Dernier jour pour les voeux, comme d'habitude j'étais plein de bonnes
intentions mais j'ai pas envoyé beaucoup de "bounanébounsanté".
M'enfin bon voilà, il reste 11 mois, on va espérer qu'ils
seront plutôt pas trop moches... Voilà...
Sinon bon ben le Canard Enchaîné fait pas mal parler de lui
en ce moment, alors comme ça faisait longtemps que je ne l'avais
pas lu je me suis faufilé au magasin de presse d'en face où
j'ai aussi acheté le nouveau magic, celui
de février, parce qu'en couverture il y a un groupe qui s'appelle
"Au revoir Simone",
ça flairait le gentil groupe de filles et oui oui oui c'est un gentil
groupe de filles qui ont l'air de distrbuer des beignets à la kermesse.
Ca nous changent des histoires pénienne d'hier... Ah oui tiens sinon
si vous voulez tuer des monstres sous la colline il
faut aller là... c'est nul mais c'est le genre de trucs qui m'aurait
scotché sur l'ordi pendant trois plombes s'il n'avait pas fallu aller
acheter du lait microfiltré et des yaourts à la pêche
au mounoupri. Allez... bonne année.
Tous
les mardis, quand les inrocks débarquent, on se pose la même
question : où l'ont-ils glissé cette fois-ci ? Oui, les inrocks
sont pas du genre coincés, ils sont même un peu obsédés
dans les coins et quasiment tous les mardis il y a un... euh... —
quel terme employer ? — ... un pénis... bof c'est un peu médical
comme terme... on va dire un zob. C'est bien zob au scrabble, ça
peut se glisser facilement si on a aussi un B dans les bras, m'enfin je
dis ça car on devait se faire une partie de scrabble mais finalement
ce pauvre F qui travaille comme un galérien il n'a pas trouvé
le temps de placer le moindre zob... oui euh non enfin bon bref voilà,
tous les mardis il y a un zizi dans les zinzinrocks, (oui vraiment en comparaison
il n'y a presque jamais de nichons ou de fesses) et cette fois-ci il était
presque à la fin, dans les programmes télé.
Cette
semaine, il y avait aussi un CD (vite vite un peu de culture sinon qu'est-ce-qu'on
va dire, on va dire que ça dégénère ici) dans
les zinzinrocks, et j'ai enfin écouté Florent - bof - Marchet,
j'ai enfin écouté Bertrand Betsch, j'ai aussi écouté
la charmante Valérie Leulliot (ex Autour de Lucie) qui est
de retour, j'ai écouté les pétillants Dionysos (quel
souvenir de concert ! J'en ai déjà parlé ici ? Non
?), mais c'est le dernier titre qui a gagné le concours, un morceau
appelé "Mr Rain" interprété par The
Cognacq Jays, et alors évidemment au début ça
fait penser à un mix entre The White Stripes et le Velvet (ça
doit être la grosse batterie qui me fait dire ça mais en plus
le titre ça ressemble à Hey Mr Rain alors voilà),
et puis après on ne pense plus à rien car le morceau est terminé
et donc je suis allé chercher le "LIVE MCMXCIII" du Velvet
pour écouter le début de "Hey Mr Rain", mais comme
15min42 de violons grinçants c'est un peu too much, je suis passé
au morceau 11, parce que c'était "Pale Blue Eyes".
Mes
connaissances en peinture se limitent plus ou moins à un j'aime/j'aimepas
subjectif. Aucune connaissance particulière sur le travail de tel
ou tel peintre, en dehors de ceux pour lesquels je me suis traîné
à une expo ou sur lesquels j'ai feuilleté quelque littérature
: Mondrian, De Staël, Miro, Hopper et une poignée d'autres.
Histoire d'avoir la bouche un peu moins bée lors d'un putatif apéritif
dînatoire où les conversations glisseraient des huiles sur
toile au milieu des cacahuètes, je me suis offert un petit cadeau
avec Le sens caché de la peinture - de Courbet
à Warhol. L'auteur, Jon Thompson, y décrypte plus de
200 oeuvres qu'il replace techniquement et artistiquement dans l'oeuvre
de leur peintre et dans l'histoire de la peinture. Un agréable bouquin
de chevet puisque l'on peut se limiter à regarder les images. Mais...
pourquoi pas De Staël dans l'ouvrage ?
