J'avais
vu Blade Runner la première fois au cinéma,
à Toulouse, c'était donc en 92 ou 93. En vérité,
j'avais vu le début et la fin, car j'avais roupillé tout le
long du film : un gros coup de (Raymond) Barre m'avait frappé peu
après les premières images. J'avais revu Blade Runner
quelques mois plus tard ; si ma mémoire est bonne je doggy-sittais
le chien de ma soeur ce soir-là. Mais ma mémoire on s'en fout,
j'aurais gardé une tribu de moules ce soir là ç'aurait
été du même acabit. J'ai bel et bien vu Blade Runner
ce 31 août 2006, les fesses dans un fauteuil, un limoncello dans la
main gauche pendant la deuxième partie du film et une petite couverture
sur les jambes parce que c'est pas de refus. Je me souvenais que c'était
un bon film, je me souvenais de l'atmosphère asiatico-futuriste,
les écrans géants offrant à la foule et à la
pluie des visages de geishas, je me souvenais de l'obscurité de ces
rues animées par une foule hybride. Mais j'avais oublié combien
un rouge-à-lèvres pouvait sublimer une ambiance tamisée,
après qu'un autre rouge, sang, avait été craché
au fond d'un lavabo.
Bon, faut bien voir la vérité en face, retourner au boulot après trois belles semaines à rouler les R, c'est pas ce qu'il y a de plus agréable dans la vie. Mais c'est pas insupportable non plus, faut pas springere nonna dans les orties. Seulement voilà... effet "retour dans la pollution" probable, je me suis levé ce matin avec un petit mal de tête. Deux cachets avant le Earl Grey et... hop hop hop... quelques dizaines de minutes plus tard, me voilà parti. Arrivé au boulot, mon index se pose sur l'interrupteur du PC et ... bbbiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiippppp... un long bip de mauvaise augure. gloups... Bon bon pas de panique, un café d'abord... mais le café est dégueulasse, il a dû prendre la poussière, comme le PC. Me voilà alors parti à débrancher, dépoussiérer, rebrancher la bécane qui finalement accepte de fonctionner. Je peux donc bosser devant mes deux écrans, mais : ( petit mal de tête + ordinateur ) x 2h = vilaine barre en travers du front. Une seule solution : rentrer à casa et dormir un peu, après avoir avalé un quart de poulet rôti et une autre dose d'analgésique. Analgésique ? C'est pourtant à la tête que j'ai mal.
Ce n'est donc qu'à 15h que je suis retourné au travail, poussé hors du lit par ma conscience professionnelle et les tacatacatac des travaux de la rue de la Mare. Tacatacatac qui avaient suffisamment couvert de leurs décibels l'effraction de l'appartement d'à-côté, tandis que je ronflais peut-être. J'vous jure m'sieur l'agent, j'ai pas d'alibi mais j'ai rien fait !
De retour...
... un peu bronzé après 23 jours de vacances. Ces quatrièmes vacances salentines furent formidables (malgré orteil endolori, piqûres d'insectes, épines d'oursins dans l'orteil, et autres égratignures en tout genre...), à nouveau un savoureux mélange de découvertes, de plages, de ciel bleu, de paysages et de plaisirs culinaires. Il parait qu'en France, pendant ce temps-là, il faisait un temps de m....
...
et plutôt fatigué 23 heures de trajet en voiture.
Passage par le tunnel du Mont Blanc. Après le trajet retour de l'an
dernier, c'est la deuxième fois que je vois les Alpes. Hors de question
d'y aller en hiver, y a pas écrit "Captain' Igloo", mais
en été c'est terriblement impressionant, on se sent vraiment
minuscule à côté de tout ça. M'enfin ce n'est
rien à côté de l'émotion ressentie cette nuit
quand un gros matou a déboulé devant la voiture, sur l'autoroute.
Faut pas me faire des frayeurs comme ça moi, m...
Tiens à propos de matou, on parle de moi... Je trouve tout de même mon journal de ces derniers jours ni drôle ni intéressant pour quiconque sauf moi, pas de quoi enthousiasmer le fan club de Matoo...
La
famille T quitte Lecce de bon matin. Nous nous ne traînons pas et
partons passer cette dernière journée chez Maria. Il s'agit
de préparer la voiture et de se reposer avant 24 heures de route...
Voilà, les vacances sont terminées. Vivement les prochaines...
Une journée de repos, sans plage, car le temps est peu clément et nous sommes peu enclin à risquer de voir la pluie. En fin d'après-midi, nous allons profiter d'une lumière magnifique pour un dernier tour dans Lecce.





Nous retrouvons la paire FabioToto à Porto Selvaggio, où règne
une mer très très houleuse qui nous empêchera de nous
baigner.
Le soir, c'est encore la fête dans les rues de Lecce, et nous allons retrouver les lumières du kiosque et la foule. Un tour de manège pour la petite, et zou...
Un tour au marché de Corigliano, pour y acheter des capsules de bouteille, une machine à encapsuler les bouteilles, des joints à cafetière... le strict nécessaire pour toute bonne ménagère, en quelque sorte.



C'est en matinée que nous allons sur notre lieu de baignade favori, où la mer est encore une fois magnifique. J'oublie, une fois au bord de l'eau, que depuis deux jours je n'ai plus de chaussures "spéciales rochers" et je mets les pieds là où il ne faut pas, à savoir sur les rochers les plus profonds, là où s'accrochent... les oursins. Par chance, je n'ai que deux épines plantées dans le gros pouce, et F usera de la légendaire délicatesse pour les ôter délicatement. Ouf... Je retourne donc dans l'eau et en en ressortant je me coupe un doigt sur un coquillage ou je ne sais quoi de tranchant. Décidément... j'adore les vacances.
Pour ce remettre de ces émotions : minestrone, sieste, nettoyage... et procession.







