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Samedi 31

La batterie de la voiture est enfin rechargée, mais quelqu'un a eu la bonne idée de nous piquer nos essuie-glaces... Ca tombe bien : il flotte. Puis Nat nous fait goûter son excellent brownie, et enfin nous découvrons qu'Olivier réussit à merveille le... le quoi déjà ? Je ne me rappelle pas le nom du plat mais c'était très bon. Dîner à faire plus souvent avec MRG et OT, de surcroît j'ai oublié de prendre une photo. Pour une fois...

Vendredi 30

Ciné : "21 grammes". La question du jour : la déconstruction est-elle une plus-value artistique ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que j'ai énormément aimé le film, malgré une pointe d'agacement sur la puzzlisation à outrance, mais que sans cette déconstruction, le film n'engrangerait peut-être pas autant d'émotion. Les acteurs masculins, en tous les cas, font mouche, et Charlotte Gainsbourg est vraiment toujours aussi délicieuse.

Jeudi 29
Bon anniversaire Luc

Cette fois, c'est au Père Lachaise que je vais faire des photos, suite à la neige tombée cette nuit. Je n'y suis que vers 13h, le soleil a facilité le phénomène physico-chimique qu'on appelle fusion, ma batterie n'est pas au mieux de sa forme, mais il reste de quoi jouer un peu avec les contrastes et les statues... Je reste tout de même un peu déçu de mes clichés. J'espérais faire mieux...

Mercredi 28

Atelier d'initiation à Illustrator, afin de pouvoir illustrater un minimum. Direction ensuite Beaubourg, pour l'expo Sophie Calle. Après Neaud, on atteint presque avec Calle la quintescence de l'autobiographie lorsqu'elle se fait suivre par un détective, ou avec "Douleur exquise", mais la comparaison de sa souffrance avec celle d'anonymes replace Calle dans la foule de ceux qui ont pleuré. Au final, point de narcissisme de sa part, nulle part, mais quelques anecdotes amusantes empreintes parfois de résilience, ou bien un intérêt pour l'autre dépassant tout altruisme de base, toute compassion, quand elle interroge des aveugles sur leur vision de la beauté ou quand elle rend hommage à Bénédicte Vincent. Bref : j'ai maintenant envie de découvrir les autres créations de l'artiste.

Un petit resto vite fait après l'expo : Dame Tartine. Resto ? C'est beaucoup dire. Disons, heu... brasseriette ? Mes lasagnes et mon gâteau étaient bons mais d'autres que moi ont été déçus. Par contre la déco faisait l'unanimité : les tableaux exposés étaient moches.

Mardi 27

Journée enneigée... Alors, quelques clichés :

Ciné : "Violence des échanges en milieu tempéré". Un excellent titre à mon goût pour un très bon film, pour lequel on ne sait pas si la critique de la boîte de consulting est réaliste (leur slogan, ça le fait pas, désolé). Que faire quand notre travail va à l'encontre des opinions socio-politiques que l'on s'est forgées ? Le film montre le point de vue d'un jeune homme à la blondeur angélique et d'un brun austère limite vampire. Alors... Délit de faciès ou de couleur de cheveux ?

Lundi 26

J'ai rendez-vous à 10h à Répu avec Nathalie, et je la retrouve tout au fond de chez Habitat au milieu de lampes qui ne sont pas du tout assorties à son style.
Après un café dans un troquet, nous allons au labo-photo où elle développe ses clichés. Je pénètre pour la première fois dans un tel endroit rougeoyant, où je découvre le plaisir de voir apparaître les photos dans le bac...

Déjeuner au Zango, puis nous traînons sous la pluie et dans un nouveau magasin de chaussures rue de Rivoli, où, ô miracle, je m'achèterai une paire. Nath, elle, ne veut pas s'acheter un nouveau parapluie rouge, ce qui ne serait pas du luxe étant donné l'état de celui qu'elle tient. Direction ensuite le café Le Rostand, à Luxembourg, après un passage chez Gibert Livres. J'en profite pour obliger Nathalie à lire du Villovitch et du Echenoz. Le revolver sur la tempe, elle ne peut que se soumettre à ma volonté prosélyte.

