Journal de l'Arno - Octobre 2007

. Mercredi 31 .

C'était tout d'abord le dernier jour de Stéph au boulot. Je fus de mission pour aller à la librairie lui acheter un bouquin sur un pays aux antipodes, et pour contrebalancer je me suis offert un bouquin sur l'arrondissement, avec 320 photos datant principalement des années 1900-1910. C'est toujours amusant (ou triste) de voir l'évolution d'un paysage urbain, en particulier celui de cet arrondissement où je vis depuis 2004 et que je finis donc par bien connaître, et avec un bouquin d'une telle qualité il y a de quoi comparer. D'ailleurs j'en parle aussi ici.

C'était ensuite le jour d'arrivée de Karelle — quand je vous disais que c'était le mois des retrouvailles ! K ne repartant que dimanche ce journal attendra un peu pour sa mise à jour... mais je vais avoir plein de choses à raconter.
Ouh la j'avais oublié : merci Karelle pour les si belles tasses.

. Mardi 30 .

Je ne suis pas sûr que cette nouvelle forme/taille de moustache/bouc, qui est tout à fait en accord avec ma casquette pied-de-poule, soit en revanche assortie à ma tenue de sport lorsque je vais au cloubmedgym. Ca me fais penser aux vieilles photos du début du siècle, où des messieurs à la moustache foisonnante et au maillot de bain rayé recouvrant la majeur parie de leur corps, trempaient leurs pieds dans l'eau de mer.

. Lundi 29 .

6 mois presque jour pour jour après ma dernière visite chez les Natof... revoilà les Natof, histoire de continuer sur ma lancée de sociabilisation de mon cerveau.
Depuis 6 mois, rien n'a vraiment changé, m'enfin ça n'est pas du tout une excuse pour ne pas être venu (rho la honte). Depuis 6 mois, rien n'a changé, sauf la couleur des murs de la cuisine, la décoration du couloir, le vocabulaire de la petite, la box (qui s'est dartyisée), la taille de la télévision et la présence de glaçons dans le freezer. Ah... on m'annonce qu'il y en avait déjà la dernière fois ? Je suis mauvaise langue ?

Une partenaire m'ayant envoyé la phrase "Je démissionne, je souhaite donc que le projet soit terminé avant mon départ", j'ai fait un copier-coller de son mail pour le transférer à qui-de-droit, et j'ai donc écrit :"Elle démissionne, elle souhaite donc que le projet soit terminé avant mon départ". Peut-on appeler ça un lapsus copiae-collae* ?

* En fait il semblerait que l'on pût nommer ceci un lapsus clavis**.

** A ne pas confondre avec Marie-Anne Chazel.

. Dimanche 28 .

Vous connaissez Facebook ? Non, pas fesse bouc (oui je sais elle est facile) : Facebook. Un livre de visages ? Non, un site web de... euh... comment dire... de cercles amicaux. Ca ne sert pas à grand chose, mais suite l'invitation de Bruno, et suite à sa remarque d'hier — "tu veux pas ajouter une photo ?" — ben j'ai complété mon profil dans la nuit de samedi à dimanche* et ce dimanche, avec par exemple la liste des villes que j'ai visitées. Voilà, c'est un peu comme le site de l'Arno, c'est juste techniquement plus évolué.

* Ce n'est qu'une fois à la maison qu'on a réalisé qu'on avait droit à une heure de plus.

. Samedi 27 .