Je ne suis pas croyant, mais il y a dans tous ces cérémoniaux
catholiques quelque chose d'impressionnant. La procession pour Marie que
j'ai connue à lourdes il y a presque 20 ans, nocturne de surcroît,
avait été un moment assez fort. La procession d'aujourd'hui,
en hommage à Sant'Oronzo et aux Saints Médecins, commence
à la tombée de la nuit et fait un grand tour dans Lecce, pour
revenir de nuit au point de départ. Je craignais surtout qu'il y
eût trop de monde mais ce fut supportable.
(Bon le problème c'est que je rédige ces lignes plus de 3
mois plus tard et je ne sais pas trop quoi dire)
Elle
était grosse. Même si je n'ai rien contre les gros, ni les
maigres, ni les ceci, ni les celà, son tour de taille nous permit
de la traiter de "grosse conne" sans trop de problèmes
car elle était également conne. Très conne. Embarquée
à Porto Selvaggio par ses amis, elle pollua l'environnement de ses
décibels aigus pour faire entendre aux rochers alentours qu'elle
glissait ("sciiiiiiivolo ! sciiiiiiivolo !"), qu'elle trouvait
l'endroit affreux ("brutiiiiiissimo !") et que c'était
- bonne nouvelle - la dernière ("uuuuuultima ! ") fois
qu'elle venait ici. Le tout était servi dans un accent du Salento
absolument faramineux. La quintescence de la vulgarité de terroir.
Je dirais même qu'on avait fouillé les fonds de terroir pour
la trouver celle-là.

Au
retour de la spiaggia, nous dînons chez Maria. C'est encore une fois
un régal pour les papilles, avec du lapin accompagné de son
inévitable et efficace plat de pommes de terre / artichauts. Mais
notre venue est aussi due à la fête : oui, c'est la fête
à Corigliano ce soir, l'occasion de flâner parmi les brocanteurs
et les merdouilles (revoilà Jean-Paul II clignotant) et pour F de
se rappeler l'époque où c'était son nonno qui vendait
les cacahouètes.
Allez allez, un peu de courage les filles, on va à la plage de bonne heure !
... Et pas n'importe quelle plage : Torre S.Andrea. Le genre d'endroit que ton cousin Jean-Claude te montre dans ses photos de vacances quand il revient des Antilles. Ouais ben là ce sont mes photos de vacances et j'ai pas eu besoin d'aller à l'autre bout de la planète, na ! En plus aujourd'hui il y a un ciel bleu à la Yves Klein et un petit vent frais bienvenu car sinon on crèverait de chaud.



C'est pas le même genre de Porto Selvaggio, y a pas la pinède et le chemin escarpé, y a pas le calme et le soleil couchant, y surtout un peu plus de monde, mais faut pas pousser mémé dans les figuiers de Barbarie : c'est maginifique. Et il y a une mini plage de sable pour se poser les fesses... et se les faire picorer. Oui oui, en effet, il y a plein de petits possions à la recherche de peaux mortes et de vieilles blessures qui viennent nous grignoter l'épiderme et franchement je ne trouve pas ça très agréable mais là je fais mon vieux ronchon et je vous emm...... et je vous emmène ici la prochaine fois. Hum.... L'autre sensation de la journée en plus des petits poissons picoteurs, c'est une douleur à l'orteil que je commence à ressentir à la plage.

Après
des pasta/sauce tomate/simmenthal et une grosse sieste de 2h, nous allons
F et moi visiter le musée du Seminario. Par chance,
la guide parle un français impeccable mais quand l'italien reprend
le dessus sa diction me permet de très bien comprendre. Au menu de
ce petit musée : la peinture napolitaine et leccese, et les objets
provenant du duomo. C'est tellement intéressant que c'est vraiment
trop court, et seule la durée de la visite est cause de déception.
Nous allons ensuite écouter la fin de la Messe, non pas par croyance,
mais par intérêt, curiosité et envie d'écouter
l'orgue. Brrrr... l'organiste nous offrira malheureusement un superbe concerto
en mayonnaise majeure...
Le soir, nous prenons la route de Zollino pour y voir la fête du village. Sur la superstrada, nous apercevons des lumières à Sternatia, l'occasion de fire un tour dans cette petite ville dont nous apercevons à cahque fois le campanile. Belle surprise avec l'église et son plafond de bleu et gris et Rigoletto en fond sonore joué sous le kisoque. Puis Zollino, qui fit pâle figure à côté de Sternatia.
Et mon orteil ? Ben... il est devenu mauve.
Allez allez, un peu de courage les filles, on va marcher un peu dans Lecce !



La plage de Porto Badisco est un endroit ravissant dont la particularité est la présence de résurgences dans le sable, qui s'avère donc humide (et qui refroidit l'eau les tout premiers mètres). L'autre particularité c'est que... ben... c'est un peu sale quoi... Alors lorsque le temps est trop couvert et que le soleil reste caché, l'addition sable pas trop propre et humide + temps gris c'est pas la tête à toto mais pas loin (là je fais une blague avec "0+0 = la tête à Toto" donc ça n'a rien à voir avec le Toto dont je parle ici parfois).
M'enfin après trois jours extrêmement chauds, ça fait presque du bien un peu de fraîcheur...



