En
ce jour de défilé multicolore sous un ciel gris, on a pris
le chemin du jardin parce qu'on n'avait pas le choix. Une fois sur place,
on n'avait pas non plus le choix sur les activités à effectuer
:
- ramasser les groseilles et piquer un peu de cassis dépassant
de chez le voisin
- biner autour des courgettes et s'extasier devant celles qui commencent
à pousser
- déterrer quelques pommes-de-terre pour quelques s'assurer de
leur état de santé (ouf !)
- fixer les pieds de tomate et arracher ceux trop maladifs pour être
honnêtes
- arracher les carottes complètement bouffées par des vers...



Au
retour du jardin, inévitablement, les baies furent transformées
en trois petits pots de confiture. Et il nous restait encore un peu de
temps pour aller chez Ganymède, boutique
de l'avenue Gambetta repérée mais jamais visitée
; les soldes étaient l'occasion rêvée pour rattrapper
ce retard. Et nous en ressortîmes avec un pull pour F — il
n'a pas pu résister devant les rayures violacées —
et une chemise et un polo pour moi — j'aurais pu essayer de résister
face aux petits points turquoises de cette jolie chemise mais à
quoi bon ?
Je n'avais pas encore écouté avec attention les 3 titres
de Bill Callahan qui trainaient sur le bureau de mon ordi depuis quelques
semaines. 3 titres extraits du nouvel album paru sous son propre nom,
et non plus sous le nom de Smog. 3 titres qui
auraient même pu mourir noyés sur le fond d'écran,
achevés d'un sale coup d'indifférence derrière la
tête. Bill Callahan subissant mon indifférence ? Brrrr...
ça deviendrait inquiétant.
Et puis, dans une grande crise mystique de nettoyage de disque dur, quelques
double-clics ont résuscité les 3 morceaux en question. Et
alors là, quelle claque : je comprends qu'il soit sorti du smog,
parce que la lumière a pris le pli sur le savoureux brouillard
qui flottait sur les disques précédents, à l'instar
de Bonnie Prince Billy. L'album Supper avait cependant bien commencé
à sortir Callahan d'un low-fi qui lui collait un peu trop aux basques,
avec quelques titres complétement exaltant (l'album dans son intégralité
est d'ailleurs un plaisir à chaque écoute)... Et donc il
ne me reste plus qu'à aller faire mon petit pélerinage tant
attendu chez Gibert pour acheter un Woke On The Whaleheart pour
lequel je me pourlèche les babines d'avance.
En voyant les cartons de déménagement dans le hall en partant
ce matin, je me suis dit que, décidément, il y avait eu
pas mal de mouvement dans l'immeuble depuis 3 ans. Et puis quand je suis
revenu à midi et que j'ai entendu du bruit au-dessus de ma tête,
j'ai commencé à frémir... Je suis sorti, j'ai monté
quelques marcches et j'ai vu la porte de la pouf ouverte, avec en fond
sonore un bruit de gros scotch qu'on déroule. J'ai donc demandé
confirmation au déménageur, et je lui ai répondu
: "Ah merci, c'est une très bonne nouvelle". Voilà,
une joie immense me fait flotter
depuis
midi : la folle et sa cinglée de fille se cassent. On ne sait pas
ce qu'on va trouver à la place, mais probablement pas une tarée
qui me réveille par ses hurlements.
La photo du Gerris lastricus prise, recadrée et exposée
ici à la date du 29 octobre 2006
sera affichée lors d'une exposition sur les nanotechnologies, car
les pattes de cet insecte sont une merveileuse source d'inspiration pour
les scientifiques. Et ben ça m'fait vachement plaisir et c'est
l'occasion de mettre une photo parce que c'est triste ici en ce moment.
Le mildiou a commencé à envahir le jardin de la voisin
de Ginou : les feuilles des plants de je-ne-sais-plus-quoi sont marronnasses.
Mais chez ginou, avec moultes protections anti-pluie et antimaladie, on
espère qu'on va sauver le potager de la catastrophe, même
si F est revenu dépité du jardin : les carottes en pleine
terre sont envahies par des saloperies de vers.
Le mildiou me fait toujours penser aux illustrations du dictionnaire superflu
de Pierre Desproges, et plus précisément donc à "Bourgueillais
ayant fui le mildiou accueillis à Mexico", une lecture
indispensable contre la morosité.
Les dîners diététiques, ça mine un peu le moral. A midi, j'ai mangé de la pizza avec des chips et de la mayo et ça m'a pas miné le moral. Et un yaourt au chocolat de maminova pour couronner le tout et j'emmerde Helmut Kohl et Stérol.
