
Le mois se termine. Au 1er, j'avais glissé les clefs. Ce soir, j'ai récupéré quelques affaires oubliées, quelques affaires un peu encombrantes dans le bus puis la rue, mais c'est ainsi. Il est des poids moins visibles qui s'avèrent plus lourds à porter.
Parfois il suffit de peu de chose pour avoir son lot d'émotions.
Peu de chose : une photographie. Car au milieu de la très belle
rétrospective Annie Leibovitz qui a lieu à
la MEP
jusqu'en septembre, un seul cliché suffisait. Celui où les
White Stripes jouent au cirque au milieu d'un no man's land, avec le blanc
et le rouge pour éclat. Le vent, la lumière, l'horizon,
tous les éléments dnas lesquels baigne cette oeuvre m'ont
plongé pendant de longues minutes dans un état de stupéfaction.
Ebahi mon ami, ébahi.
Le reste de l'exposition, évidemment, est un plaisir pour les yeux
- un seul cliché ne suffisait évidemment pas -, et permet
de comparer les travaux de commande, plus ou moins mis en scène,
avec les photographies personnelles où la maladie et la mort ont
durement laissé leur empreinte, et permet de plonger aussi bien
dans le noir et blanc que dans les couleurs, chaudes ou tendres.



... Chaudes, comme la purée et tendres, comme le magret. Parce que chez Prosper, en terrasse, c'est pas mal non plus pour un déjeuner dominical... En tout cas le service est plus accueillant qu'à cette autre terrasse où une anglophone voulait une limonade sans bulles, et où j'ai pu faire mon crâneur avec mon bel accent anglais ; elle a pris une carafe d'eau.
PS. Le dîner d'hier est même en BD...
Il
y avait, au loin, un dîner à préparer, et plus près
la nécessité de retourner chercher quelques contrecollages.
Au milieu des deux occupations, j'avais prévu d'aller à
la guéprade, mais nenniniet, je ne l'aurais vue que de loin au
milieu de mon long et agréable parcours entre les métro
Poissonnière et Alexandre Dumas, via la rue Keller où un
certain A exhibait les flancs de son postérieur suite à
un accident de short auquel je n'ai pas assisté, moi-même
exhibant mes épaules car le petit pull enfilé par-dessus
un débardeur s'avéra in(sup)portable dès les nuages
levés.
Evidemment, je n'avais pas oublié de me faufiler chez Ted Baker,
où l'essayage d'un bermuda fut inutile (ils ont de grosses fesses
les mannequins Ted Baker ?), mais m'obligea à patienter devant
le rayon des chemisettes. Et alors ? Et alors j'ai craqué pour
une chemisette absolument délicieuse, pourtant je n'aime pas les
chemisettes mais voyez plutôt l'apparence du délice.
Des kilos et des litres de courses plus tard, j'entamai la préparation
d'un clafoutis aux framboises, puis celle d'un non-gratin de courgettes,
et enfin celle d'un plat de poisson auquel il faudra que je trouve un
nom m'enfin ce n'était que du saumon cuisiné avec oignon,
tomate, câpres, olives, et julienne de légumes mais appelons-la
plutôt Jacqueline.
Après avoir accueilli J, accueilli C, accueilli N, dérangé
un voisin de palier encore humide pour un tire-bouchon, reniflé
un objet étrange qui se trouvait être un poivrier, explosé
une pauvre framboise sur le balcon, manqué d'éborgner C,
s'être délecté de Gewurtz et de Demoiselle, il était
temps de mettre un terme à cette chaude soirée. Voilà.
Tiens,
c'est même en BD...
Il y a bien mieux que le masque anti-fatigue pour retrouver mes vingt ans. Il y a ça :
Aaaahhh...
Et puis ça :
Aaahhhhh
Ce déjeuner pour lequel Th et moi ne devions retrouver que Nath, finalement nous y retrouvâmes également Cath, en proie à quelque hystérie pécunière en ces périodes de soldes. Ayant prévu un apéritif allongé - vous noterez l'accord de l'adjectif - chez O en fin d'après-midi, elles me donnèrent rendez-vous à 19h, rue d'Uzès.
A 20h07, lorsque mon téléphone sonna, j'étais bien tranquille chez moi, me demandant par quoi j'allais commencer : le rangement de mes vêtements maladroitement entassés, ou l'essai de ce masque anti-fatigue qui me redonnerait le frais visage de mes 20 ans. 20 ans ? Ok, le frais visage de mes 30 ans. Donc le téléphone sonna. J'avais oublié le rendez-vous. Et alors ? Mais enfin.... j'y courus bien sûr !
Ellipse, métro.
" Allo O ? Oui je suis au numéro 2 !
- Ah ça tombe bien, c'est au 5 bis."
Ce dernier dialogue était beaucoup plus drôle à l'oral. Tout le monde d'ailleurs fut assez drôle à l'oral, mais Cath, pitié, calme-toi sur la bière.
Evidemment ! Evidemment ! Les soldes ! Bon alors voilà, un petit tour inévitable chez Ganymède, une valeur sûre de l'avenue Gambetta, pour un petit polo plutôt simple mais pas vraiment à tomber, un très joli pantalon (en laine... vivement l'hiver) et une très belle chemise Ben Shermann, pas du tout "slim fit" malgré l'étiquette, mais qu'importe la coupe le tissu est splendide, d'ailleurs ça se fête il restait du champagne.