Jusqu'à présent, les murs avaient des oreilles. Mais dorénavant,
avec le dvd de ce lundi soir, la colline a des yeux. Des yeux globuleux,
sanguinolants, et puis aussi une mâchoire de traviole, des mains crochues,
des genoux tordus et des pieds de cochon... pieds de cochon, Marie-Madeleine,
pieds de cochon, Marie-Madelon ! Hum, pardon, donc voilà, la colline
à des yeux et Bob et Ethel ont décidé d'aller fêté
en famille leur anniversaire dans un coin tranquille. Mais la voiture s'explose
contre un gros rocher, évidemment au milieu de nulle-part, et alors
les yeux de la colline en fait c'est un peu comme une métaphore,
c'est parce que voilà il y a des monstres (le mot "freaks"
est d'ailleurs plus approprié, non ?) qui vont attaquer les gens
pour se venger, tuer et tremper leur biscuit.
Bon, le truc bizarre c'est qu'on n'y voit pas la moindre poule, alors que
les monstres de ce genre en ont toujours deux auprès d'eux. Oui,
c'est bien connu : le freak a ses deux volailles.
Merci, bonne nuit.
Nous n'étions pas motivés hier soir pour aller au cinéma
voir The Fountain, seul film éventuellement attirant au
ciné du coin.
Nous étions un peu plus motivés ce soir, journée studieuse
et envie de changer d'air obligent. Bon, ben voilà, donc on a vu
The Fountain, un film de merde
de plus qu'on renommera The Fou(n)taise ou The Fountage de
gueule. Encore un film inutile, prétentieux et creux sous son
casque de conquistador. Ca veut encore nous faire manger de la soupe mystique
— je m'attendais à voir débarquer Audrey Ta(u)tou dans
la forêt guatémaltèque — et z'y va que je te fasse
une ratatouille avec un 150g de bouddhisme, 300g de christianisme et 2 sachets
de croyance Maya. Rajoutez un peu d'astronomie et le ciel ne vous tombera
que mieux sur la tête. J'en ai vraiment ras-le-bol de ce genre de
film, bordel ; ce réalisateur doit lui aussi se tripoter la nouille
tous les soirs devant la fin de 2001 Oyssée de l'Espace
en répétant que le 21ème siècle sera spirituel
ou ne sera pas.
Ben merci bien, la prochaine fois c'est un Hitchcock ou rien.



Le
ciel était bleu, le froid était sec et le musée d'Orsay
nous attendait pour voir la Donation Rispal.
Antonin Rispal, est devenu antiquaire après la guerre et s'est particulièrement
penché sur le style Art nouveau à l'époque où
il n'intéressait plus personne (parfois à juste titre étant
données les dérives kitschouillo-lourdes de ce mouvement
artistique). Antonin est décédé en 2003 et sa femme
et sa fille ont fait donation de 250 pièces au Musée d'Orsay.
Au final, la collection exposée présente des oeuvres représentatives
des artistes (Gallé, Majorelle, Mucha, etc.), des techniques (industrielles
ou artisanales, travail de tous les matériaux) et des mouvances (style
"coup de fouet", grues ou libellules, dérive vers l'art
déco) de l'époque. En bref : une collection plus intéressante
que jolie. Alors si ça vous intéresse... ben... c'est jusqu'à
ce 28 janvier, avant intégrer les collections permanentes.



Le ciel était toujours aussi bleu quand nous fîmes le chemin
inverse, les Tuileries accueillaient une foule disparate mais il nous fallait
aller glâner quelques idées bricolage chez Lerouamerlain
car il est clair et définitif que le plan de travail de la cuisine
mérite une réfection technique et décorative. Nous
en sortîmes avec des idées plein la tête et la conclusion
que le plan de travail ne serait pas recouvert de carrelage puisque :
- les éviers ronds actuels allaient entraîner leur lot d'emmerdements
;
- le carrelage c'est quand même un peu trop classique-mémère,
non ?
Mais avec tout ça, point d'achat, il fallait donc rattraper cette
faute en dépensant :
- 5,90 euros dans le dévédé de "17 fois ,
Cécile Cassard", un film que j'ai toujours eu envie de
voir parce que de Christophe Honoré, parce qu'avec Romain duris,
parce qu'avec Béatrice Dalle ;
- 9,95 euros dans "Le Monde" accompagné de "Le Monde
2" et surtout - raison de l'achat - son supplément "Opéra"
avec La Traviata de Verdi et La Callas en pthysique.
9,95 pour tout ça, c'est donné ; de surcroît
le livret est un bel objet aux illustrations audacieuses d'Ana
Juan. Allez, un petit extrait :
Voilà voilà, c'est presque fini, donc ensuite rien ne nous tentant au cinoche, une petite location de divoudi avec Vera Drake, film primé à Venise, où l'on avait laissé les gondoles et sorti les mouchoirs pour l'histoire de cette faiseuse d'anges du Londres de 1950. Le film montre avec justesse (c'est en tout cas l'impression que j'ai eue) le décalage entre la réalité (ces femmes avortant n'importe comment) et la justice de l'époque, avec en arrière-plan les relations parents-enfants et le désir d'enfanter.