Je crois que la plaisanterie qui m'agace le plus, c'est celle qui consiste à dire que les fonctionnaires n'en fichent pas une ramée. Ca m'agace, mais ça m'agace, fouyaya ça m'agace ce genre de généralités, et celle-ci en particulier. Même si c'est pour plaisanter, et peut-être justement parce que c'est pour plaisanter. Voilà, c'est tout, y a un nouveau virus dans la blogosphère, celui de se prendre en photo en train de glander au boulot, et c'est en lisant un commentaire à la con chez l'un des participants que j'ai eu envie de pondre ce premier paragraphe qui n'intéressera personne. En fait, c'est aussi dans le but de mettre un lien vers un blog bien déjanté comme il faut écrit par un garçon qui ne se prend pas au sérieux, et qui de surcroît a fait une jolie photo pour leur petit jeu de glanding at the job (ijoba*). En plus si j'ai bien suivi il a une trattoria italienne (brrr le pléonasmo), donc forcément c'est quelqu'un de bien. Hop on peut cliquer.
Bon sinon comme je n'ai rien fait de particulier aujourd'hui, je vais dire que j'ai écouté "9 to 5" de Dolly Parton, "Love Today" de Mika et "The Way We Were" par Barbra Streisand. Rho la la, c'te musique de midinette que j'écoute moi parfois. Une jeune fille fragile qui a tiré sur 45 kilos pour gonfler ses grands dorsaux tout de même.
Cendrillon aussi était une midinette, mais quand son carrosse est redevenu citrouille, elle n'était plus qu'une minuitnette**.
* C'est nul.
** C'est nul.
Le verre de champagne vers 16h45 pour fêter l'anniversaire de Laurent
m'avait un peu cassé les jambes et j'avais épongé
ça avec des gâteaux secs, tout en causant huile de sésame,
chauffeurs de bus et autres sujets sans intérêt qui comblent
une discussion au boulot alors qu'on a du mal à se sortir la tête
des bugs, des #wrapper et des templates.
Après dîner, le verre de champagne était bien loin,
et pourtant je n'ai pas trouvé le courage d'aller développer
mes grands dorsaux, et mes deltoïdes. Voire même un petit rhomboïde
pour la route. Bien m'en a pris car Rakelle a téléphoné
et donc on a causé un long moment, pourtant y avait pas grand chose
de neuf, mais on a évité l'huile de sésame et les
chauffeurs de bus. La bonne nouvelle - à confirmer - c'est sa venue
fin août...
F ayant encore moins de courage que moi, il s'est vidé la tête avec une série française où le personnage principal, homo, couche (miraculeusement ? bêtement ? inévitablement ? hasardeusement ?) avec sa coloc/meilleure-amie... et, pan dans la tête à jean, c'te gourde tombe enceinte. En fait le vidage de tête avait déjà eu lieu la semaine dernière donc je suis un peu au courant du pitch parce qu'aujourd'hui elle a avorté. Bref, voilà un message de prévention SIDA absolument lamentable, les scénaristes n'ont même pas pondu une rupture de préservatif pour justifier l'issue fatale de l'ovulation mensuelle de la trentenaire. Tristement lamentable.
Toi
qui n'es pas venu(e) au concert de l'OSC pour écouter Mahler, Mendelsshon
et Beethoven, tu as au moins remarqué qu'il y a un "H"
dans le nom de chaque compositeur, mais tu n'as pas remarqué que,
sur les tracts et affiches, j'ai mal placé le "H" dans
le titre de l'oeuvre de Mahler : les Leider eines fahrenden Gesellen.
J'avais pourtant corrigé ça pour la couv du programme, mais
j'ai dû me prendre les pieds dans le tapis de souris, et cette maudite
lettre* est restée à sa place.
Revenez demain bientôt, y aura un extrait vidéo.
* Merci de prononcer "maudite lettre" avec l'accent québécois, pour une raison qui m'échappe un peu moi-même.
Aujourd'hui, j'ai fait très attention aux slips mis sur moi et
dans mon sac avant d'aller à la salle de sport. Car j'ai oublié
de raconter comment jeudi, en me déshabillant avant la douche,
j'ai entendu un grand cccrraaaccckkk au moment d'enlever mon sous-vêtement.
Roh la honte : j'ai déchiré ma culotte ! Pour ceux qui suivent,
j'avais déjà parlé de trous dans un "australien",
je suppose que c'était le même, ou sinon on va penser que
je suis un pauv'mec qui s'habille en haillons, ce qui en soi n'a rien
de honteux d'ailleurs.
Haillons enfants de la patri-i-euh...
Je tiens tout de même à préciser que mon développement
musculaire n'a aucun lien avec ces problèmes de fringues qui craquent.
