Mon
nouveau blog sur l'art
nouveau était jusqu'à présent un moyen virtuel
de communiquer avec quelques personnes intéressées par le
même sujet. Il est devenu ce soir le moyen de rencontrer des amoureux
de l'art nouveau, tels quelques membres du Cercle Guimard ou le
mateur de nouilles. À bien y réfléchir c'était
la première fois que je me rendais à un dîner sans
connaître le moindre invité - si ce n'est le mateur de nouilles
à l'origine de cette rencontre dînatoire, avec qui j'avais
échangé quelques mails, et qui s'avère être
quelqu'un de véritablement passionnant et drôle.
J'ai donc passé une formidable soirée, dans un cadre non
moins formidable, à savoir la brasserie Mollard, toute de mosaïques
et de céramiques vêtue. Je n'ai absolument pas vu passer
les 4 heures de ce dîner, et lorsque j'ai discrètement regardé
ma montre qui indiquait minuit, quelle ne fut pas ma surprise. Les multiples
conversations (autour de ce restaurant, de Guimard, des prénoms
des enfants, du mérou jaune, des blogs, des 12 harpes du Te
Deum de Berlioz, d'un certain Vedy, de la glace au speculoos, du
93 rue Gambetta, des blogs, du Castel d'Orgeval, de l'omelette norvégienne
et de bien d'autres choses encore...) auront fait glisser cette soirée
sur un tempo savoureux.
Évidemment, le souci d'être au milieu de cette tablée
de 13 personnes (supersticieux s'abstenir), c'est d'avoir envie d'écouter
ce que tout le monde racontait et de savoir qui était chacun...
Quelques échanges de mails voire d'autres rencontres permettront
sûrement d'en savoir plus sur les personnes présentes ici.
Quelques activités liées au web permettront vraisemblablement
de continuer cette aventure...
Il y a des jours définitivement vides d'intérêts,
où les courses à Monoprix n'apportent rien, si ce n'est
deux plaques de chocolat aux noisettes et une au lait et noix de pécan.
Le goût ne m'ayant pas franchement plu, je ne suis pas sûr
qu'une plaque équivalente reviendra ici.
... Pécan reviendras-tu ?
Au moins le sais-tu ?
Evidemment, en bon trentenaire ayant écouté les Rita dans sa jeunesse (et ayant tellement dansé sur quelques titres), je devrais parler de la mort de Fred Chichin. Mais je ne les ai pas beaucoup écoutés ces dernières années, sinon d'une oreille distraite, alors que dire, sinon qu'évidemment cela est bien triste. Pour des arguments musicaux et des hommages fleurissants, je crains qu'il faille se référer à d'autres journaux.
J'avais, à plusieurs reprises, cherché une trace de Virginie
sur Internet. Nous avions partagé tant de choses en licence, au
nouvel an 1997, à Darmstadt... mais ni les portables ni l'email
n'étaient des moyens de communication courants et nous nous étions
perdus de vue. Bêtement. Epouvantablement bêtement. Plutôt
de ma faute. J'en frémis tellement que j'en perds toute notion
de beauté grammaticale et que je juxtapose maladroitement des adverbes.
Aujourd'hui j'ai reçu par l'intermédiaire de l'archange
Copains-d'avant une message de Virginie... Je ne sais pas si une autre
nouvelle m'aurait fait plus plaisir... Tiens, une petite chanson en souvenir
de cette époque germanophone...
Il
faudra vraiment tôt ou tard que je prenne le chemin des bibliothèques
pour la rédaction d'articles sur mon vrai
blog.
La rédaction ce soir d'un article sur la revue "Cocorico",
en attendant la finalisation d'autres notes en cours, m'a fait comprendre
qu'il allait peut-être falloir sortir le nez de mon écran
pour fournir des informations plus précises et complètes
- à supposer que je ne l'eusse pas compris avant. Les ouvrages
que je possède sur l'art nouveau, l'architecture ou le graphisme
ne suffisent pas... et en acheter d'autres ne suffira pas non plus (j'entends
ma mauvaise conscience me sussurer à l'oreille qu'il y a plein
de beaux bouquins* chez les libraires de tout poil). Néanmoins,
c'est du côté des bouquinistes qu'il faudrait que je traînasse.