Au retour de porto Badisco, nous nous arrêtons acheter des "puccias" (je francise le pluriel, pas la peine de faire des bonds ou des saltos). La puccia, c'est la cousine locale du hamburgerl, à savoir un sandwitch dans lequel on glisse ce que l'on veut (aubergines frites, artichauts, jambon, mozza, tomate, et caetera ad libitum tant que ça rentrum). Donc c'est pas mauvais la puccia, mais je me relèverai pas la nuit pour en manger, c'est pas un rustico non plus genre tu vois genre non tu vois pas ben tant pis. En tout cas c'est la quatrième fois que je viens dans la région et on m'apprend que c'est une des spécialités du coin. Me fais pas rire, j'ai la bouche pleine d'aubergine !
M'enfin bon c'est bien joli toutes ces histoires de bouffe et de plage, mais faudrait p'têt envoyer deux ou trois cartes postales, non ? Bon j'ai fait en sorte de changer un peu les destinataires par rapport au années précédentes, profitant de l'occasion pour envoyer un petit mot à des connaissances/potes/anciens collègues perdus un peu de vus. Voilà voilo, que personne ne se vexe, hein ?
Quand Maria ma demandé combien de beignets de crabe je voulais, je ne savais pas trop quoi répondre. Mmmm... quattro o cinque ? Mais seulement voilà : il n'y avait pas que les beigners de crabe, il avait aussi des pâtes et un roulé à la mozza. Après le déjeuner, direction Porto Selvaggio pour digérer tout ça.

Le ciel est brumeux là-bas à l'horizon, le scirocco faisant
des siennes, et lorsque l'on arrive à destination le ciel est taché
par des nuages, la mer par des méduses.
Juste le temps de faire un plongeon avant de s'en rendre compte... Je ne
suis pas assez courageux et bon nageur pour aller risquer d'en croiser une
de près. D'autres ne resteront pas sur leur rocher à attendre
de bronzer et profiteront de l'eau...



Carmiano est un village à une dizaine de kilomètres de Lecce, d'où est originiare Toto. Seulement voilà... on ne connait pas la route et donc pour se rendre à a fête du village, F se fie à la carte, aux pancartes et à son instinct. A la carte, mais encore faut-il avoir quitté Lecce par la bonne voie, et aux pancartes, mais quand celles-ci sont pliées on ne sait plus par où passer. Quant à l'instinct, il y avait concurrence de la part du chauffeur himself, et au final, de petites routes en chemins fort étroits, on se retrouve dans un mini bled où trois dames nous annoncent que l'on se trouve à... Monte Vergine... qui n'est pas sur la carte. M'enfin, ça nous aura permis de bien nous marrer, cette pancarte pliée...



Bref bref nous sommes tout de même arrivés à Carmiano, mais la madonne était déjà rangée dans l'église... Bah, tant pis, il y a de toute façon un peu d'animation puisque il y a un festival des arts de la rue. De quoi amuser petits et grands. Il y avait aussi Aldo et Stefano mais bon c'est pas grâce à eux qu'on se serait amusé, hein...
On
tente dans l'après-midi une plage plus "carte postale"
qu'hier, et comme c'est l'après-midi il vaut mieu aller du côté
de a mer ioienne, orientation solaire oblige... C'est donc au Belvedere
de Porto Cesareo que nous allons. La plage s'étend
sur une très longue distance, mais sur seulement quelques mètres
de large... M'enfin la page on s'en fiche un peu, puisque l'on passe un
très long moment dans l'eau. La compagnie des deux filles change
plus qu'un peu notre façon de lézarder dans l'eau, puisque
l'on n'y lézarde plus, remplaçant le barbotage par des éclaboussures
et autres jeux de pousse-toi-de-là-que-j'y-flotte.


Et le soir ? Ben on a mangé une glace...



La
famille T. ayant prévu d'arriver vers 16h, nous allons à Porto
Selvaggio dans la matinée. Personne à notre arrivée
mais... le calme malheureusement ne durera qu'un temps. Vers 11h débarque
une véritable smala, avec une demi-douzaine d'adolescents. Les voyant
arriver de loin, je dis à F : "comme le type arrivé tout
à l'heure pas loin de nous est nu, si je me fiche à poil ils
vont peut-être croire que c'est un coin naturiste et aller ailleurs"...
mais ma méthode ne marche pas et tout le monde s'installe sur les
rochers. Me voilà obligé de me mettre un peu de crème
solaire sur mon postérieur avant qu'il ne grille (non non ne rêvez
pas, pas de photo pour illustrer ce passage). Et ça hurle, et ça
braille, et deux bastardis de plus les rejoignent en meuglant de charmants
propos homophobes (je n'ai jamais précisé que les rochers
du quartier accueillent en grande majorité des personnes de évitantprécisément
ce genre de connard). Allez... on se casse, il est déjà 12h30
et de toute façon il commence à faire vraiment chaud.
Il fait donc vraiment chaud quand on s'arrête en pleine en pampa pour prendre en photo la masseria qui longe la route, une masseria délabrée, seule et peut-être oubliée, comme on en trouve tant dans la Région. Avouons qu'il y a du charme derrière le triste abandon de ces fermes. Mais la notion d'abandon est plus forte pour celle-ci : un tombereau rouillé, souvenir d'une activité florissante, reste devant l'entrée ; une chapelle - symbole de l'importance de ces lieux autrefois - tient encore debout... et puis, tout simplement, sa proximité de la route fait qu'elle n'est pas comme toutes celles qu'on aperçoit au loin, qu'on imagine désertées sans en être sûr. Mais attention l'Arno, eu lieu de raconter tes histoires de vieillles bicoques, regarde bien où tu marches, on ne sait pas trop quel genre de bestiole rôde dans le coin.



