Avec le printemps, comme prévu, l'Arno revoit ses amis. Aujourd'hui c'est Nathalie qui vient découvrir les curiosités architecturales du 20ème ménilmonto-bellevillois et de l'orée du 19ème... Notre longue balade se terminant à l'heure où d'autres déjeunent, nous ne pouvons pas jeter notre dévolu sur les livres déposés dans la vitrine de la Librairie Photographique de la rue de la Villette. Fi ! Direction l'Atelier, où une bio de Gluck fera (peut-être) plaisir à F et où Le Traité du Cafard se glissera sur le ticket de caisse. S'en suivra la dégustation de mon clafoutis aux pommes avec en fond sonore une manif anti-sarko, un niagara de café de la table vers le sol de la cuisine, le retour de F, et du Marie-Paule Belle sur un blog parmi d'autres. Ca m'a en particulier permis de réentendre "J'ai la clé", chanson entendue la première fois lors d'un spectacle de transformistes au Bar de la Mer de Biarritz. Un très bon souvenir de spectacle très drôle et pas prétentieux, contrairement à certaines horreurs mylènefarmerisées subies au Café de la Plage d'Angoulême.
Voilà, le
nettoyage est fini, mais il reste les finitions (un paysage moins automnal,
des photos mieux agencées sur l'accueil, quelques feuillages en haut...).
Allez allez, vous n'avez pas envie d'un petit stage
de chant cet été ?
Depuis le temps que je cherchais l'occasion de faire un site bleu ciel et
chocolat, c'est fait, mais la contrainte c'était d'ajouter un aspect
"herbe". Apparemment j'ai pas trop loupé le challenge...
Les
achats de la veille devant être dispatchés (par plaisir ou pour
cause d'anniversaire de la pinturlureuse de murs) direction cours de Vincennes
pour retrouver la famille Natof. Au milieu des bavasseries, Nat exhiba les
scrap-babioles achetées au Temple du scrap, rue Ernest
Cresson, un temple plein de papiers colorés, d'attaches parisiennes
colorées, de décalcomanies alphabétiques colorées
: bref, le remède contre la morosité d'un mois de mars finissant...
Une quarantaine d'heures plus tard, avec une autre Nathalie, nous avons jeté
un oeil au site web de la boutique en question, et avec désespoir (et
condescendance) nous avons compris que ceux qui pratiquent le scrapbooking
n'ont pas forcément des doigts d'artistes. (Nat, tu devrais proposer
tes services pour les ateliers du Temple : ce que tu fais est très
joli, contrairement aux horreurs présentée online).
Ma
collègue S m'avait entraîné hier, lors d'une balade ensoleillée
post-déjeunatoire, jusqu'à un magasin nommé L'arbre
à plumes. Le magasin était malheureusement fermé,
mais la vitrine était alléchante, mélangeant moults styles
(sacs rigolos, dessins oniriques, coussins japonisants, vaisselle design...).
Et puis ce soir, quittant le boulot en même temps que S (une autre S,
attention, ne confondons pas, appelons-la éventuellement S bis), je
lui proposai d'y aller. Ca tombait bien : elle adôôôôre
ce magasin, c'est d'ailleurs elle qui l'a fait découvrir à S.
Bref... on s'en fout de tout ça, l'essentiel va suivre : ce magasin
est formidable, il y a plein de jolies choses (sacs rigolos, dessins oniriques,
coussins japonisants, vaisselle design...) pour la maison, et vraiment pour
tous les prix. De surcroît l'accueil est vraiment sympa. Je suis arrivé
à la caisse les bras chargés d'objets (sacs rigolos, dessins
oniriques, vaisselle design... z'y va le comique de répétition)
en prévision des anniversaires (ou autres soirées amicales au
cours desquelles j'aurai envie de faire des cadeaux) et je me suis offert
deux tasses hypeeeer design pour seulement 6,60 euros. Un prix à faire
pleurer Pierre Bellemare, non ? En vérité je me suis retenu
d'acheter un vase, des housses de coussin, des assiettes et une lampe mais
non non non je ne suis pas du genre compulsif, j'vous jure docteur.
Voilà, le magasin c'est au 89 de la rue Pelleport et il y a même
un site web.
Bon
ben sinon j'ai pris des photos et j'ai écouté la chanson "N'écoute
pas les idoles" de France Gall une bonne quinzaine de fois. Peut-être
même plus.
J'ai aussi eu Charles Aznavour en fond sonore entre 19h55 et 20h36. Ca venait
d'au-dessus. Bon en fait à 20h33 je me suis mis à mettre des
coups de maillet au plafond, mais je ne sais pas si c'est pour cela que cette
adorable voisine a arrêté sa musique...
PS. La vengeance est un plat qui se décongèle : j'ai mangé
la deuxième crêpe.
En traînassant dans les rayons du Pipicacard, je cherchais une idée
sortant de l'ordinaire. F étant absent, je pouvais même taper
dans le plus gras possible (au risque de m'autocholestéroliser m'enfin
pour une fois flûte). Quand mes yeux se sont posés sur des accras,
j'ai senti que j'avais trouvé un filon. Puis, quand des crêpes
jambon - champignon - fromage ont fait leur apparition au fond d'un bac, j'ai
compris que mon dîner était tout trouvé ; il devait rester
un peu de salade.
