Ce dernier jour de juillet est un avant-goût du mois d'août, un mois d'août qui sera rempli de tonalités italiennes. En effet, Fabio et Salvatore (dit Toto) sont arrivés en ce lundi soir à la maison et la quitteront en même temps que mois, dimanche. C'est l'occasion de parler vraiment italien, puisque c'est là le seul moyen de communiquer, même si Toto a appris le français autrefois (il sait quand même dire "outils", c'est pas 'importe quoi hein !) et même si... ben... même si mon italien est un peu chaotique. Pour dire qu'il reste du jambon, pas de problème. Pour parler de mon activité professionnelle par exemple, c'est un' altra paire de manches. Fabio est toujours aussi agréable, et Toto n'est pas désagréable mais il ne fait pas beaucoup d'efforts pour articuler, j'ai donc un peu de mal à le comprendre. Mais ce qui m'amuse c'est que je reconnais son accent salentin quand il parle, comme s'il avait un bout de quiche brûlante dans la bouche. Le mec qui doit passer pour un paysan du sud quand il va à Rome, quoi... En tout cas il a adoré le magret fumé.
... Bon allez, vous connaissez l'histoire du mec qui va se coucher ? Ben voilà : je vais me coucher. Ciao ! Buona notte !
Gris,
pluvieux et vraiment pas chaud. Un temps idéal pour aller se faire
enfin l'expo Almodovar à la Cinémathèque. Pluvieux,
il faut donc sortir le parapluie et se mouiller un peu sur le trajet, mais
ça vaut bien le coup pour une telle expo.
Bon, évidemment, au départ je suis fan du réalisateur
(un fan modéré qui n'a pas vu tous les films, mais un fan
quand même) alors ça ne pouvait que m'intéresser. Mais
voilà une expo vraiment bien fichue, découpée selon
les thématiques chères à l'auteur sans pour autant
sombrer dans le cliché. On retrouve, tout le long de l'exposition,
une longue interview d'Almodovar, entrecoupée de scènes de
films qui changent selon l'espace thématique et diffusées
sur différents supports - dont un lit. La scénographie est
vraiment à l'image de l'oeuvre, évidemment colorée,
amusante et intelligente. Un vrai plaisir qui se termine demain, courrez-y
si vous lisez cela à temps.
Tout ça m'a donné envie de regarder l'un de ses films ce soir, mais entre lessive, boulot, rangement et art postal, j'ai pas trop le temps. Art postal oui oui oui, il faut que j'essaie ce nouveau stylet que j'ai acheté et qui devrait faciliter mes découpages pré-collages. Ah ben oui car j'ai fait des achats après l'expo. Non, d'abord, après l'expo, je me suis retenu d'acheter le catalogue (je me l'offrirai à la rentrée) et j'ai fait l'expo permanente de la Cinémathèque qui m'a peu intéressé. Je suis ensuite allé me balader dans le quartier de Bercy ; la pluie s'était calmée. J'ai donc découvert la toute nouvelle passerelle Simone de Beauvoir, et j'ai été admiratif devant les lignes de ce tout nouveau pont parisien. C'est un peu la petite soeur de la passerelle de Solferino, une petite soeur à la silhouette architecturale vraiment réussie...

Et
donc pour finir je suis allé cour St Émilion, sachant pertinemment
que je trouverais mon bonheur (souvenons-nous de mes problèmes de
colle de vendredi soir) chez Moisir & Crémation, où
j'ai donc acheté le stylet en question. Voilà voilà,
il était temps de rentrer, alors je suis rentré et malheureusement
je n'ai pas réussi à photographier les tongs jaunes de la
fille que j'ai suivie à Châtelet et l'oeil rivé sur
mon appareil j'ai bel et bien failli heurter la maréchaussée
sur le tapis roulant. A ce propos ce soir j'ai mangé du magret fumé.
Beau
et pas trop chaud. Un temps idéal pour aller profiter des rues de
Paris et peut-être des soldes, avec en point de mire l'achat du dernier
album de Nouvelle Vague chez Gibert. L'esprit un peu aventurier
mais surtout l'esprit étouffé par la chaleur du métro,
je descends à Répu, et me fais un joli petit parcours avec
quelques étapes :
- un magasin de dévédés d'occasion où je dégotte
"Blade Runner" pour 8 euros, alors qu'il est introuvable et dans
les 45 euros sur ebay ;
- chistera où les couleurs des tee-shirts sont pisseuses
et où les pantalons en lin sont en taille unique (pas glop pour une
morphologie comme la mienne) ;
- Paris Plage où les brumisateurs viennent me rafraîchir ;
- et enfin Gibert (je vous avais prévenu), où j'achète
donc le dernier album de Nouvelle Vague, et aussi pour seulement
3,50 euros (non non vous ne rêvez pas) The invisible Band
de Travis.