J'ai beau voter vert, je
ne suis pas Hulk (et je ne sais pas si je suis crédible quand je
parle de développement musculaire pour moi, mais après 2
mois et 2 jours ça commence à se voir). Ce que j'ai ingurgité
aujourd'hui n'a rien à voir non plus, puisque c'est après
la gym que j'ai failli m'exploser la panse avec la glace "L'orange
pamplemousse" de chez François Théron,
dégottée par F dans les rayons de chez Pipicacard. On notera
avec amusement l'article défini devant le parfum de la glace. C'est
par n'importe quelle parfum, c'est LE orange pamplemousse.
et c'est sûr que c'est pas n'importe quel parfum, parce que c'est
excellemment divin. Et quand on regarde la composition (pas d'émulsifiant
ou de trucs du genre) on se dit ce Théron, il est carré.
En fait j'avais prévu pour faire un jeu de mots entre Théron
et boules de glace, mais la glace on se la tape à la cuiller directement
dans la boîte).
Desperate Housewives peut être regardé online.
C'est bien, c'est pratique, et c'est un excellent moyen pour se faire
une brochette d'épisodes jusqu'à 3h30 du matin. Mais avant
et pendant les épisodes, j'ai été pris d'une très
très grave crise de rangement. Á droite de mon bureau se
trouvait un empilement de casiers de papier, des disques, des bouquins,
un classeur... bref, une belle collection de bordels. Et bien : fffouitttch
! Disparu tout ça. Éparpillé après avoir optimisé
l'espace des étagères du couloir. Dans ces cas-là,
F il dit que j'ai mes ragnagnas... Là pour le coup, c'était
double ration de ragnagnas.
Comme disait l'autre : moi quand j'me mets à ranger, j'collectionne
plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile... (spéciale
dédicace à la Manue qui m'a envoyé un p'tit mail
hier)
Ca alors... une comédie érotique sur Arte avec Hitler qui
se fait... euh... visiter le nid d'aigle... Y a de ces ovnis à
la télé...
Bon ben, va p'têt falloir aller se coucher, malgré le bruit
de fond qui règne encore à 0h55...
"C'est
à vous la poussette ?". La question d'adressa dans le bus
à un jeune homme qui lisait "Au Sud de la Frontière,
à l'Ouest du soleil" de Murakami.
Le gars qui avait posé la question, et qui montait lui-même
dans le bus avec une poussette, sa femme, et la ferme intention de se
faire une place, était peut-être endormi (ou con ?) alors
le jeune homme lui apporta une petite précision : "Euh, en
général il faut plutôt chercher s'il y a, autour,
une femme avec un bébé". Il désigna alors la
propriétaire de la dite poussette et nous souriâmes en coeur.
Et moi, je lisais quoi ? En vain, j'avais devant les yeux "Le dictionnaire
du diable", mais je n'arrivais pas trop à me concentrer dessus.
Ce dictionnaire atypique est un recueil à l'humour ironique, sarcastique
et savoureux - quoique sporadiquement un peu daté, car tout cela
date des années 1880. Des exemples bientôt...
On
aura forcément siffloté les airs de Ouessaïdestauri
en sortant du petit spectacle mis en place par le prof, on aura en tout
cas évité les trombes d'eau qui sont tombées au moment
même où nous étions dans la ouature et qui se sont
arrêtées à notre arrivée à la maison
- un coup des anges pour nous faire croire qu'ils existent.
Les trombes d'eau auraient ensuite pu sortir de mes yeux en écoutant
Going to a Town par Rufus Wainwright ou surtout Case of You
par Joni Mitchell ; il faut croire que j'avais la larme un peu facile
mais on a évité tout ça et mon esprit terre-à-terre
a repris le dessus et le maniement de la souris : direction divers sites
d'achats en ligne pour commander disques ou livres. Mais finalement rien.
C'est mon esprit économe qui a m'a coupé dans mon caribou
élan. Il faut à tout prix que j'aille faire un pélerinage
chez Gibert, je suis sûr que le Rufus Wainwright y sera d'occasion,
puisque apparemment il n'est pas très bon. Je suis sûr égelement
que j'y trouverai les Joni Mitchell que je cherche (ouais, c'est ma nouvelle
lubie, mais j'ai quand même écouté Dusty Sprinfield
ce soir).
"Hey
au fait, Juppé a perdu... hi hi hi". Voilà, ç'a
été le leitmotiv, le gimmick, la private joke du jour par
téléphone, de vive voix, sur Skype, en écoutant les
infos... rhalala qu'est-ce-qu'on s'est marré. F voulait même
lui envoyer les horaires d'avion pour le Canada. Y a pas à dire
: ça lui a cloué le Québec.
En revanche, Vanneste a gagné. Ca rime avec funeste. La démocratie
est ainsi faite qu'un type condamné pour homophobie est élu
député, et qu'il s'était présenté avec
le soutien de son parti (l'UMP, je précise). C'est pas glamour,
hein ? On peut lire une insoutenable interview
sur le web, mais si vous ne voulez pas tout lire, je vous en mets
juste une petite tranche :
"L'homosexuel est quelqu'un qui se replie sur son sexe et refuse
l'échange avec l'autre sexe. D'une certaine manière, il
a une peur, voire une détestation, de l'autre. C'est un refus de
l'altérité. Une sorte de racisme, en somme. Or, dans le
projet de loi [créant la Haute autorité contre les discriminations,
NDLR], au nom de l'anti-racisme, on protège une sorte de racisme,
ça n'a aucun sens."