Et si Béatrice Dalle avait joué dans l'Été en Pente Douce, on aurait eu la dalle en pente ?
Superman était allé se faire une petite thalasso sur une autre planète. Le revoilà donc en pleine forme dans un nouveau costume commandé à La Redoute, la peau nette et la kératine bien endurcie genre il arrête des avions sans se casser un ongle. Et vaut mieux qu'il soit en pleine forme, bicoz y a son ennemi (un Kevin Spacey à côté de la plaque) qui a sorti la truelle pour se construire un paradis en kryptonite. Bon ben voilà c'est tout, je comprends toujours pas comment ils font pour pas reconnaître Superman derrière les lunettes de Clark Kent, m'enfin faut pas chercher... et bon anniversaire à Michel Delpech. Revenez demain y aura des trucs plus intéressants.
Vous feriez quoi, vous, s'il y avait un sdf prostré dans le hall
de votre immeuble, puant la crasse, assis contre le mur, le visage enfoui
entre ses bras ? Ben moi j'ai pas trop su quoi faire, je me doutais qu'il
allait se faire virer par un voisin puisque il n'était pas si tard,
à peine 21h. En tout cas vu les températures extérieures,
j'ai vraiment pas eu l'idée (le courage ?) de lui dire de partir.
Après avoir appelé mes parents pour partager mon désarroi,
je me suis allé lui demander s'il allait bien, s'il voulait une paire
de chaussettes (vous y croyez, vous, qu'il était pieds nus dans ses
vieilles grolles ?) et s'il voulait manger un truc. En réponse, j'avais
des "mmm" en guise de "oui" ou de "non" alors
je lui ai filé deux petits trucs à manger, je l'ai laissé
là et je suis remonté appeler le 115. Des minutes d'attente,
et (je résume) :
- Bonsoir je vous appelle car je ne sais pas quoi faire...
- Malheureusement monsieur, le 115 n'entre pas dans les halls d'immeuble.
- Ah... Bon... Ben... Euh je...
- Si vous redescendez lui parler, dites-lui d'appeler le 115 dans la journée...
on pourra l'aiguiller.
Voilà, c'est tout, ils ont plus de 1000 appels dans la journée,
alors un cas comme le mien... Alors j'ai rien fait de plus, j'ai juste "espéré"
qu'il partirait de lui même... malgré le froid. Deux heures
plus tard il était parti, le grand paillasson du hall n'était
plus là non plus ; les indices laissant penser qu'il avait été
enlevé pour de pas à nouveau servir de couchette...
Tautou Youtou - Tautou Youtou - Tautou Tautou Tautou Youtou... oui ce soir au programme y a Véronique et DavinaCi Code... Allez on sautille en rythme, pendant 2h22, hop, hop, hop, on piétine, on sautille, on piétine l'Histoire, on piétine Léonard de Vinci, on piétine la crédulité des gens, on piétine le bon sens, et on écrabouille le cinéma, voilà bonne nuit, mais chantez pas trop fort vous allez réveiller Audrey Tautou Youtou, tautou youtou...
Le nom d'Arnaud Cathrine ne m'était pas étranger.
Un poche offert à un anniversaire, un prénom (personnel) accollé
à un nom peu commun le tout sonnant comme le nom d'un chanteur. Je
crois même que F a offert "L'invention du père"
à Fabienne. Et puis il y a eu cet article des inrocks la semaine
dernière, un article survolé. Les deux ou trois phrases glanées
diagonalement m'ont donné envie de lire "La disparition
de Richard Taylor" : il suffit de peu pour susciter l'intérêt.
J'ai acheté l'ouvrage samedi, j'ai lu le premier chapitre avec plaisir
mais je n'ai depuis pas trouvé le temps de lire la suite. Pas eu
le temps non plus d'aller fouiner sur le web pour écouter des extraits


de
l'album de Florent Marchet puisque Arnaud Cathrine y a participé
d'ailleurs Patrick y a fait allusion l'autre jour à la crêperie
grecque... enfin je crois... je retiens moins bien le nom "Florent
Marchet" que "Arnaud Cathrine".
Et pendant tout ce temps, une incroyable amaryllis "siamoise"
s'épanouit devant nos yeux ébahis, accompagnée de 4
autres fleurs. Énorme ! C'est énorme !
tam-tam-tamtamtaam-tam-tamtamtaam-tam-tamtamtaam-tam-tamtam-tililiiiiiim-tililiiiiiim-tililiiiiiim-tilim.
