Samedi 12

2h26. Le radio-réveil joue parfaitement son rôle, après une sieste nocturne trop courte pour moi. A 3h, nous partons. Fabio conduit ; je m'endors assez vite. Mais je dors mal, me réveillant de ci de là, pour apercevoir les panneaux indicateurs et l'heure qui m'indiquent l'avancée du trajet. Un fois le jour levé, j'ouvre bel et bien les yeux.

Le péage avant Lyon, dont j'ai oublié le nom, nous offre le premier ralentissement. Je prends alors le volant. Traversée de Lyon sans embûches, mais à la sortie, ça se corse... Nous décidons donc de prendre la Nationale 7, mais, tout aussi encombrée, nous attrapons l'itinéraire bis... Cette route nous permettra de rouler, rouler, rouler... mais rouler bien plus longtemps que prévu. Après une pause café à Cour-en-Buis et une pause essence, après la visite de quelques départements de la Région Rhône-Alpes, après Beaurepaire, Romans, Grignan, les sommets et les vallons, nous arrivons à Marguerrites à 14h. Ouf !

Une collation bien venue et une sieste réparatrice ous permettront, à partir de 16h30, de nous sentir vraiment en vacances. Nous pouvons, dès lors, profiter du soleil, de l'ombre, de la piscine légèrement chlorée... du moment présent. Histoire de se reposer aussi le cerveau, nous regardons même Fort Boyard... C'est bon de se moquer des candidats... Un plaisir...

Dimanche 13

9h21. Fabio sort du lit. Les mouvements du matelas m'extirpent du sommeil, puis de la chambre. La journée qui suivra sera rythmée par deux mots piscine et bronzette.

Nous partons en direction de Sète en fin d'après-midi. Après la traversée de Montpellier en voiture, nous arrivons à Sète à l'heure où les joutes ne sont pas encore terminées... C'est aussi l'heure d'aller dîner, et c'est le restaurant Le Chalut qui m'offrira une cassolette de St Jacques au beurre d'escargot (il y traîne du surimi : bravo !), et d'une blanquette de seiche à l'ancienne. A l'ancienne bien sûr, c'est meilleur... Sans oublier le vin blanc, du picpoul : parfait !

Après un petit tour sur le port, où la circulation gâche tout, nous assistons au feu d'artifice. Je n'ai jamais été extatique à la vue d'un spectacle pyrotechnique... Celui-là ne changera pas mon point de vue.

Sète m'aura fait penser à l'Espagne, forcément, en particulier à cause de l'odeur de graisse sur le port, jouant dans mes narines comme une madeleine proustienne. J'aurais aimé immotaliser sur photo les couleurs vives des bâteaux, le pastel des filets entassés, l'ocre des façades... Tant pis.

Lundi 14

La journée aura ressemblé à celle d'hier : bronzette + piscine. Je ne me tartine plus de crème solaire : c'est gras, ça sent la crème solaire, et puis ça salit l'eau de la piscine, ah oui, vraiment, j'vous l'jure... Donc je reste à l'ombre, et je bronze aussi bien...

Après dîner, nous allons voir Christophe. Nous prenons le café chez lui, puis nous allons sur Nîmes. Le hasard fait bien les choses : Radiohead est en concert dans les arènes... au pied desquelles nous prenons un verre. Nous profitons donc de la musique, c'est cool... J'avais vu Radiohead en concert, mais sur grand écran, lors d'une retransmission en direct de Vaison la Romaine. J'avais d'ailleurs une migraine atroce ce soir là... Décidément, mes rapports avec ce groupe sont bien étranges.

Bref, et Christophe dans tout ça ? Et bien il est toujours aussi jovial, aussi drôle, aussi cinglé...

Mardi 15

Un centre commercial de la banlieue de Nîmes nous permet enfin d'atteindre le nirvana : nous achetons l'Optio 550 de Pentax... Au retour, les voisins Marthe et René nous offrent l'apéro et nous racontent leur voyages, dont le dernier sur les Grands Lacs italiens... Nous on pense plutôt à la Crète la prochaine fois.

L'après-midi ? bronzette et piscine bien sûr...

Puis, nous allons à Nîmes. Un tour par la maison carrée... le Carré d'Art... la place de l'horloge... les ruelles et les boulevards...

Puis nous retrouvons Graziella, et nous allons dîner... après de longues hésitations sur le choix du resto. Direction, ensuite, la maison de Sophie Do', où une luciole nous éclaire de sa verte lumière, et où les enfants dorment...

