
Le
lis (lilium) est une très jolie plante. Le
bouton se pare de teintes rosées avant de s'ouvrir et d'offrir à
vos yeux ébahis une magnifique fleur. Le problème c'est que
la plante que F a achetée au marché il y a une dizaine de jours
a eu du mal à s'acclimater à l'appartement et que 3 boutons
sur 4 ont pourri avant de s'ouvrir. Bref, donc 1 fois sur 4 ça fait
une fleur, mais aussi un parfum,
envahissant la pièce voire l'appartement mais bon ça c'est pas
forcément gênant parce que l'autre jour ça puait alors
on pensait qu'il y avait un rat crevé quelque part mais en fait on
pense que c'est le brocoli pourri caché dans un recoin de la cuisine
qui dégageait c't'odeur. Bref oui donc un parfum, un parfum que F adôôôôre
et que moi ben... euh... j'aime pas vraiment. Je trouve que ça sent
le vieux désodorisant d'intérieur. Ce serait l'occasion de refaire
une version de "Quand tu chantes" en souvenir de la pub pour Wizzzard
mais après on va trouver que je fais toujours la même soupe dans
les mêmes cache-pots.
Un
peu de boulot sur un ou deux sites, et je décide donc de ne pas m'installer
confortablement dans un fauteuil pour regarder Copycat,
mais plutôt d'avoir un oeil sur chaque écran. Copycat
étant un film assez prenant, mes deux yeux ont traîné
sur le même écran et le boulot n'a pas beaucoup avancé.
Il faut dire qu'à partir du moment où Sigournette se retrouve
pendue au plafond des cabinets au risque de faire tomber ses belles chaussures
rouges au fond de la cuvette, on a envie de découvrir la suite de cette
chasse à l'homme.
Un mot appartenant au champ lexical des toilettes s'est glissé à
la fin du paragraphe précédent pour glisser une pointe d'humour,
sauras-tu le retrouver ?
Bon sinon un tour au Momoprix de la rue Gambetta et j'hésite à m'acheter un pull mais il est un peu cher alors j'achète un slip, du chocolat et des chaussettes de sport. Tiens ben justement je mets une photo de pull.
La question du jour : "Tu mets des chaussettes de sport, toi ?"
Hier
c'était la veille du concert, donc si vous être perspicace vous
avez deviné que ce soir c'était le concert.
A peu près le même programme qu'hier soir, mais pour les échardes
c'était lors de la désinstallation des décors. M'enfin
même en taille 12 ans, c'est bien joli Mozart... et ça se rejoue
bientôt.
Veille
de concert : générale.
Au programme :
- installation des décors avec option gare aux échardes
;
- séance photos avec option merdre j'ai oublié de recharger
la batterie ;
- l'occasion d'apprendre où est le côté cour
et où est le côté jardin ;
- Petite musique de Nuit ;
- Bastien & Bastienne, parce que ça vaut mieux que deux
tu l'auras.
Elle
s'appelait Marie Soleil, c'est son nom qui éblouit la photo.
Il s'appelait Maurice L et la plaque funéraire posée sur sa
tombe représente une maison et on peut lire "A notre patron".
Ils s'appelaient Marie-Louise et Pierre, et leur portrait grand format orne
leur tombe...
Ils sont venus ils sont tous là, et moi je photographie tout ça,
parfois touché, mais parfois ironique, avouons-le, même si la
morale voudrait qu'on ne se moquât point des disparus. Je photographie
même un oiseau, troublant le calme du lieu par ses tac-tactac-tactac
sur un arbre. Un pic-vert ?
Le ciel bleu méritait donc un tour au Père Lachaise cet après-midi
: j'étais sûr que l'automne avait teinté les arbres en
jaune et que ça allait être parfait pour quelques photos. Et
pourtant point de feuillage jauni ci-dessous... mais du gris et du vert...
trop de couleur distrait le spectateur ?





Bon alors sinon le soir on a regardé Micheune Toumarce, où l'Américain part, comme le nom du film l'indique, en mission sur Mars, mais ce con d'Américain il ne pensait pas tomber sur l'origine de l'Homme avec un gros H. Un film qui m'a plu parce que parfois je suis vraiment bon spectateur, mais bon, avec un peu de recul c'est un peu tiré par les cheveux même si les martiens, définitivement, ne seront jamais représenté avec le moindre poil sur le caillou...
La
fin novembre n'est pas forcément une saison qui rime avec "floraison"...
et pourtant... Pourtant un petit tour en Grande Couronne nous fit faire un
arrêt floral chez Truffal. Nous voici donc avec deux mini cyclamens
(un blanc et un rose violacé) et deux bulbes d'amaryllis (de type Lima
et Papilio, pour lesquels il faudra attendre quelques mois avant de vérifier
si c'est aussi beau que la photo sur l'étiquette). Nous voici, de plus,
avec quelques pommes supplémentaires glanées chez Ginou, pommes
vertes (cousines de la Granny ?) pour lesquelles on a carrément
scié une ou deux branches. La technique du lancement de crochet
pour ensuite tirer sur la branche est à oublier, sauf quand on a fait
un stage de lasso à BrokeBack Moutain.
