Une fin de mois où l'on voit passer dans la rue quelques sorcières. La vipère du dessus, elle aussi, sort de sa léthargie, par une petite séance de sauts aux alentours de 20h53. Je pars faire les courses et la laisse s'épuiser sans mot dire, espérant que son asthme l'entraînera rapidement vers son lit. Dans les rayons quasiment vides de Momoprix, j'ai de quoi m'attarder puisque le frigo sonne creux. Une fois n'est pas coutume, un tour vers les steaks, mais ça me rappelle le boulot — je travaille actuellement sur le site web d'une marque de viande. Cela dit le moindre logo de La Poste me rappelle aussi le travail, puisque je m'occupe principalement d'un des nombreux sites du groupe. Il m'est même arrivé certains matins d'être réveillé par des pubs en relation directe avec mon "client" principal. Pas glamour, m'enfin c'est pas le bagne, vous m'direz... Et les steaks dans tout ça ? Ben j'ai pris un faux-filet. J'ai aussi pris un lot de yaourts, mais y en a deux qui ont essayé de s'échapper avant d'être emprisonnés dans le frigo. L'un a fini sa course dans le mur de la cuisine. Bilan : 1 blessé grave.
Quand le chat n'est pas là... les souris dansent devant la webcam...


Jean-Louis
n'habite pas loin du marché du dimanche, et après une sélection
de petits gâteaux tous plus apétissants les uns que les autres,
je le retrouvai.
Jean-Louis n'habite pas loin non plus de l'Abbaye aux Dames, ni même
des bords de la Charente. Si on partait discuter jusqu'à la Pallue
?
Jean-Louis, je l'ai rencontré en 1998, par une annonce sur Internet
; il cherchait à ne pas faire seul la route pour le festival de
Saint-Malo, j'avais envie d'y aller, on était de la même
ville... et voilà ! Ce n'est que 2 ou 3 ans plus tard qu'on a découvert
qu'on était cousins, par alliance et par hasard. La fille de la soeur
de la mère de sa mère est la femme du frère du père
de ma mère, tout simplement. Et donc le voilà tout bébé
sur une photo de mariage où l'on retrouve également mes grands-parents,
cousine Simone, le Bon Dieu Rouge — j'ai un arrière-grand-oncle
qui était surnommé comme ça, ça en jette non ?
— et oh ben y a même Francine. Bref bref, plongé lui aussi
dans la généalogie, ça l'amusait de nous relier cousinement
et de mettre des noms sur la photo de mariage en question. Donc voilà
ce serait l'occasion de parler de généalogie... ah oui, tout
de même, à Préguillac il y a des actes de 1598, vous y
croyez vous ? Sur la tête de mon jambon beurre ! C'est splendide, mais
au lieu de parler de moi sur l'internet je ferais mieux de m'atteler à
un site généalogique et de parler des autres.

Bon
alors ensuite je suis allé à pieds jusqu'à la
Chapelle des Pots, histoire de profiter du beau temps et de marcher
à un rythme soutenu pour faire un peu de "cardio" mais bon
évidemment je me suis arrêté ici ou là pour photographier
des trucs, des machins et des bestioles, surtout les Gerris lacustris
dans le lavoir de chez Mallet, ça changeait des champignons de la veille.
A mon retour le reste de la fratrie a débarqué pour manger les
petits gâteaux sélectionnés plus haut, le temps passe
il faut partir me voilà dans le train.
Le TiGiVi quitte Niort avec 25 minutes de retard, et pour une fois j'ai un billet de 1ère (payé moins cher que celui en 2nde à l'aller, j'adore ce genre de logique mercantile). Faut quand même avouer que la 1ère c'est beaucoup mieux : plus de place et moins de bruit (la moquette y est sûrement pour autant que l'absence d'enfants), et en plus comme je n'ai pas de voisin je peux sortir mon ordi portable et bosser un peu. Faut dire qu'après avoir feuilleté/lu Pref, Etapes (dont des articles sur la typo vraiment très bien), Fluide Glacial (numéro spécialement pas drôle acheté uniquement pour 6 planches de Ralf König) et PC Expert (aaaargggh je suis un geek) sur la première partie du trajet en train, j'avais envie d'une activité un peu plus dégourdissante pour mes petits doigts. Et c'est enfin là qu'on rit : le train arrivant à Paris, le contrôleur passa un petit message de plates excuses absolument mémorable : "Veuillez nous excuser pour le retard, dû à un dysfonctionnement de passager".
