Je pensais terminer ce mois en changeant de disque, mais cette magnifique
chanson de Leonard Cohen là-haut dans son coin mérite un remplaçant
à la hauteur et je n'ai pas eu le temps de chercher véritablement,
écoutant Barbara une partie de la soirée. A la minute où
j'écris ces lignes, j'avoue que j'écoute Abba, évidemment
ce n'est pas à la hauteur pour remplacer Leonard, m'enfin je trouve
que la musique d'Abba est pleine de petites trouvailles d'arrangements (ce
qui fait qu'en général j'écoute la première minute
et après je zappe, ce qui fait aussi que l'autruche en justaucorps
rose qu'on appelle madounna les a samplés) m'enfin ne répétez
pas que j'écoute ça sinon je vais trop me choper la honte quand
F va revenir.
Je n'ai pas non plus eu le temps de regarder le film loué ce soir (Hedwig
and the Angry Inch), en revanche j'ai trouvé l'énergie
à 21h15 pour aller dévaliser le rayon desserts lactés
de Mounouprix et puis bon j'ai fait un risotto (merguez-poireau-champignon,
je vous en dirai des nouvelles demain) et mine de rien ça demande du
temps et de l'amour un risotto, surtout qu'une paire de S vient le goûter
demain midi. Tiens demain faudra que je prenne une photo de cette paire de
S, comme ça F les verra à son retour*.
(Ce que je viens d'écrire est très con, mais ça me fait
beaucoup rire, il est probable que ça ne va faire rire que moi, j'ai
vraiment besoin de me détendre là vous voyez). Bon allez, je
vais me remettre un coup du Choeur des esclaves, au moins on finira
le mois un peu plus sérieusement.
* Plus que 3 jours !
"Pas
de printemps pour Marnie" commence par un plan magnifique
: un sac à main, une valise, une brune qui marche en nous tournant
le dos sur un quai de gare, une perspective.
Et le film continue avec un thriller psychologique, mais alors là à
fond psychologique, où une cleptomane croise le chemin d'un joli coeur
qui a envie de creuser les raisons qui poussent la beauté à
voler. En quelque sorte un coup de pied dans les commandements avec ce "Tu
convoiteras la femme qui vole ton prochain". Le duo Tippi Hedren
/ Sean Connery est vraiment épatant, la blonde restant de marbre face
au sourire, au désir et à la pilosité du sex-symbol de
l'époque, car elle s'en fiche comme de sa première teinture
qu'il ait joué James Bond.
Voilà sinon il y a deux phrases qui m'ont particulièrement amusées,
en particulier pour le ton ironique voire glacial sur lequel elles sont prononcées,
donc voilà, je les balance en vrac, débrouillez-vous avec :
- "Est-ce que la zoologie s'étend à vos semblables, M.
Rutland ?"
- "Il est temps que je présente à mon vieux père.
(...) Il a un flair étonnant ; s'il y a sur vous une odeur de cheval
il sera conquis."
Pour en savoir plus après avoir vu le film, une épatante analyse à lire ailleurs.
Je serai définitif : la météo n'a pas été
de mon côté lors de ce week-end où j'ai joué
les prolongations en Saintonge.
Comme hier, défi contre l'air frais : cette fois pour aller rendre
visite à la voisine. La voisine a quelques lapins et volailles qui
offrent de beaux oeufs et de bons pâtés... et quelques cocorico.
Mais voilà : les lapins s'étant récemment reproduit
comme des lapins, la voilà avec une quarantaire de lapereaux (la
preuve en un clic), tous plus adorables les uns que les autres, mais
dont le sort est déjà jeté : ils seront tôt ou
tard mangés, à moins d'un miracle, d'une once de pitié
ou de la myxomatose... voire d'une adoption, car tout le monde peut adopter
un lapin, même les gays. Non ? (aaargh mince je m'étais promis
de ne pas aborder ce sujet trop tôt avant les élections).








Enfin bon, après j'ai enlevé mes bottes et j'ai repris le train, occasion de découvrir que les nouvelles rames de 2nde, le wagon bar ou les toilettes des nouveaux tgv sont eux-aussi très design, même si le wagon-bar est moins grand : quelques mètres carrés ont été utilisés pour des places de 2nde classe (ça sent le besoin de loger plus de monde, non ?). Et puis il y avait Sandrine B, et le contrôleur était ravi, il s'est fait prendre en photo avec elle et elle a l'air vraiment sympathique ; je suis sûr qu'elle adore les petits lapins.