Johnny Rico (avec dents blanches et mini-vague toujours en vogue au 24ème
siècle), est amoureux de Carmen (miss râtelier 2356) mais harcelé
sexuellement par Dizzy (miss brushing 2357). Carmen s'engageant pour devenir
"citoyen", Johnny en fait autant pour la séduire mais se
retrouve pauvre fantassin à des années lumières de la
Carmen, mais de toute façon elle ne pense qu'à sa carrière
donc Johnny Johnny n'a plus qu'à pleurer mais oh la la quel hasard
Dizzy débarque sur la même planète. Bon alors voilà,
le début de Starship Troopers est un mélange
de "Star Trek" et de "Amour Gloire et Voie Lactée".
Mais quand la guerre éclate entre humains et insectes, on est dans
une sacrée fourmillière où le réalisateur nous
fait naviguer entre vraie Science Fiction, parodie, second degré et
critique du modèle dominant (modèle américain bien sûr,
le réalisateur osant un parallèle avec le nazisme). Au final
on ne sait plus si c'est du lard ou du cocon.
La question du jour : Douste-Blazy va-t-il annuler ses rwandez-vous ?
Vous connaissez ça, vous, les noix de lavage ? En allant faire un
tour à la nouvelle supérette bio de la rue des Pyrénées
avec S, cette dernière y a acheté des noix de lavage. Ça
tombait plutôt bien car c'était la fin de la semaine et donc
j'étais lessivé (de lapin).
La
noix
de lavage est le fruit du sapindus mikorossis et c'est une petite
merveille écologique pour laver son linge, dont les mérites
furent vantés par S au sortir de la supérette. Moi j'avais acheté
trois carottes géantes et une bouteille de jus de mangue-pomme, plus
axé sur la bouffe que sur la planète à cette heure égoïste
où l'estomac commençait à crier famine bien qu'il ne
fût pas encore 18h et puis surtout F et L venaient dîner avant
une nième répétition alors j'avais derrière
la tête l'idée diététique d'avoir un truc bon à
boire en guise d'apéritif. En fin de compte je me le suis gardé,
mon jus de fruit, mais là je suis en train de perdre le fil de mes
noix.
Donc je n'ai pas encore adopté ce "produit", j'attendais
d'en lire un peu plus sur le web, mais après quelques renseignements
complémentaires je vais pouvoir passer à l'action. Affaire à
suivre.
Et sinon, ami lecteur, as-tu écouté Gloria Lasso ? Et oseras-tu dire que tata Lasso t'as lassé ?
Quand une râleuse rencontre une autre râleuse, qu'est-ce-qu'elles se racontent ? Des histoires de râleuses. Pendus au téléphone, Karelle et moi avons donc râlé sur ceci et cela, critiqué ceci et cela, pleurniché sur ceci et cela, et même quand j'ai tenté de glisser mon enthousiasme pour le film vu hier, ben.. elle a trouvé le moyen de faire retomber le soufflé. Pffff... Allez allez, justement, sur la Radio l'Arno aujourd'hui, on peut écouter un lascif Massive Attack, un "Dillinger Girl" mou du genou, un hargneux Yeah Yeah Yeahs et... pour ceux qui m'ont dit qu'ils n'aimaient pas Dalida et à qui j'avais promis de mettre du Gloria Lasso histoire d'enfoncer le clou, ben voilà Gloria Lasso en duo avec Luis Mariano. Et vive le rock'n'roll, nom d'un pero !
J'avais
acheté mon agenda 2007 il y a déjà quelques temps, mais
je ne l'avais pas encore ouvert. Décidant d'y noter déjà
les dates des élections (22 avril et 6 mai pour élire Ségozy
; 10 et 17 juin pour élire votre dépouté), j'ai ouvert
mon nouvel agenda Moleskine, le plus beau des agendas où
le nom du mois est toujours très discret ce qui n'est pas très
pratique mais bon il faut faire avec, poils au bec. Et donc en ouvrant mon
agenda... Horreur ! Je me suis trompé de modèle ! Celui-ci n'a
pas les jours en colonnes avec les heures, il a les jours les uns sous les
autres ! Et sans les heures ! Non je ne suis pas psycho-rigide, j'ai mes habitudes,
c'est tout, et pour avoir un aperçu de la semaine, les jours en colonnes
c'est idéal, non non non là c'est une catastrophe, je suis perdu,
fichu, au secours, ma cassette ma cassette !
Alors après un tour sur le site de la marque et un appel à une
Moleskinienne convaincue, c'est toujours flou : apparemment c'est le nouveau
modèle mais on ne sait pas trop si l'ancienne version existe encore.
La grosse boulette du jour : j'ai effacé la table des commentaires
de mon site de recettes. Non non, pas que les commentaires, carrément
LA table. Ca s'appelle "je ne devrais pas cliquer aussi
vite quand le bouton est rouge". Au moins au boulot, les rares fois où
je mets le nez dans ce genre de choses, j'ai tellement peur de faire une connerie
que je ne joue pas au LuckyLuke de la souris. Maintenant, j'ai plus qu'à
réparer ma bêtise et à laisser dans les limbes de l'oubli
les quelques commentaires laissés jadis par Orion, Jeff ou LeChieur...
Les commentaires qu'on égare dans les cryptes du temps dorment
si bien avec les morts qu'une même tombe les confond déjà.