La
famille T arrive vers 16h (on vous avait prévenu), et après
s'être installée tout le monde a bien envie d'aller voir la
mer. La plage la plus proche se trouve à San Cataldo... andiamo !
Ce n'est pas la plus belle plage du coin, d'ailleurs le coin de plage que
l'on choisit est limite pourri, envahi par des algues laissant échapper
du fond de l'eau des bulles de gaz malodorant... M'enfin, c'est mieux que
rien.
Rien de bien transcendant en ce jeudi matin, ce n'est que vers midi que nous tentons une mini sortie dans un magasin de sport, mais les maillots ne me conviennent pas, les chaussures non plus... et seul F y trouve de quoi s'y faire plaisir. Le plaisir, pour moi, viendra quelques instants plus tard, en mangeant la parmiggiana de Maria.

Nous
arrivons à Porto Selvaggio vers 15h45. Beaucoup de bâteaux
très près de la côte, des bâteaux que la guardia
costiera ne virera que bien plus tard. Beaucoup de monde aussi sur les rochers,
en particulier des crétins avec une radio. F demande aux crétins
en question de baisser un peu le volume afin de respecter l'adjectif "selvaggio"
de l'endroit, et en revenant de notre petite baignade des noyaux d'olive
ont bizarrement atterri sur nos serviettes. Il se passe des choses bizarres
ici, non ? M'enfin, fixons-nous plutôt sur le plaisir d'être
là-bas, car la mer aujourd'hui est magnifique : pas la moindre vague,
de petits poissons venant nageouiller entre notre jambes...
Les Nathuc repartent pour Paris ce matin... mais pas nous, na na nèèèèèreeeeuuhhh. Déjeuner chez Maria (pasta al forno, salsicia con peperoni) puis direction Alimini. C'est le bus qui nous y emmène, au départ de Corigliano, histoire de laisser un peu la voiture et le chauffeur tranquilles.
Une
plage de sable en plein mois d'août, c'est un bon moyen de voir du
monde. Beaucoup de monde. De quoi de se moquer de celui avec son maillot
qui baille ou de détester celle qui parle si fort juste à
côté. L'autre intérêt aujourd'hui, c'est la vue,
particuière puisque l'on distingue plutôt bien les montagnes
albanaises de l'autre côté de l'Adriatique. M'enfin à
part ça... le sable... c'est sableux. On préfère vraiment
nos petits rochers...


Vers 18h15, nous partons attendre l'autocar. Une impressionnante file de voitures roule au pas. De mauvaise augure pour l'horaire du bus. En effet, nous l'attendrons plus d'une heure et demi... et regretterons de l'avoir attendu dans un recoin mal exposé, car une fois dnas le bus nous apercevons, à travers les vitres, d'un côté un magnifique coucher de soleil, et de l'autre côté la lumière sur les montagnes des balkans. Bref bref, ce n'est que vers 20h35 que nous arrivons à Corrigliano... mais cerise sur le gâteau, une procession bloque le bus et nous terminons le parcours à pied au lieu d'attendre. La procession, cortège lent et silencieux marchant dans les rues sombres, est d'ailleurs réellement impressionante...
Le soir, Fabio & Toto nous sortent de notre léthargie, après avoir dîné et surtout après s'être fait une petite soirée télé. Au programme, la série "Invasion", truc bizarroïde autour d'un lac faisant concurrence à la piscine miraculeuse de Lourdes. Je suis plutôt satisfait de bien comprendre les dialogues. Il faut dire que ceux-ci sont peu engorgés d'un vocabulaire haut-de-gamme, et qu'il y a suffisament de silences pour laisser le cerveau se reposer. Pas comme dans le telegiornale, difficile à suivre (surtout celui de la 5 avec ses infos à la noix. J'ai adoré le concours de chien "sauveteurs", le premier prix étant revenu à un roquet ayant aboyé pendant un incendie, ce qui a réveillé ses maîtres et les a sauvés). La télé italienne est un ovni, mais ne regardant pas la télé en France, je n'irai pas plus loin dans l'analyse comparative. Bref, je disais au début de ce paragraphe que les F&T nous avaient sorti de notre léthargie. L'occasion, avec une glace cassatta-zuppa inglese, de faire connaissance avec Aldo et Stefano, deux amis de Toto, deux romains étranges qui n'aimaient pas le pasticciotto.
Que serait le Salento sans ses côtes escarpées ? Euh... une
belle région sans côtes escarpées.
Il ne faut pas passer à côté de la litorranea,
c'est à dire la route qui longe les côtes. La partie la plus
belle va d'Otrante à Santa Maria di Leuca, et nous faisons le parcours
dans le sens inverse de l'an dernier. Direction d'abord Santa Maria di Leuca
à l'heure
de la Messe.
... Ce qui fera dire à une brune vulgaire entourée de ses
copines :"Y a un mort ?". Non : c'est le 15 août aujourd'hui,
triple buse !
C'est à Castro que nous nous arrêtons déjeuner après
notre périple littoral, dans un restaurant d'apparence chic mais
au menu salement photopié faisant retomber la classe... et heureusement
la note. Castro, ville aux rues escarpées, où il est réglementaire
de prendre les escaliers voire un petit train pour aller jusqu'au château,
tout là-haut tout là-haut. Le petit train, nous le prendrons,
mais pour redescendre.