Bon alors ensuite je rentre chez moi, je mange un kebab et hop je repars plein d'entrain car je dois acheter les deux derniers numéros d'Etapes, et re-belote pour un petit trajet pédestre au soleil. Moi qui espérais après tout ça prendre quelques couleurs, ben c'est loupé... m'enfin... De retour a casa après un arrêt remplissage-de-frigo je suis un peu vanné et je m'auto-préconise un petit repos vers 17h30... Mes yeux de myope s'ouvrent un peu plus tard, mais quand ils parviennent à distinguer l'heure du radio-réveil il est quand même déjà 19h45. Mazette , j'ai écrasé !
Il ne faut pas grand chose pour mettre le bazar : il suffit juste que je
replonge dans l'art postal. Ce fut le cas ce soir, en prévision des
vacances et des enveloppes qui emballeront quelques cartes postales. Je
sortis donc ma boîte à calligraphie, ma boîte de peinture,
mon tiroir à matériel de bureau, ma planche à découper,
mes enveloppes, mon carnet d'adresse... et surtout tous mes découpages
de magazines plus ou moins bien rangés dans des classeurs et des
chemises. Et un bordel incommensurable envahit la table du salon en un éclair.
Au final, le temps de cherchouiller des idées dans tous les découpages,
le temps de pleurer sur mon sort de n'avoir dans mon tiroir ni colle en
bâton ni superglu et le temps de trouver un porte-plume, je fis deux
pauvres enveloppes, dont une uniquement calligraphiée. Tout ça
pour ça.
J'adore les bouchées aux crevettes et je ne saurai que trop conseiller celles du petit resto asiatique de la rue Orfila (côté rue Dupont de l'Eure) où de surcroît les nems sont réchauffées dans l'huile et non pas au micro-ondes comme dans tous les autres restos, mais bon bien sûr les bouchées aux crevettes elles sont réchauffées au micro-ondes et je les mange à peine sorti du resto, encore brûlantes après s'être fait secouer leurs molécules d'eau environ 2 450 000 000 fois par seconde dans le four sus-cité et alors là c'est ma tête que je secoue sous l'effet de la brûlure sur la langue.
Passage devant la librairie de BD où je n'avais pas l'intention d'entrer puisque j'avais déjà acheté deux romans en face hier. Ah ben oui hier j'ai acheté deux livres : Les morts ne savent rien, de Marie Depussé et Lutétia de Pierre Assouline. J'ai chargé la voiture d'ouvrages à lire sur la plage, ceux-ci occuperont mes heures de vol et d'attente. Bref, je reviens à mes moutons et donc je passais devant la librairie de BD. Elle regardait les cartes postales, et je l'ai assez vite reconnue, bien que de dos. Quel plaisir de revoir Christiane M ! Tiens ben on a encore parlé de Gaëlle, je dis 'encore' car on avait déjà parlé de Gaëlle avec Nathalie qui m'avait dit que tu étais une lectrice de ce journal : ah ben oui je passe au tutoiement car si tu lis ce journal j'en profite pour t'embrasser. (Ca va encore faire des jalouses...)
J'ai enfin pris le temps d'écouter les 6 disques du coffret des Inrocks. Quelques découvertes, quelques surprises (ne pas y retrouver REM, y entendre le "Groove is in the Heart" de mes années lycées, réussir à écouter 71 secondes de Vincent Delerm) et au milieu de tout ça, y a pas photo : Fade into You de Mazzy Star emporte haut la main le concours du "oh la la c'est toujours aussi magnifique".
Bon sinon j'ai découvert l'existence des cryptes amygdaliennes dans
le 7ème... oui enfin dans mes amygdales, mais chez un ORL
du 7ème. Alors les cryptes elles se remplissent de machins (mais
la médecine n'est jamais aller vérifier précisément
quoi), et alors ça crée une amygdalite caséeuse, un
truc complètement togo bénin mais qui m'enquiquine
depuis quelques temps. Ca ferait un bon titre de série, tiens :
les contes de la crypte amygdalienne...