La deuxième "vieille tête" de cette fin de mois : Bruno, surnommé ici parfois Bubu mais je ne sais pas si ce vieux surnom lui convient encore... D'après ce journal, il semble qu'on ne s'était pas vus depuis janvier 2006 (et à peine téléphono-mailé).
Le problème dans ces retrouvailles c'est qu'on se rend compte qu'une telle absence de communication en un si grand laps de temps est d'une stupidité sans nom mais bon bref on va pas se pencher ici sur mes travers (de porc). Donc... au début je n'ai pas beaucoup parlé parce que je crois que l'apéritif anisé pris au comptoir de l'Amnésia m'est un peu tombé au fond des chaussettes mais ça tombait bien parce que Bruno avait de quoi combler la conversation : les anecdotes sur son pote vendeur de frigos sont toujours un plaisir qui rempliraient* le dictionnaire des gougeats**.
Une fois réveillé, une fois dehors à la (mémorable) recherche d'un resto dans les rues du Marais, et une fois à la terrasse du Feria pour manger un hamburger, j'ai retrouvé la parole pour blablater (blabla F... blabla mon boulot... blabla opéra... blabla mon boulot... blabla F). Nous entrecoupâmes cependant notre conversation pour tendre l'oreille et écouter les billevesées déversées par la table d'à-côté : cinq sottes adolescentes — qui a dit "pléonasme" ? — avaient de fort intéressantes remarques sur la rhétorique dans l'éducation nationale et l'intérêt de la philosophie au lycée.
Tout ça s'est terminé par un Bruno grimaçant, contraint d'avaler un moelleux au chocolat absolument pas moelleux ; personnellement j'avais eu la bonne idée de prendre une crème brûlée. F débarqua alors d'un regrettable concert, testa le tiramisu et se fit prier par Bruno de venir à la fête du 9 février, une fête dont on reparlera évidemment ici.

* Cet accord est un peu incertain, et je me demande si la syntaxe de cette phrase est correcte puisque ce sont les anecdotes qui rempliraient, mais sont-elles un seul plaisir ?***

** Où est mon dictionnaire des synonymes ?

*** Vous me suivez ?

. Vendredi 26 .

Ras le bol.

. Jeudi 25 .

Petite fainéantise passagère face aux fourneaux, et voici F qui fait l'aller-retour chez Naturalioche pour acheter de la soupe.
Et bien jamais, ô grand jamais, je n'avais mangé une soupe aussi infecte - sans parler de l'impact sur ma digection pendant la séance de sport*. Sensation subjective car F a adoré la soupe en question.

* Oui, je sais, il ne faut pas manger avant le sport. Mais voilà : je fais ce que je veux, et ce que je peux en fonction des horaires qui me siéent.**

** Une grande première ici que l'utilisation de seoir à la troisième personne du pluriel.

. Mercredi 24 .

Message perso : Nathalie, il n'est pas plus raisonnable de m'appeler à 17h pour savoir si je suis disponible que de m'appeler à 8h22.

Bon à part ça j'ai appris le suicide d'Édouard Levé en lisant les inrocks ; sa mort remonte pourtant au 15 octobre, dans l'indifférence du carnet du Monde.fr. Je glisse cette info ainsi, froidement, presque nonchalament, alors que j'aimais énormément le travail photographique de cet homme - je ne me suis jamais penché sur ses écrits - et que la nouvelle de sa disparition m'a frappé... Bon ben voilà... Un lien parmi d'autres.

PS Mais c'est quoi ces histoires de quenelles de l'environnement ?

. Mardi 23 .

Attention, le froid ambiant a l'effet inverse sur moi : préparez-vous à me voir ressortir de ma grotte... et surtout à retrouver de vieilles têtes.
La première tête de la liste : Gilles, pour un déjeuner à Comme sur une île, agréable restaurant mauricien de la rue Orfila. Deux ans depuis notre dernier déjeuner... et voici que nos activités professionnelles et/ou personnelles (ainsi que l'évident plaisir de se voir) nous ramènent l'un vers l'autre... Je blogue, tu blogues, ici ou là, et ça peut donner quelque chose... Affaire à suivre ici, sûrement, en attendant faites un tour sur son observatoire.

Message perso 1 : Nathalie, c'est une très bonne initiative de me téléphoner à 8h22, mais j'étais encore dans mon lit à me demander si ça valait le coup de me lever si tôt. Désolé, je n'ai pas eu le courage de répondre, j'ai juste eu l'audace de refuser l'appel.

Message perso 2 : Gilles, c'est quoi la marque de ton pull ?

. Lundi 22 .

Burp... Pardon, c'est la banane que je viens de manger, ça remonte.

. Dimanche 21 .

Les dimanches ensoleillés, il faut savoir en profiter un minimum, même quand on est comme nous : atteints d'une envie chronique de glandouille domestique. Pour ce faire, entre un coup de fil amical, deux installations de logiciels et trois pots de confiture pomme-framboise (ah tiens, je n'ai pas parlé de la confiture pomme-clémentine d'hier), un petit tour aux Buttes-Chaumont, où je n'ai fait aucune photo qui supportât un redimensionnement en 135 par 180 pixels...