Arrivé à la maison, je me suis mis à l'aise, ôtant
même ces chaussettes pour laisser respirer mes orteils. Une fois à
l'aise, j'ai commencé à préparer le dîner, me pourléchant
les babines à l'idée de manger ces trucs complètement
anti-régime. J'ai donc ouvert le congélo, ouvert la première
boîte de laquelle j'ai sorti une crêpe. Mais la deuxième
crêpe a glissé du paquet, à une hauteur approximative
d'1m50.
Moralité : c'est hyper douloureux une crêpe surgelée de
125g qui tombe sur le pied. J'aurais eu l'air bête de me pointer aux
urgences pour une fracture d'un métatarsien, mais ça m'aurait
fait des trucs à raconter. Dommage. Bon, demain je mange à nouveau
des carottes râpées.
J'ai appris un truc complètement dingue aujourd'hui : il ne faut surtout
pas s'arracher les poils du nez. Car sinon ça fait un trou et les bactéries
peuvent pénétrer et remonter par le système sanguin jusqu'au
cerveau. Et alors ? Ben alors on en meurt. Brrr... ça fait froid dans
le nez dos.



Bizarrement,
il y a un cours de chimie que je me rappelle assez bien. En tout cas je me
souviens que ça se déroulait dans un préfa du campus
et que je n'avais rien compris. Mouais finalement je ne m'en souviens pas
si bien que ça. C'est plus la sensation ressentie à ce moment
que je me rappelle : un grand moment de solitude face à ce cours sur
les piles et en particulier sur l'effet mémoire. Ce
cours m'a laissé un trace tellement profonde que l'achat de batteries
ou piles rechargeables (ou d'appareils fonctionnant sur ce principe tel les
portables) m'angoisse : vais-je correctement le respecter, ce fichu effet
mémoire, et ne pas ruiner la vie de la batterie ?
Ce dimanche au lever tardif à cause du changement d'heure qui dérègle
le pis des vaches, donc, je ne souvenais plus quand j'avais rechargé
les piles de l'appareil photo et j'ai voulu être prévoyant. Je
me suis donc dit "soyons méfiant, déchargeons-les avec
la fonction de l'appareil photo et rechargeons-les". Alors bon ben
euh alors euh les piles ont mis 45 minutes pour se décharger, et quand
on est partis après le plat de pâtes elles n'étaient pas
rechargées. D'où l'utilisation de 4 piles "classiques",
dont l'énergie a été sucée le temps de m'amuser
avec l'appareil pendant la répétition. Bref... les boules. J'ai
quand même réussi à garder quelques souvenirs photographiques,
de ce concert, mais je suis un gros crétin car je ne me suis toujours
pas sérieusement penché sur la question : comment faire des
photos correctes à l'église ? (mouais je sais j'ai un appareil
photo de pro mais j'y connais que dalle, fouyaya la honte).
Bref, qu'importe, c'était bien beau tout ça, bien beau ma foi,
même s'il faisait bien frais dans l'église. L'orgue ne fait pas
bon ménage avec le chauffage, alors...
On a même eu droit à deux chutes : un pupitre, et un violoncelliste
assis sur une chaise trop fragile, mais les deux ont eu la bonne idée
de tenir le coup pendant les morceaux.
Enfin voilà quoi, après tout ça qui était bien
beau on a regardé Edward aux mains d'argent
(d'ailleurs je réalise que la traduction est assez jolie, je n'avais
jamais prêté attention à ça, c'est con), un bien
beau film, plein de poésie, d'humour, de gling-gling...
Soirée spectacle en ce samedi pisseux. La Grande Duchesse de Gerolstein
avait mis les pieds en banlieue Est mais nous, quelques heures auparavant,
on avait mis les nôtres dans un magasin de vêtements de sport,
chose presque aussi peu commune. Ce n'était pas pour moi, et je n'avais
donc pas prévu une paire de chaussettes adéquates pour essayer
une jolie paire de grolles sportswear. Résultat : je n'ai rien dépensé
en ce samedi et je suis hypeeeer jaloux de F qui s'est acheté une paire,
lui. Ah ben si, suis-je bête, j'ai dépensé 17 euros pour
une coupe de cheveux et X euros dans un don pour le Sidaction.
Ce don m'a fait découvrir que dorénavant, les 2/3 du don sont
"offerts" en réduction d'impôts. Il est peu trop tard
pour réfléchir à ce jeu des chaises musicales financières,
mais je m'interroge sur le sens de la générosité dans
ce cas.
