| Lundi 31
Se
réveiller, se lever, descendre les escaliers qui mènent
à la cuisine et sentir une douce odeur de tarte aux pommes puis
voire maman ravie de toutes les fraises ramassées ce matin...
Un message laissé par Nathalie sur mon répondeur, avec
un jour de retard, pour entendre l'autre Arno (le chanteur belge).
Un petit SMS à Osnate pour son anniversaire.
Et Françoise Hardy souffle quelques jolies chansons à
mon oreille gauche. Ma jeunesse fout le camp, chante-t-elle... N'est-ce-pas...
Et puis repartir vers Paris...
Dimanche 30
Et voilà. C'est le 30, il est 0h30 : j'ai 30 ans. Ca change
pas grand chose, ça fait p'têt' un peu bizarre, j'sais
pas. Et puis c'est l'occasion de faire ma première photo de trentenaire...
Après ma première nuit de trentenaire, je
mets mon beau pyjama, j'avale mon premier yaourt de trentenaire, mon
premier café de trentenaire, je prends ma première douche
de trentenaire : finalement rien n'a changé.
Toastage et embrochettage, mis hermanas arrivent et j'offre
des cadeaux pour les anniversaires passés mais j'en reçois
beaucoup plus.  Je
suis gâââté : deux petites boucles d'oreilles,
une bague (malheureusement trop grande pour mes doigts frêles),
un stylo plume, des livres pour apprendre à dessiner et peindre,
un chevalet de table, une toile, et un baladeur CD. On m'attend surtout
au tournant pour voir ce que je vais faire avec la toile... Puis un
déjeuner en plein air, des parties de pétanques pas vraiment
sérieuses, un dîner dans la cuisine, et voilà...
Terminons cette journée par un scrabble avec maman.
... Voilà, c'était ma première journée
de trentenaire. Un dernier merci à tous ceux qui m'ont envoyé
un petit SMS, e-mail, coup de fil... la palme de l'originalité
étant pour Oumou et Osnate et leur succession de textos...
Samedi 29
Bis
repetita : lever à 11h50. Un déjeuner sous le parasol,
puis une bronzouillette à l'ombre du chêne, dérangé
par quelques insectes tandis que les vaches paissent dans le pré
d'à-côté, qu'un chevreuil gambade au loin, qu'un
grand oiseau blanc vole là-bas... mes pensées voltigeant
entre le néant, ma prise obsessionnelle de photos et F.
 
Puis
léger tour à la silhouette urbaine pour l'achat d'une
table de jardin. Son montage pose (évidemment) quelques problèmes
mais à la fin de l'après-midi j'y pose (finalement) mes
magazines.
Un apéro ensuite chez Yv&Ev, un si agréable SMS durant
le dîner, un bon fou rire au téléphone, un bon délire
en écoutant Franz Ferdinand, un trip photo avec mes parents,
un si agréable SMS pendant la soirée, un verre de manzana
pour une si légère griserie... Mais mes 20 ans s'essoufflent
bel et bien.
Vendredi 28
Dès
que je suis chez mes parents, je dors comme un grosse loche. Aujourd'hui
je me lève donc à 11h45. Pas mal... Evidemment, un tour
dans les bois et des photos de fleurs et d'insectes. Enormément
de photos...
  
Mais aussi un tour au supermarket pour m'acheter une carte 256 Mo :
je vais pouvoir m'en donner à coeur joie, et surtout ne pas être
frustré comme ce fut le cas à Bruxelles.
Jeudi 27
17h05, fin du taf, dernier usager renseigné, et
pas le moindre : un russe parlant anglais cherchant du taf dans le BTP.
J'évite ensuite de prendre mon temps, car mon train et à
17h45. D'ailleurs, à peine le fessier posé dans le wagon,
après avoir longuement hésité sur mes lectures
TGViennes ans un relay, le train démarre. Le Libé
du jour, Rock'n'Folk, "Daisy Miller" de Henry James. Je réalise
d'ailleurs que je viens d'acheter ce livre alors que je l'ai déjà.
Bravo Arno ! Si l'un de mes lecteurs est intéressé...
