Le journal de l'Arno - octobre 2006


Jeudi 30

Le lis (lilium) est une très jolie plante. Le bouton se pare de teintes rosées avant de s'ouvrir et d'offrir à vos yeux ébahis une magnifique fleur. Le problème c'est que la plante que F a achetée au marché il y a une dizaine de jours a eu du mal à s'acclimater à l'appartement et que 3 boutons sur 4 ont pourri avant de s'ouvrir. Bref, donc 1 fois sur 4 ça fait une fleur, mais aussi un parfum, envahissant la pièce voire l'appartement mais bon ça c'est pas forcément gênant parce que l'autre jour ça puait alors on pensait qu'il y avait un rat crevé quelque part mais en fait on pense que c'est le brocoli pourri caché dans un recoin de la cuisine qui dégageait c't'odeur. Bref oui donc un parfum, un parfum que F adôôôôre et que moi ben... euh... j'aime pas vraiment. Je trouve que ça sent le vieux désodorisant d'intérieur. Ce serait l'occasion de refaire une version de "Quand tu chantes" en souvenir de la pub pour Wizzzard mais après on va trouver que je fais toujours la même soupe dans les mêmes cache-pots.

Mercredi 29

Un peu de boulot sur un ou deux sites, et je décide donc de ne pas m'installer confortablement dans un fauteuil pour regarder Copycat, mais plutôt d'avoir un oeil sur chaque écran. Copycat étant un film assez prenant, mes deux yeux ont traîné sur le même écran et le boulot n'a pas beaucoup avancé. Il faut dire qu'à partir du moment où Sigournette se retrouve pendue au plafond des cabinets au risque de faire tomber ses belles chaussures rouges au fond de la cuvette, on a envie de découvrir la suite de cette chasse à l'homme.

Un mot appartenant au champ lexical des toilettes s'est glissé à la fin du paragraphe précédent pour glisser une pointe d'humour, sauras-tu le retrouver ?

Bon sinon un tour au Momoprix de la rue Gambetta et j'hésite à m'acheter un pull mais il est un peu cher alors j'achète un slip, du chocolat et des chaussettes de sport. Tiens ben justement je mets une photo de pull.

La question du jour : "Tu mets des chaussettes de sport, toi ?"

Mardi 28

Hier c'était la veille du concert, donc si vous être perspicace vous avez deviné que ce soir c'était le concert.
A peu près le même programme qu'hier soir, mais pour les échardes c'était lors de la désinstallation des décors. M'enfin même en taille 12 ans, c'est bien joli Mozart... et ça se rejoue bientôt.

Lundi 27

Veille de concert : générale.
Au programme :
- installation des décors avec option gare aux échardes ;
- séance photos avec option merdre j'ai oublié de recharger la batterie ;
- l'occasion d'apprendre où est le côté cour et où est le côté jardin ;
- Petite musique de Nuit ;
- Bastien & Bastienne, parce que ça vaut mieux que deux tu l'auras.

Dimanche 26

Faut cliquer pour voir en grandElle s'appelait Marie Soleil, c'est son nom qui éblouit la photo.
Il s'appelait Maurice L et la plaque funéraire posée sur sa tombe représente une maison et on peut lire "A notre patron".
Ils s'appelaient Marie-Louise et Pierre, et leur portrait grand format orne leur tombe...
Ils sont venus ils sont tous là, et moi je photographie tout ça, parfois touché, mais parfois ironique, avouons-le, même si la morale voudrait qu'on ne se moquât point des disparus. Je photographie même un oiseau, troublant le calme du lieu par ses tac-tactac-tactac sur un arbre. Un pic-vert ?
Le ciel bleu méritait donc un tour au Père Lachaise cet après-midi : j'étais sûr que l'automne avait teinté les arbres en jaune et que ça allait être parfait pour quelques photos. Et pourtant point de feuillage jauni ci-dessous... mais du gris et du vert... trop de couleur distrait le spectateur ?

Marie Soleil

Bon alors sinon le soir on a regardé Micheune Toumarce, où l'Américain part, comme le nom du film l'indique, en mission sur Mars, mais ce con d'Américain il ne pensait pas tomber sur l'origine de l'Homme avec un gros H. Un film qui m'a plu parce que parfois je suis vraiment bon spectateur, mais bon, avec un peu de recul c'est un peu tiré par les cheveux même si les martiens, définitivement, ne seront jamais représenté avec le moindre poil sur le caillou...

Samedi 25

cyclamenLa fin novembre n'est pas forcément une saison qui rime avec "floraison"... et pourtant... Pourtant un petit tour en Grande Couronne nous fit faire un arrêt floral chez Truffal. Nous voici donc avec deux mini cyclamens (un blanc et un rose violacé) et deux bulbes d'amaryllis (de type Lima et Papilio, pour lesquels il faudra attendre quelques mois avant de vérifier si c'est aussi beau que la photo sur l'étiquette). Nous voici, de plus, avec quelques pommes supplémentaires glanées chez Ginou, pommes vertes (cousines de la Granny ?) pour lesquelles on a carrément scié une ou deux branches. La technique du lancement de crochet pour ensuite tirer sur la branche est à oublier, sauf quand on a fait un stage de lasso à BrokeBack Moutain.