Voilà... Ce fut une bien agréable journée ! Elle se termina par une tentative culinaire (Décidément, je prends de plus en plus de plaisir à cuisiner... J'osai en effet préparer des flans de courgette, pour accompagner une escalope milano-montreuilloise) et par Brad Pitt, qui n'a rien d'une courgette, en flic nerveux dans Seven. Excellent film, vu au ciné lors de sa sortie... Je me rends compte qu'il m'avait vraiment marqué à l'époque car je n'avais rien oublié du scénario.

Dimanche 25

Je reprends la lecture du journal de Fabrice Neaud, et je suis admiratif. Un peu fort, peut-être, comme terme, mais oui, je suis admiratif quand il torture sa ligne claire, quand il ne nous l'offre qu'en silhouette, quand le récit laisse place aux allégories, au non-dit, aux métaphores, bref : quand il sort de l'ordinaire. Au delà de la forme intelligemment appliquée dans cette autobiographie, le fond est également captivant. Neaud nage entre introspection et témoignage, entre description du travail d'artiste et quête d'un bonheur paraissant inaccessible, et se pose avec lucidité en critique de l'hétéro-centrisme de notre société.

 Souvenir : La première fois que j'ai recontré Fabrice Neaud, c'était le 29 janvier 2000. Festival de la BD, je passe devant le stand d'Ego comme X (son éditeur). Il est là. Je connais déjà ses BD, les ayant feuilletées à la librairie. C'est l'occasion d'acheter le tome I de son journal, avec à la clé une dédicace en souvenir. Des sucres sont sur la table, emballés dans du papier représentant les joueurs de l'équipe de France de rugby. Il me demande d'en choisir un...Va pour Dourthe. Et il reproduit le sucre emballé, avec le visage du joueur. Et puis quelques jours plus tard, j'ai rendez-vous pour le boulot dans une association. Je dois voir Fabrice, qui bosse à la PAO. Ett quand j'arrive là-bas, je peux poser un nom sur le prénom : Neaud. Quelle surprise ! C'était bien lui qui bossait là-bas. Souvenir amusant...


Samedi 24

Incontournablement, Natof et boutiques en ce samedi après-midi. On termine par Gibert où je m'achète trois CD que je n'aurais peut-être jamais acheté s'ils n'avaient pas été d'occasion : Drugstore (Songs for the jet set), Suede (Head Music) et Syd Matters (A whisper and a sigh). Pas malin, je les oublierai plus tard ans la voiture de Franck & Séverine.

La voiture étant toujours en pannée, on va en RER jusqu'à Sannois. Nous sommes les premiers arrivés au resto, et... aucune table n'est réservée au nom de B..... C'est un plaisanterie ??? Non : une erreur ! Heureusement, ils ont encore de la place. Petit à petit, tout le monde arrive, et au final nous sommes 13 à table, on ne sait pas qui est Judas. D'ailleurs, à propos de judas, on offre une webcam à Luc puisque nous sommes là pour son anniversaire...

On va ensuite au bowling, à Beaugrenelle, ce qui nous permet de voir la Tour Eiffel rouge et blanche. Je la trouve très belle ainsi...

Voilà bien longtemps en tout cas qu'on n'avait pas fait valser la moindre quille, et si je me défends à la première partie, je suis moins en forme à la deuxième, visant plus la rigole de gauche ou de droite (pas de politique au bowling...) que le fond de la piste. Cela n'empêche pas de s'amuser, car ma foi, je ne suis pas mauvais perdant (c'est pas comme tout le monde, n'est-ce-pas Nathalie...).

 

Vendredi 23

Au milieu d'une journée plomberie-steak-soldes, je termine la lecture des nouvelles de "Passer l'hiver", et effectivement, c'est très bien, mais c'est évident : c'est édité chez P.O.L. Ma journée culturelle se finit un peu plus brusquement, avec Matrix Reloaded. Les matrices que j'ai subies quand j'étais étudiant étaient moins bourrées d'effets spéciaux que celles qui posent problème à Kinouriv.