Bon ben voilà, ça envahit tellement mon emploi du temps
que ça envahit même mon journal...
* Praïvitt maissidge : D'ailleurs je suis en train de me faire une
petite liste de Noël pour répondre à la demande de
la mère Noël ;-)
Ma mère dit que je ressemble à Lénine, ma soeur penche plutôt pour le professeur Tournesol. Que faire ?

Ce
ciel bleu et ce merveilleux soleil d'automne furent vraiment des compagnons
idéaux pour mes deux séances photos du jour.
L'une le matin, dans la vigne d'à-côté, où
je tentai l'impossible : faire des photos correctes avec les doigts gelés.
L'autre l'après-midi ; il faisait alors un peu moins froid (car
moins de vent) et je me rendis cette fois de l'autre côté
de la route, encore dans les vignes mais aussi dans le champ de maïs
où gisaient plants et épis oubliés. J'ai surtout
essayé de jouer avec le soleil rasant et la transparence des feuilles
de maïs, mais ça n'a rien donné d'extraordinaire. Quelle
déception !






Histoire de me sentir vraiment en week-end de repos, une activité bien inhabituelle était nécessaire en soirée : je me suis donc vautré devant la téloche en regardant Drucker (bon, avant y avait eu sur l'écran un beau reportage sur les côtes italiennes, en particulier la région de Naples et Capri). En fait Mich'Druck' avait ressorti plein de vieux chanteurs, la plupart étant passé par des phases d'excès qui avaient détruit leurs cordes vocales, leur oreille et leur souffle. Une bien belle brochette de papys aphones, parmi lesquels Pierre Perret pour quelques extraits de chansons paillardes. De toute façon, j'ai toujours préféré la trompette au sexe aphone.
Evidemment, ça tombait un peu mal de partir en Saintonge ce vendredi 23. Les grèves à la sncf et à la ratp m'ont causé bien des inquiétudes, et auraient pu me faire annuler ce week-end dont j'avais tant envie et tant besoin. M'enfin, je l'ai quand même eu, ce tgv 8451 pour Angoulême... et j'aurais pu également prendre le TER pour Saintes si la SNCF m'avait prévenu trop tôt qu'il était maintenu (à 15h45, d'après leur site web, il était annulé). Bref, mes parents m'ont sauvé la mise en venant me chercher et la blanquette fort tardive fut un grand réconfort - vers 19h j'avais néanmmoins avalé un croque-monsieur à 6,10 euros dans le tigivi parce que je mourrais de faim en conséquence d'un déjeuner trop léger causé par un boulot trop lourd.
Pour accompagner mon aller-retour en train, évidemment j'ai acheté un peu de presse, à savoir Beaux-arts Magazine (avec entre autres un article fort intéressant sur la restauration de l'art contemporain), Réponses Photo (avec entre autres l'histoire des appareils Reflex) et le hors-série de Télérama sur Barbara.
Essayant de transformer chaque jeudi de ce journal en atelier lyrique, j'ai tenté une version personnelle de la Mamma Morta, mais c'était vraiment pas drôle, à supposer que ma version de Figaro le fût (en tout cas ça a fait marrer Nat, mais Nat est peut-être trop bon public), alors j'ai fait ma valise qui n'en était pas une puisque j'ai juste pris un sac à dos.
(En fait j'ai fait un playback que la chanson de Noël allemande Still, Still, Still interprétée par Iouri Nanamousk* mais je vais essayer de le refaire c'était pas génial)
* rires

Les
jours se suivent et se ressemblent. C'est cette fois le guide édité
par le Bon Marché à l'occasion de l'expo universelle de
1900 qui est arrivé dans la boîte-à-lettres. J'adore
ce genre de vieux bouquin, on se demande qui l'a utilisé —
la première page est remplie de notes illisibles — mais pour
l'instant je l'ai juste feuilleté...
Dans la rubrique "renseignements pratiques" de l'ouvrage, on
trouve une entrée intrigante : "Chalets nécessaires".
Le texte adjoint est le suivant :
Ils sont répartis sur tous les points. Il suffit de consulter
nos cartes pour en trouver la place exacte, marquée par les lettres
W.C.
Jolie formule, non ?