Le soir, y a un de mes yeux qui squattent "Le jour d'après", parce que c'est assez impressionant tous ces effets spéciaux. Mais... euuuuhhh... il faut en faire autant pour faire prendre conscience des déréglements climatiques ?

 

. Samedi 20 .

Ca y est : Windows Vista a mis les pieds à la maison. Ce, dans un joli portable Foujitsou dont F fera bon usage en remplaçant sa vieille bécane qui n'est vraiment pas pratique à transporter en vacances et qui souffre de l'usage multimédia que l'on fait d'elle. Windos Vista c'est joli, et a priori les logiciels et périphériques qu'on a dû installer ont plutôt bien supporté leur nouvel environnement.

Windows Vista a mis les pieds à la maison après que l'on avait fait un évident tour à la fnoc où je n'avais strictement rien dépensé.
En revanche, j'ai tenu à aller chez Mona Lisait pour voir s'ils vendaient encore ces beaux cahiers de papiers cadeaux dont je possède un exemplaire aux motifs fleuris et anglais des années 1860. Mais non... no more paper... il faut dire que j'avais acheté cela il y a plusieurs années. A la place, j'ai jeté mon dévolu sur un petit livre de motifs japonais, un gros livre sur l'art nouveau (un de plus, oui oui mais pas n'importe lequel puisque celui de Gabriele Fahr-Becker) et le fameux "Le Castel Béranger, l'Art dans l'habitation moderne" par Hector Guimard, composé de 65 planches photographiques du Castel Béranger (des photographies colorisées un peu trop palottes malheureusement). Cet imposante boîte et son contenu sont un fac-simile de l'édition de 1898. L'éditeur italien Electa l'a fait paraître en 1997 et vend ça 247 euros !! D'occasion (car très très légèrement abîmé), la chose était à un prix tout à fait abordable, à savoir 5 fois moins cher que chez Electa pour ceux qui s'inquiète pour mon porte-monnaie. De quoi faire plaisir à mon début de collectionnite sur le sujet.

. Vendredi 19 .

Ma baguette sous le bras, avant d'aller remplir le panier de quelques babioles bio bouffables, ma mauvaise conscience m'a poussé dans la librairie. Évidemment je n'ai pas pu en ressortir les mains vides, sinon j'aurais été en proie à d'immenses angoisses existentielles au moment de franchir le pas de porte dans l'autre sens ("Va-t-on penser que j'ai volé un livre ?" "Va-t-on penser que je trouve le magasin nul ?" "Va-t-on penser que je suis trop timide pour demander un renseignement ?" "Va-t-on penser que je ne sais pas lire ?" *).
J'ai donc acheté un petit livre sur Lalique (j'adore mais je ne sais pas si ça se ressent dans le petit billet écrit sur mon vrai blog), un livre un petit moins petit sur Egon Schiele (j'adore), et "Belle du Seigneur" parce que Laure Adler cet été à la radio elle a dit que c'était le plus beau roman d'amour du 20ème siècle, alors la semaine dernière on l'a cherché pour l'offrir à Ginou mais il n'était plus en rayon, donc cette fois je l'ai vu je l'ai pris. Je l'ai pris mais le lirai-je ? Aurai-je la patience de lire 1107 pages dans un format de poche ? Pas gagné...

* Une seule de ces questions est fausse à 100%. Laquelle ? Et par conséquent suis-je donc complètement névrosé ?

. Jeudi 18 .

Notre cher président va pouvoir repenser à son slogan de campagne : Séparés, tout est possible. (On ne se moque du physique, là, hein ?).

Bon sinon on a regardé l'épisode 2 de Heroes dans le lit. 2,99* euros le téléchargement c'est pas donné, mais ça offre une telle liberté d'action - à supposer qu'on puisse parler de liberté d'action quand on est vautré dans le pieu sans bouger pour ne pas gêner le visionnage du voisin.

* Ben oui, tout augmente.

. Mercredi 17 .

L'arrivée de l'automne a un bon côté : on a refait de la soupe (oignon, navet, carotte, courgette, tomate, poulet, lard).