« Maman, c'est quoi un geek ?
— J'en sais rien moi, demande à ton oncle. »
Au
retour des bois, nous fîmes quelques recherches pour donner un nom aux
curieux champignons qui y pululaient. Incroyable que toute cette flore colorée,
diforme, parfois nauséabonde ou carrément dangereuse : helvelles
crépues, clavaires pilons, fistulines hépatiques, anthurus d'archer,
amanites phalloïdes... De quoi mettre un peu de mycosité dans
votre dictionnaire des insultes, avec des tels noms imagés. En tout
cas je n'avais jamais vu autant d'espèces différentes en même
temps ! Parmi tout ça, les seuls que je cueillis furent des trompettes
de la mort, divins champignons dont les congénères avaient aterri
quelques jours plus tôt dans une terrine cuisinée par maman,
je n'en dis pas plus sinon je vais saliver.
![]()





Vous connaissez le mec qui est tellement flagada-migraineux qu'il passer la journée au lit ? Ben voilà, c'est moi... Enfin quand je dis "la journée", d'abord j'avais accompagné F à l'aéroport parce que le vilain le voilà envolé (l'allité fais des allitérations, elle est bien bonne tiens, on va bien rigoler aujourd'hui). Envolé en Italie bien sûr, là où le beau temps pousse le quidam au bord de la mer. Bon il était tôt, donc à 8h me voilà de retour au bercail, je passe les détails et à 15h30 je me lève parce qu'un train m'attend à Montparnoche à 17h45. Bon le trajet R.A.S., je dors encore dans le T.G.V. et je feuillette le numéro spécial 30 ans de Première. Rien de captivant, Chabat déguisé simplement deux fois, c'est vraiment cheap parce que ç'aurait pu être rigolo une vraie série de photo, mais bon pour 2 euros ça fait un peu de lecture. Les pages les plus intéressantes étaient peut-être les dialogues entre deux "personnalités" du cinéma (Baye / Sagnier, Dussolier / Canet...) mais je ne les ai pas lus. Vous avez dit vieux ronchon de mauvaise foi ? Mais non mais non, c'est la migraine qui me rend grognon.
La
célébrité du jour s'appelle Mickael Y, et il essayait
d'être incognito chez le traiteur italien, avec une capuche de survêtement
et une casquette sur la tête : de toute évidence il avait envie
qu'on lui fiche simplement la paix. Seulement voilà, Ch. m'accompagnait
et il n'a pas pu s'empêcher de sortir deux phrases à MY, genre
private joke entre le fan et son idole, lequel MY a répondu d'un rapide
sourire. Je crois même qu'après Ch. a essayé de le prendre
en photo avec son téléphone portable. Je crois, je n'en suis
pas sûr, car j'essayais de faire abstraction de tout ça pour
ne pas avoir honte. Voilà, là je prends un air limite condescendant
et je conclue en disant : "Ch. est un peu jeune encore...".
Tiens et puis comme le ridicule ne tue pas, une petite photo — j'y ai
l'air limite vraiment débile — pour illustrer ce jeudi.
Comme je pars demain pour un court week-end chez Cèpes & Cie,
et qu'il parait qu'il y aura du cousinage dans l'air, je me suis fait une
petite beauté...
Le flair, ma bonne dame, le flair !
Donc quand j'ai vu la jaquette de "La vérité nue",
le flair m'a poussé vers ce choix. Ca sentait le roman noir et j'imaginais
déjà une blonde vaporeuse fumant une cigarette dans l'encoignure
d'une pièce sombre tandis que son amant gisait sur le sol dans une
mare de sang. Peut-être seulement une flaque d'ailleurs, mais dans tous
les cas le tapis était fichu. A propos de fichu la blonde en portait
un. Bref, j'imaginais ça et j'imaginais mal car la blonde en question
on la retrouve morte dans une baignoire. Il y en a quand même une autre
dans le lot, une blonde, certes plutôt vénitien, qui souhaite
écrire un livre sur un duo de comiques américains dans la chambre
desquelles fut justement retrouvée cette pauvre fille morte, des années
plus tôt. C'est bon ? Vous suivez ? Donc après il y a des flashes-back
(pluriel correct ?) et un scénario qui coule lentement mais sûrement,
pas du genre à vous accrocher à votre fauteuil, non non c'est
beaucoup plus insidieux, beaucoup plus modeste et humain même, tellement
bien que vous n'allez pas faire pipi vous ne voulez pas en louper une miette.