A
part ça, y a eu de l'orage, c'est pas un scoop. J'ai donc bien pris
soin de sortir le nez de l'ordi et de le mettre à la fenêtre
pour regarder les gens s'imbiber sous les trombes d'eau et pour... prendre
des photos. Z'avez vu ça un peu comme elle est belle ma
photo d'éclair, hein ? (Prise en pleine nuit je précise).
Bon j'aurais dû m'y prendre un peu plus tôt au lieu de regarder
les gens, j'en aurais peut-être fait plus, parce qu'en fait il suffit
d'un simple réglage de l'appareil, d'un peu de patience et d'un peu
de réflexe (en fait, ça illumine le ciel juste avant que l'éclair
n'arrive en bas... trop facile.).

Et pendant ce temps là, Ginou devenait championne du Monde de sursaut en hauteur à cause de la foudre qui tomba sur les fils électriques... Plus de peur que de mal, sauf pour le système d'alarme qui a tout pris (comme quoi ça protège bien la maison...).
Je m'étais mis en tête d'aller faire une petite balade après le boulot. Lézinrocks du matin sous le bras, je fais d'abord une halte dans ce petit jardin qui donne sur la rue de Ménilmontant. Le jardin bien vite envahi par des enfants bruyants, je pars au bout d'une dizaine de minutes, l'esprit prêt au vagabondage dans les rues du quartier. Mais en descendant vers le boulevard, je comprends mon erreur : il fait définitivement trop chaud pour une balade. Je n'ose même pas allé jusqu'à l'église de Ménilmontant, oubliant que j'y trouverais peut-être un peu de fraîcheur. Je tourne donc tout de suite rue des Cascades, mais point de cascade à l'horizon sauf celle causée par toutes les gouttes de sueur qui sourdent de chaque pore de ma peau encore si blanche un 25 juillet. Vite je grimpe la rue de la Mare — les rues du quartier n'ont que le nom de rafraîchissant — pas un brin d'air, même pas sous les arbres de la rue des Pyrénées... Mais une fois la porte poussée je découvre ma chance : l'appartement est resté (relativement) frais. Je ne bouge plus !
21 ans. Cela fait 21 ans que je porte des lunettes. J'étais en CM2
et une visite médicale expliqua ma récente propension à
copier sur ma voisine ce que les autres lisaient au tableau : j'étais
myope.
Aujourd'hui, une douzaine de paires de binocles plus tard, souhaitant passer
aux lentilles, j'ai vu l'ophtalmo : nette, floue puis à nouveau nette
quand elle me permit de rechausser ma paire. J'avais déjà
pensé à porter des lentilles, certains me l'avait fortement
conseillé et depuis quelques temps j'étais carrément
motivé. Mais voilà : je ne porterai pas de lentilles, j'ai
les yeux beaucoup trop secs. La sécheresse est de saison, me direz-vous.
Certes, vous répondrai-je, mais cela n'enlève rien à
ma déception d'avoir dépensé 50 euros de consultation
pour une mauvaise nouvelle : la note est salée (aux lentilles bien
sûr).
... Ma profession n'arrange d'ailleurs rien à l'affaire : je ne clignerais des yeux que 3 ou 4 fois par minutes, alors qu'on produit normalement une quinzaine de clins par minutes. C'est donc à cause de l'informatique que notre société... décligne.
Ce dimanche aurait pu être agréable comme un dimanche d'été, nous serions allés nous promener sur un quai ou dans un parc en profitant d'une chaleur de saison, j'aurais hésité à mettre de la crème solaire, j'aurais glissé mon appareil photo dans mon sac, tu aurais glissé ta main et j'aurais caressé l'espoir de bronzer un peu. Mais il fallait préparer la valise, les bocaux vides, le portabeul, les disques à écouter sur le chemin du retour, les livres à lire sur la plage et tous ces petits riens qui allaient remplir la voiture.
À l'heure où j'écris ces lignes, il est donc parti depuis 24 heures, et le train vient de quitter Milan en direction de Brindisi, emportant la voiture et son chauffeur vers le Sud... Dans 2 semaines, moi aussi je serai là-bas...
Le canapé qui prit place dans le salon l'an dernier était
en théorie convertible. En théorie, comme disait Albert. “Je
dirait même plus : en théorie”, aurait ajouté
Alber(d)t Dupond(t). Bref, la convertibilité du canapé laissait
à désirer pour cause de vieux bouts de toiles malodorants
et de pieds cassés, mais Fabio (l'italien, hein, je précise
à toutes fins utiles pour ceux qui n'aurait pas suivi les derniers
épisodes) débarquant la semaine prochaine, il fallait convertir
le convertible. 