Mais mon plus grand plaisir de lecture sera Les Inrocks. Soupir teinté
de joie en voyant la page 22, annonçant le prochain concert de
PJ Harvey. J'y
serai. La photo de l'affiche est magnifique, déjà vue
collée sur une vitrine du 9ème arrondissement, le 16 avril.
Et puis il y a une interview surtout, et puis c'est cool, elle est formidable,
voilà. Voilà ? Oui
voilà : j'arrive finalement à Saintes avec 20 minutes
de retard : y avait un crétin sur les voies à Tours...

Mercredi 26
Un tour à la CSI en vue de mon futur CDD : un entretien avec
CR et SG, puis un petit coucou à OLV et Cie, et finalement je
prends le métro avec MRG. Un arrêt chez l'asiatoche du
coin pour des bouchées aux crevettes : j'adore les bouchées
aux crevettes. Et puis ma valise. Je déteste faire ma
valise. Ca oblige à faire des choix, et faire des choix,
c'est renoncer. Renoncer à prendre trois paires de chaussures
(au cas où...), trois pantalons (au cas où...), un gilet
(au cas où...), dix slips (au cas où...). Renoncer à
une certaine intégrité vestimentaire, au cas où...
Mardi 25
Je retrouve le chemin des toiles, celles des salles de cinéma,
après trois mois et demi d'éloignement. Pour y retrouver
Almodovar, en V.O., au MK2 Gambetta, à 22h15, mais le film ne
commence qu'à 22h30 et l'on a pressé le pas pour rien.
Pour y retrouver Almodóvar, donc, et "La Mala Educación".
Ca commence évidemment par un générique qui me
rend jaloux, et puis après ça n'a de mauvais que l'éducation
du titre. On ne jette rien, surtout pas la présence évidente
des acteurs, surtout pas un scénario qui mord la route comme
un pneu dernière génération (un petit essouflement
au bout d'1h30 peut-être, non ?), surtout pas toutes ces évocations,
ces désirs, ces larmes, surtout surtout surtout pas cette photo
et ces couleurs almodovariennes qui pointent le bout de leurs pigments
quand il le faut.
Lundi 24
Un petit tour vers Beaubourg, puis une glace face
à Beaubourg, puis les boutiques dans Beaubourg. Les PaNa n'ont
pas allumé leur téléphone, dommage, on ne les verra
pas et je parviens à ne rien dépenser à la librairie
du musée, pourtant tous ces livres, dites donc, ça me
fait saliver. J'attends en vérité de savoir quels cadeaux
je vais recevoir pour mon birthday, et je m'auto-ferai un cadeau de
ce genre ensuite.
Dimanche 23
Le Père Lachaise vient de fêter ses 200
ans... Mais ce n'est pas la raison pour laquelle F et moi nous
y rendons : c'est simplement pour y prendre l'air avec Benoist et Fabienne.
Pas de photo cette fois-ci : j'ai laissé ma carte-mémoire
dans le PC de F. Mais un souvenir sonore : une troupe chantant
l'internationale, assis sur des tombes. Je respecte évidemment
ce chant, mais franchement, quand on est bien élevé, on
ne prend pas une tombe pour un banc. Et puis on ne beugle pas comme
des veaux dans un cimetière non plus. OK, il semblerait que ce
fût l'anniversaire du créateur de ce chant, mais tout de
même ! Mais ça m'oblige à mettre un petit imparfait
du subjonctif.
Samedi 22
Après une matinée de travail, j'attends devant le Palais
des Congrès mon taxi perso : F. Direction Giverny
pour aller voir l'expo sur Edward Hopper. Mais avant Giverny, on prend
le temps de rouler... La simple vue de tracteurs dans la campagne francilienne
est déjà un bon dépaysement... Pause déjeuner
dans la voiture à l'orée d'un bois. Pause déjeuner
dérangée par une groupe de blaireau nous faisant bouffer
de la poussière. Pause déjeuner pas trop longue, il faudrait
peut-être arriver à Giverny avant la fermeture, non ? Et
puis une pause café chez Annie, troquet à Vernon qui nous
laissera un souvenir impérissable...