La vengeance est un plat qui se mange froid ? Dans "Old
Boy", la vengeance est un plat qu'on laisse mijoter pendant
15 ans. 15 ans ! Le héros du film se retrouve enfermé pendant
15 ans — oui j'ai bien dit 15 ans et je peux le répéter
encore si vous voulez — dans une sorte de chambre d'hôtel, sans
savoir pourquoi ni comment. Et avec pour seule compagnie un téléviseur,
pour seuls repas des raviolis (asiatiques) et pour seul salut une grande patience.
A sa sortie, il va partir en quête de celui qui l'a enfermé là.
Et moi je suis resté scotché pendant 2 heures devant ce film
vraiment asiatique (Grand Prix au festival de Cannes 2004) où l'honneur
est plus important que la vie, où le seul petit point agaçant
est le montage de la toute première scène, dans le commissariat,
un montage découpé... euh... à la coréenne.
« C'est quoi ce clip ?
— Le dernier clip de Michel Sardine.
— Mais oh la la c'est quoi cette nouvelle façon de chanter qu'il
a, lui ?
— Ah oui, c'est affreux, on dirait qu'il a avalé de travers un
vieux ténor.
— Et pourquoi il met un masque de Donald, le type dans le clip ?
— Mais non banane, c'est pas un masque ! C'est Michel Sardine, il s'est
fait ravaler la façade au Brotox. »
Bon alors, on passe le réveillon à Rome ou pas ? (Oh la la la la la j'en trépigne d'avance d'aller à Rome vous n'imaginez même pas. Bon bon bon je reste calme c'est pas encore certain)
Le film du jour s'appelle Maléfique alors
là vous allez vous dire "oh la la j'ai peur d'avance".
Un dénommé Carrère, chef d'entreprise, se retrouve en
prison avec trois co-détenus : un cinglé qui bouffe tout (dénommé
Pâquerette), un vieux à l'air bien pervers et aux répliques
savoureuses, et un transsexuel pas opéré. C'est alors qu'ils
découvrent, derrière la pierre d'un mur de leur cellule, un
grimoire. S'en suit la découverte des pouvoirs de ce vieux bouquin
poussiéreux, via quelques formules magiques annonées. Et alors
? Ben je ne sais pas trop quoi penser : sous des airs de téléfilm
se cache un ovni surréaliste que j'ai regardé surtout par curiosité
en me demandant dans quelle mélasse fantastique le scénariste
allait oser nous emmener.

Faudra-t-il
donc parler deux jours de suite de bouffe, de musique et de cinéma
? Ben oui...
Retroussage de manches pour F ce dimanche matin avec une focaccia
pas piquée des hannetons, puis un tour à Clichy pour prendre
quelques photos pour l'orchestre et enfin un p'tit film.
Alors le film... Doustinouffmanne retrouve CharouneStoune et fait la connaissance
d'autres personnes super intelligentes parce qu'il y a un truc bizarre au
fond de l'Océan. Alors ils y vont, au fond de l'eau, d'ailleurs j'ai
pas compris pourquoi ils étaient obligés d'y aller m'enfin bon
maintenant ils sont sous l'eau. Alors en effet, il y a un vaisseau spacial
sous le corail, c'est épatant ça coco, il est là depuis
plus de 3 siècles. Et sans payer le moindre parcmètre. Alors
hop, Sésame ouvre toi, ils entrent dans le vaisseau et ils y découvrent...
une énooooorme sphèèèèèère.
Ben oui le film s'appelle "Sphère"
, alors je dévoile rien... Et la suite ? La suite est un huis-clos
sous-marin exaltant, flippant et extrêmement intelligent. Allez on reprend
en choeur : ouihole livv ineuh iélo soubmarine, iélo soubmarine,
iélo soubmarine...
Smells
like cantine spirit ? C'est un peu l'hiver, et en ce moment la fête
de la soupe bat son plein à chaque dîner. Et
elle bat tellement son plein qu'on parlerait presque de gros plein de soupe.
Alors ce matin, carottes, navets, poireaux, patatouzes, une moitié
de branche de céleri, le tout from the market, et zou vas-y sors un
deuxième économe on n'est pas là pour rigoler.
On ne rigole pas beaucoup plus au rayon livres d'informatique de la FNOUC
parce qu'il faut se tenir à la page et ne pas trop se camper sur ses
positions artisanales. Et alors chez Eyrolles ils ont osé
pondre un bouquin intitulé "Bien développer pour le Web
2.0" sous-titré "bonnes pratiques d'Ajax". On nous rebat
les oreilles avec le web 2.0, ça devient n'importe quoi, mais en fait
je crois que... ben... va falloir s'y faire. (Et avec notre soupe traditionnelle,
on fait dans la cuisine 1.0 à la maison ?) Bon à part ça
j'ai acheté les formidables mémentos de chez Eyrolles, et un
autre bouquin sur Ajax
aussi. Je vois d'ici les sourires amusés de mes lecteurs pour qui Ajax
est un héros de la Guerre de Troie qui a joué au foot aux Pays-Bas
avant de se recycler dans les produits ménagers. Tssst...
Ouatelss
? Ben j'ai acheté le dernier album (Giant) de Herman
Düne et le tout nouveau The Peel Sessions de PJHarvey.