Johnny Rico (avec dents blanches et mini-vague toujours en vogue au 24ème siècle), est amoureux de Carmen (miss râtelier 2356) mais harcelé sexuellement par Dizzy (miss brushing 2357). Carmen s'engageant pour devenir "citoyen", Johnny en fait autant pour la séduire mais se retrouve pauvre fantassin à des années lumières de la Carmen, mais de toute façon elle ne pense qu'à sa carrière donc Johnny Johnny n'a plus qu'à pleurer mais oh la la quel hasard Dizzy débarque sur la même planète. Bon alors voilà, le début de Starship Troopers est un mélange de "Star Trek" et de "Amour Gloire et Voie Lactée". Mais quand la guerre éclate entre humains et insectes, on est dans une sacrée fourmillière où le réalisateur nous fait naviguer entre vraie Science Fiction, parodie, second degré et critique du modèle dominant (modèle américain bien sûr, le réalisateur osant un parallèle avec le nazisme). Au final on ne sait plus si c'est du lard ou du cocon.

La question du jour : Douste-Blazy va-t-il annuler ses rwandez-vous ?

Vendredi 24

Vous connaissez ça, vous, les noix de lavage ? En allant faire un tour à la nouvelle supérette bio de la rue des Pyrénées avec S, cette dernière y a acheté des noix de lavage. Ça tombait plutôt bien car c'était la fin de la semaine et donc j'étais lessivé (de lapin).
Mais qu'est-ce tu bois doudou dis donc ?La noix de lavage est le fruit du sapindus mikorossis et c'est une petite merveille écologique pour laver son linge, dont les mérites furent vantés par S au sortir de la supérette. Moi j'avais acheté trois carottes géantes et une bouteille de jus de mangue-pomme, plus axé sur la bouffe que sur la planète à cette heure égoïste où l'estomac commençait à crier famine bien qu'il ne fût pas encore 18h et puis surtout F et L venaient dîner avant une nième répétition alors j'avais derrière la tête l'idée diététique d'avoir un truc bon à boire en guise d'apéritif. En fin de compte je me le suis gardé, mon jus de fruit, mais là je suis en train de perdre le fil de mes noix.
Donc je n'ai pas encore adopté ce "produit", j'attendais d'en lire un peu plus sur le web, mais après quelques renseignements complémentaires je vais pouvoir passer à l'action. Affaire à suivre.

Et sinon, ami lecteur, as-tu écouté Gloria Lasso ? Et oseras-tu dire que tata Lasso t'as lassé ?

Jeudi 23

Quand une râleuse rencontre une autre râleuse, qu'est-ce-qu'elles se racontent ? Des histoires de râleuses. Pendus au téléphone, Karelle et moi avons donc râlé sur ceci et cela, critiqué ceci et cela, pleurniché sur ceci et cela, et même quand j'ai tenté de glisser mon enthousiasme pour le film vu hier, ben.. elle a trouvé le moyen de faire retomber le soufflé. Pffff... Allez allez, justement, sur la Radio l'Arno aujourd'hui, on peut écouter un lascif Massive Attack, un "Dillinger Girl" mou du genou, un hargneux Yeah Yeah Yeahs et... pour ceux qui m'ont dit qu'ils n'aimaient pas Dalida et à qui j'avais promis de mettre du Gloria Lasso histoire d'enfoncer le clou, ben voilà Gloria Lasso en duo avec Luis Mariano. Et vive le rock'n'roll, nom d'un pero !

Mercredi 22

AgendaJ'avais acheté mon agenda 2007 il y a déjà quelques temps, mais je ne l'avais pas encore ouvert. Décidant d'y noter déjà les dates des élections (22 avril et 6 mai pour élire Ségozy ; 10 et 17 juin pour élire votre dépouté), j'ai ouvert mon nouvel agenda Moleskine, le plus beau des agendas où le nom du mois est toujours très discret ce qui n'est pas très pratique mais bon il faut faire avec, poils au bec. Et donc en ouvrant mon agenda... Horreur ! Je me suis trompé de modèle ! Celui-ci n'a pas les jours en colonnes avec les heures, il a les jours les uns sous les autres ! Et sans les heures ! Non je ne suis pas psycho-rigide, j'ai mes habitudes, c'est tout, et pour avoir un aperçu de la semaine, les jours en colonnes c'est idéal, non non non là c'est une catastrophe, je suis perdu, fichu, au secours, ma cassette ma cassette !
Alors après un tour sur le site de la marque et un appel à une Moleskinienne convaincue, c'est toujours flou : apparemment c'est le nouveau modèle mais on ne sait pas trop si l'ancienne version existe encore.