Les soirées entre amis n'avaient pas mis les pieds dans ce journal depuis des lustres. En revoilà une. Chez Laurent (cf. J-2). Les discussions tournèrent principalement autour des fonctions et projets musicaux de chacun, et j'absorbai avec plaisir tous ces blablas... et quelques verres de Mouton-Cadet cuvée 2000. Cette boisson accompagnait un agréable repas qui commença par un pâté dit "maison" et ça tombait bien car maman m'avait fait saliver le soir-même en me parlant des pâtés qu'elle était en train de préparer. Il faut avouer qu'on aurait pu manger n'importe quoi (ce qui n'arrive jamais chez Laurent, m'enfin bref), le plaisir de boire un si bon vin aurait été le même.
Parmi les multiples satisfactions (autre que celle d'un saoulographe
amateur comme moi), on notera la découverte du programme 2007-2008
de l'opéra-comique. L'institution change de mains,
passant d'un Jérôme à un autre, d'un Savary à un
Deschamps. Au-delà du virage culturel qui entraînera un débat
dans toutes les sphères musicales de France et de Navarro, voilà
un virage graphique qui me plaît : la plaquette et ses alphabets zoomorphes
est un vrai plaisir pour les yeux (mais aussi pour le toucher et l'odorat)
et le site web va lui aussi être nettoyé (le site actuel est
pollué par une pluie de bananes, des typos trop petites et du gigotage
à outrance...). A suivre...
Bon,
ça commence à devenir catastrophique. Les coups de ciseaux du
coiffeur, la dernière fois, n'ayant pas été optimaux,
ma tignasse est devenue l'objet de railleries de la part de Th et la cause
d'un profond désespoir quand je fais face à la glace. De surcroît,
cela est très nuisible à notre planète, puisque cela
m'oblige à utiliser plus de shampooing (= des tensio-actifs dans les
égouts), du gel (= un tube de gel tôt ou tard dans la poubelle)
et un appareil électro-ménager (= 3 minutes de sèche-cheveux
d'une puissance de 1200 watts, soit 0,06kW.h).
Si l'on compare cela à la consommation d'eau et d'électricité
utilisée pendant 30 minutes par le coiffeur, faut-il appliquer à
ces professionnels capillaires une taxe sur le principe de pollueur/payeur
? Nulle trace de cette réponse dans le programme présidentiel
du moindre candidat.
Bon ben voilà, j'ai réussi à combler ce jour sans avoir
rien fait d'intéressant (le premier qui dit "comme d'habitude",
je lui arrache les cils).
En attendant de lui faire subir un gros ravalement de façade, je mets
à jour le site de l'association de Laurent : "à
voix ouverte". Et hop, voilà, comme ça je fais un peu
de pub pour les stages
de chant qu'il organise cet été, comme tous les étés.
Il y a bien un ou deux glotte-trotteur lisant ce journal qui vont avoir envie
d'aller chanter en Normandie, non ?
Ceux qui s'intéressent plutôt à l'apparence d'un site
web apprendront que je ne suis pas l'auteur du site en question.
Les Inrocks m'apprenaient la semaine dernière le retour de Paula
Frazer. Cette semaine, j'apprends celui de Shannon Wright. La première
officia jadis avec Tarnation pour nous offrir l'album Gentle Creatures
que j'écoute avec toujours autant de plaisir (y a d'ailleurs encore
un extrait dans la radio). La deuxième, je la découvris en première
partie de Calexico, dans une prestation mémorable de hargne et de désespoir
hurlé, mais j'écoute avec moins de plaisir ses hurlements sur
disque. Les deux ont donc le point commun de sortir un nouveau disque, et...
d'être écoutables sur MySpace. MySpace, ouais, cet espace pour
chanteur en manque de reconnaissance ou en quête de cachets, sur lequel
les amis du chanteur viennent lâcher leurs commentaires kikoololiens.
(Mouais, aujourd'hui je suis super condescendant et froid, demain c'est le
printemps, soyons hivernaux pendant qu'il est encore temps).
Et donc ? Tout ça pour dire quoi ? Ben y a Paulette en concert le 25
avril, ça pourrait p'têt' me faire une sortie. 2007 devait être
culturel ; va falloir se secouer les prusses, comme disait Frédéric.
Après les croque-morts, voici les empereurs romains. Je préfère
la morbidité et le cynisme de mes contemporains aux invasions de Caius
Julius Caesar, donc je ne prête qu'un oeil à la série
Rome. Une série à ne vraiment pas mettre devant tous
les yeux : les toges tombent plus vite que les gladiateurs et ça visite
le Colysée à tout va (vous me permettrez cette métaphore
?). C'est assez surprenant, mais en même temps faut pas se voiler la
fesse face puisque ça veut être réaliste.
Et là le lecteur se demande si, du coup, je n'ai prêté
qu'un seul oeil...
(Ouf, j'ai réussi à éviter une mauvaise boutade avec Pompée ou Gaule... L'honneur est sauf. Pour les blagues de bon goût, on verra plutarque)
Litanie pour un jeu de mot. Procol Arum. Week-end Arum. Baba Arum. Boulevard de ch'Arum.