Nous voilà donc à Giverny, et de l'expo nous retiendrons
une certaine déception, face à la fadeur des toiles. L'époque
parisienne de Hopper est un travail sur la lumière de Paris,
pas sur les contrastes qui me plaisent tant chez lui. Enfin bon, chacun
ses goûts...
  
Nous préférons donc passer du temps dehors,
à étudier la flore et la faune des touristes. Alors...
Giverny, attrape-touristes ?
Vendredi 21
Je
reprends mon petit apprentissage de l'italien, abandonné quelques
jours. Le hasard faisant bien les choses, Patrick m'offre une vieille
méthode Berlitz (datant de 1961) trouvée à une
brocante.
Morrissey dans les Inrocks... C'est justement son anniversaire demain
: 45 ans pour le Moz. Et rappelons-nous les paroles de This Charming
Man : "I would go out tonight, but I haven't got a stich to wear",
et appliquons-les ce soir : je ne sors pas ce soir, malgré l'envie
j'ai des choses plus importantes à faire..
Jeudi 20
Un jour férié sans nuages, ou si peu... Slurp sur les
vitrines, magasins de déco, de fringues, de bijoux mais au final
un porte-monnaie non ponctionné. Une pause rue des rosiers à
l'as du falafel, où le shawarma est
bien meilleur que rue de Bagnolet. Slurp tout court, donc.
Journée sans anicroches et soirée pleine de croches :
j'accompagne les 2F à Clichy pour leur répétition.
J'y prends surtout des photos pour le futur
site de l'orchestre. Prise de vue et prise de tête faute de
pouvoir utiliser le flash pour ne pas déranger : il va y avoir
du flou. Mais ces deux heures s'avèrent aussi très intéressantes.
Me voilà bien éclairé (même sans flash !
Ha ha ha... Je suis si drôle !) sur le rôle d'un chef d'orchestre...
Si mes lecteurs s'intéressent à Beethoven, rendez-vous
le 13 juin à 16h, au Théâtre Rutebeuf de Clichy...
Mercredi 19
6€ : gagnés le 14 avril et réinvestis dans 4 morpions
et 1 millionaire.
1€ : gagné après grattage.
4 € : Images. Assez bon rapport qualité/prix pour ce magazine.
Avec Marc Riboud en une et Serge Tisseron au sujet d'un livre et d'une
exposition sur Oradour-sur-Glane. Terrible souvenir que la visite à
Oradour...
0,40€ : un café pas bon à la machine.
2,89€ : un plat (sauté de dinde + frites), un fromage blanc
et un yaourt à la framboise à la cantine.
0€ : Libé gratuit. En dernière page, le portrait
de Christophe Honoré, dont le nouveau film vient de paraître.
0,90€ : une barre chocolat-noisettes Côte d'Or au distributeur
de friandises.
18h : je quitte le travail et je ne dépense plus rien : il fait
trop beau pour aller au ciné...
Mardi 18
En
des journées aussi chaudes, il est bon de chercher la fraîcheur.
Au milieu de mon léchage de vitrines de fin d'après-midi,
je m'arrête donc Eglise St Merri. J'aurais pu acheter des cierges,
cela m'aurait simplifier la tâche car je rentre chez moi bredouille,
mon shopping n'ayant pas abouti.
Soirée théâtre avec un spectacle musical
inspiré des fables de La Fontaine. Un peu peur de s'ennuyer ferme
au début, l'intro étant un peu longue et lourdasse, mais
on se prend ensuite au jeu... C'est léger, divertissant, amusant,
agréable, vraiment bien joué, évidement très
bien chanté... Et pour en savoir plus c'est
par là...
Lundi 17
R.A.S.
Dimanche 16
Un
ciel bleu à faire
rougir de honte un schtroumpf, mais d'abord un brunch digne d'un dimanche
midi de printemps. Puis une promenade dans le Parc
de belleville, dans le 11ème où l'on déniche quelques
jolies surprises dont un joli atelier d'artistes dans une jolie ruelle,
dans le 3ème... et l'on pousse nos pattes jusqu'à Arts
et Métiers où l'on tombe sur un vide-grenier.
Mais les exposants ne vident pas leur grenier : ils vident leur poubelle
et le coin de leur cave qui leur sert à entasser des merdouilles.
