Faut vraiment une motivation grosse comme une paire de colonnes antiques
pour sortir du plumard à 5h33. M'enfin après le jeudi que
j'avais passé allongé, malgré une nuit agitée
par une certaine agitation, je n'ai pas eu trop de mal à saltare
du letto. F, lui, il a eu un peu plus de mal, parce qu'il était malade
: le poverino, il a mal choisi son jour. Et moi ? Moi ça allait mieux.
J'aurais pas fait du saut à la perche, mais ça allait mieux.
M'enfin
à 8h10 on enregistre et on embarque fissa fissa. Je dors tout le
trajet et nous arrivons à Rome à 10h40. donc ben on va chercher
les bagages, donc on attend les bagages, on attend les bagages, on attend
les bagages... et on apprend qu'ils sont restés à Paris et
qu'ils n'arriveront que vers 13h30. Donc on va se taper un big poirotage
dans cet aéroport de merde mais en cadeau on nous offre deux mini
trousses de toilette, et ce pauvre F qui voudrait bien un lit et qui faute
de mieux s'allonge sur des sièges, se fait dire par un gros con qu'ici
c'est pas dortoir — les italiens sont quand même vraiment pas
les rois de l'amabilité. Elle est pas belle la vie ?
M'enfin si y avait pas des enfants qui lisent ce journal, je vous causerais bien volontiers de l'annonce dans les toilettes de l'aéroport. L'annonce se terminait par "Non perdi tempo" ("Ne perds par de temps") et cette dernière précision m'a beaucoup fait rire.
La suite ça se passera bientôt par là...
Moi
qui pensais profiter de cette journée parisienne pour faire plein
de choses (mettre à jour ce journal, entre autre), une espèce de
gastro-migraine m'a anéanti et j'ai passé la journée
au lit. J'ai néanmoins fait un effort surhumain en allant à
la Fnoc pour acheter mon nouvel appareil photo : ç'aurait été
une immense déconvenue que de partir demain pour Rome sans mon Fuji
S9600, une bête de course dont, de toute évidence, je reparlerai
ici. Voilà... ah oui et puis j'ai vomi aussi.
Et dire qu'en une journée j'ai fait du tir à l'arc, des anneaux, de l'équitation, couru un épuisant 800m, puis que j'ai conduit un tank et tué des ennemis... et tout ça sans déodorant ! Ah la la, c'est bien la pléstassion, m'enfin Paris nous attend...
F
ayant rejoint la maison dans la soirée d'hier, il a comme une irréprescible
envie d'aller faire les antiquaires. Mais un seul antiquaire suffit, car
à la vue d'un fauteuil pivotant Kohn, son sang ne fait qu'un tour
et il craque. L'objet en question est très joli et s'l semble avoir
bien vécu (même si le cannage d'origine a été
remplacé par un joli cuir vert), le mécanisme est en parfait
état et surtout il est fascinant. De retour à la maison, on
découvre que la marque est une référence
en la matière : un très bon choix !

Le
chapon est une grosse volaille castrée, dont le seul plaisir, puisque
castrée, est de se la couler douce et de s'engraisser en jouant à
la Playstation toute la journée. Le chapon a pour autre particularité
d'avoir un nom qui porte à faire des jeux de mots, et sur les menus
faits la veille de ce jour en question, j'aurais bien aimé mettre
un jeu de mots bas-de-gamme à la l'Arno (chapi-chapon par exemple).
Mais comme pour le reste du menu je n'avais pas de calembours sous la main,
les menus furent sobres, simplement décorés à la sauce
l'Arno avec trois pleins et deux déliés.
Mais revenons à nos chapons car le chapon c'est bien bon, surtout
au milieu d'un repas gourmeto-sympatoche, car la terrine de lotte de maman
est une chose merveilleuse, ami lecteur, sache-le. Sur ce, bonne digestion...
La veille de Noël, depuis quelques années, mes parents et moi ont se fait un petit repas bien gourmeto-sympatoche avant le déjeuner familial du lendemain de la veille en question. Vous me suivez ? Donc le repas c'était langouste, magret rossini aux cèpes et moelleux au chocolat fait maison. Un coup de Saint-Émilion et une coupe de champ' par là-dessus et le tour est joué...