Un
déjeuner dominical en compagnie d'une soeurette et de sa famille,
il fallait bien ça pour mettre un peu de baume au coeur parce qu'il
a vraiment fait un temps pourri. La pluie calmée et les nuages quelque
peu éloignés, je suis tout de même allé faire
un tour, mon appareil photo sous le bras, mais le vent glacial m'a fait
rebroussé chemin assez rapidement, après quelques clichés
grisâtres. Je me surprend moi même de voir du ciel bleu sur
la photo ci-dessous : un miracle.






Couchés relativement tard, nous nous levons relatiement tôt, parce qu'il faut bien partir : mes hôtes me déposeront chez moi pour ensuite prendre la direction de La Rochelle. Mais d'abord un arrêt à St Y afin d'être accompagnés par la petite. Pas vue elle non plus bien-sûr depuis 2 ans et 4 mois, elle est devenue ine p'tite drôlesse bin mignonne et bin rigolote.
Bon ben voilà les amis, on est arrivés... on n'attend pas 28 mois pour se revoir, hein ?
La
lecture du jour est plus un feuilletage. 95 pages de photos dans un ouvrage
intitulé "Chaniers, images d'autrefois".
De très nombreuses photos qui sont un hommage à tous ceux
qui faisaient vivre cette commune agricole, surnommée "commune
au 100 villages" à cause du nombre de hameaux qui la constellent
et qui constituent une grande partie de sa population. Ma famille, du côté
paternel comme maternel, y est représentée, et c'est quand
même touchant d'y voir à plusieurs reprises mon grand-père
(mais aussi mes aïeux Lucienne, Fernand, Zélia, Lucien... et
maman, Bernard et Huguette sur des photos de classe et même l'arrière
de la maison en 1900).
Un lecteur disait récemment sur son blog* que la terre, ça
me connaissait. Ouais, la preuve, même si je l'ai plus dans l'esprit
que sous les ongles, et qu'il faudrait que je la glisse enfin sur Internet,
avec un site web familial envisagé (voire promis) de longue date.
* Oui, j'ai des blogueurs dans mon fan-club.

J'ai
testé aujourd'hui les nouvelles rames de 1ère classe du tigivi.
Ca sentait le neuf, comme quand une voiture tout juste sortie de chez le
concessionaire, et ça rajoutait un léger plaisir olfactif
à ce départ en week-end.
Et puis l'effort a été mis sur le design — la lampe
est cette espèce d'écran de portable, du vert anis colore
les tissus — et sur le confort — les sièges sont un hymne
au moelleux, au repos et à l'avachissement. On regrettera tout de
même le fonctionnement un peu chaotique des fauteuils (pour les redresser).

Le TGV est arrivé à l'heure à Angoulême
mais pour une fois je n'ai pas pris de correspondance : Karelle & Régis
m'attendaient pour passer cette soirée ensemble. Pas vus depuis novembre
2004, juste pour un simpe apéro, ça me faisait bien plaisir
de passer un long moment avec eux.
Quelques aménagements ont transformé l'avenue Gambetta, et
le Champ de Mars est transfiguré, mais la cité n'a pas beaucoup
changé et les rues du vieil Angoulême sont toujours un agréable
dédale de vieilles façades, brusqué ça et là
par un peu de musique : le Café Chaud a repris bel et bien
du service.
Dîner au resto pakistanais où l'odeur de graillon de l'arrière
salle s'imprègnera dans nos vêtements puis un verre au Cinq
Sens, ça va faire des jaloux dans la foule angoumoisine qui
lit ce journal... désolé.
C'est décidément la semaine des films que j'aurais dû
voir depuis longtemps, cette fois-ci avec "Elephant"
de Gus Van Sant, palme d'or à Cannes, succès critique, etc.
Le
réalisateur a voulu montrer le quotidien de lycéens américains,
entre les flirts, les problèmes familiaux, la moquerie, l'amitié...
un quotidien qui va se terminer dans un bain de sang, on le sait d'avance.
Et l'on n'obtient fort judicieusement aucune explication sur le massacre,
sur le but de ses deux gamins... rien. Tout juste quelques infos glanées
sur la fragilité et les centres d'intérêt un peu particuliers
des deux gosses. Sur le fond, donc, un film aux allures froides de documentaire.
Et sur la forme, un vrai plaisir, (même si il y a encore des plans
fixes sur des nuages qui passent, comme dans 17 fois Cécile Cassard,
le genre de truc un peu poétique à deux balles, non ?) avec,
s'entrecroisant, les dernières minutes de chaque protagoniste avant
les premiers coups de feu.
Résultat : moi qui comptais regarder le fim d'un oeil en préparant
mes petites affaires, c'est loupé : j'ai complètement scotché
devant le film. Allez, je me dépêche je dois finir ma valise.