Autopromo ! En attendant un blog hébergé sur ce site, je me suis inscrit sur photoblog pour créer mon... photoblog. Trop de mes photographies restent stockées dans un coin, elles méritent pourtant de prendre l'air. Alors voilà... c'est par là, en attendant mieux.
Ca y est, une de mes commandes d'ebay est arrivée et j'ai dans
les mains un ouvrage de photographies de l'Exposition Universelle
de 1900... De quoi avoir sous les yeux des montagnes de tartes
à la crème architecturales, chaque nation invitée
ayant voulu se démarquer.
C'était vraiment une autre époque, et après avoir
célébré la métallurgie en 1889, la France
(qui organisait sa quinzième exposition universelle depuis la première
en 1794) fêtait cette année-là la fée Électricité.
Et apparemment, y en a eu de l'ampérage et du watt, z'avaient sorti
les ampoules et les tapis roulants pour épater la galerie. L'Allemagne
également (moins prospère que la France à l'époque)
voulut faire sa fière-à-bras et installa au bout d'un phare
le projecteur le plus puissant de l'exposition et chercha à imposer
sa force dans la plupart des sections. Une époque révolue
aujourd'hui, du moins en apparence... Ce ne serait pas étonnant
que notre Président s'imaginât dans le costume d'Émile
Loubet - le président de l'époque - et nous pondît
l'idée saugrenue d'une exposition universelle pendant son quinquennat...
l'ego-sition universelle du président loupé, dirons-nous*.
Et comme j'ai eu un sympathique coup de fil ce soir, j'en profite pour citer Paul Morand dans son livre 1900 : “L'Électricité, on l'accumule, on la condense, on la transforme, on la met en bouteilles, on la tend en fils, on la met en bobines, puis on la décharge dnas l'eau, on l'émancipe sur les toits, on la déchaîne dans les arbres : c'est un fléau, c'est la religion de 1900.”
* mouais elle est nulle...
Au lycée, j'étais dans la classe d'un mec qui s'appelait Olivier Dixneuf. C'est plus facile à porter que lundi dix-neuf, mais c'est dingue quand même.
Il paraît que c'est cool de ne rien faire le dimanche, alors je
n'ai rien fait, en dehors de quelques tâches ménagères
et d'une lecture de cahier des charges quand même... Mouais c'est
bizarre : avec le recul j'ai l'impression de n'avoir rien fait avant 19h,
jusqu'à ce que je prépare de la soupe, que les F reviennent
et que l'on se gausse devant les pitreries de Catherine Frot...
Ah Catherine Frot ! La douce nonchalance, l'air faussement détaché
de ses personnages sont toujours un plaisir. "Mon petit
doigt m'a dit" me permet enfin de prendre plaisir à
regarder l'écran 19 pouces pour autre chose qu'une série
ou un documentaire (tel celui sur Barbara jeudi dernier qui était
très bien ou celui sur les incas qu'on a quand même coupé
car l'intérêt qu'on y a porté fut nettoyé par
nos esprits vagabonds). Bref... "Mon petit doigt m'a dit"
est une ironique enquête agathachristienne à la kitscherie
pleinement assumée dans ces paysages savoyo-helvétiques
(tiens d'ailleurs ça me fait penser à ce film de Raoul Ruiz
avec Giraudeau et Zilberstein... comment s'appelait-il déjà
?). Nous avons ensuite regardé deux autres épisodes de Six
Feet Under, y a pas à dire c'est pas la même catégorie
de divertissement.
En fait elle a une manière un peu amère de ricaner, Catherine Frot... Vous ne trouvez pas que la Frot amère ricane ? (surtout n'hésitez pas à m'écrire pour me remercier de produire d'excellents jeux de mots)
Les crèmes brûlées prises comme dessert ont permis à F de sortir un chalumeau dont j'ignorais la présence dans l'appartement. Elles lui ont également donné l'idée saugrenue de griller tout et n'importe quoi, mais j'ai su le retenir. Néanmoins, il eut pour idée, pour le dessert du dîner, de couper des pommes en morceaux, de les déposer dans un plat à tarte, de les faire cuire au four... et enfin de les saupoudrer de sucre et de leur griller les fesses. Une fois le dessert passé au chalumeau, le chat l'hûma.