La
veille de Noël, il faut également préparer le repas du
lendemain de la veille en question. J'ai donc eu l'honneur et le désavantage
de préparer le carpaccio de saumon. Le désavantage, car la
meilleure méthode pour faire de très fines tranches c'est
de couper le saumon encore congelé. Donc t'as du carpaccio de saumon
et de la glace au doigts : un régal. Et puis on a goûté
la truffe. Honte sur nous pauvres gourmets sauveurs du goût à
la française : maman a acheté de la truffe chinoise, histoire
de connaître le goût de la truffe sans avoir l'arrière-goût
du prix. Et alors ? Dégueulasse. L'année prochaine on teste
le caviar marocain.
Dernières
emplettes qui me/nous traînent à l'Atelier
- la librairie du quartier, dois-je encore le préciser -, où
je me self-piacerise* avec le dernier bouquin d'Yves Ravey, une centaine
de pages intitulée L'épave. L'épave en question,
je la dévorerai quelques heures plus tard, dans le train, pour la
lire presque d'une traite. Un livre comme je les aime, noyant un léger
suspense dans la vie d'un gars simple qui s'avère être un mauvais
chrétien, même si la faible longueur du récit donne
un léger goût de frustration. A l'heure où j'écris
ces lignes, j'ai déjà fini l'ouvrage, ce qui au demeurant
m'a permis de commencer l'amusant Larcenet cité plus bas. Bref, donc
dernières emplettes qui m'emmènent aussi chez Artazart,
où malheureusement l'avant-dernier numéro d'Etapes
n'est plus en rayon. Me voilà bien embêté, et voilà
qui va sûrement me pousser à me réabonner car ce fichu
magazine ne se trouve pas partout en plus il y a en ce moment une offre
d'abonnement spéciale Noël. Chez Artazart, je remplis mon panier
de petites merdouilles qui s'accumuleront complémentairement au pied
du sapin, et de surcroît je jette un oeil au rayon Moleskine. Et là,
ô découverte, j'y vois un petit "City book" sur Roma,
à la description alléchante. Une fois sorti du magasin, je
déballe le city-book et l'intérieur est bel et bien conforme
à la description : plan de métro, plan du centre, carnet,
feuilles détachables et même des post-it® transparents
permettant par exemple de tracer les itinéraires en les superposant
aux cartes. Ce truc est une merveille, et encore je pèse mes mots,
si la personne qui a eu cette idée géniale était devant
moi, je lui baiserais les pieds.
Enfin c'est pas tout ça, mais un train m'attendait, donc ne point s'attarder chez Artazart, ne point s'attarder quai de Valmy contrairement à tous ceux qui y dorment, une toile de tente posée là, le long du canal. Les toiles sont là, alignées, statiques, par dizaines. C'est impressionant et ça fait froid dans le dos, et moi qui y passais pour dépenser de l'argent ça m'a foutu les boules, le cafard, un peu la honte, etc.


*Un jeu récurrent entre F et moi, est de mixare l'italien et l'anglais (voire l'allemand) dans nos phrases. Ça n'amuse que nous ?
On
aurait dû se caler une soirée chez les Nathuc aujourd'hui,
comme ça on aurait passé le 22 à Asnières, ç'aurait
fait une petite boutade de plus sur ce journal, décidément
qu'est-ce-qu'on rigole.
De
toute façon on ne pouvait pas aller à Asnières : F
allait à l'opéra voir Idemeneo parce que je-ne-sais-qui
ne pouvait pas y aller et moi je devais vaquer à mes occupations
pré-nativiteuses, parmi lesquelles du fouinage pour les enfants de
la famille. Trouvant que tout ça me demandait beaucoup d'énergie,
je pris l'initiative égoïste de me faire un petit cadeau à
moi-même aussi : charcuterie bien ordonnée commence par soi-même.
Et me voilà donc avec une jolie édition de l'intégrale
de "Le Retour à la Terre" de
Manu Larcenet, BD dont j'avais lu quelques extraits des trois tomes dans...
mmmm... réfléchissons... dans les Inrocks ? Non je ne crois
pas... Je ne sais plus, bref, donc je remercie celles et ceux qui avaient
eu une bonne idée en voulant m'offrir cet ouvrage pour Noël
car ils avaient fait le bon choix mais c'est trop tard. Ah si ça
me revient c'était dans "A Nous Paris" les extraits
je crois. Et donc évidemment après j'ai mangé du hareng
et du saumon.