Jeudi 22

Petit atelier multimédia au CIDJ, avec la découverte d'Image Ready et une piqûre de rappel sur Photoshop. Ouais, moi, je bosse sur PaintShopPro pour faire le site qu'on a sous les yeux là maintenant... Le soir, à la télé, y a Cline Tistwoud en flic mal emboûché avec son gros pistolet. Ca n'empêche pas Fabio de bouffer des chips à la crevette après le dessert... Moi j'vous dis, y en a qui respectent rien du tout.

Mercredi 21

J'aime définitivement les soldes quand elle me permettent de m'acheter une chemise Stéphane Plassier , toute simple, mais parfaite.. C'est tout. Non, j'aime aussi beaucoup la collection Pattes de Mouche, aux éditions l'Association, et je m'achète un exemplaire : Planète Kratochvil, de Mahler. J'aime par contre de moins en moins mon ordi qui fait de plus en plus n'importe quoi. Il va bientôt se bouffer un petit formatage en règle...

Mardi 20

C'est un grand jour pour mon banquier aujourd'hui. Je vais m'inscrire à la bibliothèque-discothèque. Je vais donc pouvoir assouvir mon besoin de découverte culturelle sans dépenser le moindre sou. J'en vois déjà qui se disent que l'Arno va fair des copies illégales... Non non faut pas rêver, ça ne m'empêchera pas de m'acheter des CD, faut pas rêver, monsieur le banquier. Ca ne fera pas s'évaporer mon plaisir compulsif d'achat de CD. J'ai donc repéré quelques bouquins, mais j'ai préféré aller du côté des disques. Fouinage agréable, j'hésite entre plein de galettes, et finalement, au final, je finalise avec Marianne Faithfull, Goldfrapp et JayJay Johanson.

La soirée sera également musicale, avec Mylène F. en concert et en DVD. Quel rapport avec la faisselle ? Aucun, sinon il y a des fans qui vont tomber sur ce site par le biais aléatoiro-hasardeux des moteurs de recherche, et qui vont m'écrire pour m'insulter. Et puis, ma foi, pour employer une petite litote qui veut tout et rien dire, je ne déteste pas Mylène F. Mais si j'dis ça, je casse mon image, ce s'rait dommage d'être au chômage à mon âge ! Je n'aurais pas été si clément à une période où je tirais à boulets rouges sur l'icône gay, mais depuis, ma foi, j'ai mis de l'eau dans ma faisselle.

Lundi 19

J'ai reçu un message, d'un inconnu, aujourd'hui. Le message est le suivant : "je trouve que tu as une vision des choses très arrêtée et abrupte ! ne pas apprécier yann tiersen à sa juste valeur sous prétexte qu'il ne fait pas beaucoup de titre avec chant... c'est limité comme raisonnement. "il mérite qu'on s'intéresse à son travail" c'est pas toi en tout cas qui dictera au monde si l'ON doit ou pas s'intéresser à lui. C'est un pur génie et ses bagages ainsi que ses nombreuses participations prouvent qu'il est très sollicité par la scène rock française !".
Le texte à l'origine de ce message est celui là, écrit en juin 2001 : "J'avais vu Yann Tiersen il y a trois ans à Saint Malo. Les bretons sont parfois trop bretonnants, et j'avais trouvé alors un peu exagéré cette hystérie pour un petit morceau au piano... Depuis j'ai un peu objectivisé mon opinion, et ma foi... il mérite qu'on s'intéresse à son travail. Mais comme les musiques sans chant ne sont pas franchement ma tasse de thé, il a encore du boulot pour que je hurle de bonheur. On trouve heureusement sur ce disque les voix de Dominique A, de Neil Hannon, et surtout de Lisa Germano pour les deux meilleurs morceaux de l'album."
Le destinataire est resté anonyme, il a juste signé X... je ne suis donc pas en mesure de lui apporter la moindre explication, et je lui réponds ici (vite fait, j'ai pas que ça à foutre) en espérant qu'il viendra vérifier si je parle de lui. Alors... Je ne parle dans mon site que de mes goûts, en insistant bien sur la subjectivité de cette notion, et sans aucun prosélytisme (oui, ce mot employé dans mon sommaire, c'est de l'humour !). Mon style rédactionnel, à supposer que j'en aie un, cache souvent de l'ironie et des euphémismes qu'on n'est pas obligé de voir ni de comprendre, mais ce n'est pas la peine de s'énerver pour une pauvre phrase pas vraiment méchante, et pour quelque chose qui ne reflète que mes goûts de l'époque... qui ont même évolué positivement au sujet de Tiersen (on reste zen et on se renseigne avant de brailler, monsieur X...), mais je ne renie pas mes opinions passées, ni mon "non-goût" global pour les instrumentaux, ce qui n'empêche pas des exceptions. Et puis la dernière phrase du message n'est pas très claire, mais je crois comprendre que cela voulait dire que la sollicitation par la scène rock prouve son talent. Je suis tout à fait d'accord avec ça, merci, j'ai un cerveau et un minimum de culture musicale. Son talent c'est une chose. Mes goûts, c'est autre chose, ils ne sont pas forcément parfaits. Mais... le terme "pur génie", c'est un peu fort, non ?