J'avais déjà eu un aperçu de son travail sur son blog de peintures, mais voir des toiles accrochées dans son appartement m'a donné une vraie idée du travail de Jim, un monde étonnant, très joliment coloré, très joliment ailleurs. Ailleurs, c'était aussi au fond du verre, là où un palet breton donnait une note sucrée à un dessert surprenant. Mais les verres, les verres, faut-il vraiment en parler ? Qu'importe le flacon, même sponsorisé par une boisson gazeuse au cola, pourvu qu'on ait la légère ivresse d'un vin blanc.
Et petit à petit je me réinstalle. Quelques disques de Barbara ont donc intégré mon nouvel espace de vie, me permettant de changer le fond sonore de mes parties de soirées casanières et d'écouter avec joie et émotion des titres comme celui-ci :
Des titres comme celui-ci, parce qu'il fallait choisir, non non non il n'y a pas toujours des allusions dans ce journal.
Il n'aime pas être en retard, ce cher Nico, mais il a pourtant bien failli nous faire manquer le début de "Melancholia"... à supposer qu'il eût été problématique de manquer le début. Car si la mise en scène épurée m'a plu et si les chanteurs ne m'ont pas fait grincer des dents, on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose dans l'opéra de Haas, en particulier dans la première partie où l'on nous rabache que Lars est un mauvais peintre, est un mauvais peintre, est un mauvais peintre, ad lib. Et ce pauvre Lars, en plus d'être un mauvais peintre, se fait virer comme un malpropre de son nouveau haus sweet haus par son logeur, qui voit d'un mauvais oeil que sa nièce soit amoureuse de ce Lars. Trop la guigne, le Lars. Bon alors ensuite il va picoler et puis il revient chez lui et on lui redit que vraiment non non non il ne doit pas rester. Et voilà. Lars les gondoles à Venise, hein...



Pour ressentir un peu de plaisir, j'ai eu la bonne idée d'aller ensuite rue Keller à la Dorothy's gallery, où trois artistes exposent leurs oeuvres joliment complémentaires : Katrin Vierkant et ses photographies très poétiques jouant sur les reflets, Maia Roger et ses amusants humains animalisés, et surtout Valentine Fournier et ses petites boîtes pleines de malice, qui à elles seules méritent que vous alliez illico chez Dorothy (qui de surcroît est une personne vraiment chaleureuse). Bon, profitez-en évidemment dans ce cas pour traverser et voir ou revoir mes photos, et puis goûtez-donc aussi la sauce aux noix mais n'y allez pas le lundi c'est fermé ah oui et attention ça va fermer une semaine début juillet a priori la première semaine.
Cette jolie après-midi s'est close chez les Natof, où la mini-Nat avait comme l'envie de s'entraîner au lancer de javelot, et lançait un peu tout en l'air*, puis s'est re-close chez les SanFran pour une remise des clés du boulot qui m'évitera de me lever une heure plus tôt demain. euh... d'ailleurs il est très très tard là, faudrait pas pousser mémé dans les oreillers ?
* Evidemment ce n'est pas tout à fait vrai j'en rajoute un peu vous me pardonnerez. Non ? Si ? Non ? Ah.
J'aurais aimé grassematiner en ce premier jour d'été, mais c'était sans compter sur un crétin à micro qui avait choisi ce jour pour mettre un peu d'animation au marché de Charonne, juste en-dessous de ma fenêtre. Je suis décidément maudit... et j'étais sûrement encore endormi quand j'ai mis le linge dans la machine à laver et déclenché le programme. Une fois le programme terminé, j'ai réalisé que je n'avais pas mis de lessive et que j'allais devoir raconter ça dans mon journal au risque de ne susciter aucun intérêt.