ToumCrouze il est super fort, et même le mur du Vatican ça
lui fait pas peur... alors il va au Vatican et il enlève un gros
monsieur très blond et le gros monsieur après il s'échappe
au milieu d'un festival de roquettes et après il dit à ToumCrouze
qu'il doit récupérer une patte de lapin parce qu'un crétin
de la Scientologie lui a dit que ça portait bonheur sinon il tue
sa femme. Il s'est encore fourré dans de beaux draps le ToumCrouze.
tam-tam-tamtamtaam-tam-tamtamtaam-tam-tamtamtaam-tam-tamtam-tililiiiiiim-tililiiiiiim-tililiiiiiim-tilim.
... Ce journal n'est pas en voie d'auto-destruction.
Ouikène studieux, m'enfin hier j'ai osé une sortie pluvieuse, alors aujourd'hui j'ose un déjeuner chez Ginou (un déginou dominical) pour faire une coupure. Ca faisait longtemps que j'avais pas bossé le week-end à ce point. J'avais certes glissé un ou deux rangement de paperasse dominical depuis septembre, mais là faut donner un coup de pied à deux projets qui se terminent en théorie avec le mois (donc dans 10 jours). Ah tiens je pourrais vous parler de "ma" stagiaire, celle qui a apporté un gâteau la semaine dernière, m'enfin non non on va plutôt parler de "Couvre-feu", il film della serra per la zia Maria. Scotché par le boulot, j'ai quand même jeté un oeil au truc, mais en fait j'y ai surtout jeté mes oreilles parce que ça faisait un boucan du diable ce film dans lequel NiouYorque est en proie à des terrorissss. Le film date de 1998, évidemment maintenant plus personne n'ose faire un film pareil, ce qui au demeurant est de bon aloi parce que franchement ça fait trop de bruit. Le film date de 1998 et tout le monde l'a oublié, en revanche personne n'oubliera jamais le rire de Denise Fabre et c'est via le site de Ron qu'on s'est repayé une petite tranche de rire communicatif.

Ca
devait changer des sorties "expos" des précédents
samedis — et de samedi prochain, tour à Orsay prévu
et incontournable. Nous sommes donc allés faire un petit tour aux
Buttes Chaumont. Le temps était grisounet, mais l'optimisme était
de rigueur.
On a donc pris la rue de la Villette, de plus en plus colorée de
vitrines sympathiques (dont une librairie spécialisée dans
la photo, va falloir que j'aille voir ça de plus près) côté
rue de Belleville, mais plutôt décatie côté Parc.
C'était pas mal le parc, il n'y avait pas grand monde, trois coureurs,
un vieux qui nourrissait les corbacs avec des bouts de gras. On a grimpé
jusqu'à la "tourelle", et c'est là qu'on l'a vue
arriver du Nord, elle arrosait la rue du Rhin et elle fonçait droit
sur nous, cette fichue averse. Et vlan... dans les dents.
On est arrivés imbibés à la maison, deux coups de sèche-cheveux
et trois coups de serviette, et hop tout ça était oublié,
d'ailleurs à propos de sèche-cheveux après je suis
allé chez le coiffeur.
Depuis combien de temps Stéphane et moi ne nous étions pas donnés de nouvelles ? D'après ce journal on s'était vu en mars 2003. Et depuis ? Depuis... ben cette semaine on s'est résumé nos vies en deux mails : la sienne, de ses aveux, n'a pas changé ; la mienne, beaucoup. Et ce soir on s'est enfin téléphoné. Ben voilà quoi, ça fait bien plaisir tout ça.
Sophie a une copine de train. La copine de train de Sophie partage avec
Sophie les mêmes horaires de train et un travail dans le monde magique
de l'édition/communication.
Aujourd'hui, la copine de train de Sophie a passé à Sophie
un exemplaire de... roulements de tambour... Famiglia Chrétienne-étienne-étienne-oh-tiens-le-bien
(j'ai mis un bout du titre en italien, ça évitera une croisade
sur mon journal à cause d'un googling bien placé), parce que
la copine de train est professionnellement liée à cet hebdo.
Sophie pensait que ça me ferait marrer de lire leur blabla, au final
ce n'est ni drôle ni désespérant, c'est juste
catholiquement
faux-cul (Pauvre Dieu, on lui met vraiment tout sur le dos...). M'enfin
j'ai quand beaucoup ri en découvrant la dernière phrase d'un
article sur les sites de drague sur Internet : "Non tu n'es pas
un pigeon. Tu es un aigle qui peut, s'il le veut, prendre sa liberté,
et voler plus haut". C'est pas beau comme métaphore ?
Enfin bon, oublions les nourritures spirituelles nourrissant autrui et passons
aux choses sérieuses... De retour de ma journée de labeur,
F et la zia avaient les mains dans la pâte, une pâte sentant
le vin blanc. C'est pas commun, hein ? C'était pour faire des tarallini
allo zucchero, des tout petits gâteaux qui se boulottent l'un après
l'autre...