Bref, il y a vraiment des mecs qui devraient tourner 7 fois leur souris sur leur tapis avant de raconter des conneries... mais ça me fait penser à ce que certains réacs veulent mettre en place sur le web pour vérifier tout ce qu'on y dit. Et puis Fabio, qui adore Yann Tiersen, a lui-même halluciné.

A part ça ? J'ai mangé du kangourou et on a fait les boutiques pour acheter de la vaisselle, un cadre, des bougies,... et Fabio des fringues et des DVD. Moi j'ai résisté, je ne me suis pas acheté de BD chez SuperHéros. Trop fort ! Pourtant il y avait Nat, elle n'a pas la dernière pour pousser à la consommation !

Dimanche 18

Téloche : Y a les Voleurs sur France 2, puis Ali Baba Fogiel et ses 40 invités sur France 3. Quoi que l'on pense de l'émission, les SMS qui passent sur l'écran sont extrêmement pénibles et n'apportent rien. Non ? Allez, j'éteins, ça suffit, et je commence l'agréable lecture de "Passer l'hiver".

Samedi 17

On passe l'après-midi à Cormeilles. Les Céluc ont ENFIN l'ADSL et ils ont besoin de mon aide, mais je ne comprends pas tout, et je ne suis pas en mesure de réparer tous les dysfonctionnements. Faut pas rêver, y a pas écrit Darty.

Ma soirée se passe chez Oumou, avec les Vapanaluc. Fabio, lui, est avec Carlos. On se moque un peu de notre hôtesse, qui nous accueille à bras ouverts... mais qui n'a pas d'assiettes, pas assez de verres, pas de couteaux adéquats pour peler-couper les carottes, pas de récipient pour la sauce, qui nous parle de petits escaliers et de sang, etc. Malgré tout cela, voilà encore une soirée bien amusante, pendant laquelle je dois même deviner que je m'appelle Astérix et je peux parler de l'émission d'hier soir. Et puis Oumou a l'extrême gentillesse de nous faire un petit cadeau. Pour moi, un livre : "Passer l'hiver", d'Olivier Adam.

Ensuite, je retrouve Fabio et Carlos, et nous allons rejoindre Gilles et David à l'Accessoire... Voilà longtemps que je n'avais pas été plongé dans ce genre d'ambiance enfumée d'un troquet, à discuter et à raconter des conneries... Ca fait le plus grand bien !

Vendredi 16

A la St Marcel, soirée téloche. Y a PJ, avec Bruwo Wolwowitch, et puis après on a le choix entre Cloclo, Julien Cul-rbet, ou un reportage sur le clitoris. J'opte pour le dernier choix, et finalement c'est très intéressant ; je prends des notes, je fais des croquis afin d'être enfin captivant dans les dîners... Je testerai cela le lendemain...

Jeudi 15

Je plains vraiment les démarcheurs de France Loisirs. Le pauvre, aujourd'hui, je l'ai laissé causer, j'ai gentiment répondu à ces questions. Non non vous ne me réveillez pas. Oui, bien sûr je connais. Non je ne lis pas de romans d'aventure. Ni de policiers. Ni les BD de titeuf. Oui c'est donné votre carte. Ah bon il y a un magasin au Centre Commercial ? Rien à foutre. Oui mais non, vraiment je m'en fous... Ciao. Ils sont pénibles à être mielleux comme ça, à te demander si ça va bien, en te remerciant. Je lui souhaite quand même bon courage... Je vais sans doute pas être le seul à le laisser déballer son blabla pour rien... Soupir.