Je tape dans les valeurs sures de ma discothèque, et j'ai bien fait
car le disque de HD est un très bon cru qui fait dodeliner de la tête
et gigoter les orteils, même si, après en avoir écouté
la moitié, je crains qu'il n'arrive pas à la cheville de Mas
Cambios ou Switzerland Heritage. Quand au CD de PJ, c'est plus
un objet de collectionneur qu'une source de surprises.
... La surprise, mauvaise en l'occurence, elle est venue de la bouilloire
électrique qui a rendu l'âme avant le tea-time. L'occasion d'aller
faire un autre tour jusqu'à Dartoche, avec la contrainte de trouver
un objet pas trop moche, pas trop cher et pas trop volumineux. Peine perdue,
et mon choix est finalement un peu trop volumineux. Il y a vraiment des personnes
qui dépensent 100 euros dans une bouilloire électrique ?
Tout ça s'est terminé, après avoir goûté
la soupe du matin, devant L.A. Confidential, film
à la fois velouté et bouillonnant, saupoudré de bisque
d'hémoglobine. Un must du genre : à revoir enknorr et enknorr...
Attention
après je dévoile un peu le film Le Labyrinthe de
Pan mais presque pas...
Après la victoire de Franco, en 1939, le régime franquiste fait
tout pour nettoyer l'Espagne. Le film se déroule donc en 1944*, et
une sale pourriture de colonel, accompagné de ses sales pourritures
de sbires à casquette, tente de réduire à néant
un groupe de résistants républicains planqués dans les
montagnes. Le colonel est rejoint chez lui par sa nouvelle femme et la fille
de celle-ci. La petite fille fait alors la découverte d'un labyrinthe
où l'attend un faune... et grâce auquel le film est classé
dans la catégorie fantastique.
Le réalisateur a voulu, pour les scènes non fanstastiques, faire
dans le réalisme le plus cru et il y parvient : le film est violent,
autant sur un plan visuel et scénaristique que dans le registre des
sentiments — Sergi Lopez joue excellemment bien le rôle du colonel,
un être infâme d'une terrifiante violence (à peu près)
contenue —, et la partie "politique" tranche vraiment avec
la partie "conte de fées", qui m'a également complètement
emballé. Le film décevra donc ceux qui ne veulent voir que des
elfes, et prendra aux tripes ceux dont le nom finit en "ez" (fernandez,
lopez, merguez, tartofrez, etc.) pour peu que de surcroît ils soient,
comme moi, un peu sensibles — sensibles aux gentils qui meurent et aux
histoires de torture sous ce régime dictatorial.
Voià voilà, bon ben c'est bête j'ai plein de choses à
dire sur ce film, mais on n'est pas ici pour ça...
*Le journaliste des inrocks ose dire que ça se passe pendant les derniers jours de la guerre civile espagnole. Je me suis donc permis de lui envoyer un petit message. Je sortais juste de la séance, j'étais encore dans le film et si j'admets (et j'aime lire) les critiques construites et constructives, la sienne était trop vide pour qu'on y admette une telle bêtise.
Hein ? Au 1er tour ? Elle a été élue au 1er tour ? Oh la vache ! Bon ok mais j'ai pas forcément envie de parler de l'articuleuse des Deux-Sèvres sur ce journal. Quoi, vous trouvez pas qu'elle articule trop ? Elle met deux plombes à arriver à la fin d'une phrase, c'est d'un pénible ! M'enfin, si je dis ça on va croire quoi ? Rien ! Circulez, y a rien à croire...
Pour
14,28 euros, frais de port compris, sont arrivés d'Allemagne trois
ouvrages... en allemand. Pour que cela arrive de là-bas, bien sûr
c'est du Ralf König,
et je suis surtout ravi d'avoir enfin en ma possession un catalogue paru en
1996 qui retraçait tout son travail depuis 1983. Le catalogue est un
peu traduit en anglais (légendes, notes, ou une très longue
interview) et j'y ai découvert, des choses plus ou moins amusantes
— telle cette série sur les vampires — ou intéressantes
— tel le fait que "Bullenklöten !" avait failli être
interdit, mais que ça n'avait pas empêché que "La
Capote qui tue" soit victime en 1996 de la plus grande
confiscation (par qui ? Pas plus de détails malheureusement) de l'histoire
de la République Fédérale, dans plus d'un millier de
librairies.
(NB "Bullenklöten" ça veut dire "couilles de taureau" mais je me disais que ça faisait mauvais genre d'écrire ça ici).
Et meeeeuuuuurrrddeeeuuuhhhh j'ai encore loupé un anniversaire, puisque
ce 14 c'était celui de Bruno. Ah oui et puis le 13 c'était aussi
celui de celui dont j'ai encore 3 cassettes audio, 3 cassettes que je n'ai
nullement envie de garder (je ne cite pas les titres sinon on va croire que
je me moque) mais ma tête de linotte fait de j'oublie tout le temps
de les glisser dans les mains d'un messager. Bref bref ce soir j'ai navigué
à droite à gauche sur le web pour lire des avis de droite et
de gauche sur les primaires du Parti Chochaliste. Le dernier en date c'est
celui de Sark'Vador, et quand il donne son avis sur Fabius ou Royal on ne
sait pas trop si c'est du lard(me de crocodile) ou du cochon. Et comme ça
cause de Fabius tous les jours, je pense tous les jours à G (qui se
fait qualifier sur un blog de "fabiusien historique", ça
ne nous rajeunit pas : ça va faire 8 ans que je connais G), alors ni
une ni deux ce soir j'en ai profité pour prendre et donner quelques
nouvelles et puis comme ça hop j'me la pète grave avec mes sous-entendus
qui sous-entendent que je connais le futur ministre des cuisines équipées
(ben oui ça colle des casserolles d'être fabiusien). Ho hé
mon grand je plaisante !