Sinon, au hasard d'un zapping bloguien je suis tombé sur le clip de "Roads" de Portishead. Je n'avais pas écouté ça depuis des siècles, et pourtant la lettre P est à hauteur d'oeil dans mon étagère de cidis. Tiens allez, on se fait un petit clip - mais c'est pas roads - avec " Montre-moi ton You tube" :

. Mardi 16 .

On peut légalement regarder les épisodes de la saison 2 de Iroze. Il suffit d'aller sur téhéfin.fr et de payer 1,99 euros un téléchargement un peu chaotique (on va mettre ça sur la fatigue de PC) qui nous aurait presque exaspéré si on n'avait pas été dans un état de léthargie proche de l'Ohio (jéleumoralazéro). On a juste un peu soupiré avant d'aller ronfler relativement tôt : on était tellement fatigués qu'on n'a même pas regardé le deuxième épisode.
Le premier épisode n'a pour l'instant rien d'extraordinaire, il pose juste les bases de ce qui nous attendra dans la saison : menaces de mort pour les vieux, résurrection pour les aspirateurs à pouvoir (c'est pas un spoiler, ils sont dans le bandeau de pub), nouvelle vie chiante pour les planqués, etc. Affaire à suivre...

. Lundi 15 .

Comme disait Marcel Cerdan, il faut savoir jeter l'éponge.

... Bon à part ça je n'aurais pas dû manger une cuisse de poulet, un haut-de-cuisse de poulet, une aile de poulet, une part de fritata et quatre grosses louches de soupe avant d'aller à la salle-de-sport. Au bout de deux ou trois aller-retours en rameur, j'ai ressenti comme une légère surcharge beurpienne dans mon estomac, m'enfin j'ai quand même resisté 10 minutes sans vomir.
La prochaine fois j'emmènerai une ou deux éponges, on ne sait jamais...

. Dimanche 14 .

Pour son anniversaire, nous avons offert à G un livre sur l'histoire de la chaussure. L'ouvrage vient de paraître (clic) et il est magnifique. Si vous connaissez quelqu'une — l'ouvrage ne traite que de la chaussure pour femme — intéressée par le sujet, n'hésitez pas. En voyant l'une des paires dans l'ouvrage, G remarqua qu'elle posédait la même paire... mais qu'elle ne l'avait jamais portée. A contrario, ce modèle en plastique transparent était à son avis le plus confortable pour aller danser.
Et voilà donc G nous déballant avec excitation quelques-unes de ses paires de chaussures, dont deux modèles transparents au look vraiment moderne, ce qui était en total décalage avec l'image pédestre que j'avais de G. Ce beau dimanche ensoleillé m'aura donc éclairé dans plusieurs sens du terme.

. Samedi 13 .

Nath t'es vraiment pas discrète J'avais bien envie d'aller à la petite "Fête du champignon" organisée par Os' et ses copines, mais j'avais moins envie d'y passer toute la nuit et d'y dîner en picorant au buffet. Un coup de fil à Nath et j'appris qu'elle était trop fatiguée pour envisager d'y aller. Un coup de fil à François et à 12h40 le dîner à la maison était organisé...
Il restait juste, pour nous, à ranger l'appartement, où le bordel s'était incidieusement installé suite aux travaux de ces dernières semaines, suite au vidage des placards, suite au lavage de vêtements qui pendaient inexorablement sur un séchoir à linge dans le salon, suite à un emploi du temps qui ne nous donnait ni le temps ni l'énergie de nous transformer en fée du logis. Bref : l'appartement n'était vraiment pas, mais alors pas du tout, présentable. Nous avions donc 7 heures devant nous pour lui rendre un aspect nadinederotschildien, mais également pour faire les courses et la bouffe. Ca ne laissait pas beaucoup de temps pour la séance de sport du samedi : elle passa donc à l'as.