Voilà ça s'appelle donc La vérité
nue (Where the Truth Lies en V.O. mais on l'a finalement
regardé en V.F. parce qu'au début ça parlait trop on
n'arrivait plus à suivre), et c'est d'Atom (crochu) Egoyan.
Alors aujourd'hui j'ai appris que Haydn a composé 140 symphonies (peut-être
même un peu plus, je ne suis pas sûr d'avoir bien retenu ma leçon),
que la sonate n°14 de Beethoven c'est celle au Clair de Lune
et que les partitions à l'époque des Grecs comportaient 1620
signes différents.
Hier, j'ai appris que dans la Passion selon Jean, de Johannes Sebastian
Bach, Marie elle disait "tout est consommé". Elle bossait
chez Liebig ?
Oh
ben la bonne nouvelle du jour, c'est que Sophie est revenue à son poste
de travail, après quelques semaines d'absence. Comme je suis une grosse
nouille, je croyais qu'elle
reviendrait plus tard, tellement bien que je lui avais envoyé un petit
mail pas plus tarte qu'avant hier pour prendre/donner des
nouvelles. Et à part ça ? A part comme je suis intégrateur
je devrais me passionner pour la sortie de mon nouvel ennemi, à savoir
Internet Explorer 7, mais la sortie du nouveau navigateur me fout tellement
la trouille que j'ai mis des oeillères et des boules Quiès.
Le navigateur offre paraît-il de mauvaises surprises, gérant
affreusement mal l'affichage d'un site que vous vous étiez cassé
la tête à faire tenir debout sur IE6. Bref bref bla bla de webmaster
tout ça, je retourne trifouiller mon site à moi (l'autre, sur
lequel je suis moins anonyme et plus sérieux), car je me tape un peu
la honte avec son vieux code pourri et sa feuille de style à 3 roubles.
Vous avez été amusé par les affiches du film "Les rebelles de la forêt" ? Les jeux de mots à deux balles et les têtes de crétins des lapins et autres canards vous ont déclenché un rire léger ou massif ? La bande-annonce vous a fait dire "Oh ça a l'air rigolo, on va voir ça ?". Bon, et bien... je ne vous conseillerais pas forcément de rebrousser chemin, parce que vous n'allez pas forcément vous ennuyer, mais vous allez être bougrement déçu : la campagne de pub représente les 10 dernières minutes du long-métrage, le reste semble être du remplissage. Le titre en français est d'ailleurs trompeur, car celui en anglais ('Open season') plus neutre, ne laisse rien d'autres envisager que... ben l'ouverture de la saison de chasse. Bref, ça amusera donc les enfants pour une séance ciné pendant les prochaines vacances, mais pas trop les grands comme nous car on a besoin de crétinerie un peu plus poussée dans ce genre de divertissement. M'enfin, au retour le clafoutis aux pommes, trop chaud avant de partir, nous attendait.
Allez zou, on ressort la machine à peler les pommes, on ressort la bassine à confiture qui fait aussi bon usage pour la compote et on fait... de la compote de pommes ! Avec des écorces d'agrumes dedans... slurp !



J'aurais
aimé dire à Nathalie que le spectacle auquel elle participait
ce soir m'avait plu. Mais voilà, je n'irai par pas 4 chemins, je ne
me vautrerai pas dans le flou en faisant passer le blabla qui suit pour un
point de vue objectif : non, ça ne m'a pas plu, et j'ai trouvé
ça complètement con.
- Première partie : 20 minutes de lectures sur le
racisme — lectures parasitées par des bruits, des paroles ou
des projections de textes — face à un public composé à
99% de blancs semblant sortir du XIème arrondissement.
- Deuxième partie musicale sonore de 30 minutes,
entrecoupée pour moi de quelques rires face au déguisement de
certains et face à une telle pitrerie qui ne doit amuser que les participants...
Et bien donc après ces deux parties normalement il y en avait une troisième
et une quatrième, mais nous avons fait demi-tour. F ne s'est pas fait
prier, préférant remplir des pages de portées après
avoir apercu les orchestrations onomatopesques du compositeur.