Voilà et puis je vais quand même être sérieux pendant deux lignes et remercier S pour son petit ange. Je doute que S lise ce journal, m'enfin je la remercie quand même, d'ailleurs elle mériterait qu'on lui dise merci 10 fois par jour.
Johnny est tellement pourri qu'il est arrivé au stade d'oeuf rance.
... Voilà, j'avais oublié de placer hier le jeu de mots de
F, qui parvient parfois à me faire une rude concurrence.
A part ça pas grand chose, j'ai toujours les mains dans la préparation des cadeaux de Noël, ça n'a l'air de rien mais l'idée que m'avait glissé F est bel et bien chronophage voir soirovore. En plus chez Monoprix il n'y a jamais de cartouche noire alors j'ai acheté du fromage blanc et des liégeois au chocolat avant d'aller mettre la voiture au garage car F l'avait casée vite fait rue du Jourdain faute de temps d'ailleurs j'ai eu du mal à la sortir de son emplacement, j'ai un peu joué du pare-chocolat liégeois.
Mon
année musicale se termina ce mercredi soir par Coppélia,
ballet sur une musique de Léo Delibes, chorégraphié
(en 1996 pour cette production) par Patrice Bart. Et mon année à
l'opéra se termina bien, vraiment bien, avec ce moment grâcieux,
léger, bercé par une mazurka ou une valse lente, baigné
dans une mise en scène simple (même si parfois ça gigote
de partout c'est un peu le problème avec ces ballets c'est qu'on
n'arrive pas à regarder tout le monde en même temps) au milieu
d'un joli décor et de jolis costumes. Bon, on mettra un bémol
sur l'enthousiasme à cause de l'orchestre, en particulier pour un
solo d'alto absolument mémorable de grincements (de dents). M'enfin
comme je dis toujours, pour la musique, demandez plutôt à F...
Le
cours Florent est connu pour ses anciens élèves devenus des
stars du petit ou du grand écran. Voire des écrans géants.
Mais ce soir, c'étaient les éventails qui étaient géants,
des éventails qu'on avaient vus en avant-première il y a quelques
temps lors qu'un dîner chez Laurent et qui donc, ce soir, illustrèrent
un passage du spectacle du cours Florent. Mais oui mais oui, un spectacle.
Un spectacle simple mais efficace, reprenant des airs d'opérette
de Francis Lopez. De quoi passer un très bon moment
divertissant. Allez, tous en coeur...
Airétoune chikitoune
Airétoune laïré
Airétoune chikitoune
Airétoune Laïré
Airétoune chikitoune
Airétoune Laïré
Airétoune chikitoune Laïré
Olé
Je raconterais volontiers ce que j'ai fait ce lundi, mais ça mettrait la puce à l'oreille de certains lecteurs sur le cadeau de Noël qu'ils recevront (peut-être). En plus ça me permet d'écrire seulement deux pauvres lignes pour ce lundi, parce que je n'ai pas le temps d'en écrire plus, je dois retourner à mon ouvrage...
Fais-nous du couscous Ginou, fais-nous du couscous. Un couscous avec du travers de porc quand on a sa belle-soeur italienne à manger ? Ah... rien ne l'arrête !
Zia Maria débarquant dans l'après-midi, il s'agissait de donner un aspect correct à l'appartement. Cela dit, nous arrivons depuis quelque temps à réfreiner notre sens inné de la bordélisation d'appartement... Tu ne trouves pas ? Non, tu ne trouves pas et tu n'as pas tout à fait tort. M'enfin, 1 heure avant l'arrivée prévue de Maria, F avait le nez dans les placards et moi dans la machine à laver, et on réalisa que ni la crostate ni la pâte pour la focaccia n'étaient faites. Il s'agissait donc de faire vite... Ce que nous fîmes, mais je fus obligé de rester à la maison pour surveiller le four et son contenu.
Maria enfin arrivée (aaaaaaahhhhhh !), la crostate (mmmmmmhhh) était un peu trop cuite (mmmmmhhhh quand même) et surtout on apprit qu'il fallait ajouter de l'huile dans la pâte de la focaccia (oooooohhhh). Quelque chose comme un demi verre. Que ceux qui ont déjà testé la recette ajoutée récemment nous pardonnent, cette information de première importance avait été perdue dans les fils du téléphone. M'enfin ça fait vraiment plaisir de revoir Maria, et pas que pour cette histoire de cuisine !