Quand les invités arrivèrent, l'appartement était impeccable, le menu alléchant et la nappe à carreaux. Nous étions d'autant plus ravis que la vue du couloir vide était un vrai ravissement, et que cela faisait de longs mois qu'on n'avait invité personne à dîner (moi je dis depuis juin 2006, ça fait froid dans le dos, d'ailleurs je dois me tromper, ce n'est pas possible), ni d'ailleurs qu'on n'avait dîné tous les deux avec des amis (juin 2006 aussi ??). Bref, le dîner fut l'occasion de tester :
- un petit monbazillac en guise d'apéritif,
- les pickles concoctés il y a quelques semaines,
- une nouvelle recette de pain (aux noisettes et aux olives),
- une crème à tartiner aux tomates séchées et au vadouvan,
- une version géante de la fritata,
- une version pomme/confiture d'orange de la crostata...

Et après tout cela, mes comparses qui ne voulaient pas sortir ont quand même trouvé l'énergie pour aller place d'Italie, où finalement on s'est bien amusés. (On danserait pas sur Abba ou du rap tous les jours, mais une fois c'est bien.) J'ai quand même longuement eu peur pour mon supeeeerbe pull Gas (je regrettai alors de ne pas avoir mis le Ben Shermann dont le textile était plus adapté à une éventuelle tache) au milieu de tous ces buveurs de vin rouge, surtout après que François avait arrosé sa chemise Paul&Joe* de ce breuvage.

*J'essaie de faire du name dropping de marques pour faire comme Brett Easton Ellis. En fait je devrais virer les deux premiers paragraphes et juste parler de la soirée (avec le bourré, d'Artagnan, les foirages musicaux, etc.), ce serait beaucoup plus drôle.

. Vendredi 12 .

Apétissant ?Comme je n'ai rien à dire, je mets une photo prise la veille, pour rappeler que mon quotidien n'est pas fait que de bons petits plats, mais aussi parfois de boîtes de conserve au contenu gustativement décevant.
Le contenu de la boîte était au demeurant des filets de thon au citron, qui avaient goût de filets de maquereaux au citron, et c'était plutôt pas bon, mais revenons à cette journée d'aujourd'hui, puisque ce journal n'est pas censé tricher sur les jours sinon ça n'a aucun intérêt. Euh.... non, n'y revenons pas. Oublions-la et disons-nous que la fin de la semaine est la bienvenue.

. Jeudi 11 .

Première soirée de la semaine à sortir le nez des outils. Non pas qu'on ait repris le chemin des travaux dans l'appartement, mais au boulot on est en plein dans un site pour un de nos clients qui fabrique des outils et la grosse deadline* m'a un peu obligé à relever les manches. Je m'attaque donc à d'autres tâââches, telle que celle de... faire des yaourts en musique. Dont acte.
Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas vu une petite vidéo sur ce journal. Je me demande si ça ne gache pas un peu mon image : on va finir par savoir que je suis un peu crado... (M'enfin je nettoie après, hein...)

Sinon la musique c'est The Gossip, que je vous conseille fortement si vous aimez ce genre de musique évidemment. Pour plaire à tout le monde, la prochaine fois je montre "l'Arno passe l'aspirateur en écoutant Puccini".

* Oui dans le web on dit deadline. On dit "deadline", "corporate" et "online", c'est trop cool.

PS. Désolé pour ceux qui n'ont pas le haut-débit...

PPS. Non je ne cherche pas à faire concurrence à un certain blogueur.

. Mercredidix .

C'est toujours moi qui prépare le mélange oeuf-sucre qui recouvre la crostata et lui offre une belle couleur dorée au cours de la cuisson. J'ai posé le bol sur la table, et j'ai frappé l'oeuf sur le bord du bol assez fort. J'ai regardé l'intérieur de l'oeuf : du blanc. Pas de jaune. Mon cerveau a alors réalisé que l'oeuf s'était cassé nettement en deux lors du choc contre le bol, et que le bol était tout près du bord. Mon cerveau a alors commandé à mes yeux de regarder le sol... où le jaune s'était fracassé en silence.
Je suis désespérant.

La crostata, à la pomme et aux écorces d'orange, est néanmoins divinement bonne.

. Mardi 9 .