La grosse boulette du jour : j'ai effacé la table des commentaires de mon site de recettes. Non non, pas que les commentaires, carrément LA table. Ca s'appelle "je ne devrais pas cliquer aussi vite quand le bouton est rouge". Au moins au boulot, les rares fois où je mets le nez dans ce genre de choses, j'ai tellement peur de faire une connerie que je ne joue pas au LuckyLuke de la souris. Maintenant, j'ai plus qu'à réparer ma bêtise et à laisser dans les limbes de l'oubli les quelques commentaires laissés jadis par Orion, Jeff ou LeChieur... Les commentaires qu'on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu'une même tombe les confond déjà.Old Boy

La vengeance est un plat qui se mange froid ? Dans "Old Boy", la vengeance est un plat qu'on laisse mijoter pendant 15 ans. 15 ans ! Le héros du film se retrouve enfermé pendant 15 ans — oui j'ai bien dit 15 ans et je peux le répéter encore si vous voulez — dans une sorte de chambre d'hôtel, sans savoir pourquoi ni comment. Et avec pour seule compagnie un téléviseur, pour seuls repas des raviolis (asiatiques) et pour seul salut une grande patience. A sa sortie, il va partir en quête de celui qui l'a enfermé là. Et moi je suis resté scotché pendant 2 heures devant ce film vraiment asiatique (Grand Prix au festival de Cannes 2004) où l'honneur est plus important que la vie, où le seul petit point agaçant est le montage de la toute première scène, dans le commissariat, un montage découpé... euh... à la coréenne.

Mardi 21

« C'est quoi ce clip ?
— Le dernier clip de Michel Sardine.
— Mais oh la la c'est quoi cette nouvelle façon de chanter qu'il a, lui ?
— Ah oui, c'est affreux, on dirait qu'il a avalé de travers un vieux ténor.
— Et pourquoi il met un masque de Donald, le type dans le clip ?
— Mais non banane, c'est pas un masque ! C'est Michel Sardine, il s'est fait ravaler la façade au Brotox. »

Bon alors, on passe le réveillon à Rome ou pas ? (Oh la la la la la j'en trépigne d'avance d'aller à Rome vous n'imaginez même pas. Bon bon bon je reste calme c'est pas encore certain)

Lundi 20

Le film du jour s'appelle Maléfique alors là vous allez vous dire "oh la la j'ai peur d'avance".
Un dénommé Carrère, chef d'entreprise, se retrouve en prison avec trois co-détenus : un cinglé qui bouffe tout (dénommé Pâquerette), un vieux à l'air bien pervers et aux répliques savoureuses, et un transsexuel pas opéré. C'est alors qu'ils découvrent, derrière la pierre d'un mur de leur cellule, un grimoire. S'en suit la découverte des pouvoirs de ce vieux bouquin poussiéreux, via quelques formules magiques annonées. Et alors ? Ben je ne sais pas trop quoi penser : sous des airs de téléfilm se cache un ovni surréaliste que j'ai regardé surtout par curiosité en me demandant dans quelle mélasse fantastique le scénariste allait oser nous emmener.

Dimanche 19

Pinceau et pince-moi sont sur un gâteau Faudra-t-il donc parler deux jours de suite de bouffe, de musique et de cinéma ? Ben oui...

Retroussage de manches pour F ce dimanche matin avec une focaccia pas piquée des hannetons, puis un tour à Clichy pour prendre quelques photos pour l'orchestre et enfin un p'tit film.

Alors le film... Doustinouffmanne retrouve CharouneStoune et fait la connaissance d'autres personnes super intelligentes parce qu'il y a un truc bizarre au fond de l'Océan. Alors ils y vont, au fond de l'eau, d'ailleurs j'ai pas compris pourquoi ils étaient obligés d'y aller m'enfin bon maintenant ils sont sous l'eau. Alors en effet, il y a un vaisseau spacial sous le corail, c'est épatant ça coco, il est là depuis plus de 3 siècles. Et sans payer le moindre parcmètre. Alors hop, Sésame ouvre toi, ils entrent dans le vaisseau et ils y découvrent... une énooooorme sphèèèèèère. Ben oui le film s'appelle "Sphère" , alors je dévoile rien... Et la suite ? La suite est un huis-clos sous-marin exaltant, flippant et extrêmement intelligent. Allez on reprend en choeur : ouihole livv ineuh iélo soubmarine, iélo soubmarine, iélo soubmarine...

Samedi 18

  Smells like cantine spirit ? C'est un peu l'hiver, et en ce moment la fête de la soupe bat son plein à chaque dîner. Et elle bat tellement son plein qu'on parlerait presque de gros plein de soupe. Alors ce matin, carottes, navets, poireaux, patatouzes, une moitié de branche de céleri, le tout from the market, et zou vas-y sors un deuxième économe on n'est pas là pour rigoler.
On ne rigole pas beaucoup plus au rayon livres d'informatique de la FNOUC parce qu'il faut se tenir à la page et ne pas trop se camper sur ses positions artisanales. Et alors chez Eyrolles ils ont osé pondre un bouquin intitulé "Bien développer pour le Web 2.0" sous-titré "bonnes pratiques d'Ajax". On nous rebat les oreilles avec le web 2.0, ça devient n'importe quoi, mais en fait je crois que... ben... va falloir s'y faire. (Et avec notre soupe traditionnelle, on fait dans la cuisine 1.0 à la maison ?) Bon à part ça j'ai acheté les formidables mémentos de chez Eyrolles, et un autre bouquin sur Ajax aussi. Je vois d'ici les sourires amusés de mes lecteurs pour qui Ajax est un héros de la Guerre de Troie qui a joué au foot aux Pays-Bas avant de se recycler dans les produits ménagers. Tssst...