Alors là, c'est diiiiingue ! J'ai photographié une gouttelette de sève sur l'amaryllis, sans me rendre compte que les étamines (ou autre chose ?) s'y reflètaient... Vous y croyez, vous ?

Ca peut mettre un peu de temps à arriver... il faut attendre qu'apparaisse "Play"...
... Merci à Valérie pour ses conseils en matière de sites web.
Bon, la dernière fois que j'ai voulu écrire un truc altruiste (une pétition à signer en ligne pour éviter qu'un jeune homo se fasse sarko-chartérisé en Algérie avec comité d'accueil à l'arrivée) j'ai loupé le coche. Heureusement il y a eu régularisation du jeune homme.
Là je ne loupe pas le coche et j'annonce que le 1er février à 19h55 faudra débrancher le frigo :
L’Alliance pour la Planète (groupement
national d’associations environnementales) lance 5 minutes de répit
pour la planète, un appel simple à l’attention de tous
les citoyens : le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00, éteignez
veilles et lumières.
Plus
d'info...
Bon sinon F m'a réveillé à 7h25 pour une perte de clés (c'est la saison !) et à 14h on a mangé un gâteau au chocolat parce que c'était l'anniversaire d'une stagiaire qui avait apporté un gâteau au chocolat pour son anniversaire puisqu'elle est née un 16 janvier. Vous allez me dire qu'à 7h25 tous les travailleurs sont debouts, alors là je vous arrête, moi je le lève jamais avant 8h40, faut pas pousser mémé dans les oreillers. Ce matin, même, à 9h04, je me suis dit qu'il fallait quand même que je sorte du lit... Gnark gnark...
Rome
ne s'est pas faite en un jour ; mon récit de nos vacances romaines
(My name is Hepburn, L'Arno Hepburn) respectera la même règle.
On raconte dans certains couloirs que certains lecteurs l'attendent, ben
faudra être patient.
En attendant, un peu de sport ne fait de mal à personne, et je me
suis tapé un petit 400 mètres (peut-être plus, sûrement
moins, je n'ai aucune idée de la distance parcourue) pour amener
la clé de voiture fissa fissa à F, clé de voiture restée
dans mon sac. Bref, le chemin du retour vers le boulot, je le fis essoufflé,
au fromage évidemment.
Le petit bouquin dont je parlais samedi (les miscellanées de
Mr. Schott) contient quelques savoureuses informations. Ainsi, il existe
des personnes qui ont peur d'être constipées (elles sont atteintes
d'apopathodiaphulatophobie) et d'autres qui ont peur des bicyclettes (on
parle alors de bitrochosophobie). Ca peut paraître anecdotique, mais
pouvoir donner un nom savant à l'angoisse de la page blanche (leucoséophobie),
c'est beaucoup mieux dans les dîners. Ah tiens, j'apprends page 86
qu'au Québec, les foufounes ce sont les fesses. Ca relève
le niveau tout ça, tiens...

La
vie n'est qu'une succession de cycles. Les plantes poussent, meurent, pourrissent
et de leur pourriture renaît d'autres plantes qui pourriront. L'un
des potirons a été
plutôt oublié dans son coin de poulailler — un poulailler
sans poules reste bel et bien un poulailler. Le pauvre potiron, tout pourri
et carrément recouvert de tâche noires absolument répugnantes
(le genre de trucs qui lèverait le coeur à un dermatoproctologue),
a donc terminé sa vie dans le bac à compost. M'enfin ça
nous a pas coupé l'appétit pour reprendre une chouquette avec
le thé. J'vous ai jamais dit que j'adore les chouquettes ?



Depuis quand n'avais-je point vu un film avec des indiens ? Des cowboys, y en avait dans Broutteback Moutain, mais des indiens, bouh... même pas sûr d'avoir vu une squaw dans une partie de scrabble depuis 15 ans. M'enfin des indiens y en avait ce soir sur l'écran du pitchi, des gentils indiens qui couraient après des méchants indiens qui avaient fait prisonniers des gentils blancs à cause d'un méchant blanc. Allez, j'ai fini, vous pouvez calumet la lumière.
F proposa une proposition judicieusement judicieuse en ce samedi de fin
de semaine : aller au Musée des Arts Décoratifs,
histoire de se faire une petite passegiata culturelle avec la zia Maria.