F
fit bien sûr avec son génie et ses doigts musclés le
plus gros du travail, mais je mis la main à la pâte et bon
alors bref dorénavant on peut dormir dans le canapé-lit. Avis
aux convives de la veille en cas de surconsommation de Bergerac et de Moüette.
Ce n'est donc qu'en toute fin de journée qu'on partit jeter un oeil aux courges qu'on disait énormes. En effet, c'est énôôôrme. Je suis même prêt à comparer ma tête avec le cucurbitacée en question pour vous donner une idée de la chose.
On
espérait voir de la glace débarquer pour accompagner la brioche.
Mais dans sa robe à fleurs dégottée dans une friperie
d'Anduze, la convive ne trouva pas le magasin de produits surgelés
et traîna déconfite mais guillerette ses jolies chaussures
d'un créateur anglais vers le pâtissier de la place du Jourdain,
qui accompagnait ses charlottes aux fraises d'un coulis de rhubarbe un peu
moins vert que les éclaboussures des cerveaux des aliens d'hier soir.
Le convive arriva quelques instants plus tard, éprouvé par
la chaleur d'une journée estampillée "alerte canicule"
ne but pas d'anisette mais reprit probablement du Bergerac et du Moüette.
En
prévision du départ de Philippe, déjeuner entre collègues
à "Comme sur une île", restaurant mauricien de la
rue Orfila. Joli cadre et nourriture sympathique, à cheval (d'après
le peu que j'en ai vu et goûté) entre les nourritures indienne,
asiatique et créole, voilà qui ne fait pas oublier l'étouffante
chaleur qui y régnait... et le verre de bière qui faillit
se renverser entièrement dans mon sac et donc en particulier sur
mon appareil photo qui ne reçut par miracle que quelques gouttes
du collant et odorant breuvage.
Qui a dit : "Ce petit chat est le plus merveillissime petit chat
de tout l'univers : c'est mon Muffy à moi ! Ritchie, tu as déjà
eu un petit chat rien qu'à toi ?" ?
Réponse : la grand-mère dans Mars Attacks ! Mars
Attacks, yep, que dire sur Mars Attacks, parodie burtonnienne
des films extra-terrestriens. Le problème de ce film, c'est que j'ai
vu des dizaines de fois quelques extraits, et que je ne me souvenais pas
vraiment du reste. Nous voilà donc avec une bonne parodie bourrée
de kitcheries et de personnages plus cons les uns que les autres, mais le
temps de faire plaisir à la brochette d'acteurs pour que chacun nous
face son petit numéro, on s'impatiente de voir enfin les martiens
sortir le barbecue. Quatre ans après avoir vu ce film, j'ai aujourd'hui
vraiment l'impression qu'il y a deux ou trois bonnes idées (le martien
déguisé en femme est un must) mais que c'est noyé dans
une salade niçoise de secondes rôles. Ovni soit qui mal y pense.
C'est
beau des quartiers de pêche alignés au fond d'un plat ?
Ah oui, et recouverts d'une pâte à clafoutis et cuits 40 minutes
thermostat 5-6, c'est pas seulement beau : c'est surtout très bon.
Pour rappel, la recette du clafoutis est coincée quelque
part sur ce site.
Ne pas oublier :
- d'aller voir l'expo Almodovar avant le 31
- d'aller acheter les deux derniers numéros d'Etapes ;
- de faire des sauvegardes et des copies et des impressions et des renvois
d'e-mails avant dimanche puisque F emmène le portabeul en Italie
;
- de trouver des occupations pendant l'absence de F ;
- de prendre des nouvelles de tout le monde ;
- de mettre du déo avant de partir travailler ;
- de noter les adresses des gens à qui je n'envoie jamais de cartes
postales ;
- que Fabio et Toto viennent ici à partir du 31 ;
- d'écouter les dernières compiles des Inrocks ;
- le E111 ;
- d'aller faire les soldes pour une garde-robe spéciale canicule.
Il faut vraiment qu'il fasse très très chaud pour que j'expose mes mollets au boulot. Je confirme : il fait très très chaud. Y a d'ailleurs que les vendeurs de mascottes sur la plage qui doivent parvenir à travailler vraiment pleinement efficacement par ce temps. Au menu aujourd'hui : brochettes d'adverbes.