Avant
cette recette de plombier gourmet, on avait profité de la grève
des transports pour faire les boutiques dans le quartier au lieu d'aller
à la salle de sport.
Au lieu de dépenser de l'énergie, on a donc dépenser
des sousous. J'ai donc enfin trouvé un remplaçant à
mon vieux jean adoré qui mérite un peu de repos, et... une
nouvelle paire de chaussures dont je n'avais absolument pas besoin mais...
elles étaient tellement jolies...
Nous devions aller voir Tosca à Bastille, mais :
- à cause des grèves, ç'allait être un peu
chiant de s'y rendre ;
- tout l'entourage de F disait que c'était nul ;
- on avait plutôt envie de rester à la maison pour se reposer.
A midi, on s'est donc dit qu'on n'irait pas, ce qui fut de bon augure et de bon aloi car pour cause de grève des techniciens de l'opéra, Tosca était présentée en version concert. De plus j'ai quitté le boulot à 19h, ça m'a évité d'enfiler mes bottes de 7 lieues pour être là-bas à 19h30.
" Et je fais quoi des places ?
- Bah tosca't'faire rembourser."
Non, je n'ai pas loupé ma vocation... ni de chanteur lyrique, ni de cadreur.
Et me voilà qui m'amuse pendant que le chat est parti et surtout pendant que d'autres passent des moments plus tristes... Des bisous et des pensées à celle qui lit ça et qui se reconnaîtra.
J'ai eu beau acheter le guide édité par le Bon Marché lors de l'exposition universelle de 1900, je m'en veux d'avoir manqué un ouvrage paru à la même occasion, ouvrage abritant dans un coin... une boussole. Deux fois en deux jours que je loupe un ouvrage intéressant, mais pourquoi ebay ne me prévient-il pas avant la fatidique seconde de fin d'enchère ? Et me voilà avec mes petits soucis sans grand intérêt.
Moins soucieux, mon essai de diaporama sur flickr, afin d'illustrer ma petite note sur Pampelune. Une petite note que je prévoyais plus longue, mais j'ai abdiqué au milieu de mes recherches d'informations sur cette ville. Cela dit je reste beaucoup beaucoup plus disert que Nathalie, dont j'attends les contributions sur la biennale de l'art nouveau bruxellois et sur le colloque nancéen du 19 octobre. Je crois en tout cas que flickr va me permettre de mettre plus de photographies en ligne. .Je m'y suis pourtant inscrit en avril 2006 : je suis un peu lent à la détente. Quoique bien prompt à me détendre*.
* bof.
Un petit coup de peinture sur la homepage et le menu (qui deviennent une seule et même page)... Je ne suis pas sûr d'être satisfait, je trouve ça un peu narcissico-prétentieux ce morceau de profil dans cette espèce d'ambiance feutrée, m'enfin ça fait toujours du bien de changer les papiers-peints de l'entrée.
Pense-bête : ne pas louper l'exposition sur Odilon Redon à Orsay. Qui qui veut y aller avec moi ?
Au menu ce soir, après une autre soupe de cucurbitacées et diverses activités sur écran, les épisodes 2 et 3 de la saison 2 de Six Feet Under. Episode 2 chiant comme un jour de pluie sans pain, mais heureusement épisode 3 qui reprend un peu du poil de la bête, Claire et Ruth étant décidément les personnages les plus intéressants à mes yeux. Cependant David sort de sa coquille tandis que celle de Nate craquelle, alors ça devrait pas être mal cette suite... En revanche Brenda m'a toujours exaspérée et elle continue...
Bon ben sinon n'hésitez pas à tester la recette des gâteaux secs puisque celle-ci est en ligne.
Juste
un aller-retour à la boulangerie, et rien d'autres. Vue la mousson
qui s'est abattue dans l'après-midi, on a bien fait de rester au
chaud. Pour une fois, d'ailleurs, c'est Ginou qui est venue déjeuner
à la maison donc bon voilà, y a pas grand chose à
ajouter... Ah si on a regardé un épisode de "Six Feet
Under".
Elle n'est pas jolie, cette giclette de soupe potimaron / courge noix-de-beurre
dans l'évier ? La noix de beurre c'est le nom de la courge, c'est
pas le petit plus à ajouter au velouté avant de le déguster,
d'ailleurs il était inutile d'ajouter la moindre matière
grasse à ce breuvage. La prochaine fois on prendra une courge avec
un nom plus amusant, j'ai pas de jeu de mots à l'esprit, or ça
devient urgent de glisser des petits calembours parce qu'on s'ennuie un
peu ici...