 Ouatelss ? Ben j'ai acheté le dernier album (Giant) de Herman Düne et le tout nouveau The Peel Sessions de PJHarvey. Je tape dans les valeurs sures de ma discothèque, et j'ai bien fait car le disque de HD est un très bon cru qui fait dodeliner de la tête et gigoter les orteils, même si, après en avoir écouté la moitié, je crains qu'il n'arrive pas à la cheville de Mas Cambios ou Switzerland Heritage. Quand au CD de PJ, c'est plus un objet de collectionneur qu'une source de surprises.
... La surprise, mauvaise en l'occurence, elle est venue de la bouilloire électrique qui a rendu l'âme avant le tea-time. L'occasion d'aller faire un autre tour jusqu'à Dartoche, avec la contrainte de trouver un objet pas trop moche, pas trop cher et pas trop volumineux. Peine perdue, et mon choix est finalement un peu trop volumineux. Il y a vraiment des personnes qui dépensent 100 euros dans une bouilloire électrique ?

Tout ça s'est terminé, après avoir goûté la soupe du matin, devant L.A. Confidential, film à la fois velouté et bouillonnant, saupoudré de bisque d'hémoglobine. Un must du genre : à revoir enknorr et enknorr...

Vendredi 17

Le labyrinthe de PanAttention après je dévoile un peu le film Le Labyrinthe de Pan mais presque pas...
Après la victoire de Franco, en 1939, le régime franquiste fait tout pour nettoyer l'Espagne. Le film se déroule donc en 1944*, et une sale pourriture de colonel, accompagné de ses sales pourritures de sbires à casquette, tente de réduire à néant un groupe de résistants républicains planqués dans les montagnes. Le colonel est rejoint chez lui par sa nouvelle femme et la fille de celle-ci. La petite fille fait alors la découverte d'un labyrinthe où l'attend un faune... et grâce auquel le film est classé dans la catégorie fantastique.
Le réalisateur a voulu, pour les scènes non fanstastiques, faire dans le réalisme le plus cru et il y parvient : le film est violent, autant sur un plan visuel et scénaristique que dans le registre des sentiments — Sergi Lopez joue excellemment bien le rôle du colonel, un être infâme d'une terrifiante violence (à peu près) contenue —, et la partie "politique" tranche vraiment avec la partie "conte de fées", qui m'a également complètement emballé. Le film décevra donc ceux qui ne veulent voir que des elfes, et prendra aux tripes ceux dont le nom finit en "ez" (fernandez, lopez, merguez, tartofrez, etc.) pour peu que de surcroît ils soient, comme moi, un peu sensibles — sensibles aux gentils qui meurent et aux histoires de torture sous ce régime dictatorial.
Voià voilà, bon ben c'est bête j'ai plein de choses à dire sur ce film, mais on n'est pas ici pour ça...

*Le journaliste des inrocks ose dire que ça se passe pendant les derniers jours de la guerre civile espagnole. Je me suis donc permis de lui envoyer un petit message. Je sortais juste de la séance, j'étais encore dans le film et si j'admets (et j'aime lire) les critiques construites et constructives, la sienne était trop vide pour qu'on y admette une telle bêtise.

Jeudi 16

Hein ? Au 1er tour ? Elle a été élue au 1er tour ? Oh la vache ! Bon ok mais j'ai pas forcément envie de parler de l'articuleuse des Deux-Sèvres sur ce journal. Quoi, vous trouvez pas qu'elle articule trop ? Elle met deux plombes à arriver à la fin d'une phrase, c'est d'un pénible ! M'enfin, si je dis ça on va croire quoi ? Rien ! Circulez, y a rien à croire...

Mercredi 15

Vampire à la R.K.Pour 14,28 euros, frais de port compris, sont arrivés d'Allemagne trois ouvrages... en allemand. Pour que cela arrive de là-bas, bien sûr c'est du Ralf König, et je suis surtout ravi d'avoir enfin en ma possession un catalogue paru en 1996 qui retraçait tout son travail depuis 1983. Le catalogue est un peu traduit en anglais (légendes, notes, ou une très longue interview) et j'y ai découvert, des choses plus ou moins amusantes — telle cette série sur les vampires — ou intéressantes — tel le fait que "Bullenklöten !" avait failli être interdit, mais que ça n'avait pas empêché que "La Capote qui tue" soit victime en 1996 de la plus grande confiscation (par qui ? Pas plus de détails malheureusement) de l'histoire de la République Fédérale, dans plus d'un millier de librairies.

(NB "Bullenklöten" ça veut dire "couilles de taureau" mais je me disais que ça faisait mauvais genre d'écrire ça ici).