... ABJECT.
Bon, faut pas que ça nous coupe l'apétit : on a
fait une crostate à la rhubarbe.
J'avais
emmené de la crème solaire, il a fait un temps de chiotte,
et pourtant j'ai pris des coups de soleil.
Parce que le temps de chiotte n'est arrivé qu'en milieu d'après-midi,
et parce que j'ai mis la crème un peu trop tard. Pourtant le coup
de soleil, avec ma peau de rouquin, je m'en méfie comme de la peste,
mais cette fois-ci j'ai été d'une naïveté incommensurable...
Comme j'avais mis un débardeur (hé hé, le sport ça
ne fait pas que me vider la tête), les rayons UV ont foncé
droit sur mes épaules... Bref, le plus intéressant aujourd'hui,
c'est l'installation d'un abri à tomates. Les pieds de tomates
n'aiment pas la pluie, sinon les tomates ont le cul noir, alors on a réalisé
une installation de la mort qui tue le slip, avec une superbe armature
de métal et de bois, du film plastique taille XXL, et - élément
primordial -, l'ingéniosité de F. Au final, ça doit
bien faire 5 mètres sur 2,5. Et quand le temps de chiotte est arrivé,
on a pu vérifier et optimiser l'efficacité de la chose.
Bon alors après on a voté et on a vu passer un vol de Juppé-Klarsfeld...
Wiiiizzzzz... catapultaaaage !! Tiens, on pourrait même chanter
du Michel Delpech : "Un vol de perdants, par dessus les toits,
volaient dans les nua-a-geeeuuhhh..."
Pas de mail aujourd'hui dans ma boîte de réception. Boîte de déception ?
Certains blogueurs ont reçu un courrier de leur hébergeur
fruit.fr (le même hébergeur que moi ici), pour leur demander
d'arrêter leur web-radio. Comme je ne consulte plus ma boîte
arno.r@free.fr (plus spammée tu fais de la rétention d'eau),
je ne prends pas le risque de recevoir un mail que je ne lirais pas. Donc
voilà, en attendant de trouver une solution moins pleutre, je coupe
le contenu. Solution de facilité, solution rapidement glissée
dans mon agenda trop rempli.
Can you squeeze me into a empty page of your diary ? chantait
Morrissey. But you're just too busy, poursuivait-il un peu plus
loin. Oui, too busy, too fuckin' busy, mais j'ai néanmoins de plus
en plus besoin d'aller me vider à la salle de sport entre les activités
de la ménagère et celle de l'intégrateur. J'y souffre
et je m'y essouffle, mais ça me fait un bien fou. La fatigue physique
que je ressens après l'effort, sous la douche, à l'arrêt
de bus, sur le chemin du retour, les quelques courbatures 2 ou 3 douzaines
d'heures plus tard, c'est... c'est le pied. Oh ouiiii ouiiiiiiiiiiii.
Un pied au détriment de mon entourage, mais y a un nouveau collègue
qui arrive lundi, on va espérer que ça va alléger
tout ça.
Il
y a une espèce de gargotte à côté du boulot
que je n'avais jamais repérée.
Je passe pourtant régulièrement à proximité,
mais la devanture peu remarquable ne s'est jamais incrusté dans
mon disque dur. Même mon boss, bien que connaissant le tavernier
du lieu, n'y était jamais allé manger, et on a tenté
l'expérience avec les deux long haired guys de passage. Alors,
euh... comment décrire la gargotte en question ? Si je dis qu'il
y a, dans l'entrée, des dizaines vieilles cartes postales graisseuses
à côté d'un frigo américain flambant neuf,
qu'une vieille photocopie d'une blague un poil grivoise est épinglée
derrière le bar, et qu'un chien en faïence trône au-dessus
d'un meuble de cuisine années 50 dans la salle de resto, ça
vous suffit ? Bon alors ensuite je suis censé parler de la bouffe,
mais on va s'en passer, hein ? Faut pas tirer sur le beurre rance.
Le gars d'hier m'a répondu :
Ce n'est pas drôle ! S si grave de ne pas être un génie
? Moi, je ne pense pas. Mais, je ne vous dérange pas plus. Bonne
route, sans théière !!
Donc soit je suis stupide, soit c'est lui, soit il pratique un humour qui me dépasse. En tout cas je coupe court à ce dialogue de sourds. J'ai déjà pas le temps d'écrire à mes connaissances, si je dois passer mon temps à tergiverser avec des inconnus, je dis non. Non.