Pas
de FNOC pour le problème de la nouvelle imprimante, pas de Ganymède
pour m'acheter ce pantalon à carreaux vu la dernière fois
lorsque j'y ai acheté des pulls à losanges, juste une sortie
au cloub de gym pour 25 minutes de pédalage durant lesquelles j'ai
terminé la lecture de la bio d'Egon Schiele et pour du musculing
de jambes, avec entre autres cette machine qui m'a fait prendre conscience
de l'existence de muscles à l'intérieur des cuisses, appelés
adducteurs. Aïe aïe aîe, je vais encore me cogner des
courbatures engendrant une démarche de cowboy bourré d'arthrose.
Une grand première dans la cuisine aujourd'hui : de bons petits
gâteaux secs au citron. F en a ramené la recette de son récent
séjour en Italie, une recette qui nécessite l'utilisation
d'une levure à l'ammoniaque. C'est plutôt surprenant, et
l'odeur qui se dégage durant la cuisson est insupportable - mais
rassurante, ça veut dire que le composant chimique s'évapore
des gâteaux. D'après une recherche googlienne, en effet le
carbonate d'ammonium est utilisé dans les recettes
de gâteau... je ne sais pas si ça me rassure quant à
la nocivité putative* d'un tel produit, mais boudiou
qu'ils sont bons les gâteaux.
* Le gars qui écrit ça était étudiant en chimie. Merci.
Noël approche, alors je suis allé nonchalamment du côté
d'Ebay ; j'y avais il y a 2 ou 3 ans glâné des cadeaux assez
originaux.
Mais n'ayant pas mis les pieds sur le site depuis bien longtemps, j'ai
ordonné la charité dans le sens proposé par le dicton.
Voilà donc bientôt dans la boîte-à-lettres un
livre sur l'exposition universelle de 1900 (qui sera évidemment
l'objet d'une note sur mon vrai blog*), et
peut-être un jeu vidéo mais je ferai mieux de retourner voir
du côté de ce maudit modx
au lieu de penser à jouer...
* A propos de vrai blog, revenez demain, y aura du neuf chez Bécassine.
La vendeuse de journaux a toujours l'air un peu triste. Elle a pourtant eu un petit rire en me tendant la machine pour la carte bleue ; je n'ai pas compris pourquoi. Je n'y vais plus très souvent chez le marchand de journaux, mais j'avais envie de lire le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo ; je ne me rappelle pas les avoir achetés depuis les dernières élections. Mais évidemment ça ne suffisait pas, alors j'ai acheté Technikart - ça faisait un bail aussi - et Connaissance des Arts Photo car j'avais envie de me rincer l'oeil avant d'aller à la M.E.P.
La femme à l'arrêt de bus avait l'air un peu folle. Elle a fait remarquer plusieurs fois que le temps d'attente était vraiment long et qu'elle avait froid, elle a demandé plusieurs fois où allait le bus 64 et par chance elle s'est trouvé un comparse pour ce dialogue tournant un peu en rond sous l'abribus ; je n'avais vraiment pas eu de chance et j'ai donc attendu 20 minutes, dont 14 avec une autre femme qui me fit un sourire et un "bon courage" complice en montant dans ce fameux 64.
Mais oui mais oui, le F est de retour... Le reste n'a pas vraiment d'importance - à supposer qu'il y ait eu un reste aujourd'hui. Ah oui, un reste de légumes sautés du resto chinois.
Bon
ben voilà, les tracts, les affiches, le mailing... c'est fini.
Un peu dur cette fois encore de trouver une version couleur qui passait
bien en noir et blanc, je suis moins satisfait du résultat que
pour les précédentes éditions, mais bon... Le prochain
concert, c'est donc le 9 décembre... Et faut que j'attaque
le programme par la face Nord...
Cet espace blanc est sponsorisé par notre président de la
République.