Chaque nouveau numéro des Inrocks est toujours un plaisir blablabla, ça y est l'Arno nous refait son comique de répétition. Ben oui mais là cette fois il y a une compil, donc c'est vraiment un plaisir, puisque au milieu de la merde des morceaux que la compil nous fait découvrir il y a toujours un ou deux extraits qui donnent envie d'en savoir plus, voire de dépenser de l'argent dans un disque, mais là il faut vraiment me motiver... Bref, alors cette semaine qu'est-ce qu'on a de bien en magasin ? Le retour de Beirut (musicalement très bien mais vocalement toujours un peu pénible), Caribou (ah oui c'est pas mal mais ça me rappelle le boulot, évidemment ça peut paraître bizarre mais c'est vrai), Brisa Roché (le cheval de Roland aussi, à Roncevaux, il brisa un rocher)... Le reste bof, voilà, bon sinon y a Dionysos qui est rigolo avec Rossy de Palma qui chante, et puis faudrait dire à Pauline Croze qu'elle consulte de toute urgence un phoniâtre.

... Bon après réflexion, je n'achèterai aucun CD à la suite de l'écoute de cette compilation.

. Lundi 8 .

Chaque nouveau numéro d'Etapes est toujours un plaisir. Presque toujours. Celui du mois présente les travaux de 31 personnes récemment diplômées... et y a pas grand chose qui me donne envie de feuilleter le magazine encore et encore, alors que d'habitude je le feuillette encore et encore, aux toilettes, dans le bus... euh.. et surtout aux toilettes.
Le truc un peu bête, c'est que ce magazine arrivé aujourd'hui dans la boîte-à-lettres parle de ce que l'on pourra voir... à la Nuit Blanche, celle-là même qu'on n'a pas vue. A tort, donc ?

. Dimanche 7 .

Un bien beau temps, profitons-en au moins une heure, après le déjeuner. Car de toute façon il faut tailler deux ou trois choses (en particulier les orties et les ronces qui dépassent de chez le voisin), ramasser quelques pommes — qu'elles sont belles les pommes. Le temps de cet automne est également propice à la poussée des courgettes : ça continue de donner d'énormes spécimens. Mais la palme du plus gros légume revient à une betterave jaune de 970 grammes. Qui dit mieux ?

A la télé, on tombe sur RachiDarladidaDati chez Drucker : on a même droit à une interview de notre cher président de la Rolexpublique, dont l'élocution est toujours catastrophique et dont l'égo dégouline jusqu'à la nouvelle version du site web de l'Elysée puisque celui-ci est devenu le frère jumeau du site sarkozy.fr. M'enfin... on va me répondre que c'est lui le président...

Sur la route, peu de monde : les supporters des bleus ont-ils la gueule de bois ? Il a déjà eu la gueule de bois Pinocchio ?

. Samedi 6 .

On avait récemment fait de la place dans les placards de la chambre. De nombreux pulls qu'on ne mettait plus iraient faire plaisir à d'autres (il faut juste qu'on se mettre un coup de pied aux fesses pour les emmener chez DingFring). Mais moi, après le coup du pot d'avant-hier, c'est dans la cuisine que je fais de la place : aujourd'hui, un bol s'est transformé de manière inopinée en deux morceaux de bol, tandis que j'y égouttais des champignons avant de faire une sauce pour les pâtes (une sauce champignons - lardons - courgettes épiço-améliorée avec parcimonie de moutarde, cumin, paprika, olives, vin blanc etc.).

On avait récemment fait de la place dans les placards de la chambre, mais en fin d'après-midi, après le sport, on a fait un tour chez Ganymède pour dévaliser cette petit boutique. La photo ci-dessus indique que j'ai investi dans le losange, mais ce qu'on n'y voit c'est que je me suis aussi acheté un petit pull noir hypeeer léger d'ailleurs F l'avait acheté et j'ai copié sur lui. On aura donc prochainement moins de place dans les placards lorsque l'on aura rangé les pulls.

Alors ensuite on est allés au magasin Lévisse des Halles et ensuite chez H&Meuh (quel cauchemar !), voilà après le sport il fallait être cinglé : ça nous a omarmatuer. La foule dans le quartier, c'est habituel un samedi après-midi, mais jour de match de rugby, jour de Nuit Blanche, c'était horrible. Alors la marche et la foule nous ont suffi donc on n'a pas vu la Nuit Blanche... alors ça nous a fait une bonne excuse pour jouer aux associab' car on n'avait pas du tout envie d'y aller. Ouais, c'est un peu grave, va p'têt falloir qu'on fasse un effort.

. Vendredi 5 .