Nathalie, s'il-te-plaît, fais-moi plaisir, refais plutôt une expo
photo ou de l'art postal.
Ah mince, il faut aussi que je parle de la plaquette donnée aux spectateurs pour expliquer le fondement de la chose. Format idiot ; textes mal écrits, incompréhensibles et pompeux ; mise en page pénible ; typo stupide (texte noir sur fond gris foncé, voire rose sur du gris, si t'as pas l'oeil bionique tu vois rien). Envoyez, c'est pesé.
C'est décidément la semaine de la vidéo, mais rien ici cette fois, juste l'évocation d'une bonne tranche de rire en regardant sur le ouèbe les apparitions, dans les émissions de Loranrukié, de Florence Foresti. Je la connaissais de l'époque où elle sévissait au milieu d'autres filles sur Canal+... et où elle sortait du lot. Sa prestation en 'Isabelle Adjani' est assez phénoménale, mais la jeune femme possédant un excellent english accent, elle peut se permettre des imitations savoureuses de Madonna ou de Paris Hilton. Bref bref bref, j'ai également beaucoup aimé ses imitations de Catherine Barma, productrice de l'émission, une hystérique pur jus complètement allumée... qui m'a collé un sacré fou rire et des courbatures aux abdos le lendemain (donc ce matin car en fait j'écris ça on est samedi soir il est 22h35). Faut que je reprenne le sport, moi, ça m'évitera les courbatures post-gloussements. Hein ? Oui, ça fait 6 ans que je dis que je dois me réinscrire dans une salle de sport, je sais, je sais, ça va c'est bon, le pire c'est que je suis motivé (malgré le prix) mais... je n'ai toujours pas racheté de chaussures de sport ni de survêtement oui je sais mon argument est pourri je suis un gros crétin cela dit je marche environ 40 minutes chaque jour grâce à mes deux aller-retours quotidiens pour aller travailler c'est pas négligeable cela dit je devrais peut-être mettre des signes de ponctuation dans mes phrases ça serait moins drôle mais plus lisible. Sinon je disais quoi ? Ah oui Florence Foresti...
Ca
faisait longtemps que je n'avais pas fait l'andouille devant la webcam un
jeudi soir (ben oui le jeudi soir je suis tout seul). Ca faisait surtout longtemps
que ça n'avait pas atteint un certain sommet dans la débilité
montrable. Allez... on oublie Youtioube et
on clique.
On peut nous causer chômage, chûte de la Bourse, crise des banlieues, otages en Colombie et prix du pétrole, je reste définitivement plus angoissé par l'avenir de notre planète que par le moindre événement économico-sociétal, et je suis beaucoup plus fataliste pour ma propre disparition un jour que pour celle des orangs-outans, des récifs de corail, ou de je ne sais quelle race d'affreux crapaud. Le nez dans le guidon, au milieu du peloton de notre société de consommation, je ne suis pourtant pas un ange en matière de respect de l'environnement mais je fais ce que je peux : j'éteinds (si possible) mon PC en partant déjeuner, je trie (un minimum) les déchets recyclables, je fais la chasse aux ampoules allumées pour rien, on boit l'eau du robinet (que l'on filtre), je débranche (quand j'y pense) les appareils qui restent en veille pour rien, je maudis la moindre diode électro-luminescente, je rêve d'un ordinateur portable connecté à une dynamo, j'ai mauvaise conscience de laisser mon radio-réveil branché toute la journée et de me tailler la barbe avec un rasoir électrique, je rêve des batteries à hydrogène qui gorgeaient d'utopie mes cours de chimie autrefois... Bref : à la prochaine tempête "de 1999" je vais faire un pélerinage à Lourdes.
Parmi les éléments qui nous donnent mauvaise conscience à la maison, il y a surtout les yaourts. Le contenant, pas le contenu. Le pot de yaourt n'est pas recyclable et on mange en moyenne 3 yaourts chacun quotidiennement. Soit 6 pots dans la poubelle par jour. Il était un temps, pas si éloigné que ça, où on faisait nos yaourts, mais nos emplois du temps trop remplis nous ont poussés à en gagner (du temps) et donc à arrêter d'en faire (des yaourts). Depuis quand ? Mmm... au moins 6 mois, non ? Peut-être même depuis que je travaille. Aujourd'hui, événement national : la yaourtière a repris du service. La bouteille de lait vide sera jetée dans la poubelle jaune et les pots en verre seront vénérés. Reste plus quà brancher la machine sur une dynamo.