On imagine que le musée possède dans ses placards une foultimultitude
d'objets plus beaux et intéressants les uns que les autres, mais
on ressent, en se promenant dans les allées et devant les vitrines,
qu'un choix judicieux a été fait et que seules les pièces
les plus représentatives sont exposées. C'est peut-être
un peu con comme sentiment, m'enfin un musée qui traverse 5 siècles
d'art pourrait vite me donner la nausée. De ce fait, voilà
un parcours très intéressant, que je referai à l'occasion
avec un audio-guide. J'attendais évidemment de découvrir les
pièces Art nouveau, et quelle ne fut pas ma joie de voir le vase
"La
Carpe" d'Emile Gallé, qui me replongea dans l'exposition
de la semaine dernière,.



C'est ensuite du côté de la galerie de bijoux du musée, avec les oeuvres de Lalique et de Véver que j'ai retrouvé des merveilles de finesse. J'ai également parcouru l'expo sur Balenciaga (des robes, des manteaux... et une mamie en total look 1966 noir et blanc qui regardait des vidéos de défilés) et surtout l'expo La Photographie Publicitaire en France, avec une sélection de 31 photographes de référence - de quoi par exemple me faire regretter de ne pas avoir vu l'expo Guy Bourdin (il y a 2 ans ?). Au-delà de tous les travaux et clichés vus sur les murs et les cimaises, ce dont je me souviendrai longtemps est l'esclandre d'un gardien du musée, esclandre malvenue, invraisemblable et bourrée de grossièreté.
Voilà
voilà évidemment après je suis allé à
la boutique du musée et bêtement sur le coup j'ai trouvé
le catalogue de l'expo sur la photo publicitaire un peu cher, comme quoi
je n'ai pas l'habitude d'acheter les catalogues d'expo parce qu'avec le
recul c'était pas excessif en plus ça m'aurait fait un souvenir.
En revanche je me suis acheté "Les Miscellanées
de Mr. Schott", mini-encyclopédie improbable mélangeant
tout et n'importe quoi, du plus futile au moins utile, avec quelques pointes
d'humour plutôt bien placées. De quoi infuser sa culture lors
d'un tea-time.
Ce bouquin me rappelle une "vraie" mini-encyclopédie offerte
(sauf erreur) jadis par France-Loisirs mais SURTOUT "le
catalogue des objets imtrouvables" qui trônaient
dans les toilettes de mon enfance. La madeleine de Proust ne craint pas
la chasse d'eau.
Vous vous demandez comment est recyclé le caca dans les toilettes des avions ? Est-il congelé ? Dispersé dans le ciel ? Tranformé en plateau repas ? Que nenni point du tout : il est recyclé en film. Voilà, ce soir il y avait "Flight Plan" sur l'écran 19 pouces, en italien bien sûr, d'ailleurs en italien, pour ceux qui n'ont rien à dire dans les soirées mondaines, ça s'appelle "Volare oh oh, hurlare oh oh oh oh" (bon évidemment faut chantonner en même temps sinon c'est encore moins drôle). Bon allez ça suffit je vous mets les photos des fleurs dont je parlais hier...



Une
tête de cochon avait déjà montré son groin ici
il y a... un certain temps. Je n'ai pas pu apprécier la bête
aujourd'hui, car elle s'est pointée en douce à la maison,
tandis que j'étais au travail. A l'heure du déjeuner, elle
était déjà nettoyée, découpée,
et en pleine cuisson dans un bouillon et une marmite. Dommage, pas de photo
cette fois. M'enfin, à l'heure du dîner, le fromage de tête
était dans l'assiette et finalement c'est le principal.
Ca
pousse... Les bulbes des amaryllis ont laissé s'extraire leur verdure
depuis plusieurs semaines, et des deux espèces aux pétales
rayés, c'est celle qui semble la plus fragile qui nous offre ses
fleurs en premier. C'est surtout celle qui a la tige la plus haute (70 centimètres
?), maintenue droite par un ingénieux système de ficelles
dû à l'ingénieux F, le même F qui ne cesse d'admirer
la délicate floraison qui ornera ce journal du vendredi.
"Oh mère-grand, mais comme tu as une grande tige !".
Les films qui se basent sur des faits réels, c'est bien : on peut connaître la fin en deux clics de cuillère à pot. Apollo 13 ("popolo tredici" en italien m'enfin mes blagues en italien je me demande si elles font rire quelqu'un d'autre que moi) se base sur une histoire vraie, avec trois vrais spacosmostronautes qui veulent aller jouer faire un barbecue sur la lune. Je place le mot barbecue encore aujourd'hui parce quand je tapais le mot "barbecue" dans un site de traduction pour savoir comme ça se disait en italien et bien dans Apollo 13 y a un gus qui a prononcé exactement à la même seconde le mot "barbecue" (prononcez "barbékiou"), je jure que c'est vrai, au même moment pilpoilou et moi je dis et j'affirme que c'est signe : 2007 sera l'année du barbékiou. Voilà donc je reviens à mes moutons et j'ai cherché sur l'internet comment le film se terminait parce que je vous jure j'ai pas besoin de stress le soir perché j'ai ma dose de ralbolo la giornata. Donc voilà à la fin y des gens qui pleurent.