Quelques
occupations diverses et c'était déjà le début
de l'après-midi, je partais donc chez N+ pour quelques tirages
attendus. Les yeux du vendeur étaient bleus, le ciel était
bleu, la chaleur était bleue, pourquoi un jean ?
Je trainais ensuite mes sandalettes dans quelques arrondissements impairs
: rue d'Hauteville où la chanson "La complainte des filles
de joie" sortait d'un bar, rue Saint-Denis où les mêmes
filles de joie* patientaient sans complainte sur les pas de porte...
Un
premier arrêt pour m'abreuver au son d'une mini-fanfare, c'était
bel et bien la fête de la musique. Un deuxième arrêt
chez Abraxas pour remplacer ma vieille bague de secours** par un peu de
blancheur so chic. Un troisième arrêt chez Spontini
qui anticipait les soldes pour m'acheter une chemise rouge carmin, mais
point de 37/38 : va pour la blanche à points noirs au revers en
négatif so chic. Un quatrième arrêt chez
le so chic Ted Baker pour repérage pré-soldes.
Point de cinquième arrêt avant de prendre le métro
à Saint-Paul... c'est bien joli de faire du shopping-shoppong mais
faut bouffer mon gars et aller chez Franpricard...
Un saumon-légumes plus tard, direction Jaurès pour quelques bulles au 6ème sans ascenceur et un ciné avec La Nouvelle vie de Monsieur Horten, un film débordant d'humanité offrant quelques pointes d'un humour joliment décalé. Je m'attendais à plus de pointes, mais je suis sûr que ça plaira beaucoup à Karelle. La conjonction qui relie ces deux propositions est-elle judicieuse ? Non.
* Celles qui font de la Formule 1 sont-elles des alainprostituées ?
** Pour ceux qui ne suivent pas j'en ai perdu une il y a quelques semaines.
Tilt. Parfois, ça fait tilt. Et si, au lieu de prendre trois semaines de vacances en août, je m'extirpais de Paris une semaine en juillet ? Parfois je m'étonne moi-même d'avoir des idées géniales comme celle-ci.
Bon ben on va se limiter à ça pour aujourd'hui.
(Bon alors en fait je voulais mettre l'allegro de la n°25 mais il se télécharge pas)


Une terrasse rue du Cygne où l'on s'est retrouvés. Le demi-citron ne faisait pas partie du vocabulaire du serveur au jean trop slim et Cath, au deuxième verre, n'eut droit qu'à une tranche qui ne masqua pas l'amertude faiblarde du breuvage. Il faudra donc aller sur la place Gambetta pour un peu de sirop ? Nath quant à elle se contenta d'un verre de Cahors au R oublié, et l'on compris que ce même serveur avait sous l'accent quelques origines étrangères qui justifiaient la tranche. Et moi ? Je restai sobre, me contentant de cette assiette aux accents, eux aussi, d'ailleurs. Parce que finalement c'était pas mal aujourd'hui, de finir sur une palette m'emportant ailleurs.
Ne lisez pas la suite si vous voulez aller voir le film "Sagan".
Je n'avais pas lu les critiques avant d'aller voir Sagan,
mais OdB* m'avait dit qu'il avait aimé, et quand bien il me l'aurait
déconseillé j'y serais allé puisque rendez-vous était
pris avec Cath qu'on appellera Oupscat
pour ne pas mélanger les Cath...
Mais seulement voilà... voilà un film que j'aurais aimé
aimer, parce que le personnage, parce que l'actrice, parce que le feeling
pré-séance. Mais je ne garderais en mémoire que Jeanne
Balibar, toujours aussi suave, inimitable, sensuelle, grave, gaie, tourbillonnante,
intouchable. Le reste ne m'a paru qu'un téléfilm mollasson
où l'on avait oublié la beauté d'un plan ou d'une
lumière, un biopic sans intérêt (puisque de surcroît
j'avais lu la bio de l'écrivain), avec un parti pris kurysso-testudien
assez gênant : l'imitation de Sagan par l'actrice, que j'ai trouvé
insupportable au début pour au final m'y habituer, lorsque le surjeu
se calma un peu sous les drogues et les amours féminines.
Nous sommes donc allés noyer notre déception chez Prosper où le magret était aussi parfait que la purée.
* Je fais encore dans le private joke sponsorisé par les ChickenRillettes®, ça va finir par énerver mon lectorat.
C'est pas le lundi Docteur House ? Ah si. Ah non on me dit que non. Ben pourtant...
(Cette private joke était sponsorisée par les crêpes aux rillettes ChickenRillettes®)