J'étouffe.
Mes cheveux ont poussé et comme le disent mes coiffeurs, j'ai une
de ces épaisseurs de cheveux... Une fichue épaisseur de
cheveux que j'espérais bien ratiboiser ce soir parce que y a nocturne
jusqu'à 20h30 le jeudi chez "Gérard" (je mets
des guillemets parce que c'est le nom du salon de coiffure mais il s'appelle
pas Gérard, Gérard apparemment c'était l'ancien patron
qui adorait le soleil et qui est mort d'un cancer de la peau, c'est S
qui m'a raconté ça elle connait tout sur le quartier : sa
mère est concierge) mais F avait besoin d'un taxi parce que se
garer à Clichouille c'est caca-bouchon. Donc voilà, j'ai
emmené F à destination et j'ai fait demi-tour et en passant
à proximité des Moulins de Pantin, j'ai eu envie d'entendre
"the Windmills of your Mind" par Dusty Springfield,
alors je l'ai fredonnée mais j'ignore complètement les paroles.
Et mes cheveux au bout du compte ? Et bien quand je suis arrivé
devant la porte du coiffeur, la grille était baissée. Il
était pourtant 20h15, j'étais vert (pas du tout assorti
à mon polo Paco couleur #cf8000
) car j'étais passé 4 fois devant aujourd'hui et les 4 fois
y avait de la place, non mais vraiment j'ai failli pleurer. D'ailleurs
il devient quoi Paco Rabanne ?
Y a un certain Gropius qui m'a écrit :
Sympa de pouvoir laisser un commentaire. Je trouve votre écriture
très ennuyeuse, (;) vraiment ras du sol, à la Cro-Magnon
à qui on donne un stylo et un alphabet (!), cet humour en moins
et, je voulais partager ça. Dans le style déboussolé,
je préfère de loin un Van Gogh qui se coupe l'oreille !
C'est tout (;) J'aime l'autoradicalité. C'est un signe de génie,
ouiK. Gropius
Je ne savais pas trop quoi répondre, donc j'ai pondu ça
:
Merci d'avoir partagé ça. Je n'ai simplement pas la
prétention d'être un génie, donc je laisse l'autoradicalité
à Van Gogh. Si vous-même vous coupez l'oreille, faites-en
bon usage.
...Non mais vraiment qu'est-ce-qu'il vient me faire chier ce con
?
Pour une fois que je mettais mes petites campers cuir/daim, au cuir tellement fin qu'on dirait du prépuce de sauterelle et au daim orange qui ne mérite pas la moindre tache, il y a eu une averse carabinée au moment de partir du boulot (la mousson mes amis ! la mousson j'vous dis !). Il était déjà bien tard, du genre 18h40, et je n'avais pas envie de traînasser plus longtemps, donc je me suis mouillé en maugréant "grreummmbleueueueu j'vais ruiner mes chouzes"). Et sinon, vous ça va ?
Y avait un type de dos, et je me suis dit "tiens, il ressemble à
Machin".
Machin, j'ai oublié son nom, mais il habite le quartier et c'est
(c'était ?) un ami de F&P. J'ai déjà aperçu
Machin deux ou trois fois, je n'ai jamais osé l'aborder et lui
demander des nouvelles de F&P. Or le gars de dos n'étais pas
Machin, mais je me suis demandé ce que devenaient F&P, juste
histoire de savoir qu'ils vont bien... Le couple F&P était
un couple d'amis bordelais à l'époque où j'habitais
les départements charentais, jusqu'au jour où il y a eu
une goutte d'eau... et plouf, je te renvoie tout le monde balader arrivederci
Roma, laisse les têtes de gondoles à Venise, le printemps
sur la Tamiiiiseeeeuhhh, on n'ouvre pas les valiiiiiseeeuuuh, nanananaaaaa.
Et bien F m'a écrit aujourd'hui, après... fouyaya... 6 ans
de silence. Diiiiiingue, la coïncidence avec le mec qui ressemblait
à Machin de dos. Il s'appelait pas Michel, ce Machin, d'ailleurs
?
J'ai finalement sauté des pages. Peut-être pas des pages,
mais des lignes, voire des paragrahes, en particulier dans les 12 dernières
pages. Car La Fascination du Pire se termine en pirouette : ce
qui m'a agacé dans le roman est justifié par l'ouverture
d'un tiroir où le narrateur s'engouffre et devient héros
du roman qu'on vient de lire, écrit par un autre qui n'écrit
pas si bien que ça mais qui a déclenché un scandale
parce que le roman en question parle de l'islam et blabla et z'y va je
te bats la mayonnaise. Heureusement, je devais attendre le bus donc ça
m'a occupé, mais franchement j'ai trouvé la fin hyyyyypra
lourde (là j'ai essayé de faire un lien avec la mayo mais
je laisse tomber).