Le défi du jour : ne pas pleurer en regardant "Todo sobre mi madre". Déjà qu'on est sec à force de suer, faut éviter de se dessécher en larmoyant. Défi perdu.
Dernière nuit bercée par la fraîcheur (je manque de synonyme) toute relative de la nuit saintongeaise, avec le luxe de pouvoir dormir la fenêtre grande ouverte. Les hululements d'une chouette viendront tout de même rompre le sommeil de toute la maisonnée. Fort heureusement ils ne dureront pas longtemps, mais c'est assez impressionant. Autre scène ornithologique impressionante pendant le week-end tandis que nous jouions à la belote dehors : bruits d'oiseau dans le lilas, et soudain un passereau en sort à toute vitesse, poursuivi par une buse.



Mais toutes ces bonnes choses ont une fin, et il faut reprendre la route. On ne veut pas arriver trop tard sur Paris, on part donc à 16h15, et évidemment : il fait une chaleur étouffante. La route paraît terriblement longue, nos yeux sont secs comme les plants de tomate qui nous attendent à la maison, les pauses à l'ombre ne changent pas grand chose... et il faut attendre la tombée du jour pour respirer enfin. Vivement les vacances dans le Salento qu'on ait moins chaud.
... Et au milieu de toutes ces petites choses insignifiantes de ma petite vie, 70 ans après le coup d'état de Franco, ça explose encore un peu partout. Désespérant.
"La
plage déserte était à nous deux", chantait Aznavour.
Quand j'arrive à 9h sur le sable, la plage déserte est presque
à moi tout seul. L'eau est toujours aussi fraîche mais c'est
un régal. F me rejoint alors, mais... pas dans l'eau. On reste ensuite
une bonne heure sur le sable, envahi petit à petit par les locaux
et les touristes, et on reprend la route pour retrouver les petits plats,
l'ombre du chêne, les parties de belote et les photos de vaches...
Le ciel est rose ce soir : il fera beau demain. Beau et chaud, très
chaud, très très chaud...


On avait, depuis jeudi soir, retrouvé notre rythme charentais : belote, sieste, lecture* à l'ombre du chêne, photos de vaches, petits plats et vin rouge — un rythme bien ralenti par l'accablante chaleur. Mais, avant notre départ, on avait glissé dans notre valise un ou deux maillots de bain, et griffonné sur le samedi 15 de notre agenda un petit "Royan" qui sentait déjà le sable. En milieu d'après-midi, donc, bravant les températures dignes des bords du Nil, nous partons pour la côte. Ralentis sur la route par un léger bouchon et par le bitume fondant qui colle aux pneus, nous arrivons vers 17h45 à bon port et, ni une ni deux, traversons la route pour aller goûter la fraîcheur de l'océan. Une fraîcheur qui sied aux autochtones comme moi, mais qui plaît un peu moins à ceux habitués aux températures des mers ioniennnes et adriatiques (suivez mon regard).

Après
ce bain revigorant et un orage faiblard qui ne nous fera pas quitter la
plage, nous retournons au studio pour y consteller la moquette de grains
de sable. Une douchette vite faite et la faim nous pousse à la pizzeria
du coin. La pâte est bien moelleuse, le bourgueil fait 13,5°
et après tout ça une longue balade digestive est nécessaire,
avec en bruit de fond les touloutoutous d'un groupe péruvien. Après
la balade, suffisament digestive, c'est une bonne grosse glace que nous
ingurgitons. La plage, plongée dans le noir mais éclairée
des lumières multicolores du casino, nous accueille ensuite pour
relancer la digestion.
De retour au studio, on allume la télé et on regarde "24 heures", série dont j'avais beaucoup entendu parler mais que je n'avais jamais vue. Saura-t-on un jour l'issue de l'enquête de Jack Bauer ?
* A propos de lecture à l'ombre du chêne, j'ai commencé et terminé "Cosmétique de l'ennemi", d'Amélie Nothomb. Une centaine de pages en gros caractères, c'était largement suffisant pour ce dialogue que j'ai trouvé assez pénible.
Boh... ça se passe de commentaires, non ?




Une
journée bien charette, comme on dit dans le jargon (ou ailleurs),
et à 16h07 je pars en courant du boulot pour être à
Montparnasse 45 minutes plus tard. Ayant attrapé mes deux métros
de justesse, j'ai bien fait de courir et surtout auparavant d'enfiler mes
baskets à la place de mes sandalettes : c'est moins casse-gueule.