En ce moment, j'écoute en boucle l'album de The White Stripes (Elephant) et celui de Bang Gang (Something Wrong). Le premier est très tatapoum, c'est formidable. The White Stripes, duo rouge et blanc, s'est inspiré de tout les grands disques de rock, blues, rythm'n'blues des 5 dernières décennies pour recracher un disque parfait. Le deuxième ne l'est pas du tout, tatapoum, mais c'est très bien, surtout la reprise de "Stop in the name of Love" des Supremes... J'ai cherché les paroles sur Internet et je me prends pour Diana Ross. Hi hi hi.. Cette version est assez langoureuse, c'est très amusant. Et puis, il y a aussi le morceau "Contradictions", où Nicolette, dès le début, chante "Oh ouh oh my yesterdays have blown away-ay...ans it's better now, it's better now"... So grouvi !

Mercredi 14

Aujourd'hui, il ne pleut pas. J'ai donc le courage d'aller aux Assedic. D'ailleurs, la femme de Dick Rivers, quand elle en a marre, on peut l'entendre crier : "Assez ! Dick !". Voilà, voilà...
Les Assedic, c'est un peu comme Ikéa : les portes sont bleues comme les commodes dans notre chambre, il y a des petits stores vénitiens, des appliques murales et des pans de murs de couleur hêtre... mais nous on préfère bouleau pour nos meubles. Par contre, les gens ne dépensent pas, surtout pas leur énergie. Ils attendent. Ils poirotent. Ils badent, comme on dit en Charente ou ailleurs. Ils téléphonent, comme ces deux types plantés au milieu, l'air sot... Et ils sont tous habillés en beige, noir ou gris (cf. mardi 13 pour piger l'allusion, c'est du comique de répétition). Sauf cette dame dans son manteau vert bouteille. Moi ? J'ai commencé à lire "Des journées entières dans les arbres" de Marguerite Duras, que j'avais déjà lu il y a quelques années, lorsque j'étais chômeur, mais à La Rochelle cette fois. J'aime d'ailleurs beaucoup cette phrase du livre : Non, tu n'étais pas si bête, non, mais l'intelligence ne t'intéressait pas. J'ai aussi noté une liste de courses, vraiment c'est d'un commun... Pfff... J'ai donc attendu poiroté badé pendant 53 minutes avant de voir le n° 319 apparaître sur l'écran, en même temps qu'un gros brriiippp retentissait. Voilà, bureau 17, attestation, sécu, carte de demandeur d'emploi, et quelques grains pour subsister jusqu'à la saison nouvelle. Et zou, now, l'Arno va poiroter dans la queue de Monoprix pour acheter son sucre en poudre...

Fin de journée, je retrouve Nathalie, Patrick, Oumou et Fabio à Beaubourg. On n'a pas le temps de se faire l'expo Sophie Calle si on veut être à l'heure au resto... alors on jète un oeil à l'expo Reiser, à la boutique, et on va au resto.

Resto : le domaine de Lintillac. Deuxième visite, et deuxième fournée de fouagra-magret-crèmebrûlée-pinard-café pour un excellent rapport qualité-prix.

... Et malgré ce montage qui laisse supposer un ennui mortel, on s'est marré !!

Mardi 13

Les soldes, c'est forcément glamour. Non ? Ah bon. Alors on va au Centre Commercial Rosny 2, où l'on retrouve en un seul lieu des magasins hyper glamours... Alors on va chez Célioch', Achéhème, Zarach' et tout un tas de magasins dans lesquels on habille les mecs en gris, beige, bleu, noir et bordeaux. Alors j'achète un truc beige, des chaussettes grises, des chaussettes bleues, et un sac noir. Pas de miracle. Soyons fade...