Le bruiteur de cinéma est un métier auquel on pense rarement
quand on regarde un film ou une série. Mais quand le bruitage est un
peu loupé, tilt, on se dit : "bof, un peu trop fort le bruit de
pas dans les graviers". Dans Six Feet Under,
le bruitage qui pose problème, c'est celui des baisers. Et ça
fait des grands smacks tout au long de la série, on ne va pas dire
que c'est pénible, ça ne nous a pas empêché de
dévorer le coffret, mais c'est un peu ridicule.
Mouais, on a donc dévoré le coffret. Envoyée, la première
saison. Après tous ces épisodes, on ne ressort pas tout à
fait indemne ; ce qu'éprouvent et vivent les personnages de la série
est extrêmement juste, et ça brasse un peu du côté
du vécu. Mais le plaisir est bel et bien là, l'humour étant
savamment mêlé à cette intelligente galerie de portraits.
Les personnages qui me plaisent le plus sont la mère et la fille, car
leur carapace et les fêlures qui la craquellent sont vraiment touchantes
et intéressantes. M'enfin c'est mon avis et je le respecte.
A présent, la question est : quand achèterons-nous la suite
? Acheter l'intégrale risque de gâcher un peu le plaisir de découvrir
tout ça petit à petit. Affaire à suivre...



Après
des mois d'inactivités jardineuses, nous revoici à l'action
pour planter, arracher, couper, ratiboiser, semer, élaguer, repiquer,
éclaircir, délimacer... De quoi prendre l'air et faire un peu
d'exercice, ce qui change d'avoir les yeux fixés sur l'écran
d'un ordinateur pour écrire ceci ou, comme hier soir, pour regarder
(enfin) Six Feet Under. Combien d'épisodes hier soir , trois
? L'un d'eux fut malheureusement éventré, car le dévédé
s'avère avoir... un trou. Un vice de fabrication puisque deux dévédés
du coffret ont exactement le même problème au même endroit
: un trou, un peu comme une cicatrice de varicelle. Après le jardin,
on trouve le courage de courir à la fnouc pour échanger la chose.
Doublement courageux, nous n'y dépensons pas d'argent dans le moindre
objet de loisir, mais en passant devant LourouaMérelin F a flashé
devant un superbe arum. Cette magnifique plante va donc dorénavant
décorer notre salon et accompagner les nombreux amaryllis avant que
tout ce beau monde aille passer les beaux jours au jardin.



... Et en voyant les photos précédentes on peut se dire : "Mais vous avez planté des patates avec des germes aussi longs ?" Ralala, les italiens osent tout, on verra bien si les patates donneront quelque chose, mais du côté de la Saintonge ça va laisser perplexe. Tiens à propos de Saintonge, une grande nouvelle aujourd'hui : La Délégation de la Langue française et des Langues de France vient de reconnaître officiellement le saintongeais comme langue de France. Olé pas reun : Le saintongeais est donc dorénavant différencié du poitevin. Olé ine bin boune nouvelle qu'jh'avons apprise aneut.
C'est vendredi, jour du poisson, et puisqu'il fait un peu frais ce matin, on se l'écaille.
C'est vendredi, jour où je passe maintenant machinalement la porte
de la marchande de journaux d'en face, cette porte qui fait "cui cui
cui cui" (le cui cui d'un oiseau avec des graviers dans le syrinx, avouons-le),
pour dire "Bonjour, vous avez Le Monde de l'Opéra ?"
puisque il se peut qu'elle ne l'ait plus même s'il est encore tôt.
Jetant un oeil à toutes les unes des magazines, je me dis que je lirais
bien volontiers Technikart (fichtre depuis quand n'ai-je pas acheté
Technikart ?), mais non mais non je ne m'arrête pas là
puisque j'aperçois Images (diantre depuis quand n'ai-je pas
acheté Images ?) et surtout oh oui surtout le Connaissance
des Arts de ce mois qui affiche en Une un bijou de chez Lalique. En effet,
le Musée du Luxembourg nous offre une superbe exposition jusqu'en juillet.
Enfin... l'exposition je ne sais pas, mais les objets exposés doivent
y être superbes, aux, comment peut-il en être autrement ?
C'est
une belle et amicale surprise qui m'attendait dans le courrier du jour : une
enveloppe à la fois rigolote et jolie et à l'intérieur
un petit bouquin joli et rigolo : "A la recherche des mots
perdus", sous-titré "Le frétillon et
la javotte aiment jouer à cligne-musette".
L'auteur a pioché dans le Larousse de 1906 pour retrouver les mots
qui ont quitté notre vocabulaire.
Ce genre d'ouvrage est un délice pour moi ; une espèce de vitrine
de Noël pour gamin de trois ans où chaque mot est un cadeau en
soi, où l'on voudrait presque s'approprier chaque terme pour l'offrir
en retour à son auditoire et ainsi mieux... l'embabouiner.
Préparez-vous à m'entendre dire que je dois aller vider la lixiviateuse
ou que j'aime mettre un tailladin dans mon thé.
J'avoue surtout, avec un sourire malin, comme je l'ai dit à Nat tout
à l'heure*, pouvoir placer "balanophage" à un prochain
dîner pour friser la vulgarité sans en avoir l'air.