Les Inrocks joue enfin de la dithyrambe au sujet de Herman Düne, m'enfin il faut bien avouer que tout ce que le groupe a sorti comme album est loin d'être excitant. HD qui sera en concert le 4 novembre à la Cigale... Ira ? Ira pas ? M'enfin en attendant, aujourd'hui on a HD en clip ici par exemple voilà c'est cool je me sens complètement web 2.0 en ce moment.
« Maman, c'est quoi le web 2.0 ?
— J'en sais rien moi, demande à ton oncle. »
« Ca se rafraîchit, hein ?
— Mouais, on allume la chaudière ?
— Non, faut faire des économies d'énergie : enfile plutôt
une petite ségolaine. »
Pablo
est cinéaste avec un grand nez et des chemises affreuses, un grand
nez qui lui permet de sniffer beaucoup de coke et des chemises affreuses qui
plaisent, semble-t-il, à Antonio, puisque celui-ci veut... le connaître.
La jalousie et le désir vont alors faire très mauvais ménage.
Voilà, le film c'est La Loi du Désir,
encore un Almodovar vous allez dire, toujours du Almodovar, ça n'arrêtera
donc jamais... Celui-ci n'est pas de mes préférés, à
cause d'un scénario trop bancal qui laisse le spectateur — en
tout cas nous deux — dans l'interrogation (pourquoi ceci ? c'est qui
celle-là ?), mais quelques défauts n'effacent pas le plaisir
de voir un tel film : je reste un indécrottable fan.
A propos d'amour, y a Bastien qui aime peut-être moins Bastienne, et
celle-ci s'en morfond et ça nous fait Bastien & Bastienne
un opéra que Mozart écrivit à 12 ans. Un opéra
à voir le 9 décembre, mais aussi le 28 novembre, c'est au choix
et y a un tout petit plus d'infos sur le
site qu'il faut. A 12 ans, moi je regardais Goldorak.
J'écoutais l'album de Bonnie 'Prince' Billie chez
Gibert quand je sentis une odeur de pieds. Je n'avais jamais remarqué
que ma paire de pompes laissait grimper aux narines de telles effluves, et
je penchai la tête vers le sol, pensant trouver en-bas une réponse
à cette interrogation olfactive. Je vis alors les pieds de ma voisine
de rayon : des converses roses. La godasse qui pue par excellence était
près de moi, et comme toujours en double exemplaire. Mon honneur était
sauf, à supposer qu'il y ait un certain déshonneur à
puer des panards. Bref, revenons à nos petons...
J'avais toujours écouté Will Oldham (passé par différents
noms et appelé dorénavant Bonnie 'Prince' Billie)
avec distance, préférant, parmi les rois du Lo-Fi,
la hargne diffuse d'un Bill Calahan ou la folie ponctuelle de la fratrie Herman
Düne. En résumé, sa musique dépressive (du moins
le peu que j'en connaissais) m'ennuyait. Seulement voilà, Will Oldham
a mis un peu d'eau-de-vie dans sa bière et une voix féminine
dans son studio, et alors tout de suite nous voilà dans une autre dimension
parce que là, ni plus ni moins : ça me plaît. Et avec
des morceaux comme 'Strange Form of Life' * , ça me plaît
vraiment vraiment. Sera-ce mon abum préféré de l'année
? A confirmer aux prochaines écoutes, surtout après avoir glissé
dans le lecteur CD le Colour Green de Sibylle Baier,
enfin dans mon escarcelle.
*
Séance ciné-plumard à 23h, histoire de récompenser
ceux qui bossent soirs et week-ends, avec My Own Private Idaho.
Quand un paumé narcoleptique rencontre un fils à papa en manque
de sensations grâce à leur gagne-pain commun — le trottoir
—, on se retrouve face à un objet cinématographique autant
chiant que fascinant, autant tordu que réfléchi, sorte de road
movie à l'eau de rose qui, au milieu d'une mise en scène et
d'un scénario déjantés, offre une scène d'anthologie
autour d'un feu de camp. Vous avez dit "culte" ?
Ca y est, c'est fait. On n'aura pas résisté longtemps pour regarder Underworld 2. Bon ben voilà quoi, y a pas grand chose à dire, quitte à voir des méchantes bestioles, des machines pleines de mécanismes dorés, des tueries et des résurrections, je préfère être "acteur" par l'intermédiaire de Lara Croft...