Quand j'ai vu qu'un type, dans les vestiaires de la salle de sport, avait mis son slip à l'envers, je me suis dit qu'il y avait plus ridicule que moi et mon épisode de craquement de sous-vêtement. (Désolé mais après ces 4 derniers jours je fais light)
On
avait un peu peur que le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
n'ait pas de vestiaire - ce n'est pas précisé sur leur site
-, car Karelle repartant à 14h10, on avait la bagatelle d'un gros
sac-à-dos avec nous. Et là, forcément, certains d'entre
vous, bien que connaissant mon irrépressible soif de culture, vont
se demander pourquoi on est allés dans ce musée. Réponse
: pour l'exposition "de Superman au Chat du Rabbin -
les juifs et la bande-dessinée". Et bien là
je ne vais pas faire mon chieur car c'était très bien. Une
agréable scénographie colorée, quelques fims/interviews
pour dynamiser tout ça... nous voilà ravis. C'est jusqu'au
27 janvier alors n'hésitez pas.
Nous avons ensuite trouvé 30 minutes (ben vi on était un
peu pressés) pour parcourir vite fait l'exposition permanente,
et j'ai juste appris pourquoi le chandelier avait 8+1 branches. L'expostion
permanente est vraiment très bien, et des photographies contemporaines,
en lien avec chaque thème, agrémentent toutes les salles.
A noter également la très belle cour (et le bâtiment
dans son ensemble) de cet Hôtel de Saint-Aignan.
Direction ensuite un resto des halles où le sympathique serveur a un peu merdouillé pour nous amener la machine à cartes... nous obligeant à courir dans les couloirs du métro Montparnasse. Bon prince, j'avais pris le sac de Karelle sur mon dos et... demain je reprends le chemin de la salle de sport car je crois que mon coeur n'aurait pas tenu 1 minute de plus. Bon ben voilà, Karelle est partie, et je suis d'autant plus triste que c'était vraiment bien ce week-end.
J'ai fini cette journée en faisant un très long arrêt chez les Natof, avec entre autres amusements le jeu "Guitar Heroe"... je suis encore meilleur avec une vraie guitare, c'est pas peu dire.
C'est
bien plus facile de se lever le week-end pour aller faire des expos que
de se lever la semaine. Bizarre, non ? Nous voilà donc à
10h au Grand Palais pour l'exposition Design contre Design.
Le Grand Palais est l'inverse de la culture à bas prix, puisque
pour 10 euros vous avez droit à une pauvre exposition nettoyée
en moins d'une heure, pour laquelle vous devez rajouter 5 euros pour un
audio-guide. Pas d'audio-guide : pas d'explication, si ce n'est trois
phrases à la noix sur les murs. La thématique est pourtant
très intéressante, puisque les objets 1900 ou 1930 côtoient
ceux des années 1950 ou 1980 pour un jeu des similitudes. Je vais
ENCORE faire mon chieur, mais c'est franchement décevant. D'autant
plus décevant qu'en ouvrant le catalogue à la librairie
on comprend qu'il y a énorménent à dire sur le sujet
et qu'il va falloir tôt ou tard s'offrir cet ouvrage.
... On n'aurait d'ailleurs pas dû trainer à la librairie,
puisque l'on a soudain réalisé que l'on aurait eu le temps
d'aller à la séance de 11h50 du cinéma l'Arlequin.
On a donc tenté d'attraper la séance en courant un peu,
mais avec un gros loupé d'orientation à la sortie du métro
Sèvres-Babylone, on a loupé notre coup. On en a néanmoins
profité pour faire un petit tour dans le quartier (flûte,
c'était l'occasion de passer voir Bruno) et pour déjeuner
à une terrasse où l'on a tendu l'oreille pour s'amuser de
la conversation des deux dames de la table voisine.
Direction
ensuite l'autre séance possible du jour pour voir Alexandra,
de Sokourov, à l'Entrepôt, métro Pernety. On avait
quand même une heure à tuer avant le fim, et malheureusement
le quartier n'est pas fort adéquat pour une visite touristique...
ce qui ne nous a pas empêcher d'y tourner de-ci de-là. Et
Alexandra ? Alexandra est une femme russe qui va rendre visite à
son petit-fils, dans un campement militaire en Tchétchénie.
Alors là, le seul souci, ça a été la lutte
contre le sommeil. J'ai un peu piqué du nez à mon grand
désespoir car j'ai beaucoup aimé le film. Apparemment je
n'ai pas loupé grand chose, m'enfin ça m'a gâché
le plaisir.