La dernière étape se fait à Santa Cesarea Terme, cité toujours aussi charmante où le lieu de baignade est toujours aussi impressionant, souvenir de l'époque romaine. La température qui règne nous pousserait bien dans l'eau, mais par solidarité pour F qui ne peut pas se baigner à cause d'une blessure au pied (et qui, tout comme moi, rêve d'une sieste), on retourne à casa.


Après
la sieste tant attendue, un dernier tour dans Lecce pour nos compagnons
de route de ces derniers jours, une dernière glace (Maria d'Enghien
- cassatta par exemple) et un dernier tour au cloître, toujours en
quête d'une antiquité... ou d'une horreur à photographier
sous la lumière jaune des néons. Ont-ils déjà
en tête leurs prochaines vacances au Maroc ou à Prague. Nous,
en tout cas, nous avons bien en tête qu'il nous reste encore presque
deux semaines de vacances !
Après
une journée de repos fortement nécessaire, l'après-midi
se termine parmi quelques rayons du supermarché et surtout par l'achat
d'un brocard en soie aux marchés d'antiquités du cloître,
les doigts à peu près propres après la dégustation
d'une glace.
Nous
allons ensuite glisser nos ombres nocturnes sous les lumières d'une
fête de village.
Sous les conseils de Toto, nous nous rendons à Alezio, petit village
à quelques encablures de Gallipoli. Nous arrivons au moment où
la Madonne est encore sur la place centrale. Le prêtre fait son petit
laïus, demande même à la foule d'applaudir la Madonne,
et un feu d'artifice clot le discours. La Madonne peut ensuite retourner
dans l'église... et moi je peux tenter de prendre en photo le reflets
des lumières dans les cuivres de la banda.


J'aime beaucoup l'ambiance de ces fêtes, mélange de croyance et de brics-à-bracs, me faisant hésiter sur le pluriel du mot "bric-à-brac". Ce soir, nous avons également droit à un... spectacle de majorettes. C'est pas du dépaysement ça ?



Malgré la soirée tardive de la veille, nous sommes à Porto Selvaggio à 10h du matin. Nous devons d'ailleurs y retrouver Toto et Fabio. A notre arrivée deux nouvelles. La bonne : seules deux personnes ont déjà investi les lieux. La mauvaise : beaucoup de vagues. De grosses vagues. F tente un plongeon mais je reste au bord pour une trempette des pieds. Ultérieurement, pour prendre quelques photos mais la lumière m'empêche de voir correctement ce que je fais. Bof.

Toto et Fabio arrivent finalement vers 11h30, heure à laquelle les nuages se font de plus en plus présents à l'horizon. Quand nous quittons les rochers, Toto aimerait bien nous suivre, car le temps est devenu presque menaçant, mais les deux italiens restent finalement sur place.

Direction
alors Santa Caterina, appelés par la faim et l'envie de voir un petit
port. Le petit port s'avérera sans charme, le restaurant... mémorable.
Paisiblement installés sur la terrasse, l'attente fut terriblement
longue (une heure pour voir arriver le premier plat ?), puis la pluie arriva,
et le vent en rajouta une couche au moment du deuxième plat. Nous
voilà alors contraints de terminer le déjeuner en vitesse
sous les bourrasques car il n'y a pas de place à l'intérieur...
Direction alors Nardò, pour y chercher des maisons Liberty que jamais on ne trouva. Quant à Nardò... trois petites rues et puis s'en vont.
Après une telle semaine pleine de visites, un petite pause s'impose. Grasse matinée puis farniente. Fare presque niente : deux découpages, trois points de colle et basta. Ce sont ensuite les courses au supermarché qui nous obligent à mettre le nez dehors.
L'après-midi se clot tout de même par une balade dans les rues de Lecce, où le plus beau (les maisons mauresques de la via Francesco lo re) succède au plus... mmmm... au moins... eeuuuhhh... ben aux prostituées, quoi, faut appeler un gatto un gatto. Pour ceux qui veulent prévoir ça lors d'un prochain séjour à Lecce, on peut les rencontrer via del sole.










Mais la soirée était déjà organisée, et F&T viennent dîner et profiter de la petite cheminée pour quelques grillades. Le dîner est frugal à souhait, et se termine par un tiramisu fait par Toto, Toto qui malgré ses connaissances en musique classique ne connaissait pas Lakmé, à part le 3ème air du 1er acte entendu dans une pub pour Britichère-Ouaize, un morceau qui ferait même pleurer le plus crasseux des fans d'Iron Maiden.
Le
vendredi, c'est jour de marché à Lecce. Enfin,
quand on dit marché, on devrait plutôt dire grosse foire à
tout et n'importe quoi, des tas de marchands de chaussures, de vêtements
et de choses en tout genre se partageant de nombreuses rues. De quoi se
demander si on y trouve de quoi manger... La foire de Saintes (pour ceux
qui connaissent), à côté, c'est rien. On n'y trouvera
en effet, en ce qui nous concerne, rien pour manger, et c'est au magasin
de pollo rostito qu'on trouvera de quoi se sustenter. C'est un
truc que je trouve assez hallucinant là-bas : certaines rostisseries
ne vendent que du poulet, rôti sur une broche comme d'autres grillent
en cette saison sur les rochers de Porto Selvaggio...
...Porto Selvaggio où nous passons ensuite un agréable moment (pas mal de monde sur les rochers cette fois encore, dont Toto et Fabio). Puis nous allons faire un tour à Gallipoli. Un petit tour trop rapide avant le coucher du soleil, car on est un peu comme ça oui oui : on adore le coucher de soleil sur Gallipoli. En fait, j'aime surtout la lumière sur les façades du front de mer : ça permet de faire de très jolies photos.