Le summum, c'est une phrase perdue au milieu de ce roman au style classique
(qui a dit "banal" ?)l. Le narrateur revient chez lui, sa copine
n'est pas là, il se demande si elle l'a plaqué, le lit est
défait. Et on peut lire :
J'ai remué les cendres de son corps avec le froid de son absence.
Alors là, ça sent le gars qui a eu une idée dans
sa baignoire et qui veut à tout prix placer cette phrase. M'enfin
je dis ça moi, mais ce roman a eu le prix Interallié, alors
c'est qu'il doit être bien.
Tiens, un sourire pour terminer cette journée, avec la réponse
de Philippe Val à la question "Que possédez-vous
de plus cher ?" :
Ma sexualité, si l'on en juge par ce qu'elle m'a coûté.
Surtout si l'on compte le prix des divorces, de la psychanalyse, et des
cadeaux divers pour me faire pardonner.
Vote vert, herbe verte, ciel bleu, résultat bleu. Je suis beaucoup plus vert que bleu...






A
l'aller et au retour de mon agréable moment passé aux Buttes-Chaumont,
un arrêt rue de la Villette, dans deux boutiques lorgnées
depuis longtemps mais jamais visitées : la librairie photographique
et une boutique de décoration japonaise.
Si je me retiens d'acheter des bouquins sur la photographie, je ne résiste
pas face à ce dessous-de-plat qui ira à merveille avec la
théïère.
Une
fois n'est pas coutume, c'est ce samedi en fin d'après-midi qu'on
se rend au jardin.
La saison à laquelle on arrive est plus propice au fignolage qu'aux
gros travaux : de quoi prendre l'air sans s'épuiser. Et donc le
boulot du jour pour ma pomme :
- éclaircir les carottes
qui ont déjà bien poussé alors c'est un peu galère
de nager au milieu des fanes ;
- débarasser les jeunes plants de carottes du filet de protection
et finalement couper le filet pour ne pas risquer d'abîmer les fanes
;
- biner ;
- tordre une lame de la binette ;
- mettre un coup de marteau sur la lame de la binette pour la redresser
et espérer que Ginou ne s'en rendra pas compte m'enfin moi j'y
suis pour rien y a F qui m'a filé la binette alors j'ai utilisé
la binette mais la terre elle était un peu trop dure et la binette
un peu trop vieille je pense, en tout cas Ginou elle a dit qu'elle y tenait
car elle venait de sa mère mais quand j'ai dit à F que la
lame était tordu il m'a dit que ça lui était déjà
arrivé. Quoi qu'il en soit je crois qu'on devrait acheter des outils.


Finalement
j'avais oublié que j'avais un truc à raconter pour la journée
de lundi, alors faites glisser la souris. Pour la journée d'aujourd'hui,
je ne sais pas... Ah si tiens, j'ai goûté un nouveau cola
avec un goût bizarre, mais j'ai oublié le nom et j'ai jeté
la boîte (et vice-versa). Le goût n'est d'ailleurs pas bizarre,
il est simplement dégueulasse, mais j'avais très soif en
sortant du cloubmedgym où on me l'avait donné - cadeau publicitaire
évidemment - alors j'ai bu ces quelques centilitres offerts par
notre système capitaliste occidental.
Bon sinon le premier épisode de Nip/Tuck
était vraiment glauque. Non : malsain. J'sais pas, ça se
tirait dans les pattes (ou ailleurs, mais si je dis ça, ça
devient vulgaire) plus ou moins violemment, et y avait pas un personnage
pour rattraper l'autre. Après la (fausse) légèreté
des Desperate Housewives, ça cassait
un peu l'ambiance. Mais oui mais oui je suis un homme barbaragourde, je
regarde les séries à la mode offertes par notre système
audiovisuel capitaliste.
Le pipole du jour : Jean-Marc B., dans le bus 26, descendu à Pyrénées-Ménilmontant. Le bus était bondé, mais c'était vraiment lui (et il faut bien dire qu'il est aussi beau que sur l'écran).
Quand
S m'a envoyé un email pour me demander "Vous aimez les bougies
?", évidemment j'ai répondu "Non" ; je me
doutais que c'était lié à sa remarque de la veille
sur mon mutisme au sujet de nos anniversaires. Quand elle m'a envoyé
un deuxième mail qui disait :"Sérieux, vous n'aimez
pas les bougies ?", évidemment je lui ai répondu "Ca
dépend. Mais si c'est pour nous faire un cadeau, j'te casse la
gueule à la récré."
Evidemment elle a eu très peur en m'offrant la bougie qui n'en
était pas une une puisque c'était un très très
joli photophore.