La
galerie 88 est une espèce de cantine située
quai de l'Hôtel de Ville, dans laquelle les PaNathuc et moi nous enfournâmes
pour échapper au froid et aux habituelles soirées cocooning.
C'était éventuellement pour juste y prendre un verre, mais
y dîner s'avéra un bon moyen de rester au chaud, avec d'une
part une carte toute simple mais efficace et très abordable et d'autre
part une ambiance calme, sympathique et dépaysante — j'aurais
envie de qualifier la déco d'altermondialiste à tendance ethnique.
Au milieu d'un incessant bavardage sur nos boulots respectifs, nos souvenirs
de vacances et nos divers projets (qui s'achètera un appareil photo,
qui exposera ses photos, qui partira en Suisse), je copiai mes congénères
et je griffouillounai au 6 janvier de mon agenda la visite de l'exposition
à la Maison de la Culture du Japon. 2007 sera culturelle ou ne sera
pas. D'ailleurs il faudrait aussi que je me planifie l'expo
de la Cinémathèque qui se termine le 22 janvier.




L'hiver semble être enfin installé tandis qu'on apprend qu'à l'été 2040 l'Arctique ne sera plus qu'une soupe. Evidemment, ça jette un froid, alors pour se remettre d'une telle nouvelle, on va chanter ensemble... Allez on met ses moufles, on chante en coeur et on tape dans les mains... Musiiiiiique !
A
propos de musique j'ai gravé ce soir le premier exemplaire de ma
compil. On va me dire que je ne devrais pas dire ça
sur le web parce que La Chachem va me tomber dessus à bras rétrécis,
sauf que grâce à ma compil diffusée à moins de
10 exemplaires, mon cercle musical fait des découvertes et achète
des disques. Alors ? C'est une faute ça ?
... A la Chachem, ils feraient mieux de surveiller mes voisins qui balancent
n'importe naouak dans la poubelle à couvercle jaune. Y en a dans
l'immeubbb ils sont trop cons pour se renseigner sur ce qu'on doit y mettre
alors z'y va la poubelle elle a été refusée
par les ramasseurs de déchets triés sélectivement avec
classement choisi. Tu vas voir dans 20 jours ils vont y mettre leur sapin
dépiné, du bolduc frippé ou le dentier de mamie qui
s'est cassé sur la nougatine de la bûche. Ca doit être
les mêmes qui voudraient un ascenseur : ça vit dans un superbe
immeuble qui va fêter son centenaire et ça veut le défigurer
avec un ascenseur. Quelle bande de truffes : parfois je déteste les
gens.
PS. Au dimanche 10, j'ai ajouté une photo et une dernière phrase pour la "légender", une phrase que j'ai commencé par "d'ailleurs" car j'aime bien commencer les phrases par "d'ailleurs" surtout si ça n'a rien à voir avec ce qui précède. Je promets donc à mon lectorat que le lien entre les deux dernières phrases n'est que coïncidence fortuite.
J'avais jadis un blog chez 20six. Un blog de photos en macro,
et puis petit à petit je me suis évertuéà associer
à chaque photo un titre à tendance Almanach Vermouth.
20six a, depuis, imposé une histoire de mot de passe pour consulter
le blog, et j'avais laissé tout ça aux oubliettes. Jusqu'à
ce soir. Ce ne fut pas une mince affaire d'accéder à mon espace
d'administration (mot de passe inexistant, compte e-mail détruit),
mais j'y suis parvenu, et j'ai pu récupérer mes affaires.
20six peut aller se faire voir chez les ploucs, j'irai bloguer ailleurs,
parce que certains mariages titre/photo ne méritent pas tant d'oubli,
du moins c'est mon avis et je le partage. Celui-ci par exemple :
Le film du soir : Ouvre les yeux, qui avait été riméqué en Vanilla Sky pour faire plaisir au spectateur américain. Le rimèque avait malheureusement rempli 2 heures d'un soir de mon été 2002 et je ne me suis pas laissé prendre au piège ce soir ; j'ai regardé le film en bidouillant sur mon nordi en même temps (j'essaie désespérement de trouver l'appareil photo de mes rêves et je me suis noyé dans les tableaux comparatifs, sacrée soirée merci Jean-Pierre Focus). La trame du film étant assez prenante, je suis quand même resté un peu scotché sur l'écran de F, mais quand le générique de fin arriva j'étais autant exaspéré qu'à l'issue du rimèque. Un scénario alambiqué c'est bien mais si on enlève le scénario où est le cinéma ? Dans la poubelle à compost. Vivement le prochain Lynch.
