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La vie oblige parfois à tourner des pages... Restent les souvenirs.

Le journal de l'Arno n'était pas uniquement celui de l'Arno ; il prend donc une pause pendant un certain temps...

 

Mardi 10
Bonne fête moi-même.

Les écrans de télé LCD ? C'est pas l'idéal pour Nicolas qui regrette son achat... Direction donc le 79 rue de Provence, où l'on poirote 1 heure, et pour se faire plaisir on déjeune dans une très bonne brasserie à la déco sympa, Porte de Passy. Pour moi : crépinette de daurade farcie à je-ne-sais-plus-quoi et gnocchis, ainsi qu'un tiramisu délicieux.

Lundi 9

Ciel bleu, balade des Halles aux quais de Seine...

Un tour à la librairie Nation pour m'acheter un exemplaire de la collection Patte de Mouche, puir dîner-DVD at home with los Natoves. Le DVD, c'est "Les autres" : Nikolquideumanne nous pique sa crise à cause de portes qui claquent et de planchers qui craquent... Hystérique, j'vous dis.

Dimanche 8

Balade dans le 5ème et le 6ème, et dîner dans un restaurant qui squatte la maison où est mort Verlaine. Le pauvre doit se retourner dans sa tombe : la musique c'est Dalida et l'insupportable Francis Cabrel. Au secours. La déco c'est hétéroclysme sans âme. Au secours. La bouffe, c'est correct mais au secours quand même.

Samedi 7
Let's go to the Bibliothèque
Because I have some disques to take.

Après un tour côté livres à la bibliothèque pour y emprunter un livre sur les enluminures - un peu moche mais avec quelques idées à piocher, je squatte un petit moment les rayonnages endisqués pour y trouver mon bonheur : Chet Baker, Cure, Sinead O'Connor, 16 Horsepower, The Breeders. Chet Baker fait un peu tache mais il faut que je parfasse ma culture jazzy.

L'après-midi se passe chez Patrick, pour un petite séance de création de site. Je fais la connaissance de Sybille, dont on a déjà aperçu les créations ici (si si : les bagues de Nathalie). Le gâteau de G. n'est pas très bon, mais ... tant pis. On ne lui en tiendra pas rigueur, on ne le connait pas

Enfin, le dîner est indien, et le ciné est Breillatien. Je n'avais jamais vu de film de Catherine Breillat, or il faut bien se cultiver et avoir de quoi blablater dans les dîners... On va voir donc "Anatomie de l'enfer". Fabio voulait voir un film drôle, et justement, il s'avèrera qu'il rira à deux-trois reprises devant des scènes, heu... too much. Moi, je suis moins critique, sauf sur le jeu des acteurs qui m'a un peu gavé avec de surcroît leurs longues phrases que je n'écoutais même pas. Après avoir lu l'interview d'Amira Casar dans les Inrocks, je m'attendais à bien plus hard. Et au final, j'aurai retenu une très belle photo, voire de très belles photos, une réflexion assez intéressante, les talons qui raisonnent dans la maison presque vide, un style.

Vendredi 6

Coupe-tif, librairie et Monop, ma vie n'est qu'un éternel recommencement. Miracle, je trouve cez Folies d'encre "les mousquetaires de la résurrection", de Pierre la Police, formidable oeuvre gangrénée par la folie (d'encre), qui parut jadis dans les Inrocks...

Pour finir, festoyons ensemble pour l'anniversaire de Pol.

Jeudi 5

Rendez-vous à l'ANPE incontournable mais inutile (et vice-versa)... Et rendez-vous en fin d'après-midi, avec les Natof et les Pana, au Musée d'Orsay pour l'expo "Aux origines de l'abstraction". Expo très intéressante, portant sur le passage du figuratif à l'abstrait à partir des découvertes scientifiques sur la couleur ou à partir de l'envie de retranscrire en peinture la musique. Mais je vais faire mon ronchon : il faudrait qu'Orsay copie sur Beaubourg et file aux visiteurs un petit support à lire pendant la visite. Because la lecture d'un grand panneau de blabla (instructif au demeurant mais limite imbuvable) avant de s'avaler plusieurs toiles sans se rappeler le blabla sus-cité, c'est pas idéal au niveau de la pédagogie. You see what I mean ? Mais, après réflexion, c'est peut-être mercantile : pour mieux comprendre on achète le petit livret (qui ne coûte que 3 euros et qui fait un souvenir) ; mais on l'achète après. Bref, à part ça, superbes toiles de Turner, de Redon ou de Whistler, splendides couleurs de Kupka, et trucs pas beaux que j'ai pas aimé mais bons les goûts et les... couleurs. J'ai pas trop aimé non plus le dîner-dînette aux cafés des hauteurs, en plus j'avais un mal au crâne absolument affreux.