Pas trop inspiré aujourd'hui, j'étais parti pour ressortir des
vieilleries, à savoir les chansons débiles qui apparurent sur
ce site il y a 6 ans... et disparurent un jour. Pfouitch ! (Ca c'est l'onomatopée
du truc qui disparait). C'était la journée des vieilleries,
il faut croire : j'ai ressorti ma palette graphique du tiroir. M'enfin impossible
de mettre la main sur un logiciel, donc la palette, utile, elle va pas l'êtr'.
(notez le jeu de mots voilà merci).
Bon allez, pour le souvenir, j'colle une chanson,
une autre et une autre.
La prochaine fois qu'Etapes m'envoie un numéro gratuit pour me pousser au réabonnement, faudrait que je le recevusse un peu plus tôt... parcequause j'ai déjà acheté le numéro en question. Que vais-je donc en faire : l'offrir ? le découper ? ou bien l'offrir après l'avoir découpé ? (sourire malin du mec content de sa bêtise)
Ca faisait des lustres que je n'avais autant apprécié une compil des inrocks. Celle d'hier est en effet globalement enthousiasmante, avec CSS (même si un nom pareil ça me rappelle le boulot), Jarvis Cocker (même si je préfère la version de cette chanson par Mamie Sinatra), Lily Allen (quoi ? vous ne savez pas qui c'est ?), I'm From Barcelona (qui me donne envie de retourner à Barcelona même s'ils sont suédois je crois poils aux doigts), The Isles (on dirait Interpol produit sur feu le label Sarah), Mai (on dirait d'autres trucs mais je sais pas quoi) ou Herman Düne (mais oui mais oui les revoilà). Voilà, je vais me coucher enthousiaste.
- Allô la police ? J'ai trouvé deux bébés dans
mon congélo ! Que dois-je faire ?
- Un clafoutis.-
- Allô la police ? J'ai un boulet à la maison. Que dois-je faire
?
- Un quoi ? Un poulet ?
- Non, un boulet, genre lourdingue qui se tape l'incruste quoi... alors que
faire ?
- Sa vaisselle, sa bouffe et son lit.
- Ah ?
- Ben oui...
Dialogue à l'ONU :
- Alors ça boume ?
- Non, j'ai perdu au ping-pyongyang.
Un
hôte à la maison, nous avions bien l'intention d'aller faire
un petit tour dans Paris sous le ciel bleu. Mais l'hôte en question,
toujours autant malade, préféra que nous l'emmenassions dans
un centre médical. Nous voilà donc partis, pas loin d'ici, Porte
Chaumont, F accompagnant Fabio sur place tandis que je surveillais la voiture
garée le long du trottoir d'une manière peu orthodoxe. Et ensuite
? Ben... nous retournâmes à la maison, et nous nous dîmes
qu'un film de merde clôtur...clorera... c'était pas mal pour
finir cette journée.
Underworld est donc... un film de merde. J'adore
les films de vampires, même les plus mauvais, peut-être parce
que je n'ai jamais osé avoir le look gothique, peut-être parce
que j'aurais aimé ne jamais avoir de problèmes dentaires —
les heures passées chez l'orthodontiste sont les pires souvenirs de
ma jeunesse — peut-être parce que je suis pâle et que je
n'aime pas l'ail, bref bref bref... donc voilà au début y a
un type dans le métro il est suivi par deux types et alors y en a un
qui crie "Vampiiires" et là ça se flingue dans les
sens et en fait celui qui a crié c'est un lycan (un loup-garou, mais
lycan c'est pour faire plus original) et en fait pendant le film les lycans
et les vampires ils veulent s'entretuer mais peut-être pas (mais oui
y a des rebondissements c'est dingue). Bon alors le problème c'est
que c'est un film de vampires mais qu'il n'y a presque aucun mordillement.
Quelle déception. A voir surtout pour la scène où le
vieux vampire est branché à plein de tubes de perfusions pleins
de sang. Voilà. Y a le n°2 qui est sorti en dividi : on raconte
que c'est encore plus nul.
Jean-Louis,
sur Paris pour quelques jours, m'avait proposé de se faire un petit
bout de Nuit Blanche ensemble. Une bien bonne idée ma foi, afin de
joindre l'agréable à l'agréable.