Donc sinon oui oui je veux m'acheter un nouvel appareil photo. Les modèles "bridges", à mi-chemin entre les compacts et les réflexes, sont un compromis idéal car ils offrent de très bonne performance en terme de zoom. Le FUJI S9600 me plaît beaucoup car il est le seul à offrir une macro à 1cm (et on voit souvent sur ce journal combien j'y tiens), les autres modèles étant médiocre en macro. Cependant il fonctionne avec des piles, et l'excellente batterie de mon appareil actuelle risque de me manquer... De plus il n'a pas de stabilisateur, ce que j'aurais aimé avoir pour éviter quelques problèmes de tremblotte par grand vent. Affaire à suivre.
Une petite mise à jour d'un site web aujourd'hui au boulot, parce que le groupe agro-alimentaire dont on fait le site web possède dorénavant deux usines dans la même ville. Vous n'êtes pas obligés de me croire, mais le directeur de la première usine s'appelle M. Beldent... et le directeur de l'autre usine s'appelle M. Dutartre. Forcément, ça m'a beaucoup fait rire.
On
avait prévu d'aller au cinéma, on était même
carrément motivés pour aller voir "Black
Book", sans trop savoir si l'on devait ajouter un "The"
devant. Mais après un dimanche tourne-les-pouces, queue-de-boeuf
et pot-au-feu, on était plutôt fatigués. Enfin, moi,
surtout, j'étais fatigué, sûrement un contre-coup du
déménagement de décor de la veille, peut-être
un simple coup de (Raymond) Barre pendant la digestion, éventuellement
une réaction inconsciente face au travail perso que je devais faire
avancer, bref bêtement ça a empiété sur ma motivation
à aller voir un film de 2h37 à la séance de 21h10,
heure à laquelle il faut ajouter 15 minutes de pubs à la con
et de bandes-annonces. Donc le film a été projeté sans
nous, et pendant ce temps la voisine d'en face elle était aux cabinets.
Oui oui. On voit très bien ce qui se passe en face, en particulier
dans la salle-de-bain, pile-poil en face. Le rideau vert et léger
n'est pas vraiment suffisant pour transformer les corps en ombres, et l'on
distingue très bien les faits et gestes au dessus de la ceinture.
Bon bon bon, je passe les détails sur l'usage du papier-toilettes
chez les personnes d'en face, et je termine par une question : qu'aperçoivent
nos voisins d'au-dessus avec une vue plongeante ? D'ailleurs j'ai complètement
loupé la photo de la queue de boeuf.


Bon
ben on en aura pas mal parlé ici de ces deux là et de leur
magicien, mais Bastien et Bastienne, c'est fini... L'année
Mozart aussi, bientôt. C'est quoi l'année prochaine ? L'année
qui ? L'année quoi ? L'année momètre ? L'année
Stézie ?
Avant l'opéra, il fallait se remplir l'estomac, et nous nous rendîmes
dans un resto italien pour acheter des pizzas. Bon, un resto italien ça
peut être tenu par un français ou un russe, mais là,
on était sûr qu'un italien était le patron. Pour preuve,
les images scotchées au-dessus de la machine à café
et surtout, oui surtout j'ai bien dit surtout, un superbe cadre posé
sur la machine. Cliquez sur la photo, vous verrez mieux. (Si vous avez de
bons yeux, vous verrez qu'il fait 34°C, c'est sûrement faussé
par la chaleur de la machine, et désolé si vous n'avez pas
de bons yeux, j'ai pris la photo comme j'ai pu, y avait le patron par loin,
ils sont pas toujours fins ces ritals, l'aurait été capablo
de me balanzare la pizza dans la figoura).
J'aurais pu limiter cette journée à ces trois clichés de fin de floraison de lys, mais c'était sans compter sur F qui voulut regarder L'armée des 12 singes. Un film déjà vu 2 ou 3 fois, un film qu'on dit culte, même si les singes sont généralement meilleurs pour les culbutes que les cultes, un film que j'aime vraiment beaucoup même si un mec avec une mallette qui court dans un aéroport on devrait raiment s'en méfier, un film captivant mais sur lequel je n'ai pas prêté une attention maximale, en proie à d'autres centres d'intérêt moins vus et moins revus.