Mais le vent du Nord se fait repoussant et après un bout de pizza,
nous reprenons le chemin de Lecce.
Le soir, les piqûres apparues mercredi me démangent toujours
autant et l'évolution de leur aspect ne me semble pas de bonne augure.
Nous allons donc à la farmacia pour savoir qu'y mettre. Le monde
pharmaceutique italien n'est pas comparable à celui que l'on connait
en France, et l'employé de pharmacie ne prendra jamais le moindre
risque de fournir le moindre conseil... sauf celui d'aller aux urgences
ou chez le médecin.
Avant la glace du soir, c'est à dire vers 23h, nous allons donc,
je le répète, à la pharmacie, où l'on me conseille
d'aller à la guardia medica qui est ouverte toute la nuit. La glace
d'abord où l'on fait la connaissance d'une autre Nathalie, et il
est 1h15 du matin quand on arrive à la guardia medica. C'est certes
un horaire un peu cocasse, mais si c'est ouvert...
Parmi les trois personnes présentes pour nous accueillir l'un d'eux
est légèrement ombrageux et s'étonne par un "dov'è
la logica ?" de me voir débarquer à 1h16 pour une histoire
de piqûres d'insectes qui date d'il y a deux jours. M'enfin... je
repars avec une ordonnance, c'est l'essentiel.
La balade du matin est constituée de deux visites, tout près de l'appartement, nous aurions donc pu y aller il y a deux ans.
Tout d'abord l'Université... ayant fait mes études dans les trop modernes ou trop décatis locaux des facs de La Rochelle et de Poitiers, l'idée qu'on puisse étudier dans un endroit prestigeux me fait plutôt rêver. Ensuite le cimetière, lieu étonnant où les défunts férus d'égyptologie rivalisent de mégalomanie.



En fin d'après-midi, ce sont les rues de Lecce qui sont notre lieu de promenade, à la recherche de quelques éléments Art nouveau cachés ici où là (la mémé à sa fenêtre était peut-être d'époque ?), mais également la superbe chiesa di S.Antonio a Fulgenzio dei Frati Minori, que le Père Rafaelle Pantaloni avait commencé à peindre.





... En bref une belle journée qui méritera quelques pages supplémentaires et photographiques dès que j'aurais le temps.
Mais non mais non, pendant ce temps les soldes continuait, et me voici me voilà avec une superbe paire de bottines...
Invités
à déjeuner chez Maria, nous nous organisons, ce matin, un
petit périple en fonction de cette destination...
- Galatina (le cloître et les fresques de l'église Santa Caterina,
et quelques façades)
- Maglie (sa cathédrale dégoulinante de marbre, à laquelle
on préfèrera le charme discret de quelques églises)
- Corigliano d'Otranto (son église avec au sol une copie du sol de
la cathédrale d'Otrante, son gros château... et tata Maria).






Je suis ravi de retrouver Maria, sa bonne humeur et son accueil chaleureux. Et sa cuisine ! Au menu : pasta alle cozze (pâtes aux moules) et pesche frite (le poisson frit est en l'occurence du poulpe). Crostata au dessert, évidemment, on ne change pas les bonnes habitudes.
Direction ensuite Porto Selvaggio. La mer est un peu mouvementée, et après une première baignage je préfère m'asseoir sur les rochers. En rentrant le soir, une douzaine de piqûre d'insectes orne la partie inférieure de mon corps de rêve... Aurais-je dérangé de petites bestioles hostiles sur les rochers ?
Lever tôt pour être à 9h à Porto Badisco. L'endroit est très tôt envahi par la faune locale, il s'agit donc de pouvoir choisir l'emplacement idéal. La baignade à Porto Badisco est extrêmement agréable, l'eau est très calme, l'eau fraîche comme il faut, la vue magnifique dans l'eau (ah oui, je garde mes lunettes pour nager, ce n'est pas génial, mais je n'ai pas le choix.) comme sur la terre ferme.

Nous quittons le lieu au bout de deux heures car les églises d'Otranto ferment à midi et leur visite est indispensable : la cathédrale tout d'abord, pour le sol en mosaïque et les ossements des martyrs d'Otrante, et la petite église byzantine San Pietro au charme concentré que quelques mètres carrés. Le reste de la ville est joli mais ce n'est pas ce que je préfère du Salento : c'est beaucoup trop touristique à mon goût.
Pour déjeuner, petite escale dans un restaurant du front de mer, où de l'espadon grillé fait mon affaire. Les aubergines qui font office de contorno et qui n'ont pas vu la moindre marinade, frisent la médiocrité, tout autant que la glace avalée en face du resto, puisque rien ne vaut Natale. D'ailleurs le soir on y teste la glace au cioccolato fondente, et c'est tellement au chocolat que c'en est écoeurant.