Mardi 14

Et meeeeuuuuurrrddeeeuuuhhhh j'ai encore loupé un anniversaire, puisque ce 14 c'était celui de Bruno. Ah oui et puis le 13 c'était aussi celui de celui dont j'ai encore 3 cassettes audio, 3 cassettes que je n'ai nullement envie de garder (je ne cite pas les titres sinon on va croire que je me moque) mais ma tête de linotte fait de j'oublie tout le temps de les glisser dans les mains d'un messager. Bref bref ce soir j'ai navigué à droite à gauche sur le web pour lire des avis de droite et de gauche sur les primaires du Parti Chochaliste. Le dernier en date c'est celui de Sark'Vador, et quand il donne son avis sur Fabius ou Royal on ne sait pas trop si c'est du lard(me de crocodile) ou du cochon. Et comme ça cause de Fabius tous les jours, je pense tous les jours à G (qui se fait qualifier sur un blog de "fabiusien historique", ça ne nous rajeunit pas : ça va faire 8 ans que je connais G), alors ni une ni deux ce soir j'en ai profité pour prendre et donner quelques nouvelles et puis comme ça hop j'me la pète grave avec mes sous-entendus qui sous-entendent que je connais le futur ministre des cuisines équipées (ben oui ça colle des casserolles d'être fabiusien). Ho hé mon grand je plaisante !
A gauche ou au centre ? On ne sait pas où DSK niche. Ouaf ouaf !

Demain je vous parlerai du voisin du dessous : il est acteur, c'est le futur ministre de la culture et sa femme adore les confitures de F. Il parait qu'il faut faire dans le people pour avoir des lecteurs...

Lundi 13

From the Rice CookerDe Palma nous ayant inspiré hier soir, nous revoilà face à l'auteur avec Snake Eyes, et avec Nicholas Cage jouant à "je te tiens, tu me tiens par la caméra" après le meurtre d'un homme politique au cours d'un combat de boxe. Des caméras des journalistes aux caméras de surveillance, tout est sous l'emprise de l'objectif et des yeux d'autrui (ou des siens quand une myope se retrouve sans lunettes) et derrière un passionnant film policier se cache une jolie analyse sur le regard (et sur les pourris m'enfin ça on est habitué).
Mais nous on était plutôt sous l'emprise du débit chaotique de l'ADSL, qui nous obligea à voir le dernier tiers du film par tranche de 15 secondes : insoutenable. (D'habitude ça marche très bien en streaming les vidéos à la carte d'Orange...)

Dimanche 12

Le Dahlia NoirAprès un samedi vide comme le slip d'un boeuf, il fallait un peu rattraper tout ça. D'abord avec un peu d'acrobaties en haut d'une échelle afin de récolter les dernières pommes avant le gel. Et hop ! Avec une main. Et hop ! Sans les mains ! Et hop ! Sans les entrailles ! M'enfin le "sans les entrailles" c'est pour cette pauvre actrice mutilée retrouvée dans un champ. Son histoire a inspiré James Ellroy pour son roman Le Dahlia Noir, et c'est l'adaptation cinématographique de l'ouvrage qui nous a entrainés ce soir dans le L.A. des années 1946-1947. C'est très amusant (et rassurant) de voir combien les critiques sont très partagées sur le film, mais pour ma part j'ai été emballé, emballé, emballé par le scénario, la photo, la mise en scène, les acteurs... Je n'ai pas lu le roman — tiens ça pourrait faire une idée de cadeau de Noël — et c'est donc l'esprit complètement libre, sans le moindre gramme d'esprit mesquin et comparatif, que je me suis plongé dans le film, véritablement en apnée pendant 2h. Et pourtant l'intrigue, du moins le dénouement, est un peu confuse, tout cela étant baigné dans des méandres aux odeurs de vengeance et des histoires de fesses — sans parler des histoires de vengeance et des odeurs de fesses.
Le film a tout de même été une grande première pour moi : j'ai toujours le coeur bien accroché et ça peut hémoglobinodégouliner sans problèmes, mais pour la première fois j'ai dû détourner le regard d'un écran de cinéma. Je ne sais pas si la concierge est dans l'escaier, mais elle a intérêt d'y aller : faut nettoyer.

Samedi 11

Mais pourquoi ça mousse autant là-dedans ?A la radio, ils n'ont pas dit si Bernie avait bisé les derniers poilus. Ni poëlé les derniers bizuts. Et encore moins boisé les derniers pilus. J'essaie de me faire sourire, parce qu'imaginer l'horreur vécue dans les tranchées c'est pas glamour.

C'est tout ? Mouais, à peu près tout. On n'avait pas vu un samedi aussi inintéressant depuis des lustres. Y a même F qui a maté des bouts de "Scary movie 4" sur ioutioube, c'est dire le niveau du samedi, du genre bou(s)eux comme une tranchée. Mais sans cadavres.

Vendredi 10

MoniMilkaNous bien d'accord : un peu plus d'illustrations et un bandeau un peu plus coloré serait de bon aloi sur le site de Monica. Je m'y attaquerai dès que j'aurais corrigé et mis en page les programmes de l'orchestre. Et dès que j'aurai fait l'acquisition d'un scanner, même s'il est plus probable que j'utiliserai celui du boulot ; je ne suis pas certain d'acquérir un scanner dans les jours qui viennent. Mais Monica n'a pas ramené que des photographies pour égayer le site : elle a également apporté en cadeau une grooooooosse plaquette de 300g de chocolat lait-noisettes, ramenée de son récent séjour en Autriche. Vielen dank !