J'ai donc cliqué sur www.nb2006.paris.fr pour jeter un oeil au programme
et, comme d'habitude, le site web est une honte, faisant rimer information
avec... mmmmm... foutage-de-gueulation ? Simple copier-coller du programme
papier, la version n'est pas adaptée à la navigation web, la
version imprimable proposée est une plaisanterie de mauvais goût
et le plan de chaque parcours est illisible.
...
Bref bref, tandis que deux F plus ou moins malades restaient à la maison
devant un dvd — oui on a un hôte italien pour 3 jours, un autre
Fabio qui a un Congrès à Versailles et qui a débarqué
avec une angine, et mon F à moi, lui, il a simplement un bon gros rhume
de saison — je suis donc parti en direction du métro Château
Rouge, pour un tour dans le quartier de la Goutte d'Or, en supposant que Jean-Louis
aurait préparé le parcours avec soin. Voilà voilà,
donc bon on va pas parler deux heures des couillonneries (sonores ou visuelles)
affreuses et sans intérêt charriées par l'art contemporain,
mais je dirai que :
- Coluche par Yan Pei-Ming (que j'adôôôôôre)
au milieu du XVIIIème, c'est pas très transgressif ;
- Des fruits dans un glaçon géant, ce serait plus rafraîchissant
à Paris Plage ;
- Les meubles accrochés sur les façades de la rue Affre ne font
pas une oeuvre très originale mais ce genre de dispositif m'amuse beaucoup
;
- Les bruits de Pierre Henry sur les affiches lascérées (que
j'adôôôôôre) de Jacques Villeglé,
je n'y ai pas prêté attention — aux bruits ;
- Les vitrines d'Édouard Levé était
à l'image de l'oeuvre de l'artiste : un délice d'humour décalé
sur fond d'interrogation sur l'image que renvoie l'être humain. Certains
pensaient aux vitrines du quartier rouge d'Amsterdam, moi j'ai tout de suite
vu là un vivarium, permettant de regarder à travers les vitrines
un dîner entre vieux bourgeois, un couple endormi, une bande de trentenaires
regardant la télé ou un groupe de jeunes faisant un boeuf. L'artiste
me plaisait en 2D, je le trouve tout aussi amusant en 3D.



Ç'aura
été, en tout cas, l'occasion de faire un tour dans ce coin du
XVIIIème arrondissement, puisque je ne vois pas trop sinon ce que j'irai
y faire (sauf contenter ma curiosité). Ç'aura été,
entre autres, l'occasion d'entrer dans l'église Saint Bernard, où
trônait un crâne géant constitué d'ustensiles de
cuisine, autour duquel s'agglutinait la foule au lieu de s'en éloigner
pour mieux le voir. On verra même des crétins de tout âge,
peu respectueux, monter sur les bancs pour photographier cette chose provenant
du cerveau de Subodh Gupta. D'ailleurs si les ustensiles
avaient été d'or plutôt que d'inox, ç'aurait été
un subodh doré.
M'enfin...
En conclusion ? Une soirée agréable.
Non mais vous comprenez, c'est la fin de la semaine, on est fatigués,
alors bon, une séance ciné ok, mais en version "dividi
in the plumard". Dont acte.
Alors voilà : Nicolas Cage est amoureux d'une Reine de beauté
et il ferait tout pour l'épouser, mais le frère de Nico (Jared
Leto) il a des yeux bleus plus profonds que la piscine d'Isabelle Adjani alors
il fait craquer toutes les girls de Brooklyn et d'ailleurs. Voilà,
ça a l'air d'une comédie américaine, mais en fait par
là-dessus on ajoute que Nico est un trafiquant d'armes peu scrupuleux
— de quoi glisser un pléonasme et un euphémisme en même
temps — et qu'il fait le tour du monde pour vendre des kalachnikov comme
votre épicier vend des boîtes de maïs. Au final on pourrait
voir Lord of War comme film démago, mais
la vente d'armes qui tuent des enfants africains, c'est pas un film, c'est
juste la vérité. Alors on voit un film qui montre le jusqu'au-boutisme
d'un salaud aux dents blanches et au costume bien repassé. Tiens à
ce propos je vais étendre le linge...