Découvrant
avec précision et émerveillement qu'il ne me fallait que
seulement 9 minutes pour atteindre la place de la Nation à pieds,
j'arrivai vers 10h chez les Natof après une pause à la pharmacie
: le vin rouge de la veille était encore présent dans mon
esprit*. Direction le Salon du timbre avec la
Nat, où nous espérions trouver un peu d'inspiration artpostalienne.
Mais... non : le salon est surtout un événement pour les
philatélistes. Néanmoins, un atelier Art Postal nous permit
de nous poser un moment pour une séance découpage-collage-coloriage
à l'issue de laquelle j'avais réalisé une enveloppe
absolument affreuse, tellement affreuse qu j'ose à peine la montrer.
On va dire que je manquai autant d'inspiration que de matériel...
En terme de collage, on préfèrera donc les reliquats d'affiches
de la station Porte de Vincennes...



Ellipse, sieste
Nous avions rendez-vous avec Fred, Agla et les CathMag à l'UGC Bercy pour voir Sex & the City. Comme je suis bon public pour rire face aux chutes de sushis ou pour pleurer** face à toute marque de sentimentalisme, je ne suis pas ressorti de la séance avec le sentiment et la litote d'avoir vu le film du siècle, mais avec celui d'avoir passé un bon moment sans prétention. Bon évidemment ça s'est ENCORE terminé par un dîner, et nos chemins se séparèrent vraiment cette fois.
* Halte à la piquette ! Oui aux grands crus !
** Mince, je casse mon image de gros dur.
Où il était convenu que je me reposerais, suite aux précédentes nuits, courtes ou écourtées. Mais... non.
Levé relativement tôt pour quelqu'un qui comptait effectivement grassematiner, je déjeunai d'abord chez les Natof, replongeant dans le passé au Monoprix du bd de Charonne pour un poulet fermier.
Ellipse, sieste.
Direction la Cité de la Musique pour voir à 20h "Happy
end", film d'animation basé sur le conte du
Petit Poucet, accompagné par l'ensemble Ictus. Moi qui avais envie
de voir quelqu'un chose de "différent", ma foi je fus
bien servi.
Le film d'animation, au graphisme grisé, transposait l'histoire
dans une banlieue et ne laissait pas la place aux personnages - si ce
n'est à deux reprises, avec les superbes esquisses en boucle d'un
corps d'enfant allongé. Des phrases en plusieurs langues se succédait
également sur l'écran, complétant le récit
des deux voix off (féminine en français, masculine en anglais)
légèrement déformées, comme robotisées.
La musique (contemporaine, cela va de soi) habillait savamment le tout,
mais j'ai surtout été absorbé par l'aspect visuel
de ce tout. Au final : un mélange captivant.
Il n'était que 21h10 quand je quittai les arrondis architecturaux de la Cité de la Musique, pour retrouver CKBB et Jim. Dîner aux tarifs surréalistes puis balade sur les quais, nos chemins se séparèrent dans le métro.



PS. Dois-je avouer que je me suis acheté du "Age fitness" de chez Bioutherm ? Non, je ne dois pas.
C'est étrange et rassurant, car tout s'est déjà envolé. Nous serions en automne, j'oserais une métaphore aux feuilles rousses. Mais la saison est aux fleurs ; attendons qu'elles s'ouvrent.
J'étais allé à la rencontre de l'installation de Richard Serra quand ce journal était tremblant. M'y revoilà en amicale compagnie ageno-kellerienne, dans ce cimetière aux 5 stèles où la nef du Grand Palais nous sépare des cieux. Sous l'immensité. Sous l'apparente fragilité. Sous cette dichotomie de métal où l'on errerait pendant des heures.