ScoopN'ayant pas vu un film de Woody Allen depuis le 17 mai 2002, il était grand temps que je rattrape cette faute.
En sortant de "Scoop", me voilà avec le même sentiment qu'en sortant de "Hollwood Ending" ou de "Meurtre Mystérieux à Manhattan" : le sentiment d'avoir passé un bon moment sans toutefois être complètement aux anges. Et justement, cette fois Allen mélange une enquête policière à la sauce "Meurtre Mystérieux..." avec le burlesque de "Hollywood Ending". Et c'est peut-être le burlesque et l'irréalisme des situations qui me gêne chez l'auteur, cette manière de glisser du rêve dans le quotidien (tels les personnages de la Rose Pourpre du Caire) : je suis sûrement trop cartésien pour ce mélange des genres. Ma gêne est peut-être aussi due au côté pataud des personnages dans lesquels se glisse l'acteur. Mais c'est aussi, de manière contradictoire je l'accorde, ce qui me plaît chez lui : cette façon de se ridiculiser, de se moquer de lui-même... Parce que sur l'écran, on ne voit pas un personnage joué par Woody Allen, on voit (une fois de plus) Woody Allen : l'indécrottable juif new-yorkais qui cette fois-ci ne peut pas s'empêcher de faire le guignol au milieu de la bourgeoisie anglaise. Et puis ce que j'aime, évidemment, c'est cette légèreté, cette folie et ce sens de l'humour qui me font sourire pendant 1h36, d'un sourire gêné parfois, mais qu'importe.
 Fflou Voilà, j'étais sûr que j'aurais du mal à résumer mon impression sur Scoop : je n'y arrive pas, je m'embrouille, je patauge... grrr... C'est con parce que j'aurais bien aimé parler de cette relation père-fille, montée de toute pièce mais vraiment touchante, mais là je vais plutôt aller mettre un petit gilet parce que je n'ai pas chaud. Ah non tiens je vais aller faire un gâteau...
Ne lisez pas la suite si vous n'avez pas vu le film...
Je crois que le plus marquant pour moi dans ce film, c'est d'avoir retrouvé un auteur ayant vieilli. Allen n'est plus un amant, n'est plus un mari : il est un père (faux, certes)... et un homme qui meurt à la fin, dans un dernier virage burlesque, comme pour nous rappeler que lui aussi disparaîtra un jour.

Jeudi 9

OusbékistimbreJ'aime recevoir des cartes postales. J'aime beaucoup en envoyer aussi, même si j'ai tendance à dépoussiérer un peu la carte postale de vacances en envoyant mes propres photographies dans des enveloppes plus ou moins artpostalisées.
Aujourd'hui, j'ai reçu une carte qui m'a certes fait plaisir, mais qui de surcroît a été une réelle surprise. J'avais lu sur le blog de Pahei que les Valhub étaient partis dans une contrée un peu lointaine, mais aujourd'hui, en recevant la carte ce fut... un émerveillement. Ils sont allés... en Ouzbékistan ! Ca alors ?! Ca me semble complètement fou d'aller là-bas, moi le petit occidental qui daigne visiter un bout d'Égypte via une croisière, le cul planqué dans un transat et le guide du routard remplacé par un Guide francophone. Je n'avais aucune idée de ce à quoi ressemblait ce pays, aucune idée de ses coutumes, de sa religion, de sa langue, de son régime politique. Je n'en sais pas beaucoup plus ce soir à 22h35, j'ai juste regardé sur Internet les photographies des trésors architecturaux que l'on peut admirer là-bas... et relu un ou deux articles sur l'événement sanglant de mai 2005. Mouais, ça me donne moins envie de faire des jeux de mots (ouzbek de lièvre, ouzbekassine, ouzbek citron, etc.).

En tout cas les cartes semblent arriver plus vite de là-bas que du Sud de l'Italie.

Mercredi 8

Don't unzip me, it's too cold outsideAujourd'hui on fête les Geoffroy et autres Godefroy. Ca tombe bien puisque justement je voulais parler de la frime que je me suis payé aujourd'hui en enfilant un supeeeerbe blouson confectionné par F lui-même. Et comme il fait froid avec Geoffroy je fais un jeu de mot et avec Godefroy aussi. Sourire en coin. Bref donc F a profité de ses vacances pour confectionner deux blousons et il m'a offert l'opportunité d'en porter un cet après-midi, le noir, bien chaud — ça y est vous le voyez le rapport avec le froid ? — et mes collègues elles étaient épatées. Épatées de f(r)oid* bien sûr.

* Fouyaya c'est tiré par les cheveux ça.

Mardi 7

Diouhaule ScrineJe ne suis pas un informaticien. Je le répète assez souvent parce que sous prétexte que je bosse dans le web les gens z'y croivent que je suis informaticien mais aujourd'hui ça c'est confirmé. En effet, aujourd'hui, tandis que mon ancien écran de PC est posé à mes pieds depuis un an, caché par mon petit meuble en métal rouge, attendant que son sort soit clairement défini, et bien aujourd'hui oui oui, j'ai eu l'idée de le connecter à mon portable pour bosser en dual screen (oui je dis bien diouhaule scrine). Écran double, quoi, genre j'ai deux écrans comme au travail c'est trop génial. Bon ceux qui veulent une explication digne de ce nom pour comprendre l'intérêt de la chose, ben ils n'ont qu'à s'installer un deuxième écran et alors là ils comprendront.
Je ne suis pas informaticien : je suis juste un geek un peu long à la détente.