* Ouais, je refais surface auprès de mes amis... c'était un
minimum après ce pli.
En ces temps où l'antisémitisme sort de sa tanière avec
les horreurs prononcées dernièrement par Raymond Barre, nous
allons ce soir écouter La Juive. Cet opéra
composé par Halévy se déroule au début du 15ème
siècle. Rachel (la juive en question), fille d'Éléazar,
aime Léopold (et vice-versa) mais Popol est chrétien et il la
délaisse pour la princesse Euxodie (si ça se trouve ils étaient
ensemble avant, je ne sais pas, faudrait relire le livret) alors
Rachel
dénonce ce chrétien qui a fauté avec une juive. A la
fin elle se rétracte et c'est elle qui se finit au bûcher et
le Cardinal apprend que Rachel est en fait sa fille (et que donc la juive
n'est pas juive).
Bon bon bon alors musicalement, j'ai assez apprécié, surtout
les choeurs (comme d'habitude) mais Éléazar était souffrant
(et il nous le rendait bien), et il paraît que la Rachel chantait un
demi-ton au-dessous (le truc qui passe inaperçu pour moi, m'enfin je
fais confiance aux deux musiciens qui m'accompagnaient). C'est quand même
un peu long mais j'ai trouvé ça moins chiant que d'autres opéras.
(Ouais, je suis hyper positif comme mec).
Et la mise en scène ? L'histoire est transposée aux XXème
siècle et les longs manteaux de cuir noir précisent le fond
de la pensée du metteur en scène. Néanmoins c'est amusant
de lire sur le site de l'opéra : "une action en cinq actes
présentant des situations spectaculaires (ici le concile de Constance
de 1414) susceptibles de donner lieu à des mises en scène fastueuses,
(...), la possibilité d'inclure de grands chœurs et un ballet
dans des décors riches et variés et au milieu d'une débauche
d'effets spéciaux et de figurant".
C'est une plaisanterie ? Il faut donc lire l'interview du metteur en scène
pour comprendre les décors, d'une rigidité plombante (voire
un peu moches) et apprendre qu'ils sont construits d'après le quartier
de l'ancien ghetto d'Amsterdam. Quant aux ballets, coupés pour la plupart
pour raccourcir cette oeuvre longue, on nous y offre des espèces de
"bioman" mimant des nageuses synchronisées que j'ai trouvé
ridicules (là c'est pareil il paraît que ça représente
les danses accompagnant les morts au Moyen-âge).
Le problème c'est que quand on est rentré le frigo était vide et on n'a fait qu'un mini-goûter.
Ne jurez pas mardi treize ! (jeu de mot approximativement tiré par les cheveux).
Quand une standardiste est en vacances, il faut... faire la standardiste.
Je m'y colle une bonne partie de la journée, en partie parce que...
ben j'aime bien faire ça. Des années de réponse téléphonique
au CIJ puis surtout au fil info du CIDJ m'ont habitué à des
situations téléphoniques plus que tordues et je sais fort bien
prendre une voix d'hôtesse de l'air pour décrocher. Bon le problème
pour moi c'est juste l'articulation ; maman me l'a toujours fait remarquer
et il semble que ce problème a empiré avec ces histoires de
nerf mentonnier. D'ailleurs on ne dit plus "un talon d'Achille"
mais "une articulation de l'Arno". Ca tombait bien parce que pendant
le déjeuner F m'a appris que des séances chez l'orthophoniste
pourrait arranger ça... et après j'ai repris des pâtes.
Ca me rappelle la première fois où j'ai eu un boulot qui obligeait
à causer dans le combiné avec des confrères ou des clients.
Je n'étais pas vraiment habitué et je ne savais pas vraiment
du tout gérer les conflits, et je m'entends encore hurler après
cette commerçante qui attendait un vase qu'on devait lui livrer, vase
perdu au milieu des cartons... C'est pas du tout professionnel, d'hurler...
mais je me souviens aussi qu'elle était un peu hystéro. Bref,
dorénavant je suis presque mielleux, ça fait marrer Th mais
au moins ça limite les méchants décibels.
Dis donne-nous un peu de ton fromage,
décibel méchant.
J'en
parlais il y a une semaine... chose prévue, chose faite, je suis allé
visiter, en ce si beau dimanche, tout le quartier de la Mouzaïa
(pendant que d'autres étaient enfermés plus ou moins à
contre coeur, enfin en tout cas ils n'avaient pas le choix bref... parlons
de moi).