Des
heures, certes, mais les heures qui s'accumulent nous font nous interroger
tardivement sur le lieu où dîner. Direction la Potée
des Halles, car conseillée. Très bon conseil qui me
font découvrir une table agréable, un accueil très
sympathique et un décor aux faïences de Sarreguemines de 1905
qui vont me permettre enfin de retrouver le chemin du balcon.
A l'issue, il est encore bien tard, et peu enclins à véliber
c'est à pied que nous rentrons. La marche à pied y a rien
de mieux pour digérer du cochon de lait et des profiterolles sans
risquer de mourir.
Mais pourquoi n'y a-t-il pas d'éclairage urbain dans certaines rues du 15ème arrondissement ?

On pourrait voir uniquement de l'exotisme dans le déjeuner du jour, si l'on se limitait au fait que l'on était dans ce sympathique petit restaurant mauricien de la rue Orfila. Mais nul exotisme dans l'ambiance de ce repas. De confidences en trivialités, à l'image de nos discussions via internet ou téléphone depuis quelques semaines, nos paroles ont survolé les plats et ajoutèrent une maille à cette amitié qui se construit. Mais n'était-elle pas déjà construite ?

La
rue de Rivoli est pleine de surprises car il y a deux magasins H&M,
c'est incroyable non ?, tellement incroyable que j'ai acheté des
chaussettes et des slips dans l'un des deux, à savoir celui qui
vend des vêtements pour hommes. D'ailleurs j'aurais pu illustrer
un peu ce mois de juin en montrant ma nouvelle garde-robe, c'est un peu
moins mon journal ici sans photos...
La rue Keller est décidément elle aussi pleine de surprises...
Saviez-vous qu'on y mange des gnocchi au kamut qui ressemblent à
des raviolis asiatiques ?
Note à moi-même : déposer le concept
de gastro-glamour® inventé hier.
Deuxième note à moi-même : ne pas
oublier kamut pour la prochaine partie de scrabble®.
Troisième note à moi-même : m'assurer de l'orthographe du nom de la nouvelle mini-Karelle qui a vu le jour il y a 6 jours... Luz ?
PS. Je ne suis pas sympa car le dîner était vraiment delicious (watzzewezerlak ?), même si je me suis fait traiter de connasse paranoïaque par une bécasse premier degré.
Après m'être couché vers 4h15 et avoir eu du mal à trouver le sommeil, j'aurais aimé dormir un peu. Mais c'était sans compter sur le vide-grenier du boulevard. Les videurs de grenier devant mal être mal garés, dès potron-minet* ce fut concert de klaxons. Puis, Gilles (ah oui je fais les présentations Gilles c'est mon nouveau colocataire, pour ceux qui suivent j'ai déjà parlé de lui ici) participant au vide-grenier ** ben avouons qu'il a fait un peu de bruit, auquel on ajoutera la lumière du jour et mon état actuel qui, curieusement, m'empêche de dormir beaucoup, voire suffisament (et j'ai l'impression de péter la forme). Et donc ? Je me suis levé et j'ai aidé Gilles.
Direction ensuite La cantine de Quentin au 52 rue Bichat, au brunch très agréable et à la compagnie non moins agréable, j'étais d'ailleurs moi-même beaucoup plus calme qu'hier... ce qui ne gache probablement rien pour l'entourage. Bref on abrège et on arrive au cul posé sur les quais du canal Saint-Martin après que Nico nous a rejoints et je repasse au boulot chercher mon ordi... et surfer aussi un peu et voilà salut Sandra voilà les clés allo Anne ? ah oui ok on dîne ensemble à l'Assassin...
Bon je vais me coucher oui ou non ?
* Une courgette efféminée est-elle un potiron-minet ?
** De bénitouille ?
Il aura donc fallu courir jusqu'au dernier moment, acheter une chemise
noire, se changer chez les natof, trouver un livre d'or, et même
changer de chaussettes sur le boulevard Voltaire... pour arriver enfin
mais peu présentable à l'épigalerie vers 17h. Un
coup de rafraîchissement va chez la voisine je crois qu'elle y est...
et hop, j'endosse la panoplie du gars qui expose et qui s'expose.
M'enfin les gens ont été très gentils avec moi, y
en avait pour tous les goûts dans les photos et dans les crêpes
et j'ai fait la connaissance de pleeeeeiiiiin de blogueurs, de blogueuses,
de commentateurs, etc. Merci à tous ceux qui sont venus, l'ambiance
fut vraiment chaleureuse et amusante. C'est juste un peu dommage que certains
blogueurs aient fait leur timide et ne soient pas venus se présenter
