Pour ma première matinée italienne, me voilà debout à 6h15. Le bus part à 7h14, il s'agit de ne pas le louper. Fabienne ne nous accompagne pas : elle préfère aller tester la spiaggia de San Cataldo. Je m'arrête à la pasticceria pour avoir deux crostatines à grignoter plus tard... Et puis nous prenons le bus... Pendant l'été, en dehors de quelques exceptions ferroviaires, un service judicieusement nommé Salentoinbus nous transportera de destination en destination... J'achète donc un biglietto settimanale...

Dans le bus, je dors un peu. Peut-être, je ne sais plus. En tous les cas, quand la mer arrive, je suis bien réveillé pour la voir. Bleue. Si bleue. Calme. Bien calme. Quelques bâteaux. Où sommes-nous ? A Porto Cesareo.

A San Isidoro, j'aperçois un panneau sur lequel est écrit en français : "Balnéation peu sûre pour faute de service approprié de sauvetage". Traduction peu sûre faute de service approprié !

Et puis... et puis le bus s'arrête. Nous voilà arrivés à Porto Selvaggio. On est ailleurs, bien ailleurs, bien au Sud, où les figues de barbarie donnent au paysage une allure désertique.

En bas, la mer est bleue. Si bleue. Calme. Bien calme. Oui je me répète mais on est à cours de mots face à un tel spectacle...

Traverser la pinède où les cigales se font entendre avant de mourir, descendre un chemin escarpé, et enfin, arriver sur les rochers qui accueilleront nos serviettes.

Pas le temps de dire ouf : plouf. Pour atteindre la mer, il me manque des chaussures dignes de ce nom... mais la plante des pieds peut bien souffrir un peu pour se retrouver ensuite dans l'eau limpide de la mer ionienne... Pour la première fois de mon existence, je nage dans la Méditerranée, et surtout au milieu de petits poissons bien visibles.

Bref : baignade, crème solaire indice 30, bronzette, fleurs de câpres, roches volcaniques, photos...

Un seul individu viendra troubler notre quiétude, et cette andouille viendra poser son gras tout près de nous : on croit rêver.

Le bus du retour passe à 12h27... Nous remontons suffisament tôt pour nous balader un peu, et j'apprends que la région regorge de sympathiques bestioles dont des tarentules.

Arrivés à l'appartement vers 14h, un minestrone vient à la rescousse de notre estomac.

 

Nous prenons la direction de Gallipoli vers 18h30. Nous voulions voir le coucher de soleil mais le timing est râté : le bus à un peu de retard.

Arrivés à Gallipoli, une odeur : la mer, celle des ports et des algues, des fruits de mer et des aisselles de pêcheurs. Découverte de cette jolie cité dont la partie historique se trouve sur une île. Icônes, madonnes colorées...

... et cierges électriques.

Pour dîner, grignotage de deux mini calzones frites. Fabrice espérait ensuite voir un concert de pizzica, la musique folklorique locale, mais le concert est décalé d'une heure. Est-ce à cause du match de foot ? En tous les cas, le bus n'attendra pas le concert.

La glace du jour : cioccolato - tiramisu. Avant le bus... pour nous aider à patienter.