On était invités à la petite fête organisée par le voisin de palier pour son anniversaire. Au départ on avait dit "pourquoi pas" en haussant les épaules et faisant une moue moyennent approbative. Et puis bon, ben F avait de la paperasse tellement urgente qu'elle avait 1 mois de retard, moi j'avais du boulot et ça nous a fait une bonne excuse pour jouer aux associab' comme d'hab'. Ouais, c'est un peu grave, va p'têt falloir qu'on fasse un effort.

. Jeudi 4 .

Le melon avec des grains de pavot, c'est délicieux. Un peu de poivre sur du melon trop fade, c'est délicieux. Mais du moisi c'est pas délicieux sur du melon. Sur du fromage, à la rigueur, ça fait du bleu, et c'est dommage car ça aurait pu faire un lien avec la note d'hier. M'enfin au moins ça a fait une photo de bon matin.

Des heures plus tard, le melon depuis bien longtemps dans la poubelle et le dîner arrivant à sa fin, je mélangeais mon yaourt avec autant d'énergie que de nonchalance, les yeux en l'air, autant que l'auriculaire. Quand soudain... un splaaaashhh à mes oreilles, suivi d'un énorme éclat de rire de F. Je penchai donc les yeux vers le pot de yaout : vide. Mon regard descendit vers le sol où je vis une flaque de yaourt... Le fond du pot avait cassé et tout le contenu avait subi l'attraction terrestre pour se retrouver aux trois-quarts par terre, le reste étant sur la table, ce qui vous laisse deviner que j'étais assis de travers sinon ce serait tombé sur mes genoux.

Moralité : faites des yaourts c'est écolo.

Moralité bis mais c'est plutôt un nota-bene : si vous avez des pots voire une yaourtière, on est preneur.

. Mercredi 3 .

Le mercredi c'est souvent cloudmedgym. Mais maintenant qu'on a découvert la série Les Bleus, ben on va plutôt pas à la gym le mercredi. C'est total frenchy, c'est clair qu'on n'est pas dans la même catégorie que les série d'outre-Atlantique, mais ça détend bine plus que 4 séries de 30 abdos. Et puis une série avec Massive Attack en fond sonore, ça peut pas être oubliable. (J'espère au moins que c'est vraiment Massive Attack sinon je vais passer pour un naze)

. Mardi 2 .

Bouc ou pas bouc ? Ni l'un ni l'autre... Je tentai donc ce matin une sorte de demi-bouc à la d'Artagnan, mais à mon grand désespoir la faible densité de mes poils offre un résultat assez décevant. On va néanmoins attendre que ça continuer de pousser.

J'aurais aimé être un poilûûûûû, pour pouvoir faire mon numérooooooo...

. Lundi 1er .

Siouxsie & The Banshees un des groupe phare de la pop gothico-coldo-darko-new-wave, sorte de double féminin de Cure, les deux têtes de chaque groupe ayant partagé leurs débuts... mais pas le succès planétaire qui suivra pour Robert Smith (prononcer "Fmif" pour tofiser la chose).
Siouxsie est de retour, m'enfin c'est pas son premier retour post 2000. La seule différence cette fois c'est qu'on m'a prêté l'album. Différence notable puisque je ne possède aucun disque de la dame en question, sauf le single "Interlude" interprété en duo avec Morrissey.
Et si la dame voulait un peu de succès dorénavant, elle devrait peut-être surfer sur la vague "écolo" et renommer son groupe "Souci on the banquise" non ?

(ce Interlude, ça a 13 ans, et c'est d'un guimauve... fouyaya...)

Qui a dit : "De toute façon, comment voulez-vous que les gens se payent des loisirs avec un smic" ?
Réponse : un mec fort perspicace *.
C'est le ton avec lequel il a prononcé ça qui aurait pu me faire vomir. Ca puait la condescendance et la charité crasseuse qui donne bonne conscience à ceux qui sont du bon côté de la barrière financière ou dans les bonnes cases du planning hebdomadaire. Enfin bon... allez... Je retourne travailler bénévolement plus pour ne rien gagner plus.

* Vous sentez le ton ironique ?

NB. J'en connais même qui ont une super méthode : ils travaillent moins et ils gagnent plus. C'est génial, non ?