J'ai consciencieusement arpenté toutes les ruelles, une par une, à
la recherche du truc sympa à prendre en photo. Je n'ai finalement pas
trouvé grand chose de sympa à prendre en photo, j'sais pas,
j'étais pas trop inspiré finalement, sauf par les couleurs vives
ou pastels qui ornent façaces ou fenêtres. Mais c'est un quartier
extrêmement agréable, et quand l'on atteint la rue de Bellevue,
il tranche terriblement avec l'alignement des tours de la Place des Fêtes
(ce furoncle architectural qui mériterait qu'on pende haut et court
l'animal qui a pondu ça... je ne dis pas ça parce que ce sont
des tours, on en trouve de très belles quand l'architecte a osé
et qu'il a eu les
moyens d'oser, bref... parlons d'autre chose). En fait le seul souci dans
cette balade, c'est que je n'avais pas mis de ceinture à mon jean et
que je me suis demandé si l'élastique de mon slip était
encore en bon état : deux éléments qui, concomitants,
peuvent causer quelque ennui. Et c'est au moment où je me faisais cette
remarque que je croisai un slip abandonné villa des Boërs. Un
signe ! C'était un signe ! (Le signe que cette j'allais devoir raconter
mes histoires de sous-vêtements faute d'être hyper bavard sur
l'histoire du quartier, bâti, en gros, entre les années 1870
et 1940, pour loger au départ ceux qui travaillaient dans les carrières
de gypse).






Au milieu de son agenda de ministre, F a trouvé de le temps de faire l'aller-retour à la Fnoc le plus rapide de tous les aller-retours à la Fnoc. Moi je l'ai accompagné, évidemment, m'enfin j'ai pas fait l'aller-retour aussi rapidement que lui... et j'ai longuement traîné dans les rayons pour trouver mon bonheur et pour entre autres acheter un livre que j'avais déjà. Vous avez dit surmenage ?
L'aller-retour
à la fnoc, c'était pour remplacer le lecteur de divoudi qui
nous causait quelques saucisses soucis sonores c'est sûr
depuis déjà bien longtemps poils aux dents et puis c'était
pour... roulement de tambour... attention événement majeur...
mon dieu quel suspense insoutenable... vite vite dis-moi tout oh oui oh oui
dis-moi tout... acheter un bidule pour connecter l'antenne de télé
à l'ordi. Ouiiiiiii ! A l'heure où j'écris ces lignes,
on a la téloche (à savoir les hertziennes et les numériques).
Un événement majeur n'arrivant jamais seul, moi je me suis offert
la 1ère saison de "Six Feet Under"
car le prix est enfin abordable (à savoir 29,99 €) mais comme
à chaque fois je ne suis pas reparti qu'avec ce petit coffret dans
les bras, et je suis arrivé à la caisse avec un certain Edward
aux mains d'argent, deux cadeaux pour F et quelques ouvrages plus ou
moins volumineux pour mieux connaître flash ou mieux gérer les
projets web... Et c'est ce dernier que je possède donc dorénavant
en deux exemplaires. Le pédiatre avait prédit que je finirais
fou ; c'est bien parti.
... Bon ben voilà c'était samedi. (Je ne vous raconte pas le reste, hein, parce que ça a été lessive, monop et cours de flash. Hein ? Si ? Je vous raconte ? Ben j'ai fait une lessive de jeans à 30° et une lessive de draps à 50°, d'ailleurs jamais d'assouplissants pour les draps et puis à Monoprix j'ai oublié d'acheter du sel)
10 gigas. 10 giga-octets de libres sur mon disque dur sur les 70 de départ. L'installation de deux logiciels ce soir m'ont fait prendre conscience de cette surcharge pondérale, principalement due à toutes les photos prises depuis 17 mois. Mon nouveau Fuji et tous les pixels que ses photos entassent n'arrangent rien, et va falloir faire du vide, enfin acheter des dévédés vierges (vous y croyez,vous, que je suis une bécasse qui fait des sauvegardes de photos sur des cédéroms et pas sur des dévédés) et faire un tri honnête dans les 30 gigas de photos (1433* photos des dernières vacances d'août, et 3,5 giga-octets pour Rome par exemple, la plupart en triple exemplaire pour faire un best of d'un côté et une copie pour le site de l'autre, bref...), les 13 gigas de programmes, les très nombreux fichiers haute-déf pour les affiches... Un joli bordel ma p'tite dame. Appelez-moi sarkouch qu'il karcherise tout ça.
* 1433 ! Seigneur, comment peut-on en arriver là ?
Il paraît que certaines groupies écoutent Radio l'Arno ; je me sens moins seul. Ben tiens je vais rajouter quelques morceaux... une futilité italienne, du rock de supermarché bio, une yéyéterie indécrottable, une musique à la Jean-Louis (ben oui Jean-Louis adore Migala et tout ce genre de musique planante) ou cette reprise de Wonderwall par la reine de la reprise. De quoi mettre un petit fond sonore sans chichis pendant ces soirées où je reste cloîtré at home. Certain(s) s'inquiètent, s'imaginent qu je les ai oublié(e)s, mais non mais non, j'hiberne, c'est tout. Les beaux jours reviennent — nous avaient-ils vraiment quittés ? — je vais refaire surface...
Tandis que les présidentielles nous brisent la motte, Matoo nous en fait une version startrekienne bien amusante.
Je me suis dit que F serait fatigué après cette reprise et
sa longue réunion de fin de journée. J'ai donc choisi un film
plutôt court (83 minutes) et plutôt du genre "policier".