Premier
jour à Lecce et nous commençons par l'inévitable, l'incontournable,
à savoir... les soldes chez Benetton puis chez David Mayer. Pantalon
à rayures chez le premier, pantalon à carreaux chez le deuxième.
C'est tellement plus chic d'aller faire les soldes à Lecce qu'à
Paris. F et moi ayant craqué pour le même pantalon chez Mayer,
nous achetons... le même pantalon, mais le mien, par manque de chance
et vice de fabrication, n'a pas de boutons. On s'en arrange en les récupérant
sur un autre du même modèle.
Deuxième incontournable de Lecce : la glace chez Natale (qui n'est pas représentée sur la photo ci-dessus).
Bon évidemment, il y a les vrais incontournables, à savoir les beautés architecturo-historiques : Santa Croce, piazza S.Oronzo et une piazza del Duomo étonnament vide. Une poignée de touristes seulement, voilà qui fait bizarre, on se croirait en février.
Pour déjeuner aussi on retrouve nos habitudes, puisqu'on s'arrête à la rosticceria du corso pour déjeuner d'un rustico et d'une calzone.



Et
enfin... Porto Selvaggio, qui nous accueille vers 16h.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh !
Porto Selvaggio, c'est la quintescence du dépaysement et du plaisir de vacances ; après s'être garé on traverse une pinède où chantent les cigales et courent de gros lézards, une pinède presque hostile où l'on pourrait croiser d'autres bestioles piquantes et urticantes et des couples furtifs, et puis on aperçoit la mer bleue, verte, idéalement calme quand le temps est avec nous, et l'on descend un chemin escarpé où la terre rouge se marie aux rochers et aux buissons, et enfin on arrive là, sur ses quelques rochers aplatis par le vent, le temps ou bien la chance, des rochers parfois inhabités mais à la population humaine cherchant le calme et l'offrant en retour, population principalement masculine et accessoirement nue, loin des enfants qui crient et des familles qui parlent trop fort, histoire d'avoir la paix.
Les rochers dès notre arrivée ne prennent pas le temps d'accueillir nos serviettes puisque l'on est déjà au bord de l'eau, vérifiant l'absence de méduses et plongeant vite dans l'eau limpide. Et vous savez quoi ? J'ai trouvé l'eau... trop chaude.
Au retour, arrêt spesa. L'occasion de retrouver certaines particularités locales... telles ces escargots.

Balade nocturne dans Lecce pour terminer cette première journée. Je crois que j'aurais pu faire un copier/coller de mon premier jour ici en 2004.



15h15. C'était prévu ainsi et Fabienne est pile-poil à l'heure pour nous emmener à l'aéroport. L'exactitude est la politesse des rois, dit-on. Quelques 40 minutes plus tard, arrivée au terminal 2F, checking et un verre au bar en attendant l'embarquement. L'avion de Fabio et Toto décolle en théorie une heure après le mien. En théorie... car en pratique le mien décolle surtout avec une heure de retard, et je passe un certain temps dans ma tête à calculer le temps qu'il me restera à Rome pour attraper le deuxième avion. Le calcul mental est aussi dû au kakuro, un nouveau jeu japonais cousin du Sudoku, que je découvre après avoir avalé le minuscule sandwitch (avec deux tomates séchées et une tranche d'aubergine) offert gracieusement (ou maigrement ?) par la compagnie aérienne.
A
Rome-Fiumicino, je dois presser le pas pour traverser l'aéroport
et embarquer. Je ne prends pas le temps de flâner et surtout je ne
pense pas à m'acheter quelque chose à manger. Grave erreur,
car une fois dans l'avion je me dis que... j'ai faim. Je suis assis à
côté d'un gros monsieur pas aimable et j'aperçois sa
pilosité abondante à cause de son tee-shirt sans manches.
Mais malheureusement ça ne me coupe pas l'apétit. Fort heureusement,
les places sont larges et je suis assez loin du monsieur pas aimable. Je
suis surtout côté hublot et je peux regarder les lumières
des villes et villages que l'on survole. (En vérité je demande
toujours le côté hublot, je suis comme un
gosse à regarder en bas, à regarder les nuages, à regarder
la mer, et à chercher un jeu de mots avec "Robert Hue"
et le mot "hublot" mais je ne trouve rien... )
Et puis voilà, on atterrit à Brindisi, tout en douceur comme lors du premier vol. Les deux voyages ont été très agréables, mais cela va être encore plus agréable de retrouver F ! Mon vol a presque une heure de retard et les Nathuc sont donc déjà arrivés. Un petit tour rapide en voiture dans Lecce, et direction l'appartement, celui où nous avons logé il y a deux ans. Ca y est, c'est bel et bien parti pour 3 semaines de ça :





Point de genoux douloureux dans les escaliers ; finalement on ne m'appela point malgré ce qui était convenu et quand bien même mes services auraient été nécessaires, il aurait fallu trouvé une petite place sur le planning de début de journée. Car jusqu'aux environs de 15h, entre boulot, (nouveau) coiffeur (fort sympathique et bigrement efficace) et bidouilleries médicales, l'Arno courut un peu contre le temps. Après ça, un petit bain de foule dans les premiers arrondissements, un distributeur de boissons dans le métro qui garde mes 2 euros sans me donner la moindre goutte à boire, et une bise aux Natof avant de partir. Je réalise en écrivant ça que je n'ai même pas fait un bisou à la Natofette, pressé d'attraper mon bus, mais celle-ci étant plus dans sa poussette que dans mon champ de vision, ceci expliquera cela. La mini-Muss' s'était d'ailleurs mise à pleurer en me voyant passer le pas de la porte. Ben alors ? C'est ma nouvelle coupe qui te fait peur ou c'est parce qu'on ne se voit pas beaucoup beaucoup ces temps-ci ? Hein ?
(Ellipse)