A gauche ou au centre ? On ne sait pas où DSK niche. Ouaf ouaf !
Demain je vous parlerai du voisin du dessous : il est acteur, c'est le futur ministre de la culture et sa femme adore les confitures de F. Il parait qu'il faut faire dans le people pour avoir des lecteurs...
De
Palma nous ayant inspiré hier soir, nous revoilà face à l'auteur avec
Snake Eyes, et avec Nicholas Cage jouant à
"je te tiens, tu me tiens par la caméra" après le
meurtre d'un homme politique au cours d'un combat de boxe. Des caméras
des journalistes aux caméras de surveillance, tout est sous l'emprise
de l'objectif et des yeux d'autrui (ou des siens quand une myope se retrouve
sans lunettes) et derrière un passionnant film policier se cache une
jolie analyse sur le regard (et sur les pourris m'enfin ça on est habitué).
Mais nous on était plutôt sous l'emprise du débit chaotique
de l'ADSL, qui nous obligea à voir le dernier tiers du film par tranche
de 15 secondes : insoutenable. (D'habitude ça marche très bien
en streaming les vidéos à la carte d'Orange...)
Après
un samedi vide comme le slip d'un boeuf, il fallait un peu rattraper tout
ça. D'abord avec un peu d'acrobaties en haut d'une échelle afin
de récolter les dernières pommes avant le gel. Et hop ! Avec
une main. Et hop ! Sans les mains ! Et hop ! Sans les entrailles ! M'enfin
le "sans les entrailles" c'est pour cette pauvre actrice mutilée
retrouvée dans un champ. Son histoire a inspiré James Ellroy
pour son roman Le Dahlia Noir, et c'est l'adaptation
cinématographique de l'ouvrage qui nous a entrainés ce soir
dans le L.A. des années 1946-1947. C'est très amusant (et rassurant)
de voir combien les critiques sont très partagées sur le film,
mais pour ma part j'ai été emballé, emballé, emballé
par le scénario, la photo, la mise en scène, les acteurs...
Je n'ai pas lu le roman — tiens ça pourrait faire une idée
de cadeau de Noël — et c'est donc l'esprit complètement
libre, sans le moindre gramme d'esprit mesquin et comparatif, que je me suis
plongé dans le film, véritablement en apnée pendant 2h.
Et pourtant l'intrigue, du moins le dénouement, est un peu confuse,
tout cela étant baigné dans des méandres aux odeurs de
vengeance et des histoires de fesses — sans parler des histoires de
vengeance et des odeurs de fesses.
Le film a tout de même été une grande première
pour moi : j'ai toujours le coeur bien accroché et ça peut hémoglobinodégouliner
sans problèmes, mais pour la première fois j'ai dû détourner
le regard d'un écran de cinéma. Je ne sais pas si la concierge
est dans l'escaier, mais elle a intérêt d'y aller : faut nettoyer.
A
la radio, ils n'ont pas dit si Bernie avait bisé les derniers poilus.
Ni poëlé les derniers bizuts. Et encore moins boisé les
derniers pilus. J'essaie de me faire sourire, parce qu'imaginer l'horreur
vécue dans les tranchées c'est pas glamour.
C'est tout ? Mouais, à peu près tout. On n'avait pas vu un samedi
aussi inintéressant depuis des lustres. Y a même F qui a maté
des bouts de "Scary movie 4" sur ioutioube, c'est dire le niveau
du samedi, du genre bou(s)eux comme une tranchée. Mais sans cadavres.
Nous
bien d'accord : un peu plus d'illustrations et un bandeau un peu plus coloré
serait de bon aloi sur le
site de Monica. Je m'y attaquerai dès que j'aurais corrigé
et mis en page les programmes de l'orchestre.
Et dès que j'aurai fait l'acquisition d'un scanner, même s'il
est plus probable que j'utiliserai celui du boulot ; je ne suis pas certain
d'acquérir un scanner dans les jours qui viennent. Mais Monica n'a
pas ramené que des photographies pour égayer le site : elle
a également apporté en cadeau une grooooooosse plaquette de
300g de chocolat lait-noisettes, ramenée de son récent séjour
en Autriche. Vielen dank !
N'ayant
pas vu un film de Woody Allen depuis le 17 mai 2002, il était
grand temps que je rattrape cette faute.