J'en avais entendu parler, j'ai donc voulu me faire mon opinion de la dernière chanson de Renaud : "Les Bobos". Alors ? Accablant. J'ai donc ensuite écouté "Elle est facho" du même Renaud. Alors ? Accablant. Le chanteur énervant n'est plus énervant, il est désespérant, pataugeant dans trois rimes de merde et trois clichés moisis pour pondre deux chansons pseudo sociéto-politiques, parce que Renaud il se croit super fort pour faire une satire de la société. Je crois que le passage que je préfère dans Les Bobos c'est "(...) ma plume est un peu assassine pour tous ces gens que j'aime pas trop". Assassine ? Hein ? Où ça ? M'enfin c'est bien, il dit qu'il n'aime pas trop les bobos, ouais c'est bien, il rajeunit tellement depuis son mariage qu'il a l'esprit d'un gamin de 5 ans maintenant.
Bon allez, je retourne écouter "Cruel Summer" de Bananarama, ça me rappellera ma jeunesse.
Alors alors, ce soir nous avons un L et une F qui viennent dîner pour raison professionnelle, enfin amicale certes mais professionnellement les voilà qui embarquent mon F à moi dès 21h15 pour un rendez-vous à l'est d'ici, lequel reviendra exténué à une heure qui n'a pas de nom. Heureusement que pour tenir le coup, le repas qu'il avait concocté (du poulet mijoti-mijotant dans une sauce fèves-tomates-olives-trucsentoutgenre) avait été d'un grand secours. Moi, pendant qu'on bossait là-bas, ben moi j'ai écouté avec délectation des chansons ringardes italiennes, en particulier "Sarà perché ti amo" chanté devant la webcam pour mettre un peu d'ambiance sur ce journal mortifère. M'enfin ma version vous l'aurez pas aujourd'hui, parce que j'ai pas eu le temps de choisir la meilleure prise. (Ça s'appelle du teasing ça...)
En
chair et en os fait partie des films d'Almodovar vu une fois,
autrefois, à l'époque où le magnétoscope faisait
encore partie de ce monde. Y a quoi ? 5 ans ? C'est un film qui ne m'avait
laissé aucun souvenir, mais il me revenait en mémoire au fur
et à mesure du scénario. Un scénario bien ficelé
d'ailleurs (un peu comme un rôti laissé dans les mains du meilleur
ouvrier de France), mais cette fois-ci tiré d'un thriller et pas de
la tête de l'espagnol.
En chair et en os est présenté sur le boîtier
du dividi comme un film noir et torride. De quoi attiré le chaland,
car c'est peut-être un peu poussé : c'est plutôt gris anthracite
et chaud. C'est surtout, une fois de plus, une étude sociologique pleine
de couleurs et de soufre. Le film montre que l'être humain est capable
du pire à cause d'un simple excès de phéromones dans
les narines : frapper, trahir, tuer... Une belle brochette de gens bien, encore...
Pour
le gratin de courgettes, ne pas oublier d'enlever les pépins de la
courgette si la race de courgette draîne des pépins dans la
courgette trop mure. Couper le reste en rondelles ou en morceaux, et déposer
tout ça dans un plat, avec huile d'olive, ail, oignon et tout ingrédient
de la famille des aromates voire un cousin éloigné qui ferait
l'affaire selon votre goût, et puis n'oubliez pas les tomates séchées.
Les tomates séchées, c'est le soleil dans le plat, ça
vous fait oublier la pluie. Il pleut ? On ressort les pépins.
C'est
juste au moment où j'ai commencé à arracher les pommes-de-terre
que l'averse est arrivée. Il faudra pourtant les arracher les patates,
on ne va pas les laisser éternellement 20 centimètres au-dessous
du niveau des flaques. M'enfin, l'averse durant, j'ai abdiqué (Rivers)
et j'ai laissé les patates (moi l'gras) à leur place. J'avais
quand même eu le temps, avant la pluie, de retrouver l'araignée
qui n'avait pas daigné se laisser tirer le portrait il y a 15 jours.
Viens là ma cocotte, montre-moi tes mandibules. Oooh mais t'as pris
dû ventre, tu nous préparerais pas une petite lignée
?




10 ans déjà. 10 ans qu'est sorti "Petits meurtres entre amis". Pis les 10 ans on les voit bien : les lunettes, les fringues, les coiffures... bien daté tout ça. Moi aussi j'ai pris 10 ans, et à l'époque j'avais adoré. Et aujourd'hui ? Mouais, ça fonctionne encore, mais ça ressemble plutôt à un bon téléfilm.