Le rythme + la chaleur donnent un résutat prévisible : je
monte dans le train en sueur. Heureusement j'ai tout prévu, et me
voici dans les toilettes du TGV nu comme un ver, afin de
me changer des pieds à la tête. C'est assez comique comme situation,
alors je prends une petite photo souvenir, et j'espère juste à
ce moment-là que j'ai bien fermé la porte des toilettes...
une ouverture de porte serait mal venue.
Malheureusement je n'ai pas de place assise : il y a du surbooking dans
les TGV aussi. Une fois sorti de ma cabine d'essayage aux graffitis pro-Zidane,
je reste donc une heure debout au wagon-bar afin de me grignoto-déshaltérer,
puis un tabouret s'y libère et je passe 2 heures sur un truc rembourré
de 20x20cm à lire Technikart. Arrivée à Niort à
19h20 : ouf, F est là qui m'attend. Il a trouvé le courage
de venir me chercher après toute la route faite depuis hier. C'est
pas beau ça ? Allez... vite... encore une bonne heure de route et
l'anisette coulera...
Bon ben pas de kebab aujourd'hui... un panini au rostello.
F est parti vers le Lot pour y découvrir la jolie région où se sont installés Corinne et Dominique, je passe donc la soirée tout seul ; une soirée écourtée par un bon gros mal de tête que je n'aurai pas vu venir. Pan ! Ca a frappé d'un seul coup vers 23h, j'ai alors sans hésitation abandonné mon boulot pour terminer mon sac à dos (ma valise est parti ce matin avec F) et faire un peu de rangement pré-départ en wikène, et me coucher à 23h30. Le meilleur remède contre le mal de tête restant le lit + le noir, je ne me plaindrai pas d'avoir subi de telles douleurs à une telle heure.
Une seule trattoria est fermée et tout est dépeuplé : oui, la trattoria est fermée le mardi et je ne le savais pas. Le hasard faisait que je n'y avais jamais mis les pieds le mardi. Alors j'ai mangé un kebab, c'était pas mal et puis ça changeait. C'est tout ? Oui c'est tout... Pas de photo ? Non, pas de photo... Et tu comptes intéresser tes lecteurs avec ça ? Non mais cette histoire de kebab sans intérêt est vraiment à l'image de la journée.
Au hasard de mes tours sur le web, je découvre que cette ordure de Materazzi est à l'origine des gestes les plus abjects de toute l'histoire du calcio... et qu'il est leccese (de Lecce, quoi...). Je rassure donc celles et ceux qui vont nous rejoindre en vacances là-bas cette année : le leccese n'est pas qu'un donneur de coup de crampons.
... ben oui, rappelez vous : dans un mois je serai là-bas...
On avait peur d'avoir trop chaud, on avait peur de la circulation, on a toujours un peu peur de rencontrer des gens qu'on ne connait pas, et puis ben on n'a pas eu trop chaud, on n'a pas eu de circulation et on a passé un très très agréable moment avec des gens très très agréables.
Le meuble de la chambre, construit fin décembre 2004, avait déjà montré ici ou là quelques tas de sciure. Un petit traitement nous avait semblé suffisant pour anéantir les cossons qui avaient établi leur tanière en ces lieux chauds et doux. Un cosson, c'est sûrement un mot charentais, c'est en tout cas un ver à bois... et après une petite inspection : enfer et damnation ! Toutes les étagères sont bouffées. Allez, zou : on transforme le salon en friperie, on démonte les étagères et on va acheter des planches... C'est cool, on espérait se faire un petit samedi tranquille et reposant : foirage. Foirage complet aussi pour moi en ce qui concerne l'utilisation d'une scie sauteuse. Le CAP fleuriste conviendra définitivement mieux qu'un BEP menuiserie (renommé me-nuisance dans mon cas).
On part en fin d'après-midi chez Ginou pour jardiner un peu mais aussi... ben pour poncer les portes du meuble en question, justement. Sur le chemin, on s'arrête à la déchetterie pour jeter des cache-radiateurs (aucun rapport avec le pare-feu d'hier), les fameux bouts de miroirs qui offrirent un reflet ici le 17 juin, l'imprimante multi-fonction qui a rendu l'âme il y a bien 15 mois, et les fameuses étagères sus-citées et sus-bouffées.
Et sinon ? 14/8. Un peu tendu, hein, l'Arno...