En sortant de "Scoop", me voilà
avec le même sentiment qu'en sortant de "Hollwood Ending"
ou de "Meurtre Mystérieux à Manhattan" :
le sentiment d'avoir passé un bon moment sans toutefois être
complètement aux anges. Et justement, cette fois Allen mélange
une enquête policière à la sauce "Meurtre Mystérieux..."
avec le burlesque de "Hollywood Ending". Et c'est peut-être
le burlesque et l'irréalisme des situations qui me gêne chez
l'auteur, cette manière de glisser du rêve dans le quotidien
(tels les personnages de la Rose Pourpre du Caire) : je suis sûrement
trop cartésien pour ce mélange des genres. Ma gêne est
peut-être aussi due au côté pataud des personnages dans
lesquels se glisse l'acteur. Mais c'est aussi, de manière contradictoire
je l'accorde, ce qui me plaît chez lui : cette façon de se ridiculiser,
de se moquer de lui-même... Parce que sur l'écran, on ne voit
pas un personnage joué par Woody Allen, on voit (une fois de plus)
Woody Allen : l'indécrottable juif new-yorkais qui cette fois-ci ne
peut pas s'empêcher de faire le guignol au milieu de la bourgeoisie
anglaise. Et puis ce que j'aime, évidemment, c'est cette légèreté,
cette folie et ce sens de l'humour qui me font sourire pendant 1h36, d'un
sourire gêné parfois, mais qu'importe.
Voilà, j'étais sûr que j'aurais du mal à résumer
mon impression sur Scoop : je n'y arrive pas, je m'embrouille, je
patauge... grrr... C'est con parce que j'aurais bien aimé parler de
cette relation père-fille, montée de toute pièce mais
vraiment touchante, mais là je vais plutôt aller mettre un petit
gilet parce que je n'ai pas chaud. Ah non tiens je vais aller faire un gâteau...
Ne lisez pas la suite si vous n'avez pas vu le film...
Je crois que le plus marquant pour moi dans ce film, c'est d'avoir retrouvé
un auteur ayant vieilli. Allen n'est plus un amant, n'est plus un mari : il
est un père (faux, certes)... et un homme qui meurt à la fin,
dans un dernier virage burlesque, comme pour nous rappeler que lui aussi disparaîtra
un jour.
J'aime
recevoir des cartes postales. J'aime beaucoup en envoyer aussi, même
si j'ai tendance à dépoussiérer un peu la carte postale
de vacances en envoyant mes propres photographies dans des enveloppes plus
ou moins artpostalisées.
Aujourd'hui, j'ai reçu une carte qui m'a certes fait plaisir, mais
qui de surcroît a été une réelle surprise. J'avais
lu sur le blog de Pahei que les Valhub étaient partis dans
une contrée un peu lointaine, mais aujourd'hui, en recevant la carte
ce fut... un émerveillement. Ils sont allés... en Ouzbékistan
! Ca alors ?! Ca me semble complètement fou d'aller là-bas,
moi le petit occidental qui daigne visiter un bout d'Égypte via une
croisière, le cul planqué dans un transat et le guide du routard
remplacé par un Guide francophone. Je n'avais aucune idée de
ce à quoi ressemblait ce pays, aucune idée de ses coutumes,
de sa religion, de sa langue, de son régime politique. Je n'en sais
pas beaucoup plus ce soir à 22h35, j'ai juste regardé sur Internet
les photographies des trésors architecturaux que l'on peut admirer
là-bas... et relu un ou deux articles sur l'événement
sanglant de mai 2005. Mouais, ça me donne moins envie de faire
des jeux de mots (ouzbek de lièvre, ouzbekassine, ouzbek citron, etc.).
En tout cas les cartes semblent arriver plus vite de là-bas que du
Sud de l'Italie.
Aujourd'hui
on fête les Geoffroy et autres Godefroy. Ca tombe bien puisque justement
je voulais parler de la frime que je me suis payé aujourd'hui en enfilant
un supeeeerbe blouson confectionné par F lui-même. Et comme il
fait froid avec Geoffroy je fais un jeu de mot et avec Godefroy aussi. Sourire
en coin. Bref donc F a profité de ses vacances pour confectionner deux
blousons et il m'a offert l'opportunité d'en porter un cet après-midi,
le noir, bien chaud — ça y est vous le voyez le rapport avec
le froid ? — et mes collègues elles étaient épatées.
Épatées de f(r)oid* bien sûr.
* Fouyaya c'est tiré par les cheveux ça.
Je
ne suis pas un informaticien. Je le répète assez souvent parce
que sous prétexte que je bosse dans le web les gens z'y croivent que
je suis informaticien mais aujourd'hui ça c'est confirmé. En
effet, aujourd'hui, tandis que mon ancien écran de PC est posé
à mes pieds depuis un an, caché par mon petit meuble en métal
rouge, attendant que son sort soit clairement défini, et bien aujourd'hui
oui oui, j'ai eu l'idée de le connecter à mon portable pour
bosser en dual screen (oui je dis bien diouhaule scrine).
Écran double, quoi, genre j'ai deux écrans comme au travail
c'est trop génial. Bon ceux qui veulent une explication digne de ce
nom pour comprendre l'intérêt de la chose, ben ils n'ont qu'à
s'installer un deuxième écran et alors là ils comprendront.
Je ne suis pas informaticien : je suis juste un geek un peu long
à la détente.
Nouvelles restrictions dans les aéroports : les liquides doivent rester en soute. F est donc arrivé à Roissy tout déshydraté.