Le panais est un légume oublié, parait-il. Nous, on ne l'a
pas oublié : on l'a toujours ignoré. Sauf que voilatipa que
dans le panier de légumes du Campanier*, la semaine dernière,
il y avait des panais. Le panais fut donc, depuis, un légume oublié...
dans le frigo.
En ce mercredi soir, j'ai donc pris la sage décision de sauver les
panais en les congelant. Et donc le panais c'est un légume fichtrement
dur à couper, et si vous le coupez avec les dents vous lui trouverez
un petit goût de carotte, mais plus doux que la carotte. Voilà,
c'était la séquence légumineuse. Bonsoir.
* Quoi ? Je n'ai pas parlé du campanier ??

Ca
avait l'air sympa ces timbales courgette-aubergine de chez Pipicacard. Avec
du poulet au caramel, ça devait le faire pour un dîner en tête-à-tête
avec France Info.
Sur le carton, c'est vrai qu'elle était jolie cette timbale... Mais
une fois démoulée... je n'ai même pas trouvé
une comparaison avec un être ayant existé qui serait purement
fortuite.
Cécile
vient de perdre son mari. Anéantie, elle laisse son petit garçon
de 3 ans à une amie pour passer une soirée au cinéma
à Tours, mais part... se suicider... ce qui échoue. Elle reprend
la route et se retrouve à Toulouse.
"17 fois Cécile Cassard" est
un joli film porté par une formidable Béatrice Dalle, un joli
film nimbé de ci de là d'effets décoratifs gâchés
par une qualité de dvd médiocrissime, un joli film à
la morale profondément optimiste (aarrgh mince je dévoile
la fin en disant ça, non ?) où la douleur de cette perte est
vaincue par les relations humaines et les rencontres, profondes ou fugasses,
parce qu'après tout il reste les vivants.
(Même si bon quand même le pauvre gosse il se retrouve tout
seul avec Jeanne Balibar, bon c'est pas mal, elle est gentille et elle a
une voix douce Jeanne Balibar, m'enfin quand même il est abandonné
quoi, le pauvre).
J'ai eu une bonne idée de partir du travail relativement tôt aujourd'hui, à supposer que 17h40 soit "relativement tôt". En effet, les chinois de l'atelier voisin avait laissé de côté leurs machines à coudre pour fêter le nouvel an et faire la fameuse danse du dragon et du lion. Le petit spectacle, accompagné par des percussions, mettait un peu de rouge et de doré dans la rue, et une petite foule s'agglutinait au risque de se faire écraser par un bus. Jusqu'aux pétarades finales...




Moins pétaradant est "Eros Thérapie", film de Danielle Dubroux qui fait partie de la catégorie "j'ai toujours eu envie de regarder ce film mais ça ne s'est jamais fait". Et donc, au final : petite déception. Si au départ l'humour décalé m'a fait rire, le soufflé est retombé un peu vite et lors de la deuxième partie intitulée 'Thanatos' j'ai plutôt eu l'impression de regarder un boulevard poussif. Ca reste quand même un moment sympatoche, surtout grâce à aux excellents François Berléand et Catherine Frot (et au court passage avec Jacques François)
Après avoir laissé F et 3 kilos d'excédents de bagages chez Charles de Gaulle, je revins à l'appartement avec en tête une interrogation : que faire aujourd'hui ? On prévoyait du beau temps.
Artazart
ouvrant à 14h30 le dimanche, je vaquai à diverses occupations
matinales sans intérêt avant de prendre la direction du magasin.


Une fois Etapes en poche, ainsi qu'un bouquin sur l'harmonie des
couleurs, je partis au hasard. Le hasard faisant terriblement bien les choses,
je tombai sur une expo de Blanquet,
rue Beaurepaire. Je connaissais l'auteur, mais n'en étais pas vraiment
fan. Attiré par les personnages en vitrine, j'entrai, abandonnant
mes préjugés et ce passé simple un peu lourd quoique
distingué.
Finalement c'est très drôle, mélangeant humour noir,
freaks et pornographie. Je conseille donc à tout le monde (de plus
de 16 ans, non ?) d'aller voir l'expo qui a lieu jusqu'au 24 février
(dépêchez-vous !).
Ensuite bon ben j'ai pris la direction d'Arts et Métiers, et en entendant quelques sons de pétards et surtout en voyant le sol jonché de confettis, j'ai compris que j'avais loupé un petit festoiement spécail nouvel an chinois.



M'enfin bon voilà, rien d'extraordinaire après ça, j'ai continué à marcher en passant par Beaubourg où j'ai traqué le quidam avec mon super zoom, et jusqu'à l'Hôtel de ville où ça patinait. Voilà, avec tout ça mine de rien, je commençais à en avoir plein les pattes et plein le cou car l'appareil photo n'est pas léger.