Je navais pas grand choix, puisque le magasin de location avait stocké
la plupart des dividis dans des cartons (en vue d'un déménagement
ou de travaux Qu'en sais-je...). Et ce fut donc "Criminal",
avec une bonne critique du Monde en sus au dos.
En fait, ben, non, le critique du Monde avait dû envoyer sa grand-mère
à la projection, une grand-mère fan de Derrick ayant punaisé
un poster de Navarro dans ses toilettes. En effet c'est tellement creux que
je n'ai même pas fait l'effort de suivre l'intrigue (j'avais le nez
dans l'ordi, évidemment) et que F l'a passé en vitesse accélérée.
Le film a donc dû durer 1 heure. Une heure de trop.
Les jours se suivent et se ressemblent. Cette fois, après la visite médicale rue de Bagnolet (avec un fou dans la salle d'attente hurlant qu'il avait perdu son portable et qu'il n'aurait jamais dû venir, etc. mais il n'est nullement responsable de ma tension un peu élevée je crains), je vais traîner mon Pentax dans le Père Lachaise...



...
et je poursuis ma route au Nord. Quelques façades méritent une
photo rue des Rondeaux ou rue Sorbier, mais rien d'exceptionnel dans le coin.
Cela dit, entre la rue de Juillet et la rue de la Bidassoa se trouve un joli
ensemble d'immeubles roses pâles datant de 1913, dont le seul élément
art nouveau est la signature, mais où l'on sent que l'architecte s'est
inspiré des diverses périodes précédentes et qu'il
frémissait déjà pour l'art déco.
Amusant, le même architecte a réalisé un immeuble beaucoup
plus sobre en 1930 dans la même rue.
Le film du soir c'est Romanzo Criminale.
Années 70-80, des petits truands italiens voient les choses en grand
et rêvent de Rome pour y faire régner leur loi. Au milieu de
cette bande de machos sans foi ni loi, deux pauvres filles : une qui subit
et qui pleure son "mafieux" aux yeux bleus et l'autre qui mène
son petit monde à la b(r)aguette, una putana plus maligne que tous
ces gros bourrins, jouée par une sublime Anna Mouglalis ; peut-être
le personnage le plus intéressant du film.
Après avoir vu "Nos meilleures années", ce
film a l'intérêt de m'apprendre l'histoire contemporaine italienne,
à savoir les années de plomb pendant lesquelles l'Italie trembla
sous un grand nombre d'actes terrorristes perpétrés par les
deux extrêmes. L'intrigue du film, rondement menée, est bien
tarabiscotée donc évidemment je ne suis pas sûr de savoir
qui avait tué qui, mais ça ne m'a pas empêché de
dormir.
La
batterie à plat (et en conséquence la balade à faire
pour atteindre une station service) aura permis à F de me montrer le
trajet qu'il fréquente sporadiquement pour aller à la piscine
de la rue David d'Angers. Le trajet en question permet de traverser le quartier
de la Mouzaia. Ce joli coin est constitué de "villas",
à savoir de ruelles bordées de maisons, certaines très
anciennes. Les ruelles y sont très nombreuses et l'on n'en arpente
ce matin que quelques-unes. Il faudra y revenir pour toutes les traverser
et découvrir probablement quelques délices architecturaux -
j'ai surtout remarqué pour le moment de beaux restes art-déco.
Un tour ensuite par les Butch Aumont où l'on croise les voisins de
paliers, bien plus courageux que nous, puisque en vêtement de sport
et en sueur. Ca court, ça gesticule et ça taïchise un max
le dimanche matin au parc. Avec notre batterie sur un chariot, on fait un
peu tache, non ?
Le reste de la journée est plutôt studieux, avec entre autres
choses la mise à jour du site de Ralf König. J'y découvre
que malgré les sécurités mises sur le forum pour déposer
un message, celui-ci est envahi par le spam. Pas trop le
choix à court terme : forum viré ! Ces fichus "pourriels"
deviennent vraiment un cauchemar...
- Allo docteur ? C'est la noiraude...
- Bonjour la noiraude, qu'est-ce-qui ne va pas aujourd'hui ?
- Et bien voilà j'ai un joli site perso où je parle de moi.
- Ah oui, www.lanoiraudenestpasunesimplevache.net
- Oui, et bien il y a du spam qui arrive chez les gens avec des adresses du
type :
trucbidule@lanoiraudenestpasunesimplevache.net
- Ah oui il y a l'Arno qui a le même problème avec son site.
- Le site de l'Arno ?
- Non, l'autre, le site sérieux avec son CV.
... Ben ouais. Ca craint.