C'est parfois affligeant. Au milieu de toute ces infamies, on arrive
heureusement à trouver de l'intérêt pour quelques
objets, dont ce fouet à mayonnaise des années 30, mais
le nombre d'années c'est aussi le nombre d'euros... Et puis F
ne résiste pas devant une carafe années 50 et ses 8 petits
verres qui ont dû subir quelques tours au lave-vaisselle... quelques
tours qui permettent de baisser le prix de 4 euros. C'est toujours ça
d'pris, comme disait ma grand-mèreuh... et comme disait la chanson
!
Retour à Belleville, dans 2 ou 3 autres ateliers d'artistes...
Le summum de l'horreur est atteint avec des huiles sur toile absolument
immmmmooooondes - j'ai d'abord cru à une expo
de l'école maternelle local. Indescriptible mais inoubliable,
surtout quand l'artiste (si j'ose dire), une bière à la
main et la voix gouaillante (car avinée ?), nous a demandé
si l'on voulait en offrir une à madame...
Soirée PAO avec une affiche pour les 2F, soirée bris
d'assiette, soirée Natof, mais surtout soirée à
marquer d'une pierre blanche puisque je mange des... haricots
verts ! Au milieu des pâtes, ils n'avaient aucun
goût : faut pas rêver non plus, 'sommes pas à Lourdes
!
Samedi 15
Avec
F retrouver F aux Langues'O. Avec les 2F aller chez Ch, dans le XVIIème,
pour préparer le futur site de l'OSC. Choper la 2 pour aller
rue L. Croiser PM, pas beaucoup vu en ce moment... Aller chez A dans
la F500 de F, pour passer une soirée légumes farcis et
gâteau fourré, mimage et fredonnage avec F, C, J, L, et
V. Se bidonner au retour avec une séance éclaboussage-rally.
Se dire qu'on a passé une bonne journée.
Vendredi 14
Ca
commence par l'achat de Préférences,
et surtout du hors-série de Télérama
à l'occasion de l'anniversaire du rock, qui fête ses 50
ans...
Cette journée aurait ensuite été insignifiante,
s'il n'y avait eu cette femme en particulier, irritable, capricieuse
et râleuse, me coupant sans cesse la parole, estimant qu'on doit
tout lui céder parce qu'elle paye des impôts, et ceci et
gnagnagna... Je m'étonne moi-même de rester
aussi placide et patient face à quelqu'un comme cela, mais je
lui avoue quand même en souriant que ça ne sert à
rien d'être aussi désagréable. Elle doit être
consciente de son sale caractère : elle ne répond pas
et retourne à sa place gromeler, grogner et pousser des gggrrrrr.
Et puis des soucis, énervements ou déceptions d'ordre
professionnel me font comprendre que, décidément, on n'a
vraiment pas des vies faciles.
La
soirée, en revanche, est un moment de réel plaisir, pour
la vue et l'odorat d'abord, grâce aux bouquets de fleurs qu'il
y a chez F. Roses, pivoines, iris... Ca déchire, comme
il dit...
 
Après c'est le goût qui est ravi grâce à
un rizotto toujours aussi bon. Et enfin l'ouïe et le toucher (du
pied) en allant au Tango, avec F, Marie-Hélène
et Béatrice. Pour la première fois, je mets les pieds
dans cette boîte que je connais de réputation. Pour la
première fois, surtout, je vais en boîte pour bouger sur
des danses de salon... Si j'ai un peu appris le rock autrefois à
l'INSA, le trio m'apprend les rudiments du tango ou du chacha et c'est
vraiment très amusant... Mais pour la polka hongroise, on attendra
un peu, hein ? Et puis l'avantage de ce genre d'endroit, c'est que l'on
s'amuse même à regarder les autres danser.
Jeudi 13
J'ai
oublié de noter l'heure sur l'invitation d'hier... Pas très
malin, mais finalement cela me permet d'envoyer un deuxième e-mail...
Genre deuxième effet kiss-cool, quoi.
Mes
parents m'envoient, quant à eux, des photos de leurs petits lapins,
ce qui me permet d'apporter une touche bucolique à ce site...