Les quais de la station "St Lazare",
sur la ligne 13, sont dorénavant agrémentés de portes
palières. Elles ont pour but d'améliorer la sécurité
et la fluidité du trafic, mais on se demande si c'est vraiment efficace
sur ce deuxième point. De surcroît, la ratatépé
s'échine à embellir les stations de métro et nous collent
ces affreux portails le long des voies. J'ai dû louper une explication.
M'enfin ça ne m'empêchera pas d'illustrer ces propos par 3
photos prises avant et pendant la Générale en vue du spectacle
de samedi...
Regarder un film de 2h17 un soir de semaine, ça nécessite un timing serré, d'autant plus serré que F était encore parti à Clichy en passant par ClayeSouilly et par Monzéparvo alors dès son retour nous avalâmes notre dîner dînatoire et nous posâmes notre séant dans un fauteuil. Moi au passage j'avais attrapé un verre et une rasade de Manzana histoire de réchauffer l'arnotmosphère. Bref, bref, après 2h17 d'une telle perle cinématographique, on pouvait aller se coucher. Bonne nuit.
Hein
? Le film ? Ah oui... "Gosford Park",
de Robert Altman. Alors c'est en 1932, il y a plein de gens riches avec
leur petit personnel qui débarquent dans une grande maison dans la
campagne anglaise, invités par Sir Machin. Il y a tellement de gens
que je n'ai pas retenu le moindre nom et qu'à la fin je me demandais
encore qui était la femme du Sir Machin. Bref, donc dans la maison
il y a d'un côté les riches et les anciens riches, et de l'autre
côté il y a les larbins. Ces derniers dégoisent sur
les premiers, les premiers jalousent les uns ou méprisent les autres...
et si tout ça se côtoie le moins possible en apparence, la
nuit tous les chats sont gris et vas-y que je te grimpe sur la bonne ou
que je fasse le coup du lait chaud au valet qui passait par là. Bref,
un excellent moment au milieu de ce joli petit monde où les vacheries
sont succulentes, le tout arrosé d'un peu de suspense et d'émotion.
"J'vous raconterai la fin !
- Tu pourras aussi me raconter le début !"
... Voilà, c'était le deuxième entracte, et nous laissions
Fabienne seule à l'opéra pour le troisième acte du
Chevalier à la Rose. Pendant le premier acte je m'étais
assoupi. Pendant le deuxième acte j'avais pensé à autre
chose. Pendant le troisième, ben... on était à la maison.
Heureusement, F n'aime pas ce genre de musique, et après une dure
journée de travail il aime encore moins, donc on est partis ; moi
je serais bien parti après le premier acte parce que la musique m'a
ennuyé (et de surcroît c'était en allemand et on ne
voyait pas les sous-titres et je ne m'étais pas renseigné
sur l'oeuvre mais bon quand même le décor était bien)
mais il m'a dit "non, il faut au moins écouter l'air où
le Kavalier donne à la rose à la
Dame". Ah oui en effet, m'enfin faut pas pousser mémé
dans les roses.
" La plazz dé la Bastilla ?, nous demanda un trio à
l'accent espagnol.
- Oui c'est là, vous y êtes, répondit F en montrant
l'ange du doigt.
- La Bastilla ??, redemanda l'un des trois, l'air circonspect.
- Oui enfin la prison de la Bastille elle a été détruite
en 1789 hein..., là maintenant c'est une place.
... Alors là on les a laissés parce qu'il fallait qu'on s'éloigne
pour rire. Ah la la c'est bien d'aller à l'opéra : qu'est-ce-qu'on
se marre !
Le supplément de F, après lecture de ce journal : "Oh je suis déçu, t'aurais pu faire un jeu de mot avec Bastille et Castille".
Dans un mois, on reviendra de... là-bas. On a un peu hésité, pensant descendre au Pays Basque. Mais le Pays Basque en hiver, c'est pas hyper glamour. Rome ne sera peut-être pas très accueillante s'il fait un tempo di cane, mais ce sera plus dépaysant pour un premier de l'An.

On
avait déjà pu lire ici qu'un aieul de F, tabletier éventailliste,
avait fait des merveilles de ses 10 doigts.
C'était jour de sortie aujourd'hui pour les objets qu'il reste de
lui, et j'ai pu admirer aujourd'hui les pièces de la collection,
toutes plus belles et délicates les unes que les autres...