Alors ensuite on a fait un grand saut de puce jusqu'à Répu,
et de Répu on a fait un autre graaand tour à pied jusqu'à
la maison, en passant par... le MK2 quai de Loire (où je me suis
fait plaisir avec deux saisons de Six Feet Under
d'occasion et Little Miss Sunshine). C'est pas
ce qu'on appelle un raccourci, et au bout de ces deux heures supplémentaires
de marche, on s'est enfin retrouvés au resto pakistanais du coin.
On a encore pu écouter avec intérêt la conversation
de la table d'à-côté mais alors là si je décris
les personnages on va y passer la nuit...
Après
une petite journée de travail bien calme, je retrouve Karelle à
Bastille. J'avais dans l'idée de retourner à l'Industrie,
et le hasard faisant bien les choses, elle avait la même idée
de retourner dans ce lieu qu'elle fréquenta lorsqu'elle habitait
Paris.
L'Industrie est un café restaurant bien vivant où l'inconvénient
majeur est l'absence d'apéritif anisé ; j'ai noyé
ma déception dans une entrecôte accompagnée d'un gratin
dauphinois. On quitte ensuite cet endroit tellement vivant qu'extrêmement
bruyant pour un graaand tour dans le quartier puis jusqu'à Rambuteau
avec pause pipi-café près des Blancs-Manteaux.
C'est plutôt maladroit de ma part d'avoir oublié mon appareil
photo pour aller à Beaubourg, puisque la vue depuis le dernier
étage mérite toujours un cliché, toujours le même
cliché, et puisque les oeuvres présentées dans l'exposition
permanente nécessitent parfois d'être immortalisées,
qu'elles fussent splendides ou affreuses, amusantes ou ridicules. Mais
qu'importe... Nous venions à Beaubourg pour :
- Giacometti. Voilà un sculpteur dont l'oeuvre
me plaît énormément, sûrement parce que, comme
Egon Schiele — dont je lis la bio en ce moment —, il a su
rendre belle la maigreur, celle-là même que je tiens à
bout de bras. (A contrario, je n'aime pas trop Boter.) Bref... Giacometti
donc, son oeuvre, son atelier... L'exposition présente une grande
collection de pièces, la plupart en plusieurs exemplaires, l'épreuve
en plâtre jouxtant le bronze final. Le plus surprenant chez Giacometti,
c'est la différence entre la rondeur de ses premières oeuvres
et les silhouettes longilignes qui l'ont fait connaître. Le moins
surprenant c'est qu'au bout d'un momeent, tout cela a beau être
très beau, c'est un peu toujours la même chose.
- Kiarostami/Enrice. Deux cinéastes aux nombreuses
similitudes font le parallèle entre leurs oeuvres respectives,
et filment leur correspondance. Ca a dû beaucoup plaire aux personnes
patientes qui connaissent et apprécient le travail des deux artistes,
parce que bon je voudrais pas être négatif mais moi bon ben
euh, j'avais autre chose à faire de regarder une bouteille à
la mer. Faut pas nous prendre pour des contemplatifs. Cela dit ça
m'a appris qu'il existait un cinéaste espagnol au nom d'Enrice.
- écouter la conversation d'à-côté à
la cantoche de Beaubourg. Madame était un peu pénible et
on se souviendra longtemps de cette phrase adressée à Monsieur
"Non mais tu veux aller au cinéma, tu veux aller au théâtre,
tu veux TOUT faire... Tu veux aller au cirque aussi ?"
Bon alors ensuite on a fait les boutiques et j'ai laissé Karelle dépenser ses sous dans un sac rose foncé à gros pois rouges. Ou l'inverse.
Le soir on n'a rien fait, enfin si, on a fait un graaand tour dans le quartier (rue de la Mare, rue des Envierges, rue Piat, rue de Belleville, bd de Belleville, rue Etienne Dolet, rue d'Eupatoria, rue de la Mare, rue des Cascades, passage Fernand Raynaud, rue de l'Ermitage, Villa de l'Ermitage, Cité Leroy, rue des Pyrénées) parce
[ note du 15.01.2008 : tiens tiens a fin de la phrase a disparu... ]
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