Je suis donc rentré fêter dignement le nouvel an en mangeant une quiche chinoise, du canard laqué, des légumes sautés et du nougat chinois. J'ai pas osé souhaiter "bonne année" au traiteur parce que je ne savais pas s'il était chinois et j'ignore si l'on fête le nouvel an chinois en dehors de la Chine. Bon ben voilà c'est tout.
En prévision de son départ le lendemain, et en raison de
l'absence et du besoin d'une valise d'une taille plutôt précise
à mi-chemin entre la trop grosse valoche et la grosse vanity un poil
trop petite qu'on pourrait éventuellement apellé 'bagage de
cabine', F voulut s'acheter... suspense... une valise. Enfin, non, pas tout
à fait : il voulait plutôt s'acheter comme un gros sac de sport.
A roulettes. Sans roulettes, point de salut.
Arrivé au magasin de valises de l'avenue Bolivar, quel embarras face
au choix proposé avec un fort accent asiatique qui faisait disparaître
un grand nombre de consonnes ! Car si le sac à roulettes ne semblait
plus le contenant idéal, il fallait à présent se rappeler...
deuxième suspense... la taille des autres valises que l'on possédait
déjà.
M'enfin bon allez on l'a achetée, hein, on va pas y passer trois
heures à raconter des conneries pareilles. Arriva donc le moment
de remplir la valise... qui allait contenir les vêtements de F, du
tissu et autres travaux de couture à terminer, et tout un tas de
choses laissées par Maria (dont des sacs de noix de cajou car on
n'en trouve pas là-bas). Un tas d'un peu trop de choses car... la
valise s'avéra trop petite.
Deuxième partie de Nos meilleures années au programme du soir. Comme le spectateur lambda s'est attaché aux personnages dans la première partie, et bien dans la deuxième partie pleines d'événements tristes ou joyeux, le spectateur lambda pleure. Certains événements sont un peu capillo-tractés* et le scénario est peut-être un peu plus mou du genou, mais tout cela reste agréable à regarder, avec quelques scènes vraiment émouvantes qui vous collent une bonne grosse boule dans la gorge. Tiens, à ce propos je vais aller manger un ferrerororocher.
On est quand même un peu là pour rigoler, me direz-vous, et donc j'ai acheté le hors-série des zinrocks sur Andy Warhol. Et on va rigoler avec ça ? Non. Warhol est un personnage que j'avais envie de connaître un peu mieux en dehors de sa Liz Taylor et de sa Marylin multicolore. Le personnage reste évidemment pour moi celui qui a fait la pochette du Velvet and Nico, mais je découvre avec une stupeur bouleversante qu'il est l'auteur de la pochette de Sticky Fingers (des Stones évidemment, m'enfin c'est quoi ces questions...), et que la braguette qu'on y voit n'est autre que celle de Joe Dallesandro. Evidemment on ne parlera pas de Joe Dallesandro ici, c'est censé être accessible à un public jeune, ce journal, non ?
Enfin bon, voilà, n'oublions pas non plus le départ de Maria dont le train partait à 8h. Je passe les détails sur les conséquences d'un lever si matinal étant donné mon état de fatigue chronique depuis le début de la semaine...
* (tirés par les cheveux, si vous préférez)
J'avais ouï de bons échos de Nos meilleures années
par le biais des PaNa qui, si ma mémoire est bonne, avaient proposé
de m'entraîner dans une salle obscure pour deux fois 3 heures d'une
saga en italien, à l'époque où les sous-titres n'auraient
pas été qu'un simple appui.
Je visionne donc ce soir la première partie de ce "feuilleton"
se déroulant sur une quarantaine d'années... Cette première
partie nous permet de nous attacher à des personnages dans l'ensemble
sympathiques, aux caractères bien dessinés, sans pour autant
tomber dans le cliché, tout en plaquant en arrière-plan l'histoire
et l'esprit de ce pays. Et les 3 heures passent sans trop se remarquer,
m'enfin bon je dis ça mais :
- en même temps j'ai rédigé les trois derniers jours
et bidouillé trois bricoles sur le net
- j'étais dans un tel état de besoin de vidage de cerveau
que j'aurais même regardé 4 épisodes de Santa Barbara
sans broncher
- on a fait une pause au bout de deux heures parce que la Fabiana venait
dire au-revoir à Maria et manger un bout de crostata.
Tiens
à propos de crostata j'ai pas donné la recette des tarallini
(et c'est donc là que la lecture devient intéressante)...