Lundi 6

Nouvelles restrictions dans les aéroports : les liquides doivent rester en soute. F est donc arrivé à Roissy tout déshydraté.

Dimanche 5

On avait d'abord prévu de se retrouver dans le quartier pour un thé ou une bricole à grignoter, et Nathalie nous avait dégoté un salon répondant au nom de "A priori thé", trop facile de faire des jeux de mots avec le mot "thé" même moi je n'ose plus.
Bref, le thé était bon, le gâteau au chocolat et la compagnie aussi, mais on essaiera de trouver un endroit plus calme et plus spacieux à l'avenir. A noter tout de même que le lieu est entièrement non fumeur. Bref, cette petite causerie galerie Vivienne était introduction au concert tant attendu de... Cat Power ! Une des rares parmi tous mes incontournables musicaux que je n'avais encore jamais vu sur scène.

CatPowerSur scène donc, la voici accompagnée comme sur son dernier album du Memphis Rythm Band. On a donc droit au début à la plupart des morceaux de "The Greatest" avec un son joufflu... mouais, ça fait beaucoup de bruit tout ça. Néanmoins, j'aime beaucoup (sur l'album et là sur scène) la différence entre sa voix fragile et le gros son du groupe (1 batterie, 1 basse, 1 guitare, 1 piano, 1 trompette, 1 saxo, 1 contrebasse, 1 alto et 1 violon + 2 choristes qui feraient passer Aretha Franklin pour une anorexique, bref : du gros son). Bon je n'aime pas trop les arrangements de tout ça, mais le moment est agréable, la chanteuse un peu crazy — elle gigote beaucoup — et l'ambiance sympathique. En plus on est assis dans des sièges moelleux.
Et puis le Band s'éclipse, laissant Miss Marchall seule à la guitare ou au piano pour quelques morceaux. Et alors là, c'est définitivement la seule à être aussi touchante, fragile, émouvante,... et autant névrosée et angoisée sur scène. Et toujours cette voix sur le fil du rasoir, voilée, un peu éraillée... fabuleuse. Nous avons donc droit, entre autres, à une reprise de The House of The Rising Sun, un superbe I dont' Blame You ou un Hit the Road Jack quasiment méconnaissable. Elle a vraiment le don de transfigurer de vieux standards américains en chants du cygne (mouais j'exagère un peu, non ?)... Et justement, elle qui avait sublimé le Satisfaction des Stones, elle ose ce soir le remettre à la sauce Memphis Rythm Band dans une version encore plus "rock'n'roll" que l'original. Idem pour Naked If I Want To d'ailleurs. Et on n'oubliera surtout pas (malgré le son pourri) la version survoltée de Nude As The News, ce morceau qui m'avait fait connaître Cat Power il y a déjà 10 ans. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci a même une standing ovation, un lancer de fleurs et un délire final. Un concert qui restera gravé dans les mémoires... Après 2 ans et 3 mois sans concert de rock, c'est un bon cru pour un retour !

Ah oui sinon en première partie il y avait Sébastien Martell. C'est pas mal ce Martell, m'enfin on attendait Cat Power alors fallait pas s'attendre à ce qu'on se mette Martell en tête. Allez... bonne nuit !

Samedi 4

Soleil d'automne rue du TempleMankiewicz est un incontournable du cinéma américain d'après-guerre. Je ne connaissais de lui que "Le Limier" (amené au rang de chef d'oeuvre pour son scénario diabolique et ses deux acteurs Michael Caine et Laurence Olivier) et surtout le magnifique "Soudain l'été dernier" un film qui m'a profondément marqué, peut-être simplement à cause d'une compassion surdimensionnée pour cette pauvre Liz Taylor, tyrannisée par ses souvenirs et sa tante, mais sûrement à cause de la fin du film dont je ne peux absolument pas parler.
Bref, après être remonté du paradis du bricoleur (le sous-sol du BHV) où j'avais acheté des charnières, j'ai traîné du côté du 1er étage, sans but précis. Et j'y ai trouvé un coffret Mankiewicz avec L'aventure de Mme Muir, Cléopâtre et Eve. Le premier était inconnu à mon bataillon culturel, le deuxième avait justement été l'objet d'une remarque récemment ("Tiens, me dis-je à moi-même, faudrait peut-être qu'un jour je vois Cléopâtre") et le troisième me semblait être LE film que tout fan d'Almodovar devait avoir vu (puisque "Tout sur ma mère" blabla je passe les détails). Hop, in the pocket...

Voilà, après ça j'ai traîné dans le quartier, pas trop longtemps parce que je voulais repasser à la maison avant de voir les Natof mais en fait je devais aussi aller chez le coiffeur et faire 2-3 coursinettes. "Tiens, me dis-je à moi-même puisque décidément je parle beaucoup tout seul, je pourrais peut-être plutôt les voir ce soir". Mais ils avaient prévu de mater 4 épisodes de "Lost", alors ok tant pis je me garde le reste de clafoutis et je reste chez moi mater Mme Muir... m'enfin la mère Muir elle est restée dans son boîtier because j'ai vaqué à bien d'autres occupations. Jusqu'à 22h25...
- 22h25 : plus de courant
- 22h35 : allo maman, tu peux écouter les infos ? On n'a plus de jus ici. Quoooooiiii ? Vous non plus ? Ah ben ça alors !!
- 22h38 : allo F ? Tu sais pas la dernière ? Y a plus de jus ici, et chez mes parents non plus ! Hein ??? En Italie non plus ?? Non ?? C'est une blague ??
A l'heure où j'écris ces lignes, toujours pas d'explication...
A l'heure où j'écris ces lignes, Karelle attend toujours que je lui souhaite un joyeux anniversaire. Gloups...