Lolo ayant besoin de découvrir comment apporter lui-même quelques modifications texto-illustratives au site web de son association, me voilà parti avenue d'Ivry. Petite installation du petit logiciel, puis connection au site. Ca marche pas. Correction du mot de passe. Ca marche pas. Essai avec un autre compte. Ca marche pas. grrrr... le pare-feu doit faire des siennes. On l'ouvre, on regarde, on bidouille, on teste... ça marche pas. On désactive le pare-feu... Ca marche toujours pas. Bon, pas grave, je montre à Laurent combien c'est facile de modifier les petites infos, on va sur amen.fr pour activer sa redirection de nom de domaine, on retourne voir du côté du pare-feu, on se gratte la tête parce que bon, merde, on l'a désactivé et ça marche pas. Et puis... F arrive, F nous regarde nous noyer et F dit : "ben, clique sur Ajouter". Ah ben oui, j'avais pas vu le bouton "ajouter"... L'année prochaine je fais un CAP fleuriste, ce sera beaucoup plus reposant.
N.B. Dans un mois je serai là-bas...
Ma
culture chorégraphique est ras le parquet : je n'y connais rien,
j'ai vu un (superbe) ballet de Preljocaj l'an dernier à Garnier et
le Lac des Cygnes en dévédé, ma cousine a
fait de la danse et comme j'ai habité La Rochelle je connais le nom
de Régine Chopinot. Point barre. Aujourd'hui, je rajoute une mini
couche à ma culture en allant à Bastoche pour du Béjart.
Trois Béjart pour le prix d'un :
- Le Mandarin merveilleux. Idéal pour un novice comme moi
puisque très figuratif, j'étais comme un gosse en train d'essayer
de comprendre l'histoire qui se déroulait devant mes yeux. Et puis
c'est bien parce qu'on reconnaissait bien le mandarin avec son costume de
chinois. Je plains quand même le danseur grimpé sur 4 centimètres
de talon.
- Variations pour une porte et un soupir. Pseudo improvisation
à 7 danseurs sur fond sonore insupportable (du Pierre Henry qui fait
grincer une porte ; le soupir du titre c'est le spectateur qui le pousse
tellement il s'ennuie). 35 minutes à la con et à la fin ils
jettent leurs chaises. On se rappellera surtout du passage où les
7 personnages sont assis sur leur chaise et ne bougent pas, avec ce pénible
bruit de fond, pendant, je sais pas, 2 minutes peut-être... Et bien
à la fin il y a des gens qui ont applaudi ça. Mort de rire.
Comme disait ma grand-mère : "Mais olé pas bintôt
fini toutes ces symétries ?"
- Boléro. Ah la, au moins, la musique est belle, tout le
monde connait ça... Alors moi, j'imaginais un truc fort sur une musique
pareille, je sais pas, un truc sensuel, un truc où la puissance va
crescendo comme la musique, un truc avec de jolis mouvements (je vous ai
prévenu : je n'y connais rien)... Alors bon la musique commence,
taaaa tadada dadadada tadadaaaa... deux mains gigotent dans l'éclairage,
et puis... la scène s'allume : une danseuse sur un gros rond rouge
avec des danseurs assis tout le tour de la scène. Alors la fille
elle gigotte, elle gigotte, peu à peu les mecs se lèvent et
gigottent eux aussi. Bof bof je préfère regarder dans la fosse,
pour voir comment on joue le boléro et surtout pour voir les altos
faire les andouilles. Comme disait ma grand-mère... "Olé
bin des areugnes, teurtout".
NB. Béjart dînait hier de légumes.
De tous les films vus au cinéma ces dernières années, il y en a un que j'avais trouvé absolument parfait : Loin du Paradis. Tandis que je clique et re-clique, F visionne ce film qui m'offre, de par sa superbe photographie, un très agréable fond visuel un mètre derrière mon écran. Mais quand minuit sonne, les klax sonnent aussi et je viens me poser devant la rousse Julianne Moore pour avoir un noeud à la gorge au lieu d'en avoir plein la tête.
Après une journée plein de web, j'en rajoute une couche en travaillant un peu sur le site de Monica, mais tant que je ne serai pas allé photographier un orgue* ou deux dans une église ou deux, le graphisme du site restera vert et seulement vert. Et puis bon, je ne suis pas graphiste : je fais ce que je peux avec ce que j'ai. Prochaine étape : finir les traductions (ouais, je ne maîtrise pas trop le slovaque) et s'attaquer à la version en japonais. Banzaï !
* Sauvez Willy ! Hum... Désolé.