Alors voilà : 500g de farine, de la levure et une grosse pincée
de sel. Vous ajoutez du vin blanc en quantité suffisante pour obtenir
une belle pâte lisse. Vous ajoutez aussi un verre d'huile, m'enfin
le problème c'est que Maria n'avait pas dit à F qu'il fallait
de l'huile alors lui il n'en a pas mis et ils se sont chamaillé.
Ceux qu'on a faits sont un peu secs, donc il semblerait qu'il faille vraiment
de l'huile, en tout cas Maria avait l'air définitivement sûre
d'elle. Ensuite vous faites des petits anneaux que sous saupoudrez de sucre
et que vous disposez sur une plaque, elle-même glissée dans
un four pas trop chaud, avec de l'eau dans un autre plat posé en-dessous
dans le four pour y créer un certain degré d'humidité.
Les petits gâteaux sont cuits quand ils sont croquants, donc vous
allez devoir en goûter quelques-uns avant de les sortir du four ce
qui ne sera pas fait pour vous déplaire car vous êtes une greusse
gueurmande. Attention 500g de farine ça en fait beaucoup de petits
gâteaux, prévoyez une bonne heure ou du monde pour vous aider...
En
effet, c'est pas du dolby machin remasterisé mais quel plaisir...
Ceux qui critiquent la qualité du coffret Hitchock ont-ils déjà
vu un film au cinéma Le Richelieu de La Rochelle, seul dans
la salle devant une vieille copie de Bleu,
Juliette Binoche noyée dans l'odeur de renfermé qui sortait
des sièges ? Ont-ils déjà loué une vidéo
de Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier à la vidéothèque
d'Angoulême pour la regarder enfoncé dans un vieux canapé
? Le cinéma serait-il aux yeux de certains un objet impeccable...
j'en soupire... M'enfin bref, quelle joie de regarder un vieux film aux
couleurs incomparables tel Le Rideau Déchiré,
une Julie Andrews plus blonde que la plus allemande des berlinoise, un Paul
Newman aux yeux plus bleus qu'une piscine de Hollywood... et ça se
regarde avec plaisir et amusement, sans trop craindre quoi que ce soit pour
le sort des deux américains en goguette ; on a déjà
vu plus inquiétant, non ?

Si
F est l'initiale du prénom de F, c'est aussi la première lettre
du mot "flagada", et il n'est pas que flagada, il est même
carrément grippé. Si ça commençait par un F
ça ferait frippé, m'enfin faut pas exagérer... Et moi,
cette grippe, je pourrai pas en avoir un peu pour me reposer, hein ? Hein
? ... (soupir)
Après une journée de lundi à n'être capable que
de regarder 4 épisodes de La Guerre des Étoiles,
la force fut avec F (tout de même !) ce mardi pour aller chercher
la zia Maria et oublier un peu le côté obscur de la grippe.
Maria qui va passer trois derniers jours avec nous avant de repartir à
casa... ultima pasta, ultima crostata...
L'achat
du Monde de l'opéra accompagné du magazine
Le Monde 2, a entraîné un nouveau loisir à la maison
: les mots croisés. C'est l'occasion d'aérer un peu certaines
pages du larousse qui n'avaient jamais vu la couleur du plafond depuis des
lustres, ni la couleur du lustre depuis des plafonds. C'est l'occasion de
faire tourner le cerveau un peu différemment afin de limiter les
risques d'une alzheimerisation prochaine. C'est l'occasion de laisser un
peu l'ordi reposer. Bref : c'est épatant. Et tellement glamour.
C'est alors qu'on découvrit que ces figuiers de Barbarie qui ornent
nos vacances et qui ornent aussi les photos qui nous permettent de nous
en souvenir d'ailleurs ça s'arrête là car on n'en mange
pas c'est tellement fade, oui donc le figuier de Barbarie se nomme en vérité
"nopal". Faudra que j'essaie de le placer sur une ou deux cartes
postales lors des prochaines vacances, ça m'inspirera peut-être
un peu. Ah... les vacances... Ma cuando ? Cuando ?
Les photos de Rome arrivent petit à petit, mais tout ça ne me plait pas. Rien à dire, trop de photos à trier, une mise en page médiocre : je coince et ça n'avance pas. Avec le recul j'ai l'impression de n'avoir vu que des églises... ce qui n'est pas complètement faux : le 1er janvier, tout était fermé, aors que faire d'autre ? Bon bon bon, allez je me reprends, je vais y arriver, je vais y arriver...
Qu'ont
vécu les allemands de l'Est avant 1989 ? A quoi ressemblait leur
vie ? A celle des autres peuples européens oppressés sous
le joug stalino-dictatorial... Mais plus précisément ?