Vendredi 3

on salive ?En ce retour du froid, on se retrouve un peu dans l'obligation de remettre un peu de chauffage. Mais l'installation de doubles-vitrages dans le salon et la salle-à-manger (qui possèdent des portes-fenêtres), à la fin de l'hiver dernier, semblent cependant être efficace pour rendre le système qui m'entoure adiabatique. Car si on se pèle les noisettes à l'extérieur, à l'intérieur on en a 19 — des degrés, pas des noisettes. La meilleure solution en vérité, quand on veut se réchauffer un peu, c'est d'allier l'utile à l'agréable et... de faire un gâteau. Et donc z'y va que je te fasse un autre clafoutis aujourd'hui, le fessier près du four pour dépasser les 19°. J'essaye d'y glisser cette fois quelques écorces de citron, après tout, ça changera des écorces d'orange. D'ailleurs il en reste, je vais m'en retaper une petite goulée...

« Maman, ça veut dire quoi adiabatique ?
— J'en sais rien moi, demande à ton oncle. Ca doit être un de ses rares souvenirs de thermodynamique. »

Jeudi 2

C'est l'anniversaire du Tofou aujourd'hui, faut donc pas manquer une petite visite chez les Tofoux. La Tofinette est un peu dans le coaltar — j'ai découvert avec surprise l'orthographe de ce mot, j'en profite pour le placer — ou peut-être juste un peu renfrognée que son père soit plus préoccupé par sa nouvelle webcam que par elle-même. M'enfin y a pas que la webcam en nouveauté, y a aussi une perceuse avec un truc absolument génial : une petite loupiote qui éclaire l'endroit à percer. Voilà voilà sinon après une fajitation et une macaronade je suis allé prendre le bus. C'est bien le bus, tu sais combien de temps tu dois attendre : c'est branché sur satellite. Alors le satellite au départ il marquait "11 minutes", bon ben c'était supportable alors j'ai attendu. Quand il a marqué "7 minutes" j'ai essayé de jouer à un jeu sur mon téléphone, mais la petitesse de l'écran + la difficulté de diriger le pousseur de caisses ayant failli me causer une crise d'exaspération, alors j'ai vite relevé le nez vers l'écran qui marquait "22 minutes". Hein ? Quoi ? Hé ho ah non ! Pas 22 minutes ! J'ai attendu 10 secondes, fait quelques pas pour voir au loin si le satellite ne délirait pas. Et puis... ben j'ai pas attendu, j'ai préféré repartir dans l'autre sens et aller prendre le métro. C'est intéressant hein ? J'aurais mieux fait de raconter comment S et S ont, pour le déjeuner, repris des pâtes et du clafoutis.

Mercredi 1er

Une place offerte par S me poussa du côté de Bastille en cette après-midi bleue mais fraîche ; il s'y passe jusqu'au 5 novembre un marché d'Art Contemporain. Mais attention, bien prendre "art contemporain" au sens de "activité artistique pratiquée par des personnes encore vivantes en 2006" : on n'est pas à Beaubourg, et en dehors d'un petit pourcentage d'oeuvres, point d'avant-garde accrochée aux clous. Et bien prendre "marché" au sens de... euh... "marché".
Parmi tout ça (oui TOUT ça, puisque 500 exposants), de jolies pièces, quelques éléments bourrés d'originalité, des fans de Nicolas de Staël ou de Roy Liechtenstein, des pinturlurages vus et revus, des trucs ringards — deux ou trois peintres vendaient des tigres à tendance hyperréaliste —, et quatre artistes qui auront vraiment retenu mon attention : Sarah Notebaert-Bassigny pour la délicatesse japonisante de ses branchages, Benjamin Chasselon pour ses personnages colorés sur sable blanc, Christophe Loyer pour ses sculptures filaires aux petits personnages et un dernier (dont le nom m'échappe) qui peignait des animaux très amusants (me tirer un sourire au milieu de toute cette foule, fallait le faire...). Bon ben voilà, c'est 7 euros l'entrée.

hop hop hopBon après je pourrais parler de F qui se retrouve placardé sur un A2, mais non... chut... En fin de soirée, après avoir enfourné un clafoutis aux pommes dans la gazinière, j'ai longuement hésité sur un visionnage de dévédé, mais les films étant un peu trop longs mon choix s'est posé sur Le Lac des Cygnes, hop hop hop me dis-je, je ragrde trois frottements de plumes et ça suffira parce que ça dure 2 bonnes heures cette histoire. En fait j'ai surtout regardé l'acte 3, quand il y a tous les cygnes : j'adooooore l'allegro avec les 4 petits cygnes, ça dure 1min.25 et c'est complètement jubilatoire. Tiens d'ailleurs je vais me le repasser...