Y en a qui ne boivent jamais pendant le service. Moi en général c'est mon cas, sinon c'est digestion la tête sur le clavier, m'enfin quand le patron avait proposé de ramener du foie gras pour se faire un apéro haut-de-gamme, j'ai proposé d'apporter le vin, un Jurançon qui n'attendait que ça. Le foie gras était très bon, le vin aussi, alors pour déjeuner je suis allé m'acheter une quiche-lorraine au rayon frais du supermarché, le truc bien honteux-dégueux après un apéro haut-de-gamme, mais j'ai aussi acheté de la salade sous vide, enfin on dit "sous vide" mais je doute qu'on fasse le vide là-dedans, bref la salade ça allait surtout avec un bon filet d'une bonne huile d'olive mais alors la quiche c'était vraiment un cauchemar, la prochaine fois je me prévois un sandwitch au fromage frais fait la veille.
Dans ses bagages, Maria nous a ramené du jus de ventre de vache*. Et le jus de ventre de vache mélangé à du lait, ça fait du fromage frais, pour les gastronomes en culottes longues qui s'en tartinent des kilos sur du pain frais parce que la gourmandise a beau être un pêché capital, faut pas pousser mémé dans l'estomac de la vache.
Après le fromage, y a eu un film en langue italienne, parce qu'en fouinant dans les rayons du magasin de vidéos on a trouvé quelques locations en italien, en majorité des films d'action, ce qui tombe bien car zia Maria adore ce genre de film. Alors ce soir : Backdraft, un film avec des pompiers qui éteignent des feux. Bon moi je regarde ça d'un oeil, mais dis donc sacré barbecue ce film.
* De la présure si vous préférez, m'enfin c'est plus drôle avec un nom à la con. Parfois même on appelle ça du caca de vache tellement ça pue.
Un tour at Ginou's, l'occasion d'un autre cadeau (j'ai pas redit "merci" pour les places de ciné d'hier) et de tester encore un peu l'appareil photo. Chacun son hobby, et F s'évertue plutôt à ramasser des pissenlits dans le jardin et - verdures plus domestiques - des épinards.



J'ai déjà vu "Mars Attack" 3 ou 4 fois (5 à droite, 5, qui dit mieux, 5, adjugé, vendu) mais ce soir, présence de Maria oblige, c'est en italien que ça se regarde. Et les martiens font "gniark gniark" aussi dans cette version.
La Maison du Japon n'était pour moi, jusqu'à présent,
qu'une boutique où acheter des jolies cartes et du beau papier ou
de la belle vaisselle. Lorsque je travaillais au CIDJ, c'était facile
: je passais devant tous jours. Mais je n'avais jamais prêté
aux expositions qui s'y déroulaient. Or aujourd'hui, accompagné
des NiPaNathuc, j'y ai visité
l'exposition
"Katagami – les pochoirs japonais et le japonisme".
Si la première partie sur les pochoirs présente le splendide
travail d'orfèvre de création des pochoirs qui servaient de
motifs sur les tissus, la suite est une intéressante présentation
du japonisme, c'est à dire comment l'art japonais a influencé
l'art européen à partir des années 1850 (quand le commerce
entre les continents s'est développé), et en particulier a
inspiré les maîtres de l'Art nouveau français,
belge ou viennois. On a beau, au début, ne pas trop savoir dans quel
sens prendre l'exposition, on en ressort admiratif par tant de beautés
(bon évidemment faut aimer l'Art nouveau et les petites fleurs),
en particulier devant les oeuvres de Lalique qui me donnent encore plus
envie d'aller faire un tour au musée des Arts décoratifs le
plus tôt possible... Le plus tôt possible mais il y a le musée
d'Orsay et la Cinémathèque à faire d'ici 15 jours.
Pour ceux que ça tente, cette
expo se termine le 22 janvier sinon après vous pourrez toujours
venir à la maison regarder le catalogue qu'évidemment j'ai
acheté et puis aussi des jolies cartes et du beau papier que j'ai
aussi acheté.
Après ça on a voulu aller aux deux abeilles (comme ça au moins j'ai pu voir l'arrière du musée du Quai Branly dont la couleur marron est affreuse) mais c'était fermé alors on s'est retrouvé dans une crêperie grecque rue Cler. Une crêpe grecque n'est d'ailleurs pas qu'une bizarrerie géo-culinaire, c'est aussi un très bon exercice de diction: crêpe grecque, crêpe grecque, crêpe grecque, crêpe grecque, crêgrèpe, kêprecque...
