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Séjour basque avec Fabien

Mardi 2 avril 2002.

Départ pour le Sud vers 11h, après le passage du facteur qui nous amenait la clé de l'appartement de Nicolas. Le ciel est bleu, la nationale 10 est bourrée de camions, et nous sommes joyeux comme des poussins immatures. Manque de bol, le poste-radio qui devait être source de musique sur le trajet s'avère pété... je dois donc chanter pour adoucir le ronron de la route. Détour par Lacanau de Mios où l'on espère trouver une boulangerie pour avaler une miette briochée ou quelque chose dans le genre : mais c'est dans un village fantôme que nous aterrissons... on se rabat donc un peu plus tard sur une aire de repos proposant des sandwitches dégueulasses et du jus d'orange infâme.

       
Et c'est vers 15h que nous arrivons à destination : Biarritz ! On ne prend pas trop le temps de se poser et l'on fonce vers le front de mer biarrot. Il fait un soleil magnifique, mais je n'ai pas de lunettes de soleil : dur pour les yeux ! La mer est belle, le sable est beau, les rochers sont beaux, tout est beau, c'est beau, c'est chouette, c'est les vacances, youpi, youpi !
   
Le soir, le vent se lève, les vagues commencent à s'énerver, et nous tournons en rond, faute d'avoir pris le plan, à la recherche du Bistrot des Halles  conseillé par le Guide du Routard... Nous finissons par trouver ce petit resto où nous dînons fort bien. (Service agréable et rapide. Bonne cuisine. Irouléguy.)
       

Mercredi 3 avril.

Pleins d'entrain, nous nous réveillons tôt pour partir nous promener. Le ciel s'avère pluvieux. Nous nous recouchons, dépités. Néanmoins, courageux, nous prenons la route en fin de matinée. Il pleut. Mais c'est beau quand même. On s'arrête sur la plage de Bidart, à Guéthary, puis à Saint Jean de Luz, où il pleut encore plus.


Nous nous réfugions donc... dans un restaurant à la carte accueillante et à la vue imprenable, sur la baie de Saint Jean de Luz. L'Artha. A la sortie du restaurant, le vent finit de détruire le parapluie. SOS ! Mais vu le temps, les boutiques n'en manquent pas. Nous arpentons la rue Gambetta et nous faisons escale dans la superbe église de Saint Jean de Luz, où s'est marié Louis XIV mais je ne suis pas là pour faire un cours d'Histoire.

 
 
Fatigués par ce temps de chiotte, nous retournons sur Biarritz, avec un passage par Arcangues. Des obsèques nous empêchent de visiter l'église, et nous évitons de passer devant la tombe de Luis Mariano, afin de ne pas être poussés à chanter "Mexico". Nous nous arrêtons une fois de plus à Guéthary, car il pleut moins et l'on veut voir le petit port. Nous filons ensuite vers le phare de Biarritz, où quelques mecs cherchent un partenaire sexuel et où quelques touristes admirent la vue.

Le soir, nous dînons au Clos Basque, et c'est une réussite totale.

Finalement, ce séjour nous aura permis de profiter pleinement de la merveilleuse gastronomie basque, nous, les deux estomacs insatiables.

Jeudi 4 avril.

Comme la veille, nous trainons avant de partir : le ciel est gris. Nous petit-déjeunons sur Biarritz, dans un troquet au nom hispanique, puis nous partons sur Bayonne. Visite de la ville, avec son Grand Bayonne, sa Cathédrale, ses jolies ruelles... Attiré par l'Axoa du jour, nous allons dans un resto où...il n'y a plus de plat de jour. Tant pis. On visite ensuite le Petit Bayonne, en particulier les alentours de l'église Saint-André pour trouver un magasin de disques sur la demande du daddy de l'Arno. On finit par le trouver, et on en profite pour s'y acheter, en souvenir, deux mugs et un livre de cuisine basque. Vers 15h30, on quitte Bayonne.

 
Direction : l'intérieur des terres. On suit d'abord la route des cimes, et je m'inquiète de vivre un calvaire à cause de mon vertige sur les routes de montagne. Mais tout ira relativement bien. On aperçoit la Rhune dont le Fabio rêvait, et les vertes montagnes nous suivent. On s'arrête ensuite ici et là : Cambo les bains, Espelette où l'on achète du pâté qui s'avèrera très décevant, Ainhoa où les chèvres nous sourient,... Nous survivons même aux kilomètres pendant lesquels je suis au volant.
   
Le soir, nous allons à Lahonce, et nous concluons que la DDE du Pays Basque plante les panneaux indicateurs n'importe où sur les ronds-points. Lahonce, donc, où nous attendent Eric, collègue de formation du Fabio, et Corinne. La soirée est fort agréable, le repas parfait, et nous repartons ravis.
 

Vendredi 5 avril.

Les bonnes choses ont une fin. Il fait un soleil radieux, et... ça fait un peu chier. Nous prenons une dernière dose de Biarritz, avec un tour sur la plage, et un petit déjeuner face à la Place Sainte Eugénie. Un petit tour en voiture sur la côte d'Anglet, un passage obligé sur le port de Bayonne, et la route des vacances s'efface derrière nous. On choisit de passer par Capbreton et Soustons, mais... comme deux bécasses on oublie cette idée 500 mètres plus loin et l'on suit finalement la route "normale". Pour ne pas réitérer la pause déj'dégueux de l'aller, on bouffe des gâteaux dans la voiture. Et le poste est toujours en râde : j'essaie donc de trouver des chansons à chanter mais je suis en panne.

Nous arrivons à Angoulême vers 15h. Il fait beau. Tant pis.