Lundi 12

Ranger. Il faut ranger. La cave car au fil des mois il est devenu impossible d'y mettre le moindre orteil. Et mes papiers car les Assedoche veulent mon attestation de sécu, et car au fil des mois il y a plein de paperasses à jeter. Oui, même cette enveloppe vide, là, coincée entre un remboursement de mutuelle et une facture Darty. Non, j'exagère, mes papiers sont très bien rangés dans des classeurs... Mais finalement, mon attestation de sécu, je la trouve plus, alors je vais à la Sécu. C'est tout près, à une pauvre centaine de mètres. Et vraiment, là, j'ai regretté de ne pas avoir pris mon appareil photo... A l'entée, il y a la borne pour la carte Vivitale, et cette grosse andouille de borne elle vous propose d'imprimer mais elle n'a pas d'imprimante. (Tiens ça me rappelle quelque chose d'un ancien boulot) Et sinon c'est un grand couloir assez large, et le guichet d'accueil est tout au bout, c'est vraiment bizarre... Les couleurs sont très claires, et là j'ai alors pensé à la fin de 2001 Odyssée de l'Espace... J'ai toujours des associations d'idées bizarres.

Film : la confusion des genres. Je pensais voir un film sérieux, mais finalement c'est très drôle, méchamment drôle voire impitoyable comme analyse des relations amoureuses...

Dimanche 11

Ciné : "Nathalie". Comme dans "Nettoyage à sec", Anne Fontaine va fouiner sous les jupes et dans les esprits des bourgeois coincés. Et au final ? Ouais, c'est pas mal du tout... Quand Depardieu n'en fait pas des tonnes il est très bon, et Fanny Ardant est toujours fabuleuse... Par contre, ça n'a pas plu au deux vieux derrière moi. Mamie, en particulier, a osé dire "Ca n'a ni queue ni tête... non vraiment ça n'a aucun sens !" Alors d'abord, si on veut faire de l'humour, on peut dire que si, il y a de la queue, et qu'ensuite ben elle a dû s'endormir car ce film a vraiment un sens, sur le vieux couple, le désir, les putes, le mensonge. Enfin bon, mamie, va boire ta tisane et fais pas chier...

Samedi 10

Soirée trasho-débile chez les Natof...

Vendredi 9

Il restait du lapin, alors c'est avec Nat que je déjeune... On va ensuite faire les boutix, et je me trouve un pull très bien... mais un poil encore cher. Je ne suis décidément pas le roi des bonnes affaires. Je dois aussi aller chez Abraxas, bicoz mon oreille est enflée ; on me pose donc une tige plus longue pour éviter l'amputation...

Le soir, on dîne à Rosny, y a de la purée croûtée et des chouquettes...

Jeudi 8

Quel était cet être étrange qui marchait sur le pont d'Arcole ? De fourrure recouverte des fesses à la tête, elle ressemblait de loin à... une femme-louve. En tous les cas, on a bien ri avec les Natof.... Après, on est allé chez Album, où j'ai acheté une petite BD de Jochen Gerner, et dans l'autre magasin Album à l'autre coin de la place, on s'est poilé comme des tranches de veaux en voyant une poupée de Stalone version Rocky. Puis on est allé au BHV, chez Mariage Frères, et là Tof et Nat se sont ridiculisés, et puis à la Papéthèque où il y a 30 % sur tout le magasin... Voilà, après on a bu un thé chez les Natof, et puis je suis rentré cuisiner du lapin, et la vue des abats m'a donné envie de les photographier...

Et puis j'ai fini de lire les deux BD de Guillaume Long et vraiment c'est très très bien, très très drôle et très très nécessaire de les acheter...

Mercredi 7

Toujours prêt à vivre des expériences, je vais à la poste en traversant la galerie commerciale de La Noue. Presque un an qu'on habite là, et je n'y avais jamais mis les pieds. Et bien, je ne fus pas déçus. C'est glauque à souhait. On y trouve un vieux coiffeur, la laverie la plus petite du monde, de nombreux tags recouverts de crasse sur de nombreux rideaux de fer baissés. il reste une boulangerie qui a l'air nette mais bon... Ca m'a rappelé les galeries pour touristes de Louxor, mais en fait ça n'a aucun rapport... J'ai de drôles d'associations d'idées qui me passent par la tête parfois. N'osant pas prendre de photo, je filme le lieu, c'est plus dicret, mais au final je n'ai aucune prise de vue satisfaisante pour imager mes propos...