On aimerait tous des journées tranquilles, ou au moins des soirées. Mais quand je rentre du boulot, j'apprends que F et Maria n'ont pas eu une après-midi tranquille, puisque des vers ont envahi un placard de la cuisine et qu'un nettoyage en profondeur s'est imposé. Quand j'arrive, j'ai la lourde tâche de jeter toutes les boîtes en métal qui accueillaient la farine, les amandes, les pois chiches, etc. Des boîtes en métal qui finissent dans la poubelle au couvercle jaune. Ca recyclera les vers s'il en reste dans le recoin d'une boîte ?
Allez allez, c'est bien joli les vacances, mais il faut retourner travailler, vaille que vaille... J'ai encore un peu la tête en Italie, et je sors un "Prego !" à un ragazzo dans la rue. F a déjà prévu son prochain séjour dans le Salento pour les vacances de février, tandis que nous réfléchissons à notre prochain périple ensemble. Les métropoles européennes à un saut d'avion ou de train de Paris nous tendent les bras, mais laquelle choisirons-nous ? Pas Londres, qui ne nous attire pas, mais que nous visiterons sûrement un jour, par curiosité. Pourquoi pas découvrir Madrid ? Retourner à Barcelone ? Ou plus à l'Est ? Vienne ? Fabienne nous souffle un "Budapest" qui semble intéressant... Ca s'appelle l'embarras du choix...
J'ai encore un peu la tête en Italie parce que Maria est à la maison pour 10 jours de plus, alors parliamo italiano, giocamo alla scopa et mangiamo un risotto per pranzo. Non c'è male !
Ca y est, de retour de Rome, alors vite fait bien fait je refais surface avec mon journal, en attendant mieux comme mise en forme. J'me fais même le titre en version italienne, histoire de rester encore un peu dans le bain.
Ce séjour dans la capitale italienne m'a permis de découvrir une ville merveilleuse, d'un point de vue artistique, architectural, historique... Je suis en-chan-té ! Je suis également enchanté de mon appareil photo. Bref la preuve en images en attendant plus...







La
proposition d'aller visiter des catacombes me paraissait intéressante.
Je n'ai même pas visité celles de la capitale, je me disais
que ça pouvait être une visite originale. Alors nous sommes
partis prendre le bus 63 qui nous y conduirait. Le 63, il fallait l'attraper
après être descendu à Repubblica. Mais une fois à
Repubblica, on a eu un peu de mal à trouver l'arrêt. Toto avait
pourtant noté où le prendre, mais le sens unique des rues
additionné au côté merdique des transports publics romains
nous fit chercher l'arrêt pendant... un très long moment, un
moment insupportable, sauvé par le fait que les rues de Rome
regorgent
de surprises et que je n'ai donc pas eu trop l'impression de perdre mon
temps. M'enfin, on a fini par prendre le bus 630 qui pouvait nous emmener
au même endroit. Et puis on est arrivés à destination,
devant la porte des Catacombes. Une porte avec une petite affiche indiquant
que le lieu était fermé pour restructuration du 1er au 28
janvier. Sans commentaire.
M'enfin comme on était tout près des églises Ste Agnès
et Ste je-sais-plus-qui, on y est allés. Mais il était 12h30
et elles venaient de fermer.
... Ca s'appellerait presque une matinée de merde.
Pour en savoir plus sur le reste de la journée, faudra attendre un peu...
Bon ben, il paraît qu'on souhaite les voeux à cette époque, alors je souhaite les voeux de bonne année, de bonne santé, de charité bien ordonnée, etc. Faut bien faire preuve d'optimisme, non ? M'enfin moi je la sens bien cette année 2007, vraiment bien, pour moi, j'entends. Pour toi qui lis ça aussi, je l'espère sincèrement, mais je ne peux pas être autant gorgé de certitude.
En
tout cas, ce 1er janvier à minuit, on a commencé l'année
en se battant avec la bouteille de spumante. Ah la putana di butiglia
di merda, elle ne voulait pas abandonner son bouchon. On a fini par l'avoir
après une bonne crise de fou rire. Et le fou rire s'est poursuivi
quand Toto a voulu respecter la coutume locale, et qu'il a jeté un
vieux truc par la fenêtre. Faute d'un vieux lot d'assiettes, il a
balancé une petite casserole métallique. Fort heureusement
Fabio habite au rez-de-chaussée... Puis nous on a repris nos parties
de cartes.
Et pensant ce temps là, les romains continuaient à faire exploser
des pétards, jusqu'en-dessous de la fenêtre. Des pétards,
des pétards, et vas-y que ça pète dans tous les coins
! C'était insupportable ! Ils sont fous ces romains !
Pour en savoir plus sur le reste de la journée, faudra attendre un peu...