Déjeuner, pour changer, dans une brasserie, because the cantoche
is closed. Je vais donc avec Osnate et Oumou, sur une banquette moelleuse,
manger une escalope florentine... Ca s'appelle comment en italien ?
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Mardi 11
Bon anniversaire la Nat.
 Petite
visite à la médecine du travail, idéalement prévue
à 15h45, donc à 16h je suis déjà dehors
sous un ciel bleu à faire pâlir juillet. Il me faut trouver
un cadeau pour la Nat, et je vais vers Odéon... J'en profite
pour aller à la
Maison de la Catalogne, où il y a une exposition sur Joan
Vila-Grau, artiste contemporain qui a participé à la conception
des vitraux de la Sagrada Familia.
Après ma petite emplette dans un très joli magasin voisin,
je vais bien sûr chez les Natof, et on passe une soirée
bein sympatoche à discuter de tout et de rien... On
pousse même le vice à poser le nez dans le Quid ou sur
le web pour trouver réponse à des questions turlupinantes...
et Tof s'embarque dans des interrogations métaphysiques sur les
probabilités de rencontrer, dans une soirée où
20 personnes sont invitées, quelqu'un ayant la même date
d'anniversaire... Ca désespère Nat...
Lundi 10
Pour
faire suite à la visite d'hier, un tour au Louvre
pour voir des dessins d'Ingres et l'expo Paris 1400. On a un peu de
peine à trouver les expos, la première informatrice s'étant
trompée, le fléchage étant limité, et certains
gardiens complètements largués (merci au passage au copain
d'Ahmed). Bref, j'vous fais un petit topo sur Paris 1400... Alors voilà
: L'art, sous Charles VI, s'est beaucoup développé, et
si l'on peut admirer des pièces d'orfèvrerie ou l'évolution
de l'architecture, beaucoup de vierges et des tonnes de dorures, on
peut surtout y contempler énormément d'ouvrages et leurs
admirables enluminures... A faire aussi si l'on a envie de voir des
personnes âgées.
Dimanche 9
Météo d'une médiocrité à faire fuire
novembre. Néanmoins, un tour à Chantilly, pour y voir
le château...
  
Sans
conteste, le lieu est très bien entretenu, ce qui laisse une
meilleure impression que certains châteaux de la Loire en y pénétrant.
Splendides, cet escalier, cette bibliothèque, ici ce plafond,
là ce lustre... Impressionants, tous ces tableaux accolés
les uns aux autres. Lourdingue, le guide, et sa fausse modestie, ses
poses monacales et son humour XIXème siècle. Pénibles,
ces deux filles discutant trop fort. Agréable, sans doute, le
jardin, par beau temps. Revigorant, ce hot-dog, malgré sa petite
taille.
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Samedi 8
Les Pagory et Cie vont donc jouer les grasshopper en Normandie (j'essaie
de trouver plein de jeux de mots avec Hopper mais je reste sur celui-ci
qui n'est même pas drôle)... C'est en tout cas ce que je
crois : j'apprendrais deux jours plus tard qu'ils ont annulé
à cause... des bouchons. Pendant ce temps j'accompagne F
dans les magasins de bricolage pour quelques planches de mélaminé,
quelques équerres, du papier-bulles... et pour bloquer la rue
Simon Bolivar faute de trouver la marche arrière de son bolide.
 Raindrops
keep falling on my head, chantait Burt B., mais ce sont d'abord
des chansons des années folles que nous écoutons avec
amusement, puis Beethoven pour couvrir les bruits de bricolage de F...
et les grossièretés quand il découvre que le mur
n'est pas droit.
Vendredi 7
C'est incroyable : dans le métro, il y a une femme qui est le
parfait mélange des personnages féminins des Triplettes
de Belleville : l'allure des triplettes avec le visage de la grand-mère.
Peut-être une connaissance (ne serait-ce que visuelle), de Sylvain
Chomet ?
La météo semble vouloir compromettre la balade à
Giverny prévue demain avec F, Nathalie, les Pagory, Christiane,
Osnate et Oumou (qui finalement abandonne pour une raison que j'ai oubliée).