Mercredi 16

Petit changement météorologique : il fait gris. Mais la pluie ne viendra pas, malgré les prévisions de Météo-rance. Pour le déjeuner, nous allons dans une pizzeria. Le lieu n'est pas très glamour : une galerie marchande de supermarché. L'attete est assez longue. Mais la pizza est assez bonne. Au retour, nous montons au Château d'eau, où le panorama est panoramique.

Nous partons pour Violès en fin d'après-midi, pour passer quelques jours chez Tina et Jean-Claude.

Je suis ravi de les revoir et de passer à nouveau quelques jours dans leur belle maison où ils tiennent des chambres d'hôtes. C'est l'occasion aussi de revoir une famille suisse très sympathique dont nous avion fait la connaissance l'an dernier.

Retrouver la verte vigne vierge et les v du mistral, les volets bleus et la literie jaune, retrouver les dentelles de Montmirail, les vignes de Vacqueyras et les cigales, la confiture de Jean-Claude, ... enfin !

Nous avons, cette fois-ci, la chambre Jean-Henri Fabre... Et ce sera la dernière fois que nous dormirons ici. L'an prochain, Tina & Jean-Claude déménage pour la région de Montpellier...

Jeudi 17 - vendredi 18

Les deux journées de jeudi et vendredi seront semblables : nous allons au festival d'Avignon. Le "Off", bien sûr, qui n'est pas mort malgré ce que disent les médias. Entre les spectacles, nous profitons des jolies rues d'Avignon ; jolies, bien qu'en proie aux crottes de chiens et aux tags. Et le tumulte y est agréable : la foule est moins nombreuse que l'an dernier.

Nous nous arrêtons bien-sûr dans quelques restaurants pour manger, et dans quelques bars... pour boire.

Avignon intra-muros brille surtout sous la protection du Palais des Papes, immense, majestueux, grandiose, imposant, dont le roc pâle reflète les rayons du soleil sur les créneaux des remparts. La première fois qu'on le fois, avouons qu'on a un choc devant une telle carrure.

La Sainte Vierge, dorée, étincelle dans le ciel bleu. N'a-t-elle point chaud tout là-haut ? Le métal doit être brûlant... Elle domine le Rhône, elle le surveille ; peut-être l'a-t'on plantée là pour protéger le fleuve, guider son cours et faire mûrir le raisin des vignes alentours. Peut-être était-ce pour guetter l'ennemi... ou pour calmer la douleur du pont Bénezet, meurtri. J'ai la flemme de vérifier dans un guide. C'est un tort, ça m'éviterait de délirer sur le rôle de la pouf' dorée...

En tous les cas, cette ville me plaît beaucoup, même si pendant le festival les affiches recouvrent à outrance les murs, les grilles, les poteaux, les portes...

Et de nuit, les remparts illuminés contrastent merveilleusement avec la nuit noire. Restons ici veux-tu ?

Mais revenons à ce qui nous a amené là : le festival. Nous verrons 6 spectacles en 2 jours. Pour en savoir plus, il suffit de cliquer :

 

Samedi 19

Le mistral, si c'est bien lui qui souffle, est plus calme et plus chaud qu'hier... Nous allons à Ste Cécilé les Vignes pour faire le marché. Sens en éveil, à la vue des étals, à l'approche des olives et de la lavande, à l'écoute des accents qui chantent. Les accents ? Ceux des touristes sont plus gutturaux. A chaque fois que nous quittons la Farigoule, nous pouvons contempler les Dentelles de Montmirail :

L'après-midi, nous prenons la route pour le Ventoux. Moi qui ai le vertige sur les routes de montagne, je rends vite le volant à Fabio. Mais même comme passager, je serai mieux les pieds sur le bitûme. Arrivés en haut, nous pouvons admirer le paysage, la vue, le panorama, bref nous admirons. Les dernières dizaines de mètre du ventoux sont très arides, avec des buissons verts formant au loin des tâches assez amusantes. Les seules fleurs qui vient là-haut, en dehors des chardons, sont les pavots du Groënland, mais on n'a pas vu d'inuits... Quant au bâtiment militaire qui a été bâti ici, il est très laid. Bravo.

Au retour, nous allons à Valréas, voir Sophie et Yann. Depuis leur mariage, il y a deux ans, je ne les avais pas revus... et ils ont eu la petite Lou. Ils habitent au milieu des champs et des vignes, voilà encore un lieu bien paisible... et la compagnie des lapins et des poules y est des plus agréables...

Dimanche 20

Voilà, c'est la fin. Dernier déjeuner avec Tina & Jean-Claude, puis passage chez les parents de Fabio pour y faire un bonjour à Jany et sa famille, et pour se tremper une dernière fois. Et puis la gare, où il n'y a même pas un distributeur de thunes. Et puis le train, où je m'installe et prends mes premières photos ferrovières... Fin des vacances.