"La vie des autres" nous offre un témoignage
de l'ambiance de Berlin Est en 1984 : un écrivain et une comédienne
se retrouvent les proies du Ministère de la Sécurité
de l'État et de la stasi, avec dans les combles de leur immeuble
un sosie de Kevin Spacey qui a voulu s'occuper personnellement de la surveillance
du couple. Dans ce mélange de mélodrame et de film politique
complètement crédible — le réalisateur a fait
de nombreuses recherches sur le sujet —, on reste captivé par
une histoire profondément humaine et une mise en scène parfaite.
Avant le film, un tour à la boutique du meukeudeux Quai-de-Loire. Au rayon "Occasion", un coffret Hitchock avec 7 films du maître. J'espère que la qualité est bonne (j'ai lu de mauvais commentaires sur le web) mais pour 40 euros, même si ce n'est pas le cas, faudra être fataliste.
Avant
la boutique et même bien avant, genre il faisait grand jour et bien
beau, un petit tour rue Mélingue où F avait découvert
un immeuble art nouveau... Un petit immeuble discret, juste ce qu'il faut
de charme et une entrée fleurie vraiment adorable. Dans l'entrée,
en jetant un oeil à travers la vitre, on aperçoit même
un tronc d'arbre scellé dans les murs. Une très jolie surprise.



Bon ben sinon bonne fête aux Arnaud...
Quand G m'a dit : "je te fais confiance pour choisir
le resto", je me suis retrouvé dans une situation délicate,
parce que le resto, ben, on n'y va pas très souvent. J'ai donc creusé
dans mes souvenirs et Le Bouillon Racine en étant un bon
- souvenir -, tant sur le plan de la table que du service, j'y ai réservé.
Mauvaise pioche. Car si le lieu est toujours aussi joli, la cuisine
laisse vraiment à désirer (une crème d'asperge qui
sentait plus l'asperge une fois urinée, un pavé de saumon
à oublier et son triste flan de potiron) et le service est... euh...
et bien c'est bien simple le patron nous a accueilli en parlant politique
("vous allez voir , Sarkozy il sait ce que c'est le commerce, il va
rétablir le droit de fumer gnagnagna je chouine")... Chacun
ses idées m'enfin on vient dîner alors c'est un peu déplacé.
Sans parler du garçon qui a tout fait pour nous virer de table. Pas
de pourboire, na !
La politique a d'ailleurs été le principal sujet de conversation
du dîner, mais ce n'est pas le plus concerné (G, élu
PS) qui en a le plus parlé, mais bien Y (ni élu ni PS), qu'il
était véritablement impossible de faire taire ; il doit marcher
à la Wonder® ou je ne sais pas, un mélange de cocaïne
et de chou rouge peut-être.
Bon G, la prochaine fois on prend une bouteille entière et on picole
pendant que les deux autres débattent : on a joué petit bras
avec une demie-bouteille... Grrr... Je ne sais jamais quand il faut mettre
un "e" au bout du demi...
Attention pour ceux qui auraient intercepté une mauvaise info, le concert signalé hier, c'est à 16h...
Y
avait encore une salade carottes
- chou rouge pour le dîner.
En ce moment, tous les soirs c'est carottes rapées et chou rouge,
y a pas à dire on fait dans le diététique. En plus
ça ne fait pas de déchets, les épluchures on les met
dans un sac spécial qu'on ajoute au compost quand on va chez Ginou
(et quand on a le courage de mettre les épluchures dans le sac spécial...
Comme dirait Dominique Voynet faut être un saint pour tout trier comme
ça). J'ai même mis le reste de pâtes de midi, c'est bon
pour le compost, non ? "Ouais, c'est bon, ça fait du compaste",
répondit le roi du calembour.
Bref, c'est bien le chou rouge, ça change et ça met de la
couleur dans l'assiette, c'est d'ailleurs plutôt violacé, avec
le orange des carottes c'est assorti à l'affiche, que j'ai dû
retoucher puisque la transmission d'infos avait foiré au sujet de
l'horaire. C'est bien le chou rouge, mais c'est tellement dense que quand
t'en achètes un t'en bouffes toute la semaine. J'en profite pour
glisser le conseil de F, qui a dit "j'ai fait une vinaigrette au citron
c'est mieux avec le chou rouge, ça enlève la légère
amertume". Pour peu qu'on ait mangé la moitié d'un chou,
on n'hésitera donc pas à chanter :
C'est l'amer mi-chou qui a perdu son... euh... son amertume...
Ca
y est c'est fait... Le premier essai d'affiche est finalement celui retenu,
après moults brouillons à oublier...