Un dîner chez Fr, pour découvrir son nouvel
appartement, siroter une coupe de champagne, recevoir des cadeaux-bouquins
de la part des Nathuc, faire la connaissance d'Hervé et de Bertrand,
manger du sanglier sêché, ne pas trop boire de Nuits Saint
Georges pour éviter la gueule de bois, s'assurer que le rôti
de veau était assez cuit, parler de bidets, entendre Placebo en
fond sonore, déguster de la mouse au chocolat, admirer la peinture
couleur... euh... couleur quoi déjà ? Lardon cru ? C'est
très très joli en tout cas ces murs peints ! On s'y met
quand chez nous ?
Ce n'était pas vraiment une surprise pour F quand FS a débarqué, avec de quoi fleurir un vase et mettre un léger coup de canif dans l'habitude des dîners light, à cause d'un dessert fraîchement décongelé. Après j'ai fait des courses parce qu'on était en manque d'huile d'olive, à savoir le produit le plus consommé chez nous. Quoi qu'à bien y réfléchir les yaourts doivent être en première position, et les pâtes doivent être le podium également. (Désolé mais j'ai beaucoup de travail en ce moment, alors bon je pourrais causer de mes problèmes d'encodage en flv mais c'est moins grand public...).
On causa récemment de mon anniversaire mais celui de F arrivait
à grand pas.
Pas sûr d'avoir le temps d'acheter un cadeau demain, je vais aujourd'hui
à la librairie. J'aurais souhaité lui offrir quelque chose
de plus original qu'un livre, mais je n'ai absolument pas le temps. Un
tour un rayon Musique, pour une bio de Janacek, et un tour au rayon jardin,
pour un joli livre sur les fleurs sauvages bourré de petites infos
intéressantes — ça cause aussi des insectes par exemple,
et un très beau livre sur les arbres fruitiers. Evidemment, je
n'ai pas réussi à être discret en arrivant et ben...
il a vu que je n'arrivais pas les mains vides. M'enfin il a résisté
jusqu'à 23h45 avant de découvrir les cadeaux prévus
pour le lendemain.
Eeeeuuuhhh... je sèche... ah non je ne sèche pas. Alors
voilà...
Je croyais que c'était un bouton, un poil incarné ou un
truc banal, là, en-dessous du genou. Mais non. J'ai regardé
de plus près et ça ressemblait à un morpion mais
c'était pas ça. Parce que c'était blanc. Parce que
cétait plus gros. Parce que c'était une tique. Un monstrueux
parasite était en train de pomper mon sang. Vite une pince à
épiler, et hop... EJECTION. Et merde; il reste un truc sous la
peau. Le dard ou je ne sais quoi. Et alors là, bon ben... j'ai
fait un remake de NIP/TUCK et j'ai charcuté. Besoin de détails
?
Une grande première pour moi en tout cas après 33 ans de
promenades champêtres et sylvestres.
A peine deux jours et je reprends le chemin de la capitale. Un lever à
10h, un déjeuner dehors, un emballage de pieds de tomate qu'on
ne verra pas en photo car je ne retrouve pas mon cable d'appareil photo
et zou, dans le train. J'embarque en effet une douzaine de pieds de tomate
qui, de toute façon, aurait fini au rebut, mais qui finiront plutôt
au jardin. Des green zebras, des Gregori Altaï,
de la Noire de Sibérie ou de la Rose d'Yvonne.
Non, la "rose d'Yvonne" n'est pas une vraie race, c'est juste
que c'est la voisine a filé ces pieds là et comme tout le
monde le sait elle s'appelle Yvonne et elle a des lapins, des poules et
des oies. Tiens d'ailleurs hier j'ai eu l'honneur d'entrer chez elle pour
lui offrir des petites photos de Rome ou de ses lapins. Elle est très
croyante et ça vaut le coup de voir un poster de Jésus et
un de Marie au fond de sa pièce...
M'enfin bref, le transport de tomates, donc, avec ma poignée de
valise cassée, et l'importance de maintenir la valise pas trop
de traviole, c'est un peu galère. M'enfin heureusement, le bus
26 va dorénavant jusqu'à Nation et je peux donc prendre
la ligne 6 puis le 26 pour arriver à la maison. C'est beaucoup
plus pratique ! (Prendre la ligne 4 à Montparnasse est un cauchemar
pleins d'escaliers qui ruine 10 minutes, le moral et les muscles pour
ceux qui n'en ont pas).
Bon, histoire de donner une petite idée du supplice que je vis
lorsque je vais chez mes parents, une petite vidéo pour visiter
le panorama depuis la fenêtre de ma chambre. On voit surtout l'immense
glycine, mais rassurez-vous, c'est tout aussi vert derrière...



Comme
disait Mermoz en regardant le ciel bleu : si le temps est clément,
adhère !