(ou saluer Nico d'ailleurs).
Bref... le vernissage, comme pas prévu, c'est terminé à
22h30, et la soirée s'est poursuivie par un rot au petit Keller
pour se terminer par une coupe de champagne au China Club... une seule
coupe parce que bon euh... je crois que j'avais déjà bien
assez bu de vin rouge comme ça.
(Faut que j'arrête, je vais passer pour un alcoolique)
Merci à tous ceux qui sont venus, qui ont mis de l'ambiance, et surtout merci énormément à ceux qui ont prêté main forte pour cette soirée : Fred et ses copines pour les crêpes, les filles (Anne-Claire et.... euh.... aarggh j'ai un trou de mémoire) pour le service, Bruno pour la Fiat 500 et the King of the épiciers pour l'organisation du vernissage, l'organisation de l'after, son courage face à la souffrance et globalement pour tous les aspects concrets et impalpables de ce projet en commun.
Lourdes hésitations pour décider comment je vais m'habiller ce soir, la météo étant versatile et une grande partie de ma garde-robe n'ayant pas vu de machine-à-laver récemment.
Bon ben voilà c'est le grand jour aujourd'hui : pour la première fois de ma vie je vais manger des crêpes aux rillettes...
Bon alors en fait quand on vend des photos, il faut les numéroter... J'avais donc décidé, histoire de faire bien les choses, de tirer 5 exemplaires de chaque photo, parce que voilà cela me paraissait un nombre correct. Mais en conséquence je me suis retrouvé avec l'obligation de numéroter et signer chaque photo (faites le calcul puisque il y a 26 clichés en tout), sans oublier la nécessité de faire un certificat d'authenticité, de protéger la photo dans du papier cristal, de glisser chaque photo dans son enveloppe et de noter à nouveau les infos sur l'enveloppe pour ne pas se compliquer la vie. Evidemment ça a engendré une ou deux ratures pour lesquelles je me maudirai jusqu'à la nuit des temps.
... En tout cas ça m'a bouffé une bonne grosse partie de la journée, heureusement que j'avais prévenu mon patron et mon agenda.
Evidemment, une fois tout cela terminé, direction la boutique pour faire l'accrochage et pour... voir CKBB ! (cri de joie hystérique).
Et quoi d'autre ? Ben Alessandro nous a cuisiné de très bonnes pâtes, faut juste faire gaffe y a pas de boulon sous la chaise.
Dîner chez "Comme cochon" avec B, qui porte très bien la barbe, que je n'avais pas vu depuis extrêmement longtemps et qui n'a pas le sens des raccourcis pour prendre le métro...
Bon en plus de ce très bon moment avec B, la bonne nouvelle fut du côté de mes recherches de la veille : j'ai trouvé les enveloppes et le papier...
Bon alors je cours un peu partout, un rythme plus harmonieux devrait revenir la semaine prochaine... Il fallait en particulier retourner chez N+, puis essayer de trouver des enveloppes cartonnées et du papier cristal pour protéger les photos... mais j'ai fini bredouille et bredouillant.
Je suis le 10
000ème commentateur de SpicyNico et j'ai rien gagné.
Rien. Nib. Que dalle. Nada. Niente. Nichts. Goulabiak rad !
Remboursez !
Le message de samedi m'avait soulagé : les photos étaient prêtes. Nous revoilà donc avec N chez N+ pour récupérer les oeuvres... et repartir. N a donc tout en main pour un accrochage optimal... et moi me voilà le soir à plancher sur les cartels, les noms à donner aux photos, les détails à finaliser, penser à imprimer ceci, penser à acheter cela... Ca approche à grands pas et j'ai l'impression que ça approche trop vite. Et puis étant données les circonstances "surréalistes" - pour reprendre un adjectif glissé dans un mail - de ce vernissage, je rêverai presque de disparaître le 7 juin entre 18h et 21h. Y aurait pas un sosie dans le quartier ?
Manque de bol, le soir, la connexion chez J est dans les choux... certes ça m'oblige à travailler sur tout ça mais comment je fais pour envoyer les mails prévus ?
Et j'y ai glissé les clefs.
La rue des Pyrénées n'est plus mon adresse, mais je continuerai à l'arpenter d'un bout à l'autre : dois-je changer de nom de domaine ? Question en suspens, mais la réponse semble évidente.
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...
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