutis ils partent tous les
trois au bal Interlope où ils vont passer une soirée...
nulle.
Goldfrapp est gold-frappée. Son dernier clip, illustrant le single "Ride a white horse", est un ovni complètement débile qui relègue les prestations de Madonna en justaucorps au 15ème sous-sol du 3ème degré. On peut même se demander si Goldfrapp ne se moquerait pas un peu... Pour en savoir plus, on peut aller sur le site web, mais après il faut un peu fouiner pour trouver la trouvaille...
Quand le petit chaperon vert rencontre le grand méchant loup, ça ressemble à un conte de fées. Mais quand les deux personnages en question sont des mutants, on s'éloigne du conte de fées pour débarquer dans un comics de plus, à savoir les X-men. Si on reste dans le rayon super-pouvoirs après les 4 fantastiques vus il y a 9 jours, on est cette fois moins ras-les-paquerettes. D'abord parce que l'explication scientifique de l'existence des mutants ne ressemble pas aux histoires qu'on se créaient étant enfants, et ensuite parce que la psychologie des personnages est nettement plus intéressante (pas difficile : nulle psychologie dans les 4 fantastiques). Plus intéressante voire plus troublante : le "méchant" du film ayant souffert, enfant, de la barbarie nazie, n'attend plus rien de l'humanité et encore moins des "grands de ce monde", comme on dit. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, n'est-ce-pas ? Mais je n'ai pas pour habitude d'en dire beaucoup...
Bon ben y a rien à dire quoi, c'est l'anniversaire de John Mac Enroe, on s'en fout mais ça change des histoires de grippe aviaire, de caricatures, de porte-avion, de CPE ou de future sécheresse. Alors au milieu de tout ça, je jette un oeil aux résultats des Jeux Olympiques : comme ça je vois des photos de gens qui sourient parce qu'ils ont gagné une breloque.
Hé... vous avez remarqué : on entend plus Sarkozo... Ah ben si, tiens, il est en Allemagne pour se taper la cloche avec Angelamerquelle et pour nous pondre ses idées de ripolinage de feue la Constitution Européenne (tiens, celle-là, ça faisait longtemps... on l'avait oubliée dites donc). Et alors là, le sarko, il propose de garder juste quelques bribes des parties I et II. Mmmm..., ça sent la pré-campagne. Y a pas à dire : il a mis le doigt dans le consensus.
Ah
quel bonheur d'avoir un mari bricoleur le lendemain de la St Valentin. Car
elles sont finies ! Les portes du placard de la chambre ! Elles sont finies.
Et posées. Merci qui ?
(Et le premier qui fait remarquer que ça fait 13 mois et 2 semaines
qu'on attendait ces portes, il n'a qu'à montrer ce qu'il sait faire
avec ses dix doigts et un ciseau à bois... et avec l'emploi du temps
de F. Non mais oh !).
Comme disait Jean-Paul II, ça manque cruellement de lesbiennes dans notre entourage. Heureusement, M était invitée ce soir alors on peut garder la tête haute. Nos compagnons de Brokeback, Sandrine et Christophe, étaient eux aussi de la partie dînatoire et ont pu eux aussi se graisser le gosier avec un bouillon de canard, une pizza et une tarte aux pommes... tout ça fait maison (évidemment) et arrosé d'un Candido tout ce qu'il y a de plus italien et d'un Juliénas forcément léger après le pinard rital mais vraiment très bon.
La soirée avait été très sympathique, mais en lisant mes mails avant d'aller me coucher, j'appris avec une grande tristesse que ces derniers mois avaient été très difficiles pour G. Au lieu de donner des nouvelles ici, je ferais bien d'en prendre...
Il restait de la blanquette, alors maman nous l'avait glissée dans
les bagages. Et à midi, je l'ai glissée sous le nez de mes
collègues. Y a pas qu'aux J.O. que ça glisse. Tellement bien
qu'on a glissé la canette achetée hier dans le four et qu'au
bout de 90 minutes, quand sa chair exskise a slalomé dans nos cavités
buccales, nous ne sommes pas restés de glace. Surtout quand on lui
a grignoté le curling croupion. On n'aurait d'ailleurs pas
dû manger si vite, on aurait pu avoir le... hockey.
Avec l'aimable participation de l'almanach Vermot.
La
grippe aviaire prend de l'ampleur, c'est le moment ou jamais d'acheter du
canard, avant que ne soient exterminées ces satanées bestioles.
Et surtout d'en acheter au marché, afin d'avoir une volaille deux
fois moins chère qu'à Paris. Allez, n'ayons peur de rien :
deux volailles. Une canette et un mulard.
C'est d'ailleurs le repas de midi, histoire de rousiguer avec entrain les
os du volatile après ceux du gros grillon. Du gros grillon ? Non,
nous ne mangeons pas d'insecte dans la région, c'est juste de la
charcuterie répondant ailleurs au nom de gratton.