Un tour bredouilles pour les soldes, les docs soldées ne me plaisent pas : j'en veux des rouges.

On dîne ensuite au Zango, malheureusement leur porto est chaud, leur banane n'est pas assez mûre (ben alors Fabio... il t'a prévenu le gars...) mais leur cuisine reste inventive.

 

Mardi 6

Un tour à mon ex-taf, un tour à la maison du Jap' où certains sont plus dépensiers que moi et où il y a toujouss des vieilles chieuses qui passent devant ou qui demandent des paquets cadeaux infaisables.

Ciné : "Qui a tué Bambi ?". Ne demandons pas à Fabio ce qu'il a pensé du film : il a dormi. Moi, sinon, j'ai trouvé ça très très bien. Malgré le rythme très lent, on ne s'ennuie pas du tout : la musique, les acteurs, le scénario, la photo, l'ambiance offrant un excellent film qui fait un peu peur.

Lundi 5

Premier "vrai" jour de chom'du. Jusqu'à présent, j'avais l'impression d'être en week-end. Et alors ? Alors rien. Je décide de faire la grosse ramiasse qu'en fout pas une ramée. Néanmoins, entre quelques taches ménagères, je finalise ma compil de l'année 2003... Compil résolument rock.

On TV, on mate Tchao Pantin, avec Coluche en pompiste, Richard Anconina en pompé, et Agnès Soral en pompeuse.

Dimanche 4

Après un excellent jambon-purée, les Natof viennent dans l'après-midi, et on va ensemble à Bercy Village.

Chez Album, je m'achète ENFIN (bicoz parution en 1999) le tome 3 du Journal de l'excellentissime Fabrice Neaud, ainsi que Comme un poisson dans l'huile, premier tome de l'autobio rigolote (citée quelques lignes plus bas) de Guillaume Long.

Samedi 3

A la Ste Geneviève, trouve la fève. L'épipiphanie, c'est demain, mais la galette c'est pour aujourd'hui : il y a Lionel & Roselyne, Stéphanie & David, Michel & Véro, Céline et Mathilde qui viennent se graisser les doigts et boire deux gorgées de cidre. Nos nouveaux piercings font bien causer l'assistance, et David nous montre le sien, au nombril. Ca me donne envie... J'en ai toujours voulu un là, alors ? Alors on verra une autre fois...

Après, il y a Fabio qui est un peu pas bien. Les Natof ont eux aussi des p'tits problèmes, et on incrimine les huîtres de jeudi...

Vendredi 2

Grande journée aujourd'hui... Nous allons nous faire percer. Piercer ? Trouer. Fabio ose l'arcade et moi, ils appellent ça l'helix je crois, mais qu'importe, la photo l'explique mieux que le nom. En tous les cas, le percement de l'oreille fait super mal. Après, ça va, mais quand je souris (et à plus forte raison quand je ris), ça me tire sur l'oreille et c'est un poil douloureux. Il faut souffrir pour être beau. En sortant, je suis un peu déçu : le gars a percé trop près du crâne. Mais en fait, de profil c'est parfait et je suis ravi.

Pour se remettre de nos émotions, on va au Père Fouettard boire un chocolat. On se pèle un peu les noisettes dehors, et je ne sais pas si le froid est bon pour notre nouveau trou.

Le soir, je commence à lire "Les sardines sont cuites". C'est très drôle, autobio, les dessins sont très amusants, et je suis à nouveau ravi.

Et puis on se fait les bronzés... indémodable... Sur le CD en supp' il y un karaoké pour faire les dialogues. Très con... très con comme on aime.

Jeudi 1

Couchés vers 4h30, on n'ouvre l'oeil que vers... 13h58. Il a neigé, et ... oh ! c'est beau !

Après un après-midi à rester au chaud, on va chez les Natof. D'abord on s'offre des cadeaux, et nous on reçoit le DVD "Les bronzés font du ski" et la BD "Les sardines sont cuites". Puis on mange pas trop mais bien, on boit pas trop mais bien, et à la fin on les bat au Trivioche et Nat elle a froid alors elle ose mettre un caleçon long en dessous de sa jupette en dentelles...