On avait d'abord prévu de se retrouver dans le quartier pour un thé
ou une bricole à grignoter, et Nathalie nous avait dégoté
un salon répondant au nom de "A priori thé", trop
facile de faire des jeux de mots avec le mot "thé" même
moi je n'ose plus.
Bref, le thé était bon, le gâteau au chocolat et la compagnie
aussi, mais on essaiera de trouver un endroit plus calme et plus spacieux
à l'avenir. A noter tout de même que le lieu est entièrement
non fumeur. Bref, cette petite causerie galerie Vivienne était introduction
au concert tant attendu de... Cat Power ! Une des rares parmi
tous mes incontournables musicaux que je n'avais encore jamais vu sur scène.
Sur
scène donc, la voici accompagnée comme sur son dernier album
du Memphis Rythm Band. On a donc droit au début à la
plupart des morceaux de "The Greatest" avec un son joufflu...
mouais, ça fait beaucoup de bruit tout ça. Néanmoins,
j'aime beaucoup (sur l'album et là sur scène) la différence
entre sa voix fragile et le gros son du groupe (1 batterie, 1 basse, 1 guitare,
1 piano, 1 trompette, 1 saxo, 1 contrebasse, 1 alto et 1 violon + 2 choristes
qui feraient passer Aretha Franklin pour une anorexique, bref : du gros son).
Bon je n'aime pas trop les arrangements de tout ça, mais le moment
est agréable, la chanteuse un peu crazy — elle gigote
beaucoup — et l'ambiance sympathique. En plus on est assis dans des
sièges moelleux.
Et puis le Band s'éclipse, laissant Miss Marchall seule à
la guitare ou au piano pour quelques morceaux. Et alors là, c'est définitivement
la seule à être aussi touchante, fragile, émouvante,...
et autant névrosée et angoisée sur scène. Et toujours
cette voix sur le fil du rasoir, voilée, un peu éraillée...
fabuleuse. Nous avons donc droit, entre autres, à une reprise de
The House of The Rising Sun, un superbe I dont'
Blame You ou un Hit the Road Jack
quasiment méconnaissable. Elle a vraiment le don de transfigurer de
vieux standards américains en chants du cygne (mouais j'exagère
un peu, non ?)... Et justement, elle qui avait sublimé le Satisfaction
des Stones, elle ose ce soir le remettre à la sauce Memphis Rythm
Band dans une version encore plus "rock'n'roll" que l'original.
Idem pour Naked If I Want To d'ailleurs. Et on n'oubliera
surtout pas (malgré le son pourri) la version survoltée de Nude
As The News, ce morceau qui m'avait fait connaître Cat
Power il y a déjà 10 ans. Mais toutes les bonnes choses ont
une fin, et celle-ci a même une standing ovation, un lancer de fleurs
et un délire final. Un concert qui restera gravé dans les mémoires...
Après 2 ans et 3 mois sans concert de rock, c'est un bon cru pour un
retour !
Ah oui sinon en première partie il y avait Sébastien Martell. C'est pas mal ce Martell, m'enfin on attendait Cat Power alors fallait pas s'attendre à ce qu'on se mette Martell en tête. Allez... bonne nuit !
Mankiewicz
est un incontournable du cinéma américain d'après-guerre.
Je ne connaissais de lui que "Le Limier" (amené
au rang de chef d'oeuvre pour son scénario diabolique et ses deux acteurs
Michael Caine et Laurence Olivier) et surtout le magnifique "Soudain
l'été dernier" un film qui m'a profondément
marqué, peut-être simplement à cause d'une compassion
surdimensionnée pour cette pauvre Liz Taylor, tyrannisée par
ses souvenirs et sa tante, mais sûrement à cause de la fin du
film dont je ne peux absolument pas parler.
Bref, après être remonté du paradis du bricoleur (le sous-sol
du BHV)
où j'avais acheté des charnières, j'ai traîné
du côté du 1er étage, sans but précis. Et j'y ai
trouvé un coffret Mankiewicz avec L'aventure de Mme Muir,
Cléopâtre et Eve. Le premier était inconnu
à mon bataillon culturel, le deuxième avait justement été
l'objet d'une remarque récemment ("Tiens, me dis-je à moi-même,
faudrait peut-être qu'un jour je vois Cléopâtre")
et le troisième me semblait être LE film que tout fan d'Almodovar
devait avoir vu (puisque "Tout sur ma mère" blabla
je passe les détails). Hop, in the pocket...
Voilà, après ça j'ai traîné dans le quartier,
pas trop longtemps parce que je voulais repasser à la maison avant
de voir les Natof mais en fait je devais aussi aller
chez le coiffeur et faire 2-3 coursinettes. "Tiens, me dis-je à
moi-même puisque décidément je parle beaucoup tout seul,
je pourrais peut-être plutôt les voir ce soir". Mais ils
avaient prévu de mater 4 épisodes de "Lost",
alors ok tant pis je me garde le reste de clafoutis et je reste chez moi mater
Mme Muir... m'enfin la mère Muir elle est restée dans son boîtier
because j'ai vaqué à bien d'autres occupations. Jusqu'à
22h25...