M'enfin avant ça j'avais un peu continué la lecture de Djinn
Djinn, et je me demande si le CFCM va porter plainte contre Glénat
et Ralf König, puisque l'ouvrage se moque des extrémistes musulmans,
et qu'un mollah se retrouve avec un cul de babouin - on regrettera donc
que la bd soit en noir et blanc.
Voili voilà...
J'entame enfin la lecture de "Djinn Djinn"
de Ralf König. Plutôt amusant, surtout le passage chez la psy,
pas aussi profond que ça promet l'être (mince je ne devrait
pas choisir cet adjectif on va croire que je l'ai fait exprès), c'est
toujours plein de gonzesses qui chouinent et qui attendent l'homme idéal,
et de follasses qui chouinent aussi mais qui (censure), m'enfin voilà
y a pas que la BD dans la vie, il y a aussi ceux qui s'en inspirent... tels
les frères Wachowski avec "V pour Vendetta",
un vilm qui vait vavavoum, ne vous véplaise en danvant la vavanaise.
Les affiches du film, dans le métro, m'avait mis mal à l'aise
à l'époque de la sortie... ces grands V rouges, ça
sentait l'apologie, et ça sentait pas bon... Le film, au final, on
ne sait pas s'il sent bon, car le personnage V est autant un tueur qu'un
utopiste luttant pour la liberté. Même si la vengeance de V
est compréhensible, les moyens qu'il emploient, et c'est là
où ça coince un peu à mon goût... M'enfin on
ne va pas en vaire un vromage, ve n'est qu'un vilm.
Néanmoins je vais aller lire un peu de blabla pour mieux comprendre
le fond de tout ça, car en lisant en diagounoul une page web j'ai
aperçu que la BD d'origine était anti-thatchérienne...
Bizarre qu'ils n'aient pas glissé Morrissey en bande son (au lieu
de la guimauve Antrouny and the Jounsouns, m'enfin il y a I
found a reason par CatPower hein ok ok ok), car doit-on rappeler
que celui-ci a osé écrire "Margaret on the guillotine"...
tiens faudra que je pense à mettre ça dans la radio la prochaine
fois...
La Fiat était au garage et l'on espérait des nouvelles aujourd'hui...
La nouvelle que F apprit en arrivant au garage, c'est que la personne en
charge du dossier était absente ce lundi et ce mardi, et qu'elle
le savait pertinemment vendredi... Un commentaire ? Non, pas de commentaire.
De surcroît, (pour de bonnes raisons mécaniques on imagine)
personne d'autre n'avait le droit de toucher à un cheveu de la carrosserie.
M'enfin un petit coup de grogning de F permit d'obtenir une voiture en prêt,
à savoir la tout nouvelle fiat panda-pandouille. On a pu la tester
en ramenant M chez L et bon ben c'est un peu tape-cul mais rouler presque
dans le silence c'est assez étrange, et ça n'est pas très
rassurant en fait (oui notre chère cinquecento ronronne un peu, et
au moins à 130 on sait qu'on est à 130...). Donc voilà,
bon ben ça va pas faire concurrence à "L'auto journal"
ce journal alors voilà c'est fini.
Ca fait un peu voiture de sexagénaire cette panda-pandouille, tu
ne trouves pas ?
La
famille C voulut profiter de cette belle après-midi pour aller faire
un tour in the woods. Ginou avait constaté que les pissenlits y pullulaient,
alors des couteaux et des sacs plastique accompagnèrent ce petit
monde. Le chien aussi, et je me dévouai pour tenir la bestiole hirsute
en laisse, même si tenir un tel pisse-trois-gouttes en laisse ne fut
pas un réel plaisir tant il m'empêcha de prendre les photos
que je voulais...
La famille F, de retour à casa, commença à se plaindre
de picottements sur la main droite, celle-là même qui coupa
les pissenlits à la racine, frôlant de trop près trop
de malignes orties en pleine croissance.
Bon moi j'ai dit que c'était la pisse des renards qui avaient entraîné
ces rougeurs et ces démangeaisons, mais ça n'a fait sourire
que moi.



60
millions de consommateurs... et moi, et moi, et moi... C'est samedi, le
porte-monnaie entre en transe, avec le dernier numéro d'étapes,
le dernier Ralf König et le Monde de l'opéra.
En fait le Monde de l'opéra ça sort
le vendredi donc j'ai failli ne pas le trouver, ouep moi je croyais que
ça sortait le samedi m'enfin je l'ai eu. Etapes,
je l'ai eu sans problème parce qu'on est allé se baladouner
le long du canal Saint-Martin et je me suis arrêté chez Artazouille.