La
grippe aviaire prend de l'ampleur, c'est le moment ou jamais de prendre
des gallinacées en photo. Car, pour une fois, ce ne sont pas des
poils de vaches qui ornent ce journal charentais, mais des plumes... photographiées
derrière les grillages du jardin public ; le ciel était bleu,
le fond de l'air était doux et j'ai passé un long moment à
observer les déhanchements des coqs et les embrassades des paons...
c'est déjà le printemps ?
Profitant ensuite de la torpeur des rues piétonnes et des soldes,
quelques boutiques, une chemise, un pull et un pantalon, histoire de faire
concurrence au plumage sus-cité. C'est tellement chic, pour un parisien,
de faire les boutiques en province...



J'ai toujours aimé la mer, plus précisément l'océan, pas obligatoirement pour m'y baigner, mais simplement pour la regarder faire ses va-et-vient et l'entendre ronronner. Lorsque j'étais un petit garçon, en dehors des vacances de Pâques que nous passions généralement sur la côte landaise sans pouvoir nous baigner (mer dangereuse et/ou froide), la pêche à pied était un moyen amusant de faire trempette et de pigouiller.
Une année, la St Arnaud tombant un mercredi, nous étions allés à la pêche à pied avec mes parents. Un petit cadeau qui satisfaisait tout le monde, mes parents adoraient eux aussi la pêche à pieds, histoire de ramener de quoi grignoter iodé à la maison. Et chaque 10 février, j'y repense.

En
cette St Arnaud de l'an 2006, j'ai également vu l'océan. Nous
n'étions pas exigeant sur le panorama : l'important était
de voir, écouter, sentir, toucher l'eau salée. Rien de plus.
Pas longtemps. C'est donc sur la plage de Pontaillac que nous avons profité
de tout cela. Le ciel était bleu, le fond de l'air doux, la plage
déserte était presque à nous deux. Qui dit mieux ?


... Un pur moment de bonheur, donc, mais la joie était déjà à son comble en retrouvant la maison et mes parents pour trois petits jours... Après cette période professionnellement très remplie, j'avoue avoir eu envie de... mmm... vide, alors au risque de subir les foudres des autochtones je n'ai rendu rendu visite qu'aux clochers de ma bonne vieille ville de Saintes.

L'amaryllis
poursuit sa fleu... sa flora... euh... continue de fleurir. La première
tige bi-florale a rendue l'âme — les clichés de dimanche
sont le seul souvenir qu'il en reste — mais est déjà
remplacée par une tige à 4 fleurs pour laquelle j'oserai un
"tétra-florale".
Et pas de film ce soir ? Non, pas de film.
Jean Échenoz est de retour dans les rayonnages ; cela mérite un arrêt à la librairie. Mais cette fois c'est l'occasion d'un cadeau pour F, puisque le nouvel ouvrage du romancier relate les 10 dernières années de la vie de celui que la planète entière, jusqu'au fin fond de la jungle amazonienne, connaît pour son Boléro. F avait justement, un peu plus tôt, récuré et désinfecté deux plats récupérés dans un sous-sol, offrant aux ustensiles de pyrex une seconde vie. Il aurait pu en profiter pour désinfecter l'appartement et nous permettre d'y respirer un air propre, car j'aurais alors pu glisser : "Tu le veux beau l'air ? eau de javel !"
Alors sinon, y a 5 personnages, ils partent dans une navette pour je-ne-sais quelle expérience spaciale — rappelez-vous les épisodes précédents : je regarde les films d'un oeil. Mais tout à coup, il se passe un truc encore plus grave qu'un accident et alors de retour sur terre ils deviennent bizarres : ils deviennent.. ta taaaa... suspense... fan-tas-tiques ! Ouais : fantastiques, avec des pouvoirs comme dans les comics ! Ah ben oui je suis bête, c'est un comics au départ, c'est pour ça que j'ai fini par laisser tomber le taf et que j'ai regardé la fin, quand le fantastique méchant il est solidifié par les 4 fantastiques gentils.
Arrivée
du nouveau numéro d'Etapes:, petit moment de plaisir visuel
mais aussi tactile : il y a toujours une pub pour un fabricant de papier,
une pub à toucher, gratter, caresser, une pub qui donne envie d'acheter
du carton. C'est encore le cas aujourd'hui. Alors j'ai touché...
Mais j'ai aussi commencé à parcourir un article passionnant
sur la représentation de l'homme et de la femme dans les pictogrammes...
Intégralité de l'article bientôt sur www.etapes.com
(toujours en retard par rapport à la version papier).
Je vais finir par faire concurrence aux Cahiers du Cinéma, m'enfin... le film du soir c'est... euh.. Un homme d'exception. J'hésite parce qu'en vérité j'ai juste jeté un oeil ou deux au film, les yeux qui me restaient étant plutôt sur l'écran de l'ordi. Ah ben tiens, d'ailleurs, samedi, j'avais regardé l'Exorciste et j'ai oublié de le noter, ça m'avait changé des templates et du css, bien amusé par la petite fille vomissant des trucs verts et hurlant plus de grossièretés en 2h que moins en 1 mois.
Nicole Kidman est interprète à l'ONU, alors le film s'appelle L'Interprète. Comme elle a oublié son sac à son boulot, elle retourne le chercher en pleine nuit, mais les micros étaient restés ouverts alors elle entend qu'on veut assassiner un dictateur. Fouyaya la pauvre, la voilà poursuivie et complètement angoissée mais heureusement elle met du déodorant et puis aussi trop de la chance y a Sean Penn, avec son air de cocker à qui on donnerait des croquettes sans confessions, qui est là pour la surveiller. Et à la fin il pleure.
Breaking News est un fim hong-kongais qui plaît beaucoup aux étudiants en cinéma et aux critiques de film parce que, rendez-vous compte, y a un plan-séquence de huit minutes au début ! Ok, c'est énooorme, mais le plan-séquence de huit minutes il aurait pu être mieux filmé car la caméra montée sur hélicoptère, faudrait lui mettre des stabilisateurs : ça gigote. Et sinon ? Ben sinon c'est du montage hong-kongais (comme ce film vu récemment dont j'ai oublié le nom) alors t'as pas le temps de dire ouf, et puis y a même des bruitages pour accentuer le montage. Et sinon ? Ben sinon c'est bourré de détails à la con (à la hong-con ?), c'est limite un peu lourdingue, y a une pseudo morale bancale sur le rôle des médias... et donc bof. En revanche la pizza du jour était au chorizo. Quel rapport avec le film ? Aucun.