Mercredi 4
A la Ste Véronique, fais-nous une petite chronique...

Voilà bien longtemps que je n'avais pas écouté l'album dit "à la banane" du Velvet Underground. Ca me plonge dans tellement de souvenirs, ça, c'est madeleinedeproustien. Pour moi, un de mes premiers albums cultes, le Velvet and Nico. Je venais d'avoir 18 ans, j'étais beau comme un enfant, fort comme un hoooommeeeuuuhhh. Hum... là je me trompe, c'est Dalida. De ma naissance jusqu'à l'âge de 18 ans, je m'abreuve avec modération de la musique qu'écoutent mes parents (les yéyés, Elvis, Beatles, Maxime Leforestier, Leny Escudero, etc.) où que m'offrent les médias (Madonna, George Michael). Je n'éprouve alors pas le besoin de m'acheter des disques. La musique n'est pas encore un plaisir entraînant dans ma cervelle adolescente d'Arnaud des dérives compulsives. Premier choc : REM. Ils débarquent en France avec Losing my Religion, mon père m'offre l'album Out of Times, je suis en Terminale, je l'écoute en boucle. Premier CD acheté : un best of de Téléphone, parce que j'avais envie de rien, et que ça, pourquoi pas, c'était sympa quand on l'écoutait au foyer du bahut. Puis j'arrive à l'INSA, il y a un club CD. Je tiens la permanence le mardi soir, et je découvre "Trompe le Monde" de The Pixies, et surtout "Hatful of Hollow" de The Smiths : même si au début la voix lanscinante du chanteur m'énerve, je suis fasciné. Envoûté. Je découvre qu'on m'a caché plein de choses, qu'il y autre musique que les tubes de la radio. Et puis il y a Jhules et Syvain qui écoutent le Velvet ou PJ Harvey dans la voiture, sur le chemin... Alors j'ouvre un oeil, je tends l'oreille. Je m'habitue à ces nouveaux sons... Et voilà où j'en suis aujourd'hui. A fuir ce qu'on veut me faire écouter. A ne pas supporter les visages de Placebo dans les rames du métro. La culture n'est pas un produit. Voilà bien longtemps que je n'avais pas écouté l'album bananier du V.U... ça fait du bien. Et ça fait bien 10 ans que j'ai pas écouté l'album de Téléphone.

Mardi 3

Juppé a décidé de ne pas partir au ski. C'est bête, l'air frais c'est bon contre les soucis et les grosses rides du front... Et pendant ce temps-là, y a crêpe-partie cours de Vincennes.

Lundi 2

Avec Nat, on essaie une fois de plus de profiter des soldes. On descend à Châtelet, on suit le petit panneau bleu "Rue de Rivoli". On le suit, on le suit, et... on se retrouve au point de départ, presque sur le quai du métro. Fou rire garanti ! Deuxième fou rire au rayon chapeau de la Sama... la photo en atteste. Puis chez Colette, c'était moins poilant, c'est de l'étalage de thunes : surtout ne pas sourire, ne pas péter, ne pas se marrer, ne pas avoir l'air fauché. Dommage, il y avait des bouquins de photos pas mal, mais bon...

Soirée téloche avec "Les virtuoses". C'est pas mal, même si je ne suis pas complètement concentré dessus, m'appliquant à peindre un peu... mais je ne suis définitivement pas un virtuose du pinceau.

Dimanche 1er février

Virée à Cormeilles pour voir les Céluc, Charlette, Mathilde et la webcam qui ne veut pas fonctionner. On remercie Windows et on reste zen...

Téloche : "Sixième Sens". Brou Souilisse aide un petit garçon un peu bizarre et rend sa femme toute triste. On 'a pas des vies faciles, vraiment.