Quant au tout nouveau Ralf König je suis simplement
allé chez Blue Book après avoir abandonné F&M sur
un quai à Répu. Ralf König, après l'affaire des
caricatures de Mahomet, a mis les pieds dans le plat de la religion avec
quelques dessins ou planches, publiées en France dans Charlie Hebdo
ou Fluide Glacial. Il revient sur le sujet plus longuement avec "Djinn
Djinn", dont le 1er tome vient de paraître... Voilà,
j'en causerai peut-être quand je l'aurai lu.
Après mon achat chez Blue Book (une librairie bien plus agréable
et aérée que Les mots à la Bouche, voilà
j'ai fait ma pub), je me suis évidemment dirigé vers le métro.
En passant devant le café Beaubourg, une jeune fille à l'accent
tout aussi asiatique que ses origines m'interpelle : "Bonjour, je (...)
étudiante (...) magazine (...) cherche (...) parisiens (...) bien
habillés". Je ne sais pas si j'étais "bien"
habillé, m'enfin je comprenais qu'on craquât sur ma belle veste
en cuir achetée autrefois aux fripes en dessous de laquelle apparaissait
les boutons de ma veste en jean Bill Tornade et les rayures colorées
de mon pull D&G. (Ah la la ! Si je dis ça je vais vraiment passer
pour une modasse, ah ben voilà c'est fait...)
Son français hésitant la rendait touchante et je me suis donc
prêté au jeu en écrivant sur son petit questionnaire
les marques de mes fringues... "Ah ben vous tombez bien j'ai mis mon
pull blabla", lui dis-je ; elle n'a pas dû comprendre puisque
je n'ai pas du tout articulé en disant ça, m'enfin voilà
alors ensuite elle m'a pris en photo, si ça se trouve c'était
du pipeau et elle est simplement folle..."C'est quoi comme magazine,
c'est japonais ?", je lui ai demandé en voyant la couv pleine
d'idéogrammes... "Non de Taïwan" elle m'a répondu...
Alors cela m'a amusé de m'imaginer dans un magazine taïwanais...
amusé jusqu'au moment où la manif contre la peine de mort
est passée à côté, et alors là le décalage
m'a carrément fichu la honte. Hein ? Des milliers d'exécutions
chaque année ? oui, je sais... Gloups...
Au lendemain d'interrogations environnementales, l'achat d'une nouvelle
voiture nous pend au nez pour différentes raisons mécaniques
qui ont un peu gâché le temps de F dernièrement. Avoir
un emplacement dans un parking, c'est bien, mais quand la voiture est en
panne et ne veut plus bouger d'un essuie-glace, c'est la panade. De surcroît,
notre garagiste a disparu de la circulation sans crier gar(ag)e, et de re-surcroît
une fois la réparation effectuée le ralenti s'est mis à
faire des siennes : retour à la case garage sans toucher 20.000 francs...
La cinquecento qui nous trimballe actuellement consomme peu et sa remplaçante
devra en faire autant, n'aura pas la clim, et ce serait même idéal
si elle roulait avec un truc plutôt propre dans le ventre. L'occasion
de se renseigner un peu sur les biocarburants ! ils s'avèrent donc
être une solution intéressante mais faudra attendre un peu
avant de pouvoir acheter une petite voiture d'occasion qui roule à
ça. De plus, après la lecture de quelques articles sur le
net et sur le sujet, entre l'impact écologique de la production de
ces carburants et l'impossibililité d'appliquer cela à grande
échelle, ça ne va pas nous remplacer Superman. Voilà,
j'ai fait mon petit résumé... Bonne nuit.
Tout le monde écoute avec attention les prévisions météorologiques
des scientifiques, prévisions à court terme puisque l'on a
déjà les pieds dans le caca, un caca dont la température
grimpe, grimpe, grimpe, et va se prendre probablement 4°C de plus. Vous
vous imaginez, vous, avec 4°C de plus ? Ben en gros ça vous ferait
un bon 41°C de température : en résumé, vous seriez
mort.
Tout le monde sait qu'on court à la catastrophe si on ne fait rien.
Et alors ? Ben on ne fait rien. On éteint son imprimante 5 minutes
à 19h55 pour faire signe, et basta. Ils ont débranché
leur radio-réveil, nos candidats ? Attendons donc d'y voir un peu
plus clair dans les programmes présidentiels pour conclure sur les
bénéfices de tel ou tel vote... et pour être peut-être
optimiste sur tout ça.
En attendant, un petit lien vers un blog qui décortique clairement
les idées et les beaux discours, et en particulier un lien vers un
post qui met le doigt sur le problème
environnemental des zones pavillonaires...
Bon, promis, je retournerai vers des choses plus futiles demain...