Point de délicatesse en revanche chez le monstre de The
Host. Ni chez des spectateurs du genre étudiants qui
avaient commencé à se marrer pendant la bande-annonce de "La
Flûte Enchantée", et puis ils ont continué
à se fendre la poire pendant le film, parfois au cours de certaines
scènes qui selon moi ne prêtaient pas à rire. -
Alors ensuite je dévoile un peu le film mais presque pas. -
Certes, il y a quelques glissades vraiment comiques, et l'auteur joue avec
le burlesque au milieu de situations délicates (ben oui quand même
c'est l'histoire d'un monstre qui dévore les habitants de Séoul),
il joue avec ces personnages un peu "hors-normes" (ce père
qui dort tout le temps, cette soeur qui marche quand elle est poursuivie...).
et l'on ne sait pas toujours si c'est du lard ou du cochon (flûte
j'ai pas trouvé de jeu de mots en rapport).
Il ne fallait tout de même pas pousser mémé dans l'eau
du fleuve, et cette hilarité a vraiment joué sur ma perception
du film, voire m'a mis trop mal à l'aise et a gâché
mon plaisir.
Au final j'ai quand même aimé et applaudi des deux palmes,
une fois de plus, ce cinéma coréen vraiment beau à
voir.
Faire les boutiques, c'est de saison. Après une journée à
lézarder, nous partons vers 17h pour une balade dans les rues des
Francs-Bourgeois, des Rosiers ou Sainte Croix de la Normande se marre
Bretonnerie pour léchouiller deux ou trois vitrines à la recherche
d'un éventuel coup-de-coeur pour l'appartement (un petit meuble,
un petit vase...). Quoi ? Des cadeaux de Noël ? Mouais...
il paraît que c'est la saison. Je vais proposer à mes amis
de s'offrir les cadeaux de Noël au milieu de l'année, sans prévenir.
Ca s'appellera "Tiens je te fais un cadeau aujourd'hui parce que ça
me fait plaisir et non pas parce que je me sens contraint". Elle est
pas mal mon idée, hein ?
Il y a des films qu'on a toujours eu envie de voir, à cause d'un
fichu buzz lors de la sortie, à cause du sourire de Sharon Stone
lançant une paire de dés rouges dans la bande-annonce, à
cause de la lumière de Las Vegas attirant la cervelle de l'Arno comme
un miroir aux mirettes. Le film en question c'est Casino
de Scorsese, pour lequel j'ai donc 10 ans de retard, et c'est une fichue
leçon de mise en scène (et globalement de cinoche) pour 2,99
euros de location sur écran 19 pouces. Ce film est fa-bu-leux et
évidemment je laisse mes arguments au vestiaire et je file un pourboire
à la fille du vestiaire pour qu'elle les surveille.
Le 1er décembre a toujours un avant goût de Noël, parce
que ça y est, on met le pied dans décembre, alors ça
tombait donc plutôt bien de fouiner dans des vieilleries musicales
et de tomber sur cette Candle Song d'un album de Mojave3 qui hanta
mon année de maîtrise il y a déjà 10 ans.
It's Christmas again
So we lit all the candles...
Topinambour
et ratatam... Au rayon légumes bizarres, après la betterave
jaune voici le topinambour. Ce pauvre légume a du
mal à se débarrasser de la mauvaise image qui lui colle à
la peau, mais pour se faire une opinion il suffit d'en planter... et ensuite
de goûter. Le topinambour, que l'on appellera Topi pour lui offrir
une image plus sympathique, d'avère être un légume étonnant,
colorant en vert foncé l'eau dans laquelle il cuit, et au final ayant
un goût d'artichaut. En gratin ce fut parfait. Et heureusement car
il en reste encore plein dans le jardin.
Le film du soir : "La secte sans nom". Avec un nom pareil,
on imagine que la fillette qui meurt au début du film a été
enlevée par une secte, et en effet elle est enlevée par une
secte voilà je dévoile un peu la fin, m'enfin je ne dévoile
pas grand chose de cette grosse merde de film, un film poussif d'une bêtise
crasse qui accumule plus de défauts et d'amalgames christo-nazis
que "Les Rivières Pourpres 2". Insupportable.
La phrase du jour : "Il fut un temps où Johnny Hallyday se roulait par terre et puis il s'est relevé ; la mode avait changé". Pour en savoir plus, c'est par ici.