Enfin
! Enfin cette soirée me permet de passegiare un poco avec Fabio et
Toto. Après le panorama au bout de la rue des Envierges, nous descendons
à pieds jusqu'à Belleville, histoire de leur montrer un peu
du Paris populaire. direction ensuite l'Hôtel de Ville, Notre Dame,
les rollers du Pont au Double, à nouveau l'Hôtel de Ville que
Toto déteste, le Marais, la rue des Rosiers, la rue Vieille du Temple,
les Filles du Calvaire et Répu enfin... Ouf ! Era un bel
giro, no ?
Dernière journée de travail, terriblement bien remplie comme toutes les autres journées de la semaine, commençant à 9h, se terminant à 20h, un sandwith mangé devant l'écran entre 12h42 et 12h50 — je parviens miraculeusement à ne pas mettre de miettes sur mon clavier, mais un mini bout de jambon finira tout de même sa course sur la moquette. Il est 0h16, je viens de repasser plus d'une heure sur un dernier bout de dossier et voilà, c'est fini, j'ai le cerveau qui va pouvoir enfin se reposer un peu. Avec tout ça je n'ai téléphoné à personne de la semaine, mais Anne m'a appelé aujourd'hui et comme la vie n'est pas toujours rose je lui envoie toute mon amitié avec des bisous aussi et si je peux j'irai donner un coup de main pour le déménagement demain mais je suis tellement lessivé et mes genoux ne supportant pas plus de deux aller-retours dans les escaliers, faudra étudier mon utilité. "Viens au moins faire rire l'assistance", dit Anne après mon histoire de genoux. Aaaaaah enfin quelqu'un qui me reconnait à ma juste valeur !
... Dernière journée de travail en théorie : j'ai laissé mon bureau dans un tel état que j'irai passer une petite demi-heure demain à ranger tous mes dossiers qui s'étalent autour et sous mon clavier. Et après ça... finito !
A part ça j'ai reçu ce soir un message bien sympathique d'une américaine qui apprend le français depuis 4 ans et qui me dit lire ce journal depuis 3 ans et demi. Et grâce à moi, elle apprend le français. Alors là, ma chère Maili, puisque tu lis ça, sache que je trouve ça complètement diiiingue. (Hé Patrick ! Je te fais de la concurrence !) Mais juste attention à ne pas utiliser le mot balai dans : "je te lis depuis 4 balais". Le mot "balai" s'utilise familièrement pour l'âge uniquement. Comme dans "Ali Baba et les quarante balais". (Je me demande si mon humour et mes jeux de mots sont compréhensibles par someone who's been studying French for 4 brooms).
Je
ne suis pas du genre à fouiner dans les rayons "salle de bain"
des supermarchés, étant fidèle à un unique shampooing
et à des marques de produits pour la douche qui m'assurent d'être
propre sans me choper des boutons. Peut-être trouve-t-on donc dans
nos rayonnages français des produits assez exotiques, mais toujours
est-il que mes hôtes italiens ont un produit pour la douche parfum
cacao - amande. Le truc complètement
diiiingue, sur lequel il est bien marqué de surtout ne pas l'ingérer.
Après leur douche, voilà donc la vapeur à l'odeur d'un
mauvais chocolat qui envahit la salle de bain et qui passe même à
traver le murs pour envahir la chambre. Eux ils trouvent ça génial,
moi je trouve que ça pue carrément. Ils sont fous ces romains.
A midi, j'ai mangé un sandwith à la rosette. C'était pas très bon, c'était surtout très sec. Après, j'ai mangé une compte pomme-poire, et d'ailleurs il en reste encore une autre dans le frigo, et d'ailleurs mes collègues sont partis en vacances (ou ailleurs) en laissant chacun un truc dans le frigo : Philippe du jambon, Christophe des boules coco, Sophie une pêche, et le flan je pense qu'il était à Thierry. Heureusement, je suis un homme extraordinaire et j'ai donc eu la présence d'esprit de tout jeter à la poubelle car le fruit commençait à pourrir, le jambon et le flan à se dessécher... quant aux boules cocos, emprisonnées dans un petit sac en plastique je pense qu'elles auraient tôt ou tard implosé. Faudra surtout que je pense à jeter la poubelle ou à vérifier que la femme de ménage vient samedi. Bon allez sur ces bonnes paroles je vais au lit car je me suis déjà brossé les dents, je vais lire quelques pages de Lutetia et après je vais dormir voilà alors ciao tout le monde.
C'est un peu blanc peut-être, ce fond de page, mais c'est vite fait, ne m'en veuillez pas. Et puis c'est en accord avec les façades d'Ostuni ou Alberobello, alors ça nous met dans le bain du Salento, vierge en prime.
Et à part ça ? Ben je bosse. C'est bien joli les vacances, mais y a du livrable à livrer avant de partir. Mes anciens collègues confirmeront (j'espère) que je ne suis pas du genre à regarder les mouches voler, mais alors là comme je suis presque tout seul, personne ne me distrait, la musique ne me dérange pas, je peux partir tard puisque je suis le Père Fouras de l'agence cette semaine... bref j'abats un boulot considérable. Mais je trouve enfin 5 minutes pour mettre en ligne ce fichu mois d'août. Je ne suis donc pas de très bonne compagnie pour mes chers hôtes italiens puisque à peine le dîner terminé je remets ça... Mais par chance ils sont adorables : ils font les courses et préparent le dîner. En plus ça me fait de la compagnie et ça me change complètement les idées dès que j'arrive, le cerveau fouinant dans la case "vocabulario italiano". Voilà, bon ben ça va être tout alors ciao tout le monde.