Une
journée bien remplie, une de plus... mais quand à 18h40 je
quitte le boulot et qu'à 19h15 on doit partir à l'opéra,
c'est un peu la course... M'enfin, le timing est serré mais on s'en
sort (même si je squizze l'anniversaire de Simon à cause de
tout ça) et à 20h on est divinement bien installés
pour l'Elixir d'amour de Gaetano Donizetti.
Et m'en voilà sorti ravi. Ravi de l'agréable musique, des bons chanteurs, de la mise en scène légère et pas prétencieuse pour deux écus (on oubliera deux ou trois détails à la noix), des jolis décors... Voilà qui termine notre saison d'opéra d'une belle manière (en attendant Béjart jeudi pour un peu de danse). Allez, tous en choeur : unaaaa furtiiiiiiva laaacrimaaa, neeeegli oooocchi suoi spuuuuntò...

La
chaleur a beau être au rendez-vous, j'ai envie de prendre l'air en
ce dimanche après-midi. Direction donc le Père Lachaise,
un peu délaissé ces derniers temps. La rue des Pyrénées
nous offre de l'ombre et un peu d'air, puis les allées du cimetière
nous offre la blancheur et le parfum des fleurs de magnolias puis la vue
et la découverte de quelques tombes jolies, émouvantes, étonnantes...
ou détériorées, telle la tombe d'Oscar Wilde, de plus
en plus recouverte de grafitti. Véritablement scandaleux.
Mais
toutes les bonnes choses ont une fin, même les jolies ballades. Et
tous les estomacs ont une faim, ou plutôt une bonne dose de gourmandise
qui les titille à l'idée qu'une brioche est en train de refroidir
à la maison. Deuxième test du four à pain : très
convaincant ! Une vraie brioche comme chez le boulanger ! Mmmmmm...
Petit visionnage de dévédé en fin de journée : on continue avec Daredevil notre série des comics Marvel adaptés au cinoche. J'ignorais complètement l'existence de ce super-héros, et encore plus sa particularité — sa cécité — et j'ai donc plus regardé le film en me demandant comment il allait réussir à ne pas mettre ses chaussettes en fil d'écosse à l'envers. Parce que pour le reste, en dehors des passages avec le méchant tireur, on s'ennuie un peu. Moralité qui n'a aucun rapport avec tout ça mais il faut que je la place : Daredevil et dare des champs.
Après un déjeuner au cours duquel Corinne avait vanté
les mérites de son appareil à pain, F fonça chez Dartoche
pour en acheter un... C'était inévitable. Inéluctable.
Indispensable. Il en fallait un à tout prix, c(r)oûte que c(r)oûte,
quitte à braver la canicule (le cul du chien ?). En fait, le modèle
de Corinne ressemblait un peu à une friteuse électrique, alors
au
départ
j'étais perplexe : j'imaginais la cuisine défigurée
par une bouse électro-ménagère.
En vérité, F revint du magasin avec une sorte de four chromé
mat, ce qui de prime abord me rassura : c'était pas si moche que
ça. Puis, le temps pour moi d'un repos réparateur (vous connaissez
l'Arno le plus épuisé du Monde , c'est moi), il testa l'objet
et fit sortir de l'appareil un superbe pain. Parallélépipédique,
certes, mais superbe. Et goûtu. Je n'étais alors pas seulement
rassuré, mais satisfait. Et puis... et puis je découvris qu'on
pouvait faire des brioches, des panettone, des cakes, sans la moindre diffculté
- si ce n'est celle d'aller faire les courses. Voilà : j'étais
emballé !
... Tellement emballé que je n'hésitai pas à aller
à Momoprix à l'heure où la France entière priait
Saint Zizou. Il fallait à tout prix acheter de la levure de boulanger
de chez Vahiniaise, et surtout bien le noter sur un bout de papier pour
ne pas l'oublier cette levure. Me voilà donc parti, en profitant
pour dévaliser les rayons en produits divers et variés ; il
n'y avait personne, ça me donnait des ailes. Arrivé à
la maison, j'annonçais fièrement : "oh la la ! J'ai acheté
plein de trucs !". F me répondis : "Aaah ! T'as la levure
alors ?".
Non, je l'avais oubliée : je suis un crétin.
Bon alors la suite de l'histoire c'est le foot, avec la France qui gagne, les klaxons, les klaxons, les klaxons, les klaxons, les klaxons, les klaxons et les klaxons. Insupportable. Inévitable ? Inéluctable ? Qu'ils étouffent en bouffant leur volant tous ces cons.