Ma semaine de boulot avait déjà été très bien remplie, et ce samedi ajouta quelques heures de plus. Pas franchement désespérant, mais, pour être honnête, je saturai un peu à la fin de la journée. La soirée arrivée, cette saturation ne me donna envie de rien faire. Rien ? Ouais, rien, enfin à peu près rien, genre "non laisse-moi je vais ranger mes chaussures ça va me vider le cerveau". Et pourtant, F insistant avec des arguments de choc, nous nous retrouvâmes dans un troquet du 11ème, le Chat Noir, pour boire un demi et papoter en compagnie de Christophe et Benjamin. Deux soirs de suite à boire un verre dans un bar : fichtre, je rajeunis.
Sous
les splendides moulures décrépites d'un salon, la Schola
Cantorum proposait, ce soir, le Stabat Mater de Pergolèse
- les jours se suivent et se ressemblent. La version de ce soir était
jouée (2 violons, 1 violoncelle et 1 clavier), chantée (1
hésitante soprano et 1 épatant contreténor), et dirigée
(7 chefs en herbe ou confirmés) par ses élèves.
L'intérêt principal était surtout la possibilité
de vraiment entendre le rôle d'un chef d'orchestre en jouant au petit
jeu des comparaisons : celui-ci nous endort, celui-là va trop vite
(pauvres chanteurs essouflés), cet autre ignore complètement
la présence des chanteurs... et lui là (oui oui, lui là,
pour qui je suis venu) il est vraiment au dessus du lot !
Après le spectacle, un verre et un demi-sandwitch dans un bistro entouré d'un violoniste, d'une croate, d'une américaine et d'un contreténor. Un mélange détonnant : je devrais avoir des tonnes de trucs à raconter après des soirées comme ça, non ? Non.
Manger un sandwitch au hareng en écoutant le Stabat Mater de Pergolèse, vous ne trouvez pas ça hyper tendance ? J'ai pourtant encore les doigts qui sentent le poisson, et le disque n'est pas terminé...
Salve Regina
mater misericordiae !
Vita, dulcedo
et spes nostra, salve !
Et puis, nonchalament, j'ai rangé la boîte de harengs
dans le frigo. Mon regard s'est alors posé sur un pot, plus précisément
sur le fond du pot, légèrement bleuté. Mon regard s'est
approché, ma bouche a fait la moue et mon esprit a compris : il restait
un peu de caviar d'aubergine du déjeuner du 1er janvier. Y a un mois
? Oui et y a du moisi, sûr !
C'est la désolation qui m'étreint. Car mon icône de gestion de statistiques, à savoir libstat, là-haut, à droite, est devenu un insupportable truc clignotant, qui se fondait autrefois discrètement dans mes pages, mais qui aujourd'hui me rend hirsute d'exaspération et de désespoir. Cela me rend également perplexe : quel effet cela a-t-il sur les épileptiques ?
Et là, on va me demander : "Mais pourquoi faire ce truc ?".
Et là je répondrai : "Pour savoir comment les lecteurs
arrivent sur mon site". Pure curiosité donc, et par pur amusement
aussi, quand je découvre que 145 personnes sont arrivés sur
ce site, en janvier, en recherchant "girafe" dans les images de
Google, 35 en recherchant "coquillettes" et 15 en recherchant
"pipi culotte" (alors que le résultat est un radis !!).
Et puis, en vrac, on arrive aussi sur ce site en recherchant sur Internet
: "Maria Carey en train de faire l'amour", "j'ai oublié
de faire ma déclaration assedic", "journaux de voiture
d'occasion dans l'oise", "import confiturier des pays de l'est",
"ustensiles du volcanologue", "comment les meubles de cuisine
tiennent-ils en l'air", "site pour apprendre à dessiner
un chevreuil", "histoire des obsèques de Luis Mariano a
Arcangues" ou "photo de cul charlotte martin parisienne".
J'en ai des pelletées comme ça... On en Et bonjour à
Charlotte Martin.