Et à part ça ? On comprendra en jetant un oeil aux photos
ci-dessous, que je suis allé voir la voisine, et que je me suis
encore une fois penché sur la faune locale. Une faune gorgée
d'insectes... insectes colorés, insectes infestant les roses et
même quasiment toutes les fleurs du jardin, insectes se permettant
même des petits amusements à trois (mais la photo est peut-être
un peu trop petite). Bon ben voilà, je reviendrai (peut-être)
demain pour la suite si j'ai le temps.
Non j'ai pas le temps.






Ménageant la chèvre et la poire en deux, j'ai conservé sous mon bras un vendredi matin travaillé pour ne partir au vert que dans l'après-midi. Dont acte.
Départ du tgv à 15h15, mais auparavant le plein de lectures.
J'ai failli acheté Têtu parce que ça se veut
"nouvelle formule" mais en le feuilletant j'ai pas vu la différence
et je l'ai reposé. J'ai failli acheté "Pref" mais
en le feuilletant j'ai pensé des trucs que je ne répéterai
pas ici et je l'ai reposé. J'ai failli acheté "FHM"
parce que le jeu "Prince of Persia : les deux royaumes"
est offert avec mais vous me voyez, moi, acheter FHM dans une gare ? Je
l'ai pas reposé parce que je l'avais même pas pris. Alors
j'ai acheté :
- le dernier hors-série de Fluide Glacial
puisque R.K. y a glissé sa plume,
- le dernier numéro d'Images, parce que
c'est toujours plein de belles photos e
- le roman "Fascination du pire" de Florian
Zeller. Et pourquoi Florian Zeller ? Et pourquoi pas. J'avais
juste aperçu le nom du romancier ici ou la là sur quelques
pages print ou web, mais j'ignorais si l'écriture du jeune homme
allait me plaire ou non. Qu'importe, je n'ai même pas pris le temps
de survoler la quatrième de couv et j'ai acheté l'ouvrage
en poche. 5,90 euros y avait pas mort d'homme ni de banquier si l'ouvrage
ne me plaisait pas. Et alors ? Alors ça se lit sans problème,
mais après 50 pages je n'ai pas eu sous les yeux de quoi grimper
au plafond. J'attends le point final pour émettre un avis ferme,
mais je trouve que l'on est trop proche du style narratif d'un blog (je
raconte ma life et je gli
sse
des explications pour instruire mon lecteur putativement peu instruit
sur l'Égypte, quitte à écrire qu'Abou Simbel se trouve
à Assouan*).
Bref bref. La lecture des magazines et même du roman ne méritant
pas une concentration ferme, j'ai également glissé dans
mes oreilles des bien-nommées oreillettes. L'occasion d'écouter
plus attentivement, entre deux pages sur papier glacé ou recyclé**,
la douce Feist - et de découvrir un titre comme "The Limit
to Your Love" qui m'avait échappé en coupant les
tomates (ça c'est pour ceux qui suivent) - ou les dodelinants Herman
Düne - pour qui l'épithète "dodelinant" est
à mon sens le plus adapté.

Évidemment,
mon voyage a été entrecoupé d'un mini-roupillon et
de quelques clichés. Mes premières photos d'éoliennes
: c'est pas chouette ça ? (Bon le TGV allait très vitre
à ce moment-là, donc pour le cadrage, j'ai fait du mieux
que j'ai pute). Seulement voilà, c'est bien joli toutes ces blablateries,
mais je dois quand même raconter qu'un homme brûlé
était à quelques places de moi dans le TGV. C'était
absolument terrible. Affreux. Il y a une femme dans ma ville de naissance,
défigurée à cause d'un problème similaire,
donc je suis "habitué" mais là j'étais
face à quelqu'un qui avait dû souffrir beaucoup beaucoup
plus. J'épargne les détails mais quand je pense à
la souffrance physique et morale de cette personne, je me demande s'il
y a pire comme situation. Si l'enfer existe, il doit ressembler à
la vie de cet homme.
M'enfin je continue quand même à raconter cet après-midi, hein ? Oui bon allez je fais vite... donc voilà après je suis arrivé chez mes parents, j'ai offert mes petits cadeaux culinaires et j'ai eu en retour deux livres : un roman d'Arnaud Cathrine et un bouquin intitulé "la pratique du réflex numérique". Oui, j'ai un bridge, mais d'abord de nombreuses fonctionnalités sont communes et ensuite on ne sait jamais, dans quelques moi, pourquoi pas... un p'tit reflex ?
* ils n'ont même pas oser corriger cette connerie pour l'édition en poche ?
** c'est du papier recyclé ce livre de poche, non ?
Les autres trucs que je ne sais pas où mettre :
- La police du titre est la [ank*]
- La photo en haut de page est évidemment de moi, je ne l'ai jamais précisé
mais la photo du mois est à moi rien qu'à moi.
Bientôt chez l'Arno :
- les Natof non mais oh c'est vrai quand même quoi
- des vacaaaaances