- 22h25 : plus de courant
- 22h35 : allo maman, tu peux écouter les infos ? On n'a plus de jus
ici. Quoooooiiii ? Vous non plus ? Ah ben ça alors !!
- 22h38 : allo F ? Tu sais pas la dernière ? Y a plus de jus ici, et
chez mes parents non plus ! Hein ??? En Italie non plus ?? Non ?? C'est une
blague ??
A l'heure où j'écris ces lignes, toujours pas d'explication...
A l'heure où j'écris ces lignes, Karelle attend toujours que
je lui souhaite un joyeux anniversaire. Gloups...
En
ce retour du froid, on se retrouve un peu dans l'obligation
de remettre un peu de chauffage. Mais l'installation de doubles-vitrages dans
le salon et la salle-à-manger (qui possèdent des portes-fenêtres),
à la fin de l'hiver dernier, semblent cependant être efficace
pour rendre le système qui m'entoure adiabatique. Car si on se pèle
les noisettes à l'extérieur, à l'intérieur on
en a 19 — des degrés, pas des noisettes. La meilleure solution
en vérité, quand on veut se réchauffer un peu, c'est
d'allier l'utile à l'agréable et... de faire un gâteau.
Et donc z'y va que je te fasse un autre clafoutis aujourd'hui, le fessier
près du four pour dépasser les 19°. J'essaye d'y glisser
cette fois quelques écorces de citron, après tout, ça
changera des écorces d'orange. D'ailleurs il en reste, je vais m'en
retaper une petite goulée...
« Maman, ça veut dire quoi adiabatique ?
— J'en sais rien moi, demande à ton oncle. Ca doit être
un de ses rares souvenirs de thermodynamique. »
C'est l'anniversaire du Tofou aujourd'hui, faut donc pas manquer une petite visite chez les Tofoux. La Tofinette est un peu dans le coaltar — j'ai découvert avec surprise l'orthographe de ce mot, j'en profite pour le placer — ou peut-être juste un peu renfrognée que son père soit plus préoccupé par sa nouvelle webcam que par elle-même. M'enfin y a pas que la webcam en nouveauté, y a aussi une perceuse avec un truc absolument génial : une petite loupiote qui éclaire l'endroit à percer. Voilà voilà sinon après une fajitation et une macaronade je suis allé prendre le bus. C'est bien le bus, tu sais combien de temps tu dois attendre : c'est branché sur satellite. Alors le satellite au départ il marquait "11 minutes", bon ben c'était supportable alors j'ai attendu. Quand il a marqué "7 minutes" j'ai essayé de jouer à un jeu sur mon téléphone, mais la petitesse de l'écran + la difficulté de diriger le pousseur de caisses ayant failli me causer une crise d'exaspération, alors j'ai vite relevé le nez vers l'écran qui marquait "22 minutes". Hein ? Quoi ? Hé ho ah non ! Pas 22 minutes ! J'ai attendu 10 secondes, fait quelques pas pour voir au loin si le satellite ne délirait pas. Et puis... ben j'ai pas attendu, j'ai préféré repartir dans l'autre sens et aller prendre le métro. C'est intéressant hein ? J'aurais mieux fait de raconter comment S et S ont, pour le déjeuner, repris des pâtes et du clafoutis.
Une place offerte par S me poussa du côté de Bastille en cette
après-midi bleue mais fraîche ; il s'y passe jusqu'au 5 novembre
un marché d'Art Contemporain. Mais attention, bien prendre "art
contemporain" au sens de "activité artistique pratiquée
par des personnes encore vivantes en 2006" : on n'est pas à Beaubourg,
et en dehors d'un petit pourcentage d'oeuvres, point d'avant-garde accrochée
aux clous. Et bien prendre "marché" au sens de... euh...
"marché".
Parmi tout ça (oui TOUT ça, puisque 500 exposants),
de jolies pièces, quelques éléments bourrés d'originalité,
des fans de Nicolas de Staël ou de Roy Liechtenstein, des pinturlurages
vus et revus, des trucs ringards — deux ou trois peintres vendaient
des tigres à tendance hyperréaliste —, et quatre artistes
qui auront vraiment retenu mon attention : Sarah Notebaert-Bassigny pour la
délicatesse japonisante de ses branchages, Benjamin
Chasselon pour ses personnages colorés sur sable blanc, Christophe
Loyer pour ses sculptures filaires aux petits personnages et un dernier
(dont le nom m'échappe) qui peignait des animaux très amusants
(me tirer un sourire au milieu de toute cette foule, fallait le faire...).
Bon ben voilà, c'est 7 euros l'entrée.
Bon
après je pourrais parler de F qui se retrouve placardé sur un
A2,
mais non... chut... En fin de soirée, après avoir enfourné
un clafoutis aux pommes dans la gazinière, j'ai longuement hésité
sur un visionnage de dévédé, mais les films étant
un peu trop longs mon choix s'est posé sur Le Lac des Cygnes,
hop hop hop me dis-je, je ragrde trois frottements de plumes et ça
suffira parce que ça dure 2 bonnes heures cette histoire. En fait j'ai
surtout regardé l'acte 3, quand il y a tous les cygnes : j'adooooore
l'allegro avec les 4 petits cygnes, ça dure 1min.25 et c'est complètement
jubilatoire. Tiens d'ailleurs je
vais me le repasser...