Une exposition est consacrée là-bas à Edward
Hopper ; on a même déjà les billets. Certains
tergiversent pendant des heures sur le lieu de rendez-vous, le partage
des passagers, l'heure de départ, l'heure de retour et le retour
de l'Eure... Mais finalement la visite se fera séparément
: j'abdique face aux gouttes pour ne pas gâcher le plaisir d'un
p'tit tour en Normandie... où je n'ai d'ailleurs jamais mis les
pieds ni les roues. Les autres n'ont pas le choix, étant donné
leur emploi du temps trop chargé... ils DOIVENT y aller demain.
Bonnes flaques...
Pas de Nico après le boulot... j'ai droit au laconisme d'un
SMS : JE SUIS TROP FATIGUE NOW. :-)
Jeudi 6
J'annonce aujourd'hui le retour sur le web de notre excité pictave
préféré, Bruno, dit la Brunotte,
ou Bubu, ou Mister Bras Hypertrophiés, ou Je Veux Avoir L'Air
Viril Mais Je Mets Des Tee-shirts Roses à Paillettes. Cette fois,
c'est un blog qu'il nous a concocté. On lance les paris sur la
durée de vie de cette nouvelle vitrine ? Un mois ? Allez, allez,
je ne me moque pas, et je vous laisse y jeter un oeil...
http://perso.lm2b.com/blog
Pierre-Marie, mon colocataire, prend parfois le risque
de déséquilibrer complètement la quiétude
de notre relation. Ce soir, en effet, il ose faire réchauffer
au four un plat cuisiné appelé "tartiflette",
qui émet une odeur insupportable dans tout l'appartement.
Au secours, fuyons... Non, vraiment, P.M., tu devrais faire attention
à ton alimentation, elle est déplorable.
Mercredi 5
 Des
invitations à faire, un éclat de rire dans le métro,
un livre que je n'arrive pas à lire, un sosie de Jackie Brown,
un long moment sur destinationfictive.com,
une housse de parapluie abandonnée dans la rame, un regard sur
Notre-Dame, un temps incertain, un parapluie pas inutile, un pain de
campagne trop citadin, de la sciure dans la baignoire, des petits gâteaux
au chocolat. T'as pas dit Uno...
Mardi
4
Maman m'appelle pour m'annoncer une triste nouvelle et je me rappelle
les rares souvenirs d'enfance en compagnie d'Annie, dont cette fameuse
journée où Huguette nous avait offert notre greugn-greugn...
Nouvelle soirée photos... Tu m'as vu en robe à fleurs
?
Lundi 3
Matinée calme : trop peu d'appels. Après-midi moite :
trop chaud dans le bureau. Des frites Haribo pour se remonter le moral,
mais finalement je mets les voiles tôt. J'appelle mes parents
; je devrais les appeler plus souvent, je sais, je sais...
Tiens,
c'est l'anniversaire de la mort de Dalida. Décidément...
En plus il y a un sosie de Claude François dans le RER, avec
un teckel dans les bras...
Soirée photos, soirée souvenirs... Tu t'es vu en robe
bleue ?
Dimanche 2
Un déjeuner chez Philippe & Alain, une après-midi
découpages chez les Natof, et une soirée Uno chez eux
avec l'adorable F, qui hallucine en voyant les règles natoviennes
qu'ils ont créées pour ce jeu...
Samedi 1er
Le ciel bleu qui s'installe et un jour férié qui nous
empêche d'aller au Louvre. L'envie de changer de quartier et d'être
au calme... Montmartre et son cimetière, donc... après
un mauvais panini contenant du faux chorizo, acheté place Clichy.
De ce lieu reposant je ne dirai pas grand chose, mais je ferai mention
de la tombe de Dalida : monstrueuse. Il faut la voir pour le croire.
  
Puis
un demi tiédasse servi par une serveuse désagréable
dans un bar à Montmartre (Le Rendez-vous Des Amis, je crois),
en compagnie de Bruno et Nico. Il y a des tableaux monstrueux accrochés
aux murs, et l'on vomit rien qu'à en voir le prix démesuré...
Sinon, en guise d'amusement, on a droit aux pieds sales d'une cliente
éméchée... Celle-ci finira d'ailleurs par s'endormir
sur une banquette...
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