Dans la série "une pouille dans le co(t)tage", j'ai réussi ce soir à me maudire moi-même. En effet, je devais aller chercher F à l'aéroport vers 20h, mais quand j'ai mis la clé dans le contact le monde s'est écroulé autour de moi : pas de vrrrooouuum. Batterie à plat. J'ai réfléchi un quart de seconde et je me suis douté d'où venait le problème : en ramenant la voiture au parking la dernière fois, j'avais récupéré deux ou trois trucs posés au-dessus de la boîte-à-gants (même si l'on a pas de boîte-à-gants mais c'est pour situer) et la luminosité du parking m'avait poussé à allumer le plafonnier. Plafonnier qui, vraisemblablement, était resté allumé depuis 15 jours. J'avais déjà eu le même problème à mon époque montreuilloise, mais le doute avait été à l'époque plus profond (avais-je ou pas laissé la loupiotte allumée ?) et le problème était moins grave (personne à aller chercher, et redémarrage facilité avec des pinces crocodiles et un moteur amical). Heureusement que Ginou et sa voisine ont pu faire le taxi, sinon ce pauvre F, flappi et chargé, aurait dû trouver une autre solution. Ginou et la voisine qui ont eu en remerciement la moitié du clafoutis que j'avais amoureusement préparé... Bref.

Mais
vous allez me dire : qu'as-tu fait avant 20h ? Tu n'as tout de même
pas fait ta Pénélope, en attendant l'retour d'un Ulysse de banlieue
(pour reprendre la chanson) ? Non non non, en fait je m'étais dit que
j'en profiterais pour voir des gens pas vus depuis longtemps (à savoir
les Natof, mais en fait y a Anne aussi que j'ai pas vu depuis des mois, oh
la la et puis aussi Bruno à qui je pourrais faire une visite surprise
et puis c'est l'anniversaire de Patrick aussi hein), mais les occupations
habituelles du samedi (grasse matinée + rangement + courses + aspirateur
+ cuisine) ont eu raison de cette résolution, résolution flinguée
principalement, avouons-le, par le fait que je me suis levé à
11h50 (ben oui, à 1h30 du matin je faisais du découpage en écoutant
de la soupe) et résolution belle et bien enterrée par une occupation
moins habituelle : aller chez Dartoche acheter une nouvelle Britoche. Alleluia
la phrase est finie.
La Britoche, appelée Brita en d'autres sphères, est un système
de filtration de l'eau du robinet qui méritait un remplaçant.
Ou alors il aurait fallu une résurrection puisque tout l'ensemble avait
subi les outrages du temps et des utilsateurs maladroits que nous sommes.
J'ai donc pris la direction du magasin et les chemins de traverse. Pour une
fois j'ai suivi la rue de la Mare jusqu'au bout, chose que bizarrement
je n'avais jamais faite. Je suis donc arrivé, après la passerelle
qui surplombe l'ex petite ceinture, à l'église de Ménilmontant,
que je n'avais jamais visitée. Chose faite, à supposer que l'on
puisse parler de visite.




Mince j'ai appelé mes parents ce soir, on a parlé du clivia qui fleurit, de la pelle qu'on aperçoit au-dessus, des enfants en vacances, du vent et de la pluie, de la gadoue, la gadoue, la gadoue, de F qui a un temps magnifique... mais j'ai oublié de parler du déjeuner de midi. Et pourquoi aurais-je dû en parler ? Parce que j'ai mangé une des meilleures entrecôtes que j'ai jamais mangées, peut-être même la meilleure. Ca s'est passé au coin de la rue Orfila et de la rue Dupont de l'Eure, dans ce si joli pâté de maison des années 1910 conçu par l'architecte Dubouillon encore inspiré par l'Art Nouveau mais pas trop. Bref, l'entrecôte donc, c'était un truc à tomber par terre, d'ailleurs ça tombait bien je déjeunais avec la chargé de comm' d'une marque de steaks mais bon, elle elle a pris un parmentier de poissons.
Hedwig
traîne de bars miteux de l'Illinois en restaurants paumés au
milieu du Kansas, chantant un rock déjanté sentant le revival
70 sous les aisselles (une espèce de mélange entre Juliette
Lewis et Styx). Hedwig, en fait, c'est le prénom de sa mère...
mais je vous laisse découvrir le pourquoi du comment de cette histoire,
et surtout la raison pour laquelle la film s'appelle "Hedwig
and the Angry Inch". Angry Inch ? Oui, ils ont traduit
ça par "bout de chair meurtrie" dans les sous-titres...
Le film, sous des dehors de film queer, est un le portrait touchant
d'un paumé de la vie, sorte de anti-héros dont la vie (de merde)
était toute tracée dès l'enfance, et qui a trouvé
un petit bout de salut dans le rock'n'roll, le mascara et les perruques blondes.
Ca dégouline peut-être un peu de sentiments niaiseux à
un ou deux moments, mais c'est toujours ratrappé par du second degré
au milieu des culottes qui sèchent ou dans une orgie de friandises
colorées. Le réalisateur nous offre au passage quelque scènes
d'anthologie, en particulier celles où Hedwig raconte son passé.
D'ailleurs je ne résiste pas à retranscrire ici une petite phrase
:
Je venais d'être virée de l'Université suite à
mon brillant exposé sur l'influence agressive de la philosophie allemande
sur le rock, intitulé : "You, Kant, always get what you want".
Bref... au rayon ciné glam-rock et pop-pétasse, un film à
ranger entre Velvet Goldmine et Priscilla, folle du désert.